Un polar plutôt bien ficelé et surtout très très cinématographique (cette mise en scène toujours dans de beaux mouvements impeccables!). On regrette que le scénario et les acteurs ne soient vraiment pas à la hauteur du roman de James Ellroy!
Voilà un film à la réputation assez contrefaite, comme c'est souvent le cas depuis quelque temps avec Brian De Palma. Si "Le Dahlia noir" n'est pas le ratage qu'ont pu évoquer certaines critiques, il possède néanmoins quelques défauts gênants. Le plus gros, c'est de nous proposer une adaptation parfois difficilement compréhensible du roman de James Ellroy, notamment vers la fin quand la vérité éclate. Un autre, de moindre ampleur, concerne la longueur de certaines scènes qui auraient pu être raccourcies. Mais ne retenir que cela de ce long-métrage serait le desservir, car "Le Dahlia noir" c'est avant tout un hommage réel et sincère aux films noirs des années 40, avec un De Palma qui privilégie souvent le climat ou l'ambiance à l'action et la castagne (sauf pour le combat de boxe et au début où l'on voit un magnifique plan-séquence). La reconstitution du Los Angeles de l'époque est nickel, tout comme la photographie et la musique un peu rétro, et niveau casting les premiers rôles sont bons. Si je devais d'ailleurs résumer le film en deux mots, je dirais : polar rétro. Vous en faut-il plus pur l'apprécier ? Personnellement cela me suffit. A voir.
De bons (et beaux) acteurs, de beaux décors, une ambiance d'époque réussie mais une intrigue vraiment mal racontée et une histoire à s'emmêler les pinceaux. La photographie est aussi beaucoup trop saturée. Du joli, mais beaucoup de vide surtout. Très déçue par cette adaptation de Brian de Palma. On lui pardonne, il a fait tellement mieux....
Je n’ai pas vraiment de souvenir du livre, mais il me semble que ni la structure ni la complexité des enjeux ne se prêtaient vraiment à une adaptation en long métrage (avant que De Palma ne récupère le projet, Fincher avait projeté d’en faire une mini-série, ce qui aurait été plus cohérent, mais nous aurait peut-être privés de Zodiac, donc c’est un mal pour un bien). Ça se ressent, avec un scénario qui condense beaucoup, au risque de nous perdre. Ça ne serait pas si grave (beaucoup de films noirs sont difficiles à suivre) si on ne perdait pas dans cette vitesse l’atmosphère de mélancolie et d’usure qui caractérisait (il me semble) le livre. En plus la mise en scène est très plate, sauf deux scènes qui nous font retrouver un peu le vrai De Palma, et les acteurs sont soit très limités (Hartnett et Swank) soit sous-exploités (Johansson et Eckhart). Pas une catastrophe, c’est plaisant et la photographie donne une ambiance agréable, mais c’est dispensable.
« Le Dahlia noir » possède deux chemins que l’on peut suivre en fonction d’une détermination attentive ou contemplative, le choix de l’attention auditive délaisse des intérieurs somptueux, des éclairages magnifiques ainsi que des prises de vues aériennes de toutes beautés montrant le drame unit à l’indifférence de comportements quotidiens.
Le film est certes bavard, il nécessite d’avoir pied dans un récit au dessus de la niaiserie. Ici la participation est un bienfait, les neurones reprennent enfin du service.
Les situations galbées sont largement au dessus d’une normalisation simple et productive, l’attention soutenue indispensable qu’il faut offrir à cette eau de jouvence redore le blason d’un intellect enfin déconnecté de petites œuvres faciles et sans intérêts.
Pas de doute Brian de Palma juge par les richesses constantes de son œuvre une télévision au ras des chaussettes. Dans un environnement ou les téléfilms travestis en 7eme art ont l’audace de contourner un spectateur mal conseillé cette lumière bienfaisante restructure des fondations lézardées.
La trame tortueuse respecte à la lettre le parcours nuiteux d’esprits parfaitement à leurs aises dans un concept glauque et ombrageux, les ingrédients d’un parcours menant au drame des convertis aux ténèbres cérebrales s’exécutent à la lettre avec l’apport machiavélique d’une fatalité incontournable au sujet.
Les héros connaissant les dangers de cette spirale nauséabonde attirant de l’intérieur activent un scénario n’ayant plus qu’à s’exécuter dans les normes du concept.
Brian de Palma signe une œuvre maîtresse ou le spectateur renaît enfin de ses cendres dans un climat ou son statut est reconnu et respecté.
Je l'avoue, j'ai toujours eu un faible pour Brian de Palma. Quand j'avais 20 et quelques années, Soeurs de sang, Carrie, ou Phantom of the Paradise m'avaient scotché sur mon fauteuil. Aujourd'hui, je vénère un peu moins le Maître, mais je persiste à lui trouver du talent pour filmer une histoire. Le Dahlia Noir me replonge dans les films noirs hollywoodiens que j'ai tant aimés. Alors, oui, je me suis laissé séduire. Néanmoins, j'ai trouvé ce film difficile à suivre. Par moments tout va trop vite (ou peut-être étais-je trop fatigué ce soir là ? Possible) et l'on peine à comprendre cette histoire bien compliquée. Merci au DVD qui permet des retours en arrière. Au final, le Dahlia Noir n'est pas un grand film mais il permet de passer 2 heures agréables entouré de très bons acteurs et actrices.
