Z
Note moyenne
4,2
1689 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

105 critiques spectateurs

5
33 critiques
4
43 critiques
3
17 critiques
2
11 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juin 2013
Alors que, dans les années soixante et soixante-dix, les films politiques étaient légion aux Etats-Unis, ce thriller juridico-politique très engagé a eu un mal fou à se faire produire par les studios européens. Il faut dire que Costa-Gavras, encore inconnu du grand public, allait y dénoncer la dictature des colonels en place depuis deux ans en Grèce. Sans citer ouvertement le nom du pays (facilement reconnaissable), les difficultés qu’y rencontre ce juge d’instruction, campé par un Jean-Louis Trintignant au meilleur de sa forme, à mener son enquête sur la mort suspecte d’un député libéral surnommé "Z", peut-être le rôle le plus mémorable de la carrière d’Yves Montant, est une attaque frontale aux conséquences de la transformation d’un régime démocratique en un autoritarisme fasciste. Le suspense qui nait de ce contexte fait de Z une intrigue véritablement palpitante dont le message reste intemporel et universel.
this is my movies

825 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2017
Un film coup de poing qui laisse muet un fois le générique terminé. L'avertissement du début ("toute ressemblance est volontaire") marque bien le degré d'engagement de ce film. La mise en scène est hyper nerveuse, le scénario est solide et l'interprétation sans reproche. La partie sur l'enquête du juge reste la plus intéressante, cet homme qui va au bout de sa loyauté est remarquable. L'enoncé des conséquences de la dictature nous laisse sans voix et l'on longtemps avant de s'en remettre. Un grand film. D'autres critiques sur
Benjamin A

816 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2014
Costa Gavras découvre le livre de Vassilis Vassilikos "Z" lors d'un voyage en Grèce, qui retranscrit l'histoire vraie d'une homme politique de gauche dissimulé par la police en simple accident. Il va écrire le scénario en s'en inspirant et en inscrivant son film dans un contexte politique fort où il dénonce le totalitarisme, mais aussi les rouages politiques, les liens avec la justice, le pouvoir, la dissimulation, le rôle de l'armée ou encore la manipulation à une époque où cette actualité était très forte et présente notamment dans le monde occidental et en Grèce. Le scénario nous fait suivre l'enquête d'un juge d'instruction qui tente de savoir où est la vérité et si il y a un complot après la mort d'un député opposant au régime totalitaire. L'écriture est brillante et de très grande qualité, que ce soit au niveau du scénario, prenant, fin et intelligent sans aucune lourdeur, des personnages, complexe, parfois mystérieux et bien étudié ainsi que les dialogues. Il donne à son récit une atmosphère angoissante et intense mais surtout réaliste, ce qui le rend d'autant plus effrayant. Il étudie de manière puissante et fine les liens entre le pouvoir, l'armée, la justice. La mise en scène est brillante et la réalisation stylisé, la photographie, assez contrasté, est impeccable et le montage bien fait. Les interprétations sont excellente, que ce soit Yves Montand dans le rôle du député ou Jean-Louis Trintignant. Premier film d'une trilogie comprenant "L'aveu" et "État de siège" portant les même thème sur la politique et le totalitarisme. C'est du grand cinéma engagé et un brillant thriller politique contre le totalitarisme que nous livre Costa Gavras.
QuelquesFilms.fr

362 abonnés 1 774 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juin 2013
Inspiré de l'affaire Lambrakis (Grèce, 1963), ce film a connu un immense succès public et critique (36 semaines consécutives à l'affiche à Paris, Oscar du meilleur film étranger, Prix spécial à Cannes) et a ouvert la porte à un cinéma engagé. Spécialiste du film politique, Costa-Gavras prend à bras le corps ce sujet sensible (les prémices de la dictature des généraux), où il trouve des résonances personnelles liées à ses origines. Il monte ainsi un dossier implacable : démonstration judiciaire rigoureuse et précise, sans négliger l'aspect dramatique. Les preuves s'amoncèlent, le rythme s'accélère, les plans se succèdent comme coupés à la guillotine. La main est peut-être un peu lourde pour appuyer le message antifasciste, mais l'efficacité est là. Excellente prestation de tous les acteurs, Trintignant en tête (Prix d'interprétation à Cannes).
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

