J’adore sa façon de jouer l’ingénue. Elle a un côté timide qui joue en sa faveur et elle découvre différentes manières d’appréhender l’amour. Malgré tout, le film se déroule avec un certain ennui. Peut-être cette froideur et cette élégance un peu trop marquée.
Une bourgeoise à la sexualité réfrénée assume ses fantasmes pour devenir prostituée dans une maison close. La charge contre la bourgeoisie bien pensante est virulente. Cette beauté glaciale se révèle être une nymphomane adepte de la soumission. Un sujet scandaleux pour l'époque qui garde un côté très à charge des riches moralisateurs qui n'en pensent pas moins. Catherine Deneuve est parfaite. Il fallait le faire à l'époque. L'émancipation par le sexe déviant, la liberté de penser, les fantasmes cachés... des thèmes très fin 60s qui illustrent bien son époque. C'est moins féroce mais toujours aussi étonnant.
Un grand film de Luis Bunuel qui met en scène une Catherine Deneuve superbe à tous points de vue. Le thème est certes un peu transgressif (ou libérateur suivant les points de vue) : une bourgeoise frigide trompe son ennui et réalise sa sexualité en se prostituant dans une maison de passe et y trouve à la fois une satisfaction sensuelle et une sublimation de l'amour qu'elle porte à son mari, y compris quand elle tombe amouresue d'un truand, louche, brutal et jaloux. La mise en scène est précise, minutieuse et efficace. Les acteurs sous contrôle donnent le meilleur d'eux mêmes avec, outre Ctaherine Deneuve, une mention particulière à Francis Blanche et à Michel Piccoli. Quarante ans après sa sortie ce film n'a pas vieilli, ainsi sont les films hors du temps servis par un metteur en scène de grand talent
Belle de Jour (1967) est une libre adaptation du roman homonyme de Joseph Kessel, dans laquelle Luis Buñuel traite à la fois de sexualité et de fantasmes. Plutôt surprenant pour une œuvre Franco/Italienne des années 60. L’histoire nous plonge au cœur des incertitudes d’une jeune femme insatisfaite aux côtés de son époux. Si bien qu’un jour, avec courage et détermination, elle décide de se rendre, sur un coup de tête, dans une maison close afin de s’essayer à cette pratique qui lui est totalement inconnue. De la part du réalisateur, on ne sera pas surpris d’avoir affaire ici à une mise en scène très intrigante et originale, le cour de l’histoire alternant sans cesse entre rêves (fantasmes) et réalité. Catherine Deneuve (23 ans à l’époque du tournage) dans le rôle principal est des plus surprenante, sans aucun complexe, elle illumine de sa présence, aux côtés de Michel Piccoli & Jean Sorel. On se souviendra longtemps de la séquence du Professeur Henri (Marcel Charvey). Lion d'Or au Festival de Venise, Luis Buñuel séduit avec une œuvre si particulière et sobre à la fois.
Un classique pour son casting et son réalisateur, un drame social avec cette bourgeoise qui fantasme, même si le thème est sulfureux pour l époque voire désormais daté avec des jeux d acteur marqués, ce film passe comme si il était actuel
Belle De Jour est un bon film atypique. Cette œuvre, une sorte de drame érotico-fantaisiste n'a rien perdu de son caractère sulfureux, tiré du roman éponyme de Joseph Kessel. Entre fantasme et réalité, beaux salons et maison close, une étude au scalpel du masochisme et de la frustration de la bourgeoisie. Le film remportera en 1967 le Lion d’or à la Mostra De Venise plutôt mérité. Tout le film oscille entre deux pôles ; normalité et perversion, vulgarité et raffinement, sentiment et plaisir. Au-delà d'une réflexion sur la transgression, l'intérêt du film de Buñuel réside dans les séquences oniriques assez perturbantes mais intéressantes qui contaminent de bout en bout la narration. Le cinéaste s'attache à gommer systématiquement les frontières entre réalité et fiction. Je ne suis pas totalement emballer par l’ensemble bien que l’œuvre reste captivante malgré que cela reste un peu plat au final. Ma grande déception ira pour son manque de bande son qui aurait sans aucun doute ajouter un cachet supplémentaire. Le réalisateur Luis Buñuel nous fait part d’une très belle réalisation. Le casting choisit est excellent où la belle Catherine Deneuve illumine alors l’écran. Très bonnes prestations de Jean Sorel, Michel Piccoli, Geneviève Page, Pierre Clémenti, Françoise Fabian, Macha Méril, Francis Blanche, François Maistre. Aujourd’hui devenue un classique, qui n'attire plus comme autrefois les foudres des censeurs, mais qui n'a rien perdu de son caractère sulfureux. Belle œuvre pour belle de jour. Ma note : 7/10 !
