Un curieux mélange d’horreur, de super-héros et de surnaturel, quand la qualité photo des 2 premiers « Resident Evil » rejoint le visuel maquillage d’un Marvel des années 2000 et le récit copier-coller de « Ghost Rider »… Mon estime reste lunaire et pourtant,
cette aventure gothique restant presque grand publique à eu ses bons côtés avec cette partie satanique originale, cette fausse romance démarrant en enquête policière percutante ou le ton est rapidement donné. Un récit donc trop similaire au Rider de Marvel puisque notre principal intéresser John Jaspers (Mark Frost) pactise avec le diable M (Méphisto), une incarnation n’étant pas sans rappeler celui de Marvel justement. Mais à vrai dire, qu’il s’agisse du Méphisto Marvel ou du Méphisto du folklore Allemand dont le récit est tiré, on est clairement sur la même ligne finalement. Le récit restant ce qu’il est, le cast de son côté est plutôt convainquant, le duo masculin Jeffrey Combs (police) & Mark Frost (John / Faust) fonctionne bien que n’ayant pas d’interaction directe. Ce qui est très astucieux mais qui reste en soit très basique (et dommage) est le choix de cible pour ce pacte diabolique, John incarne cette victime morale d’un assassinat le conduisant à être considérer comme aliéner en décrivant le déroulement de la mort de sa femme, pas étonnant que la société le fasse enfermer puis que ce dernier signe la désespérance de M. Ce sont toujours les plus mal lotis, plus déranger ou plus atteint moralement qui finisse mal. Dan Margolies (Jeffrey) joue quant à lui le parfait agent d’état envers et contre toutes prérogative de ses supérieurs, se moquant royalement des procédures et n’écoutant que son instinct pour finalement, avoir toujours ou presque raison. Andrew Divoff, fameux M, joue le charisme que doit avoir un tel rôle, une . percutante et naturellement autoritaire qui met au garde à vous. Son maquillage banc pâle respecte complètement la mort sans vie, sans âme, mais toutefois pas réellement le personnage décrit tel le diable, donc rouge (pourpre ou vif), dommage sur ce point mais le jeu lui, est là. Isabel Brook (Jane) joue si bien l’âme sensible et délicate en psychologue traitent le cas de John que la séductrice provoquée par l’ennemie en seconde et dernière partie. Là aussi fait basique de transformer une belle femme en arme séductrice et envoûtante pour mieux manipuler le futur poulain. Mention spéciale directe pour son jeu percutant et d’une sincérité complète lors des scènes de cage et du rituel ou elle y met ses tripes. Bien que ses scènes plus banales soit aussi à la hauteur. Elle n’est clairement pas sans rappeler Harley & Joker dans la chambre psychiatrique. Visuellement enfin le costume prothésiste du Faust est une mi-réussite sincèrement, un look détonnant ou le mélange osé diable/héros à mal vieilli, le masque et la cape étant les uniques éléments devenant rapidement kitsch. Mais ironiquement le costume / prothèse d’ensemble reste « hallucinant ». Autre élément frappant sur cette tenue, les lames « Wolverine » ne pouvant pas faire penser à autre chose, si, Freddy Kruger mais lui, bien moins longue… Un corps musculaire aussi bien prononcer respectant complètement la force démoniaque mais pas assez visible pour les combats qui eux, auront été plutôt discrets. Car ce récit est donc un pacte on là compris, une romance, on là compris, mais n’aura jamais réellement été songer pour devenir un duel interminable ou bienpensant entre les forces opposées. Le grand final enfin, tel un concert métal intimiste est le point d’orgue ou le décor reste phare, le jeu global percutant et surtout, la croix St André ou notre victime insoupçonnée (sulfureuse et tentatrice sadique Claire (Monica van Campen) ) se voit retirer un sublime serpent blanc et jaune (symbole iconique du diable) de son ventre. La « danse nuptiale » de Jane restant génialement séduisante (me rappelant personnellement Cara Delevingue (« Suicide Squade ») jusqu’à l’arrivée soudaine et bruyante d’un démon (quel qu’il soit d’ailleurs)
. Une finalité remarquer pour un récit globalement bon et kitsch sur quelques éléments. A revoir sans aucun problème à l’avenir.