97 abonnés 4 429 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 décembre 2024
L'intrigue se passe dans un pays non identifié mais qui rappelle étrangement la Grèce. Un dirigeant sans nom y conduit un mouvement d'opposition quelconque qui pourrait bien être le parti communiste.
La façon implicite dont les auteurs s'inspirent de cette affaire politique grecque marque la volonté de Costa-Gavras et Jorge Semprun d'aller au-delà de l'anecdote et de décrire un mécanisme politique dans ses généralités.
Un cas d'école, en somme, à travers lequel le cinéaste présente une démocratie minée de l'intérieur par le totalitarisme latent de quelques hauts fonctionnaires ou officiers généraux. L'assassinat, à la sortie d'un meeting, du chef de l'opposition est le début d'une affaire et d'un scandale au long desquels Costa-Gavras dénonce l'action occulte et anticonstitutionnelle de dignitaires fachisant du régime. Comme pour un polar, un juge d'instruction mène l'enquête et ouvre la boîte de Pandore.
Le rôle du député Z, confié à Yves Montand, est nécessairement court et l'acteur fait comme une pige, pour la cause. C'est Jean-Louis Trintignant qui conduit ce récit traversé par nombres de visages connus, un récit que j'ai trouvé moins haletant que convenu.
En effet, le film a franchement vieilli. Dans leur souci de vulgarisation politique, les auteurs sont tombés dans une simplification qui confine parfois à la caricature. Fallait-il que le public fût bien candide ou peu informé pour que Costa-Gavras, malgré la justesse des arguments, en oublie à ce point rigueur et même vraisemblance? Et puis, il y a tout au long du film cette résonnance un peu fausse qu'introduisent des personnages francisés par les comédiens, voire franchouillards.
loulou451
loulou451

149 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 mai 2008
Le propos est intelligent, traite d'un sujet ô combien difficile, l'ensemble part bien évidemment d'un bon sentiment, mais au final, le film semble avoir pris un sacré coup de vieux. Au contraire d'une production de Pakula, le film apparaît comme marqué par une époque. Dommage car l'interprétation reste de qualité. Montand toujours formidable, n'empêche pas le lot d'invraisemblance qui émaille la réalisation poussive de Costa-Gavras.
Tendax_montpel
Tendax_montpel

43 abonnés 631 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 juillet 2008
Un scénario bien ficelé (trop?) mais un film dont le message a plutôt mal vieilli.
pierrre s.

564 abonnés 3 441 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2016
Après une première partie lente et plutôt insipide, le film décolle sous l'impulsion de l'excellente performance de Jean-Louis Trintignant. Dans le rôle d'un juge impartial, il donne un second souffle à l'intrigue, tout en dénonçant corruption, connivence entre pouvoir et "crimes" ainsi que le contrôle tout puissant de l'Etat.
weihnachtsmann

1 626 abonnés 5 754 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 juin 2022
C'est typiquement un film qu'il est dur de critiquer quand le thème qu'il traite ne nous intéresse pas au plus haut point.
Politique et dictature se mêlent au récit engagé mais point de personnalité héroïque ou romantique. Simplement des combattants et des députés qui se battent à leur manière sur un terrain qui me déplaît.
Très ennuyeux mais de grande qualité pour d'autres......
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 27 juillet 2010
Fort bon, particulièrement la fin, qui relève beaucoup le niveau du film. C'est vraiment affreux que ç'ait été fait en français, je n'en vois pas l'utilité et ça m'a vraiment sorti du film à chaque fois qu'un détail me rappelait la Grèce. C'est du gâchis pur et simple...
Charlotte28
Charlotte28

