Comment peut-on produire quelque chose d'aussi mauvais ? L'intrigue n'a aucun intérêt, les acteurs jouent comme des patates (y compris Viviane Romance mauvaise de chez mauvaise), le jeune premier est aussi charismatique qu'un grille-pain, ça blablate, ça se traine lamentablement, les dialogues sont soporifiques et parfois incompréhensibles. Bref inutile de perdre notre temps.
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1,0
Publiée le 27 avril 2013
Le dèbut des annèes 50 vu de façon terriblement misèrabiliste par le mèdiocre Pierre Cardinal! On pense èvidemment à "Pèpè le Moko" de Julien Duvivier en dècouvrant ce sombre drame! il n'empêche qu'"Au coeur de la Casbah" est bien en deçà de ce que l'on pouvait en espèrer! Dès les premières minutes, on devine avoir affaire à un film diffèrent: tournage en extèrieur dans la Casbah d'Alger et proche d'un documentaire, des dialogues affligeants de nullitè (notamment sur l'amour), une histoire qui verse dans le mèlo alarmiste, des acteurs moyennement guidès...Le jeu emphatique de Claude Laydu est dèmodè et vous donne le bourdon, il est compensè par l'interprètation de Viviane Romance! Quant à Peter Van Eyke, on le prèfère en blond! Une ètoile pour les rues de la Casbah où Cardinal donnent au vieil Alger un aspect particulier...
S'inspirant d'une légende arabe, Pierre Cardinal tourne dans sa ville natale d'Alger une sorte de poème de l'amour fou, une élégie tout en symboles et poses tragiques. Au coeur de la casbah, certes, mais oublions Pépé le Moko, Gabin et le cinéma d'avant-guerre qui fleurait bon l'orientalisme. Cardinal n'a tourné que deux films pour le cinéma, alors difficile de savoir qui il est et encore plus de comprendre ce qui lui a pris de tourner ce nanar prétentieux. S'est-il pris pour un autre? Pour Cocteau peut-être, et ses poèmes autrement plus cinématographiques. Ou pour un cinéaste d'avant-garde. Je résume succinctement parce que le sujet et les personnages ne sont pas rationnels. Après quelques années en sanatorium, Michel est de retour et la femme de son père emprisonné s'éprend de lui. Elle a les cheveux noirs, le visage de Viviane Romance et le réalisateur semble en pâmoison devant elle. Michel, lui, regarde une blonde sur la plage, avec qui il échange des mots d'amours et des théorèmes philosophiques plutôt que des bisous. Centre du récit, l'insupportable Claude Laydu traîne sa neurasthénie et traverse le film comme un robot. Il est grotesque. Viviane Romance l'est aussi, mais sur un mode affecté, lascif, théorique. Le film est un pensum compassé où ne passent aucune poésie, aucune émotion et pas davantage de beauté. Par maladresse ou par naïveté, la mise en scène saborde ses intentions tragiques. Notons que la voix off est celle de Jean-Pierre Melville. Carrément. Et, plus grivoisement, qu'on trouve, une fois n'est pas coutume, une vraie danse du ventre, sans doute le moment distrayant du film.