Brian De Palma passe à côté du sujet. Comme le roman, dont le film est une adaptation, est plus basée sur la psychologie des personnages que l'action ou le suspens, il était couru d'avance que le passage à l'écran proposé par De Palma, toujours peu convaincant justement sur la psychologie des personnages, tombe à l'eau. Cela n'a pas manqué. C'est plat et sans souffle en comparaison à la force du thriller de James Ellroy.
Film au scénario un peu confus à mon gout. Certes le jeu des acteurs est excellent avec un excellent casting, la psychologie des différents personnages reste trop décousue
Brian De Palma n'est clairement pas dans sa meilleure période et ce film sorti en 2006 ne fait pas exception à la règle. Comme d'habitude, je n'attendais rien de spécial sur ce film, les critiques sont mauvaises mais adorant ce réalisateur, je m'étais dit que ça pouvait passer. Et c'est effectivement le cas car je le trouve pas mal mais sans plus. Le film reprend des éléments de la vraie affaire du Dahlia noir et adapte le roman de James Ellroy en ce qui concerne les personnages. Je n'ai pas lu le roman, je ne peux donc pas dire si le film en est fidèle ou non. Je ne connaissais pas non plus cette histoire vraie et le film m'a donné envie de m'intéresser à cette histoire que je trouve passionnante, il y a donc déjà du bon. Le scénario n'a pas été écrit par De Palma et ça se ressent, ici, nous avons quelque chose de compliqué et qui n'est pas assez bien géré. On ne peut pourtant pas dire que les histoires écrites par le réalisateur soient la simplicité incarnée mais elles ont au moins le mérite d'être plus ou moins claires et d'être bien gérées. Ici, nous avons déjà du mal à rentrer dans le film car ce dernier nous balance trop d'informations d'un coup et malheureusement, si on loupe un détail, on peut totalement perdre le fil. Ce qui est très dommage car j'aime pourtant beaucoup ce genre de film aux intrigues imbriquées mais c'est ici trop compliqué, l'intrigue est assez mal construite. Le rythme est assez lent, ce qui fait que si on décroche, on s'ennuie également mais on ne peut vraiment lui en vouloir car il reprend le rythme du film noir. L'esthétique est d'ailleurs très belle et la représentation du Hollywood des années 40 est très réussie ! Cependant, pour en revenir à l'histoire, j'aime beaucoup le dénouement qui peut découvrir des zones d'ombre que l'on pouvait avoir jusque là mais je pense qu'il faut au moins voir le film deux fois pour tout comprendre. La réalisation est quant à elle très bonne mais le style du réalisateur est peut-être ici moins marqué. En ce qui concerne les acteurs, nous avons, entre autres, Josh Hartnett qui joue bien, Scarlett Johansson qui peut tout faire comme d'habitude mais est qui est peut-être ici un peu en retrait et Mia Kirshner qui m'a beaucoup étonné dans son rôle qu'elle interprète très bien. "Le Dahlia Noir" n'est donc pas le meilleur film de De Palma mais il possède tout de même de bons côtés.
Le grand retour de Brian De Palma était attendu avec impatience, le De Palma des "Incorruptibles" ou de "Scarface", pas celui des piètres "Mission To Mars" ou "Femme Fatale"! Ce film aurait pu signé son grand retour, malheureusement ce n'est pas le cas. "Le Dahlia Noir" est vraiment très confus. Ainsi, le film est très difficile à comprendre, c'est très flou à la fin du film. Le dénouement est fait en quelques minutes et les acteurs déballent la fin sans que le spectateur comprenne quelque chose. Ainsi, le spectateur est complètement perdu dans ce scénario très confus tout comme le livre. Côté casting, c'est assez inégal! Scarlett Johansson rayonne, Aaron Eckhart est excellent, et Hillary Swank détient un de ses meilleurs rôles. En revanche, Josh Hartnett manque terriblement de charisme et n'arrive pas à faire transparaître les émotions du personnage. En ce qui concerne la réalisation, elle est vraiment excellente. Tous les plans sont très beaux, et très bien étudiés. Certaines scènes sont extraordinaires (la scène de l'hôtel ou encore, la scène de la découverte du cadavre). De Palma excelle dans sa réalisation. La reconstitution de cette époque est aussi très bonne. En revanche, la musique ne colle pas du tout au film; elle est vraiment très mauvaise. Ainsi, le retour de Brian de Palma ne se fera pas avec ce film; il signe un film confus avec une réalisation exceptionelle mais un casting inégal!
J’attendais beaucoup de ce film inspiré d’un des faits divers les plus passionnants du 20e siècle. Avec Brian De Palma aux commandes (« Les Incorruptibles », « Scarface » et « Mission Impossible » quand même !), et un casting alléchant, j’étais encore plus impatient. Mais la déception est là ! Alors certes, la reconstitution du Los Angeles des années 40 est excellente, l’image est travaillée et les acteurs sont très bien (Josh Hartnett et Aaron Eckhart parfaits, Scarlett Johanson troublante, Hilary Swank surprenante, Mia Kirshner trop rare, Fiona Shaw hallucinante…) mais alors le scénario est particulièrement compliqué et le rythme est absent quasiment tout le long du film ! Pourquoi ne pas s’être concentré davantage sur le meurtre ? Reste une scène phénoménale : le plan séquence de la découverte du corps.
Niveau réalisation, on a ici un film noir très élégant bien que légèrement désuet dans son style, un peu comme du De Palma... des années 70...mais c'est certainement voulu... Nous somme donc dans les meilleurs dispositions pour apprécier l'histoire et pourtant, c'est tellement inutilement compliqué qu'on ne sait même plus de quoi on parle et s'il s'agit d'une enquête ou des problèmes de couples de de jalousie des personnages principaux.