207 abonnés 2 916 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2021
Plombée par une mise en scène datée qui alourdit le propos, la narration demeure assez dynamique tout en usant habilement des récits individuels soulignant la manipulation des faits. Cynique, Costa-Gavras nous confronte à la collusion entre justice et politique sans se départir d'un certain humour satirique qui n'empêche pas l'indignation. Même si sa froide neutralité se révèle fort plaisante, l'obtention du prix d'interprétation à Cannes pour Jean-Louis Trintignant apparaît excessive, surtout au sein d'un casting aussi juste, centré autour de la figure charismatique d'Yves Montand. Un pamphlet aux réflexions toujours d'actualité mais qui manque de contextualisation historique et de modernité filmique.
Redzing

1 458 abonnés 4 964 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2018
"Z" évoque de manière détournée la mort de Grigóris Lambrákis, député grec dont l'assassinat en 1963 sera l'un des prémices de la mise en place de la Dictature des Colonels. Naturellement, tous les noms sont changés, et la Grèce n'est jamais explicitement mentionnée. Mais la charge du film de Costa-Gavras n'en est pas moins féroce, d'autant plus que le film est sorti en 1969, date à laquelle les Colonels étaient toujours au pouvoir ! "Z" propose en outre une distribution de grande qualité : Yves Montand, Jean-Louis Trintignant, Charles Denner, Julien Guiomar, Marcel Bozzuffi... En bref, un grand nombre de "gueules" du cinéma français d'antan, qui apportent prestance et charisme. Et malgré la multitude des personnages, et la complexité de leurs rapports (manipulations à tous les étages, nombreux petits rôle à avoir de l'importance dans l'intrigue, révélations par petits bouts...), Costa-Gavras livre un thriller politique solide et efficace. Il détaille avec une certaine froideur l'enquête d'un juge qui tente de faire éclater la vérité en fouillant moult éléments, à l'image d'un montage qui dévoile régulièrement flashbacks et interprétations diverses. En résulte un film de politique fiction profondément engagé et réussi.
dougray
dougray

276 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2015
Considéré comme un maître du cinéma engagé ("L’aveu", "Etat de siège", "Missing" ou le plus récent "Amen"…), Costa-Gavras ne m’avait jamais vraiment attiré. La crainte d’un cinéma austère et moralisateur, sans doute… Pour autant, j’étais assez curieux de voir ce que pouvait donner ce fameux "Z", premier coup d’éclat du cinéaste évoquant l’assassinat du député grec Lambrakis et, plus généralement, de la Dictature des Colonels en Grèce (patrie d’origine de Costa-Gavras). A ce titre, le surprenant avertissement "Toute ressemblance avec des événements réels, des personnes mortes ou vivantes n'est pas le fait du hasard. Elle est volontaire" sonne comme une profession de foi, qui sera la marque de fabrique du réalisateur. Pour autant, s’il faut reconnaître un talent à Costa-Gavras avec ce "Z", c’est d’avoir su accompagner son propos hautement dénonciateur et polémique d’une mise en scène formidablement abordable et d’un casting terriblement attrayant. Dès le générique d’ouverture et le terrible speech qui s’en suit, on se prend à s’enthousiasmer pour ce brûlot politique (car il s’agit incontestablement d’un brûlot au vu de la description des mœurs du pays). Tout d’abord, il faut saluer l’effort de vulgarisation du scénario qui permet de comprendre les tenants et les aboutissants de l’attentat perpétré. Ce souci de simplification permet au spectateur de se passionner pour cette intrigue et d’enrager contre les manœuvres du pouvoir… sans pour autant sombrer dans la caricature vulgaire. En effet, Costa-Gavras fait le choix de montrer les "gentils" sous un jour pas toujours reluisants spoiler: (le député est infidèle et un peu inconscient, son bras droit est adepte d’une réplique violente, le journaliste reste à la recherche d’un scoop…)
et les "méchants" avec leurs failles spoiler: (les certitudes du général qui s’effondrent sous la pression, le colonel qui craque lors de sa présentation devant le juge, les hommes de main sont surtout des ignorants manipulés…)
. Ce refus du manichéisme permet de crédibiliser considérablement le propos du réalisateur et favorise l’adhésion du public à son message (on est loin de Ken Loach). spoiler: Il permet, également, de rendre particulièrement cruelle la conclusion du film qui restera comme un des meilleurs exemples de happy-end interrompu (avec "Le Professionnel" peut-être).
Sur un plan plus formel, le rythme s’avère étonnement soutenu, la BO (signée Mikis Theodorakis, lui-même victime de la Dictature des Colonels) soutient constamment le récit et les personnages, que ce soient les opposants politiques, les journalistes ou les membres du pouvoir en place, sont extraordinairement écrits et interprétés. Il faut dire que Costa-Gavras a pu compter sur des acteurs de tout premier ordre, tels qu’Yves Montand en député spoiler: (dont la mort prématuré et le peu de temps de présence à l’écran viennent renforcer l’aura du personnage)
, Charles Denner, Bernard Fresson et Jean Bouise en membres de l’opposition, Julien Guiomar en méchant colonel, Jacques Perrin en journaliste… mais surtout Pierre Dux en détestable Général et l’extraordinaire Jean-Louis Trintignant qui campe un Juge d’Instruction tout simplement époustouflant dans la tenue de son enquête (incontestablement le meilleur rôle du film). Seule le rôle d’Irene Pappas m’a laissé un peu dubitatif (certes, l’actrice est grecque mais avouons que le prétexte est un peu léger pour légitimer un rôle peu écrit, peu présent et, au final, peu intéressant). On peut, également, regretter quelques petits défauts de mise en scène (mouvement de caméra, zoom, montage surprenant…), inhérents aux films de cette époque ("Z" est sorti en 1969). Pour le reste, Costa-Gavras a incontestablement réussi son coup et a signé un très grand film politique qui évite le piège de la leçon de morale. On en vient presque à regretter que ce genre de films ait disparu des écrans de nos jours.
Akamaru

