Donner un ressenti sur ce film est complexe. Il vous transporte et vous fait vivre plusieurs émotions, entre attirance, honte, jalousie, tristesse, le tout proche de la rupture, à la limite de la folie. Toujours juste et jamais dans l'excès ou le voyeurisme, tout est question d'imagination et suggestion. Une jeune fille qui comprend bien que les charmes naissants, et puissants, d'une femme en devenir peuvent manipuler, aisément, quiconque, et compte bien s'en servir. Notre malheureux tombe droit dans le panneau, sans doutes un peu volontairement, pour le mener droit en enfer, et c'était écrit. Il y a des jeux dangereux où l'on sait dès de départ que l'on va perdre, mais où le moment présent, et la quête de son infinité bouscule tout, surtout le raisonnable. Le réel, le bon, le juste, est vrai quand le tutoiement du bonheur idéal est à portée, le reste n'est que futilité, la lucidité attendra. Le réveil est difficile et implacable, bien réel lui. Les mots, la réalité, les attitudes contraires, à un point de recherche d'émotions perdues, ces temps où l'on voudrait revenir en arrière, cette quête du moment infini est bel et bien une quête vaine, ici, maintenant, à la fin, il le voit, il le sait, c'était vrai pensait-il, pour elle pas vraiment, où plus maintenant, la culpabilité peut désormais s'afficher, le questionnement, et nous faire réfléchir. Mal aux tripes. Ce qui était vrai hier ne le sera peut-être plus demain. 20/20
C'est une jolie adaptation du livre mythique de Nabokov. L'esthétique est prenant, la certaine démence qui grandi dans l'histoire est très intéressante à suivre, on ne décroche pas, on succombe comme au personnage au vices de leur relation. C'est sensuel et malsain à la fois, mais la plus grande force du film est sûrement d'allié un côté sexuel mais pas racoleur ni vulgaire. un subtil mélange que le réalisateur semble maîtriser parfaitement.
Je n'ai pas lu le livre de Nabokov, mais ce film d'Adrian Lyne est un cran au-dessus de celui de Kubrick. Comme le fait remarquer un autre spectateur, contrairement à l'adaptation de Kubrick, Lolita-nouvelle version ne souffre d'aucune longueur. A mon avis le meilleur film d'Adrian Lyne. Excellent.
je ne ferais pas de comparaison avec la version de Kubrick (je ne l'ai pas vu). Ce film est une trés bonne adaptation du meilleur roman de Nabokov et ce, grace a Jeremy Irons, il a le physique parfait pour jouer Humbert Humbert et surtout cette supérieure nonchalance dans le regard. L'adaptation reste surtout fidèle à l'idée de plaidoyer pour un acte impardonnable. Nabokov, Lyne et Humbert savent que l'acte du "héro" est impardonnable mais mettent en avant leur talent pour minimiser l'horreur et rendre la victime coupable. La mise en scène n'est pas inoubliable mais arrive a traiter l'impudeur sans voyeurisme et mets bien en avant le conflit intérieur entre l'envie, la morale et la conscience de Humbert
Un vrai chef d'oeuvre. Etant une fan du roman, j'ai beaucoup apprécié cette adaptation. Jeremy Irons incarne ici son plus beau role et représente bien le personnage d'Humbert. Dominique Swain est LA Lolita, contrairement à Sue Lyon qui n'avait pas assez ce physique d'enfant. On ressent bien la lutte interieur d'Humbert, ce qu'on ne sentait pas vraiment dans la version de Kubrick. L'excellentissisme Franck Langella vient couroné le tout, faisant de Quilty, un etre vraiment étrange, alors que Peter Sellers le rendait presque sympathique (cf la première scene quand il joue au ping pong avec Humbert)... Bref un film a cponseillé pour tous les amateurs du genre.
Une bien belle adapation de Nabokov, avec Jeremy Irons parfait et la jeune Dominique Swain à l'unisson. Le message bien sûr est dérangeant mais le film évite toujours le mauvais goût.
Toute la subtilitée presente dans l'oeuvre de Kubrick comme dans celle de Nobokov c'est ici envolée , des personnage mal representés , des acteurs mauvais , ici tout est dans le Too Much , de la petite Haze peu credible en adolescente survoltée , à Quilty en Pseudo Alcoolique Mysterieu , mais c'est surtout la destruction du personnage de Charlotte Haze qui est le plus desolant . Cette pauvre femme plus toute jeune , pathetique et malheureuse est transformé en .. en quoi ?? Telle est la question
Whouaou ! Quand le film s'est terminé, j'ai pensé que c'était un grand film. Mais quelques heures plus tard j'y pensais encore et je brulais d'envie de le revoir. Ce film a quelque chose de très attachant, à sa manière de nous faire prendre pitié pour un homme qui "viole" sa fille, de nous faire trouver cela presque normal, jusqu'à la fin où l'on se rend compte de l'impact de ces actes, comme si notre bonne morale s'était trouvée endormie par les deux heures du film. Les sentiments des personnages sont transmis au spectateur par des acteurs qui jouent impeccablement bien. Vraiment un très bon film.
Un film incroyablement bien interprété par Jeremy Irons et la jeune Dominique Swain, une bande son signé Ennio Morricone, bref tout est réuni pour un grand film. Un film qui peut déranger certe, mais l'histoire est profonde et le réalisateur en fait un beau film. A voir!
La sauce n’a pas pris, je m’attendais à bien plus de charisme et un meilleur scénario. C’est banal. Pourtant Irons est un excellent acteur mais le scénario ne l’aide pas du tout, et l’actrice c’est pas le top niveau, ni l’intrigue qui n’explique rien, c’est décousu et pauvre qualité cinématographique, déçue.
Un film grandiose, duquel l'on ne peut ressortir que les larmes aux yeux et la gorge nouée. Bouleversant, mais également troublant. Certes certains ne peuvent que restés choqués devant les thèmes aborder mais les autres moins conservateur ou tous simplement, ceux pouvant passé au dessus de sa, ne peuvent qu'aimez ce film.
Le destin de 2 êtres qui vont se détruire de la façon la plus tragique qui soit - dans une version suffisamment fidèle au roman, indispensable pour cerner la personnalité de l'acteur principal. Voir cette oeuvre c'est comprendre la différence fondamentale entre un authentique pédophile et un homme ordinaire qui va agir comme tel par fatalité. C'est accepter de le juger coupable mais aussi victime, tout comme sa nymphette l'est de lui. C'est accepter de juger une enfant horriblement cruelle mais non coupable de maîtriser ce que son age ne lui permet pas. C'est voir comment ce qu'il y a de plus beau va produire ce qu'il y a de plus abominable et triste. C'est constater que si le produit d'un génie du 7e art comme Kubrick peut vous rendre admiratif, un génie de la littérature comme Nabokov transposé tel quel par une équipe de talent va vous bouleverser totalement...
Romantique, touchant et superbement filmé, Adrian Lyne prouve une fois de plus son très grand talent en adaptant une oeuvre sulfureuse, sans jamais quitter les chemins du coeur. Jeremy Irons trouve peut-être ici son plus beau rôle, et Enio Morricone un support magnifique à sa sensibilité créatrice. Un beau film qui nous emporte avec indolence vers un troublant vague à l'âme...