Entre le ciel et l'enfer
Note moyenne
4,4
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62 critiques spectateurs

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QuelquesFilms.fr

365 abonnés 1 780 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2013
Un très bon polar social, entre le ciel (une colline au sommet de laquelle est implantée ostentatoirement la maison du chef d'entreprise) et l'enfer (les bas-fonds de la ville, où vivent les oubliés du miracle économique de l'après-Seconde Guerre mondiale). Le huis clos du début offre une belle tension psychologique, l'épisode du train est parfaitement mené, l'enquête policière est très détaillée et en cela moderne. Une scène particulièrement saisissante : la descente dans un bouge peuplé de drogués. Bémol : la fin semble un peu longuette une fois que l'on connaît l'identité du kidnappeur.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

193 abonnés 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2012
Je ne vais pas être très original en confirmant une fois de plus l'immense talent d'Akira Kurosawa. Comme toujours, «Entre le Ciel et l'Enfer» constitue une imposante leçon de mise en scène doublée d'une profonde réflexion sur l'homme et la société. Matérialisée et symbolisée par la gestion de l'espace (magistrale), l'histoire mouvementée du présent long métrage met en scène le riche industriel Gondo (impeccable Toshiro Mifune) aux prises avec un ravisseur miséreux, lequel a kidnappé par mégarde le fils du chauffeur au lieu de celui du chef d'entreprise... Se pose alors un dilemme cornélien : Gondo doit-il payer la rançon exorbitante exigée pour sauver le fils d'un autre, un "laquais" servile (selon lui) qui plus est? Le choix s'avérera difficile et lourd de conséquences... Mais Kurosawa ne s'arrête pas là : on suivra les protagonistes jusque dans les bas-fonds de la société, à la recherche du malfaiteur insaisissable. Juste un bémol : l'interprétation est un peu trop empesée pour avoir traversé le temps sans coup férir (surtout que Nakadai hérite d'un rôle sous-exploité). Mais sa qualité, tout comme la virtuosité de la mise en scène, la beauté de la photographie, l'intelligence du scénario et la richesse thématique du long métrage font d'«Entre le Ciel et l'Enfer» un très grand film. D'autant plus que le suspense s'avère à la hauteur de l'ambition du projet! Décidément, que Kurosawa tourne en noir et blanc ou en couleur, qu'il réalise un drame contemporain, un film noir ou une fresque médiévale, tout ce qu'il touche se transforme en or... [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 297 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2024
Ce film est un bon film policier. Kurosawa signe une œuvre entraînante avec de multiples rebondissements. La construction de l'œuvre avec ce titre et mot ciel comparé à cette maison en hauteur de Mr Gondo qui surplombe toute une population et provoque de la rancœur et de la haine. Pour aboutir au mot enfer et ces drogués démunis mis en retrait cachés dans les bas fond de cette société. On voit ici une opposition très forte entre le titre de cette oeuvre et la construction de l'histoire où on se situe en hauteur pour finir tout en bas de cette société, avec cette lumière éclatante au début pour finir sur une lumière très sombre ensuite. Un film à découvrir qui se suit très bien avec une enquête vraiment bien expliquée et réalisée.
Julien B.
Julien B.

10 abonnés 241 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 septembre 2021
Magnifique plongées dans les contradictions humaines entre l'ambition individuelle, le sentiment de justice, l'honneur, les inégalités sociales...
Simone Gentile
Simone Gentile

13 abonnés 108 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 août 2025
Avec Entre le ciel et l’enfer, Kurosawa signe une œuvre d’une maîtrise absolue, où chaque plan semble pensé au cordeau. La géométrie de la mise en scène — entre la verticalité oppressante de la colline et l’horizontalité chaotique de la ville en contrebas — incarne littéralement le drame social à l’œuvre. Porté par un jeu d’acteurs d’une puissance rare, le film évite toute facilité émotionnelle pour mieux faire surgir une tension brute, implacable. Dans ce policier méticuleux, les inégalités sociales ne sont pas seulement un thème : elles structurent l’espace, le récit et la morale. Une œuvre sèche et vibrante, dont l’écho résonne longtemps après le générique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 avril 2011
Encore un chef d' oeuvre du génie Akira kurosawa .Mifune et les autres acteurs sont géniaux ,la mise en scene et un monument de tension .Un des plus grand film sur les rapts .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 avril 2010
Ce film est vraiment très très bon. Le suspense est présent et le scénario est excellent. En plus le thème est tristement toujours aussi actuel. Bravo
jean mich
jean mich

4 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2026
Un des chef d'œuvre de Monsieur le jeu et la puissance des acteurs et des images d'un Japon après la guerre filmé par le maître du cinéma Japonais. Top!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 janvier 2009
Ce film est une pure merveille!! J'ai été scotché du début a la fin, le scénario est super, les acteurs géniaux, et une mise en scène... parfaite!
On démarre le film dans la maison de cet industrielle, qui surplombe la ville, jusqu'à, au fil de l'enquête "tomber" de plus ne plus bas, dans la noirceur, le meurtre, la drogue... et qui se conclut comme le dit Samuel Douhaire (Liberation): "en apothéose".
Je crois que c'est l'un de mes préférés de Kurosawa!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 décembre 2006
Un très grand film. La première partie, quasi huis-clos, presque théâtral, magnifique de tension, où se jouent les enjeux et la chute d'un industriel. Puis la "poursuite", la recherche et l'enquête visant le kidnappeur, qui permet au film d'atteindre des sommets en mêlant à la noirceur la critique sociale et le suspens d'une excellente histoire. Une mise en scène qui flirte elle aussi avec la perfection. Bref, n'en jetons plus, n'en rajoutons pas, un grand film, un point c'est tout !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 mars 2010
Un policier très bien monté, avec des épisodes de suspense (pas ceux auxquels on pourrait penser), et une critique sociale acerbe d'un Japon séparé par un clivage riches/pauvres extrêmement fort.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 29 septembre 2017
Un film bien trop long pour se permettre une fin si plate et maladroite. La fin laisse augurer un twist, dont on se dit qu'il justifierait bien tout ce temps perdu, mais finalement non, et le soufflet au fromage s'effondre en conséquence. J'ai l'amère impression que le scénario a été modifié en cours de tournage, mais peut-être que cela nous a épargné un film encore plus long.
Alexandre
Alexandre