3 512 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2010
Le premier film politiquement engagé au cinéma a fait sensation lors de sa sortie.D'un réalisme sans fard,"Z." dénonce la dictature des colonels en Grèce à la fin des années 60(on peut penser aussi à Pinochet).Même si le pays n'est jamais mentionné,Costa-Gavras traite bien de son pays d'origine,et montre de façon exemplaire l'extension de la corruption au sein des forces armées,ainsi que l'étouffement dans l'oeuf de tout soulèvement populaire.Un député de gauche(Yves Montand,déterminé))est assassiné lors d'un discours pour la paix.Si les militaires complotent pour faire passer l'homicide pour un simple incident,l'enquête approfondie du juge d'instruction(Jean-Louis Trintignant,courageux)révèle bien vite des preuves accablantes de manipulations politiques.Costa-Gavras nous prend aux tripes dès la première seconde pour ne plus rien lâcher.Une sensation d'étouffement exacerbée par le montage saccadé,les mouvements sur les visages,en opposition aux couleurs chaudes et claires.Ce thriller politique est plus que pessimiste,rendant compte de situations intolérables concernant chaque totalitarisme déguisé.Un casting empli de convictions(Jacques Perrin,Charles Denner,Georges Géret)se charge de mettre sa patte sur une oeuvre,qui caractérisera à la fois Costa-Gavras et le cinéma comme étant un art d'éveil des consciences,au-delà du simple divertissement.
Shephard69

410 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2018
Certainement le meilleur thriller politique que j'ai pu voir jusqu'à aujourd'hui. En traitant de l'assassinat d'un député représentant de l'opposition dans un pays dirigé par un régime totalitariste, le réalisateur Costa-Gavras livre un film viscéral, un récit puissant à la mise en scène énergique et incisive, sans excès démonstratif. Un imposant casting français de Jean-Louis Trintignant à Yves Montand. Sur un sujet complexe mais intelligemment abordable, un long-métrage véritablement marquant qui dresse une peinture grinçante de forces réactionnaires mises en difficulté et instaurant une dictature militaire face à l'intégrité d'un juge d'instruction. Une oeuvre impressionnante.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse