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4,0
Publiée le 24 mars 2007
J'avais beaucoup aimé Gangsters, le premier film d'Olivier Marchal réalisé en 2001. Avec 36 Quai des Orfèvres, il confirme en 2004 tout le bien que je pense de lui. C'est le grand retour du polar hyper réaliste, très noir, avec des dialogues à la Audiard (même si dans 36, ils s'avèrent moins crus que dans Gangsters). Ce film présente énormément de similitudes avec le Heat de Michaël Mann, filiation 100 % assumée par Marchal lui-même. Depardieu en flic usé, alcoolique et peut-être pas si éloigné de la réalité prouve qu'il peut décidèment tout jouer même si une ou deux de ses scènes sont grotesques, Auteuil est impeccable, la galerie des seconds rôles Dussolier, Valéria Golino et Roschdy Zem complétant le casting et s'avère être plus que des fair-valoir. Enquête policière proprement dite, histoire d'amour contrariée, tragédie, 36 est finalement un concentré de ce que peut être une vie de flic. Certains effets de style un peu trop appuyés ( la musique quasi omni-présente, le dialogue de fin) ne gâche pas la très bonne impression d'ensemble même si ces légers défauts auraient pu être aisément gommés. Il est dommage que les impératifs commerciaux ai pu empêcher Marchal de livrer sa véritable vision du film, à savoir plus noire et violente moins grand public, au départ le film devant être interdit aux moins de 12 ans. J'espère que le director's cut de 3h sera un jour proposé en DVD.
Film qui hésite entre plusieurs genres : polar, face à face psychologique, drame, et qui use de traits grossissants pour faire croire qu'il appartient aux trois. Les dialogues ne sont pas crédibles pour un sou, les acteurs s'ennuient profondément, la "musique" beaucoup trop présente parachève cet édifice précaire qui ne ressemble à rien hormis à une élégante galerie de stars françaises...
Pour aimer ce film il faut : 1) avoir beaucoup regardé les téléfilms de TF1 et M6; 2) avoir vu 1 ou 2 films dans l'année; 3) lire les critiques écrites par des stagiaires dans les journaux gratuits; 4) se dire que rassembler des acteurs avec un nom connu est gage de bon film; 5) que la promotion remplace l'esprit critique; 6) en avoir marre des comédies à la française; 7) aimer la musique d'ascenceur.
Décevant, le film devient rapidement peu crédible alors qu'il se base sur certains faits réels. La réalisation n'est pas mauvaise mais les enchainements se font mals. Le réalisme froid lui, gèle l'effet Depardieu, Auteuil qui en font pourtant des tonnes. Au final certains 2° roles s'en sortent plutôt mieux en jouant plus naturellement.
Un grand polar qui n'a rien à envier aux productions américaines. La mise en scène est très bien maîtrisée, la distribution excellente et le scénario très bien écrit. Un grand film français.
Un film beaucoup moins novateur qu'il n'y parait, me rappelant d'une façon quasi-malsaine la catastrophe du polar eighties (rue barbare, la balance, bleu comme la nuit, l'indic). Se voulant néo-réaliste et américanophile, cette mouvance ne réussit à produire que d'obscènes navets répugnants et chiants comme une garde à vue de 72 heures. 36 Quai des orfèvres peut donc se voir comme une œuvre nostalgique de la bêtise crasse de ces années là, où les invraisemblances abracadabrantesques en pagaille côtoient la complaisance la plus pernicieuse, le tout enrobé d'une réalisation semblable à un diner à base d'ipéca sur un bateau dans une tempête: en clair, à gerber.
Le film du dimanche matin sur C+ dans toute sa splendeur. Oyez, braves gens, assistez donc à la grande parade de toutes les conventions foireuses qui plombent le cinéma populaire d'aujourd'hui, couleurs métalliques, lumière du bout de la nuit, abus de ralentis et montage hystérique, visages de stars minées par de lourds problèmes métaphysiques (mon chèque, je vais le mettre sur mon compte Barclays ou à la Rotschild?), scénario accumulant les morts à vitesse grand V parce que ça fait plus dramatique dans la "dynamique" même si on ne compte plus les raccourcis et qu'au bout du compte reste un vague puzzle plus elliptique qu'un roman-photo provincial. "36 Quai des Orfevres" est au film noir ce que les auto-tamponneuses sont à la Formule 1.
P.S; A ce compte-là, mieux vaut se retaper, et de loin, la éniéme redif de "La Guerre des Polices" qui, même si ça sentait déjà, à l'époque, le cadavre du cinoche à papa, remplit encore son office avec plus de dignité.