6 abonnés 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2025
J’ai découvert Entre le ciel et l’enfer avec une curiosité sincère. Et dès les premières minutes, j’ai senti ce mélange unique de rigueur et de tension qui fait la marque du cinéaste. Le film s’ouvre presque comme une pièce de théâtre, dans un espace confiné où chaque mot pèse, où chaque regard trahit un doute ou une culpabilité. J’ai immédiatement été happé par l’intensité de cette situation qui bascule en quelques instants du confort bourgeois au drame moral.

Ce qui m’a le plus marqué, c’est la manière dont Kurosawa déploie progressivement son récit. La première moitié repose sur un suspense presque étouffant, centré sur un dilemme profondément humain : sauver son honneur ou sauver un enfant qui n’est même pas le sien. Je me suis surpris à retenir mon souffle devant la froide logique financière et la chaleur brutale des émotions, comme si moi-même j’étais enfermé dans ce salon, face au vertige des conséquences. Tout cela filmé avec un noir et blanc d’une précision presque clinique.

La bascule vers la seconde partie est tout aussi fascinante. Le film se transforme en enquête policière minutieuse, presque documentaire, avec un rythme plus nerveux, au ras du bitume. J’ai adoré ce contraste entre le "ciel" (la maison luxueuse dominant Yokohama) et "l’enfer" (les ruelles, les usines, les bas-fonds où la souffrance se cache). Kurosawa réussit à rendre visible cette fracture sociale sans jamais tomber dans la morale facile. On sent constamment la tension entre ces deux mondes, et la manière dont chacun influence l’autre m’a vraiment frappé.

Si je n’ai pas mis la note maximale, c’est simplement parce que certains passages m’ont paru un peu longs, comme si le film s’attardait plus que nécessaire sur des détails d’enquête. Mais même là, je dois reconnaître que la mise en scène reste brillante et la construction d’ensemble d’une grande maîtrise. Au fond, ce léger reproche n’enlève rien à la puissance du voyage moral et social auquel le film nous convie.

En refermant ce film, je me suis dit que peu de thrillers modernes possèdent encore une telle intelligence, une telle sécheresse dans l’écriture, une telle capacité à explorer l’âme humaine sans jamais nous perdre. Entre le ciel et l’enfer est un Kurosawa magistral, tendu, lucide, et profondément humain. Un 4/5 pleinement mérité.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 juillet 2014
Ce film n'est pas à sous-estimer, ce n'est pas un simple film policier sur un kidnapping, c'est aussi une analyse sociale de la société japonaise qui finit par prendre un ton plus universel, un discours sur la richesse et ce qu'elle engendre via le personnage de Toshiro Mifune, un pamphlet contre les immoralités de la quête du pouvoir à travers les actionnaires, une dénonciation du fossé entre les différentes classes sociales et des jugements et raisonnements hâtifs ou simplistes à travers le personnage du kidnappeur.
L'histoire en elle-même est à la fois classique et inspirée. Classique dans son déroulement (kidnapping, enquête, résolution), dans ses dilemmes ( "dois-je payer pour un enfant qui n'est pas le mien ?" ou "dois-je payer une somme telle que je vais être ruiné, chassé de mon entreprise et de mon milieu alors que je ne suis pas vraiment concerné par ce kidnapping ?") et dans ses idées ( le kidnapping est l'un des pires crimes qui soit, ce n'est pas parce qu'on est riche qu'on est haïssable, les actionnaires sont des salopards sans cœur...). Inspirée dans sa construction (rares sont les films qui choisissent de changer complétement de personnages au cours de la même histoire), dans l'ambiguïté de ses personnages (celui de Toshiro Mifune est à la fois très humain et dur, celui du kidnappeur est troublant, aussi terrifiant que pathétique, surtout dans la dernière scène), dans la gestion de ses scène de tension (la scène est franchement brillante) et dans son ton, mêlant 'espoir (le soutien apporté à l'industriel, le fait que les deux enfants soient amis malgré leurs classes sociales différentes) et pessimisme( les bas-fonds du Japon), avec en plus des scènes à l'atmosphère très lourde appuyée par les conditions climatiques.
En résumé, ce film mérite sa place dans le panthéon des films policiers ou japonais. Je n'aurais qu'un reproche à lui faire: le rythme est parfois assez lent, surtout dans les première minutes, dans la scène du bouge et dans la séquence de l'arrestation.
noige
noige

7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 janvier 2026
ressortie dans un ugc en janvier 2026, j'ai eu la mauvaise idée de le choisir en voyant sa belle note de , et bien il ne mérite pas plus que 2 sur 5.
extrêmement ennuyant !
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