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Nicolas S.
133 abonnés
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3,0
Publiée le 27 mai 2025
"36 Quai des Orfèvres" est un polar qui n'est pas désagréable mais franchement surcoté.
Je reconnais sans peine que l'affrontement de ces deux flics ripoux est intéressant puisque chacun a sa part d'ombre et d'impulsivité qui rend les scènes imprévisibles.
Je reconnais également sans peine que Daniel Auteuil et Gérard Depardieu livrent deux interprétations à souligner, dans ce film à l'ambiance pesante.
En revanche, je suis plus réservé sur la réalisation d'Olivier Marchal. Celle-ci est assez classique. Il ne révolutionne pas le genre.
Au contraire, j'ai ressenti une sorte de prétention dans la manière de filmer. Une volonté de singer certains auteurs classiques de films noirs ou de comédie de gangster (Melville, Audiard ...) sans leur talent.
Reste un film policier prenant et librement inspiré d'une histoire vraie.
Ce film incarne tout ce qui n’allait pas dans le cinéma français des années 2000. C’est pesant, mal écrit, mal joué, et souvent ridicule sans le vouloir. La musique est particulièrement lourde. Dès qu’un “méchant” arrive, on a droit à un thème caricatural façon dessin animé. Dans les scènes censées être émouvantes, la bande-son force tellement le trait qu’on décroche complètement. On ne ressent rien, on subit. La mise en scène, trop appuyée, est datée et manque cruellement de subtilité. Côté scénario, c’est une accumulation d’aberrations. spoiler: Le patron de la BRI est envoyé en prison sur le simple témoignage d’une prostituée sans papier, sans aucune autre preuve, et il ne conteste rien, comme si tout cela était parfaitement logique. Plus tard, on apprend que le patron de la BRB est innocenté d’une bavure pourtant évidente, uniquement parce que deux témoins sont “indisponibles” — alors qu’on sait qu’une foule entière était présente, et que plusieurs témoins étaient prêts à parler. Ce genre de raccourci scénaristique casse toute crédibilité. Les acteurs, de leur côté, ne sauvent rien. Les dialogues sont plats ou incohérents, le jeu est souvent faux. Rien ne sonne naturel, tout semble forcé ou mal calibré. Et les couples du film c'est le summum de ce qui ne fonctionne pas. Il n’y a aucune complicité, aucune crédibilité. On n’y croit pas une seconde. On sent bien qu’il n’y a aucune alchimie entre les acteurs, et ça donne des scènes froides, forcées, sans grand intérêt. En résumé : un film prétentieux, avec beaucoup de têtes d’affiche, mais brouillon, mal interprété, et qui se prend terriblement au sérieux. Le résultat est souvent involontairement comique. Rien ne fonctionne vraiment, et c’est bien dommage, car le sujet aurait pu donner un grand polar. Ici, tout sonne faux.
Déçu de la part d'Olivier Marchal... Je m’attendais à quelque chose de plus actifs, dynamique. Je n'ai pas tout compris du film. Bref sympa mais sans plus
Scénario un peu fouilli et film finalement assez lent. L'histoire semble parfois tirée par les cheveux ou du moins peu stable. Dommage, l'histoire vraie qui s'en inspire avait l'air tout ainsi passionnante et ne nécessitait peut être pas de modifications.
Il y avait matière à faire un truc stylé mais l'obstination à vouloir faire du glauque, sombre, dépressif et trop exubérant tue littéralement le fil sans parler de cette musique d'ambiance incessante qui couvre beaucoup trop les dialogues donnant un effet de marmonage plus que dialogue. C'est insupportable.
Sur le papier ça faisait envie parce que la casting est très bon mais malheureusement ça ne suffit pas.
Je mets la moyenne parce que le jeu est quand même de qualité, la.mise en scène est propre, même la photographie est assez belle malgré cette obscurité omniprésente.
Un très bon polar, une bonne histoire, une ambiance à la Melville recontextualise bien sûr et surtout un jeu simple et époustouflant de vérité (non pas d'intensité que je dirige vers la réalisation) de monstre sacré à savoir Auteuil Depardieu et Dussolier entre autre. Prenant.
Olivier Marchal nous livre avec "36 quai des Orfèvres" (2004) un polar français qui, malgré ses ambitions, peine à convaincre. Le scénario souffre d'une écriture parsemée de clichés et de facilités narratives. La confrontation entre les personnages de Klein et Vrinks s'enlise dans des archétypes convenus, avec des rebondissements prévisibles. Daniel Auteuil, dans le rôle de Léo Vrinks, semble mal à l'aise. Son interprétation manque de crédibilité et les scènes de désespoir ou de tendresse tombent à plat, sans jamais susciter l'empathie. La mise en scène révèle une paresse créative, particulièrement dans les séquences d'action filmées sans précision ni réalisme. Quelques qualités subsistent : la prestation remarquable d'André Dussollier apporte une profondeur bienvenue, tandis que Gérard Depardieu reste convaincant dans son rôle de flic corrompu. En définitive, malgré un casting prestigieux, le film ne parvient pas à s'élever au-dessus de la médiocrité en raison d'un manque d'audace scénaristique et d'une réalisation trop conventionnelle.
J'avais noté ce film il y a pas mal de temps, mais j'ai eu l'occasion de le revoir en février 2025, sur Netfilx. J'ai trouvé que cela n'avait pas si bien vieilli que ça. Scànes d'action du siècle dernier, scénario pas assez sharp par moment. Mais c'est quand mêm cool de voir Depardieu et Auteuil face à face, avec Dussolier aussi. Je ne change pas ma note, j'invité à le regarder, mais je le pensais plus cultissime.
Du grand Marchal Le making of montre l investissement du réalisateur jusqu au boutiste (tenue vestimentaire et coupe de cheveux) C est un grand film avec un réalisateur qui sait utiliser le potentiel de ses acteurs Elle est la la force d olivier marchal qui signe d ailleurs un de ses meilleurs films
Ce polar, sur fond de guerre des polices entre BRI et BRB, met en scènes deux commissaires mis en compétition pour arrêter un gang de braqueurs. Entre enquête et recherche de pouvoirs, ce thriller français à l’esthétique noir et sombre est d’une rare efficacité alors qu’il est aussi d’une grande sobriété et d’une grande profondeur. En effet les personnages principaux sont exploités dans leur psychologie la plus profonde ce qui donne à ce long métrage une dimension humaine non comparable à d’autres thrillers souvent axés uniquement sur l’enquête. Entre intrigue, vengeance, trahisons et flics pas si blancs, Olivier Marshal signe ici un des meilleurs thrillers français.
Le film est pas mal, mais il n'y a pratiquement aucun moment sans musique. C'est exaspérant et très compliqué de tenir jusqu'au bout. Franchement dommage, ça gâche le plaisir.