Ce film policier est vraiment super, Daniel Auteuil et Gérard Depardieu jouent très bien leurs rôles. Le casting est très bon, Daniel Auteuil (Les Sous-Doués 1 et 2, Jean de Florette, Manon des Sources, Le Placard, La Fille du Puisatier, Le Guetteur, Jappeloup), Gérard Depardieu (Les Valseuses, 1900, Le Dernier Métro, La Chèvre, Les Fugitifs, Cyranno de Bergerac, 1492 : Christophe Colomb, Astérix et Obélix 1,2,3 et 4, Le Placard, La Môme, L'instinct de Mort), André Dussolier (Trois Hommes et un Couffin, Mélo, Les Enfants du Marais, Tanguy, Ne le dis à Personne)... spoiler: Dans ce film, à Paris, un gang de braqueurs aux méthodes très violentes s'attaque à des camions blindés. Léo Vrinks et Denis Klein, deux policiers haut gradés qui ont jadis été partenaires, rivalisent pour mettre le grappin sur ces bandits, chacun espérant ainsi devenir le nouveau patron de la Police judiciaire. Grâce au tuyau d'un informateur, Vrinks retrouve la trace des braqueurs et organise une opération pour les arrêter. Mais durant celle-ci, Klein commet une bavure qui entraîne la mort d'un proche collègue de Vrinks. Dès lors, la rivalité s'intensifie entre ces deux flics aux méthodes très différentes. Désormais prêt à tout pour écarter Léo, Klein s'efforce d'établir la complicité de celui-ci dans une affaire de règlement de compte impliquant son indic. Un Chef d'Oeuvre, 5/5.
Très divertissant et bien construit pour un policier. Des scènes d'actions mémorables et pas mal de surprises. Quelques images choc et morts violentes. On a parfois une impression d'impunité mais la justice revient vite au galop.
Un très mauvais téléfilm plein de clichés. Mal filmé, scénario et personnages inintéressants...très mauvais jeu d’acteur aussi. Melville doit se retourner dans sa tombe.
mon premier message ayant été censuré par un modérateur d'Allociné sans raison aucune, je le reposte à l'identique car je ne vois pas en quoi il contrevient à la "charte d'écriture")
36 Quai des Orfèvres est un très bon film policier d’Olivier Marchal. La mise en scènes du réalisateur nous plonge tout de suite dans l’ambiance sombre et rythmée. Le scénario est travaillé, recherché et réussit à nous surprendre à plusieurs reprises et il faut noter les excellentes interprétations des acteurs comme Daniel Auteuil, Gérard Depardieu, André Dussollier, Roschdy Zem ou encore Valeria Golino. Bref, à voir.
C'est un bon film policier dans son ensemble. Daniel Auteuil est convaincant dans son rôle. Bon casting général d'ailleurs. Cette réalisation d'Olivier Marchal est une réussite.
Ce polar, sur fond de guerre des polices entre BRI et BRB, met en scènes deux commissaires mis en compétition pour arrêter un gang de braqueurs. Entre enquête et recherche de pouvoirs, ce thriller français à l’esthétique noir et sombre est d’une rare efficacité alors qu’il est aussi d’une grande sobriété et d’une grande profondeur. En effet les personnages principaux sont exploités dans leur psychologie la plus profonde ce qui donne à ce long métrage une dimension humaine non comparable à d’autres thrillers souvent axés uniquement sur l’enquête. Entre intrigue, vengeance, trahisons et flics pas si blancs, Olivier Marshal signe ici un des meilleurs thrillers français.
Au lieu d'être un simple polar réunissant une bonne équipe d'acteurs superbes, ce film est plus un drame vraiment touchant et puissant, mis en scène énergiquement et sans bavure.Un très bon film français de ce genre, c'est vraiment très, très rare.
Michael Marchal ou Olivier Mann ? D’un côté, un ancien flic devenu comédien puis réalisateur, Olivier Marchal, qui décide de faire un remake maquillé du Heat de Michael Mann (qu’il vénère), à la française, en s’inspirant de son expérience personnelle dans la police ainsi que celles de ses ex-collègues. Bercé par Melville et consorts, le bonhomme est animé des meilleurs intentions. Seulement voilà, le film devra être calibré pour une diffusion en prime time sur la première chaîne… L’histoire est très bonne, plutôt réaliste, malgré une surenchère dramatique un peu exagérée qui plombe quelque peu le dernier tiers du récit. Le contraste entre deux hommes aux méthodes radicalement opposées est très bien amené et tient le spectateur en haleine jusqu’à la dernière minute. D’un côté Vrinks, flic aux méthodes musclées mais toujours juste, qui n’a d’ambition que de bien faire son boulot et d’aider les plus faibles. De l’autre, Klein, dévoré par son désir de pouvoir, et qu’un premier dérapage va entraîner sur la mauvaise pente, semant les cadavres sur son chemin. En ce qui concerne l’interprétation, c’est du très haut de gamme. Daniel Auteuil confirme une nouvelle fois qu’il n’a pas son pareil pour incarner des personnages sombres, meurtris, mais décidés. Dans la lignée de L’Adversaire, il empreigne la pellicule par le biais de sa détresse et de sa détermination. On en redemande. De l’autre côté du miroir, Depardieu, qu’une simple moustache parvient à transformer en loser prêt à tout pour parvenir à ses fins. Conscient qu’il n’arrive pas à la cheville de son concurrent direct, il réalise que ses rêves sont derrière lui. Sa femme le lui dira sans concession, « ce grand flic que tu voulais être et que tu seras jamais ». Au final, malgré les impératifs qu’on lui a imposé, Olivier Marchal s’en tire plus qu’honorablement, nous livrant un des plus beaux duels au sommet du cinéma français depuis un petit moment.