Séverine est l’épouse d’un médecin interne. Celui-ci est très sage sexuellement ce qui exacerbe les fantasmes de la demoiselle. Un ami play boy lui glisse discrètement l’adresse d’une maison de passe luxueuse. Et hop, voilà la belle qui part s’encanailler. Ce film de 1967 incarne les débuts de la liberté sexuelle. Bien interprété, on ne peut tout de même s’empêcher de trouver les références du cinéma érotico porno des 70’s. Ici le thème exploité est celui de la bourgeoise secrètement salope. Les ellipses permettant l’émergence des fantasmes de Séverine sont bien menées, mais le film ambitionnant de créer le trouble et le malaise fait plutôt souvent sourire. Après Séverine est aussi en fait un personnage très actuel : elle aspire à ce qu'elle n'a pas. Parce que son jeune, beau et fortuné chirurgien de mari n'est que douceur et prévenance, elle rêve d'humiliation, de fange sur son visage diaphane. Plus tard, quand ce mari idéal sera hors service, elle rêvera de tendresse conjugale... On a rarement tout à la fois, Séverine en fera la cruelle expérience. Catherine Deneuve était réellement faite pour ce rôle ; lisse, parfaite, diaphrane ; la bourgeoise au potentiel de salope n’est peut être pas un rôle de composition !!! Pour la bourgeoise, c’est sûr ; elle n’a jamais été bien capable de jouer autre chose avec du talent.
Lion d’or à Venise… Faut que je vois d’autres films de Bunuel, là, je ne suis pas convaincu…
Belle de jour a du a sa sortie être considéré comme un film très provoquant. Il y a une dimension entre le rêve et la réalité que j’aime beaucoup, ici c’est plutôt entre le fantasme et la réalité. La fin d’ailleurs prête a confusion, était ce un fantasme ? On voit bien l’évolution du personnage de Deneuve tout au long du film, ce qui fait le talent de l’actrice. Il fallait oser faire un film abordant un tel sujet en 1966.
Je viens de rentrer pour la première fois dans l'univers de Luis Bunuel avec "Belle de Jour" et je ne suis absolument pas déçu. Atmosphère étrange ou réalité et fantasmes se mélangent très simplement avec une Catherine Deneuve magistrale.
Ce classique de Luis Buñuel est d'une troublante simplicité scénaristique et narrative: une bourgeoise, frigide au possible, décide de se prostituer pour échapper à son quotidien ennuyeux. Son mari n'en sait rien et la jeune femme va s'épanouir dans cette double vie...Buñuel suggère plus qu'il n'explique les fantasmes de son héroïne qui aime de plus en plus son mari à mesure qu'elle s'habitue à sa nouvelle occupation (!). Dans le rôle-titre, voir Deneuve en bourgeoise masochiste est tout à fait jubilatoire. Suprêmement élégante, brillamment filmée par la caméra savoureusement fétichiste du cinéaste, l'actrice fait montre d'une précision de jeu fascinante. Ses partenaires ne sont pas en reste, puisque de Michel Piccoli à Geneviève Page, tous sont au diapason de l'atmosphère faussement réaliste (il y a peu d'artifices de mise en scène) du film et de ses accents oniriques et surréalistes. Bien qu'inscrite assez profondément dans son époque, notamment à travers de discrètes références aux films récents qu'étaient alors "Psychose" et "À bout de souffle", cette oeuvre déconcertante conserve un charme et un trouble intemporels.
Catherine Deneuve joue très bien, Michel Picoli joue très bien ..... pour le reste c'est plutôt triste à voir. Film dans l'ensemble très ennuyeux, je n'aurais peut-être pas du l'aborder comme un film culte, c'est sans doute la cause de ma deception. il n'y a pas grand chose à dire d'autre sur Belle De Jour, GROsse Deception !!!!
J'ai enfin vu Le film de Luis Buñuel avec la sublime Catherine Deneuve. Comme toujours, Luis Buñuel lance un pavé dans la marre avec l'histoire de cette bourgeoise face à ses fantasmes. Catherine Deneuve, pleine de charme et de pudeur, joue le rôle à la perfection et nous délivre une de ses meilleures prestations.
Le film tient ses promesses par la grâce, la retenue et l'élégance de la mise en scène de Bunuel. Pour une fois, sa réalisation parvient à tenir la route durant tout le film, laissant moins la part belle à ses fulgurances habituelles qu'à une réelle unité qui parvient à donner la force à l'ensemble de l'oeuvre. En clair, avec "Belle de jour", Bunuel ne s'égare pas en chemin, mais tient au contraire la barre de sa réalisation. En prime, l'interprétation magistrale de Catherine Deneuve et de Michel Piccoli.
Le talent des scénaristes (J.-C. Carrière inclus donc) est à saluer : les scènes passent des registres du réalisme à l’onirisme avec beaucoup de finesse et de subtilité. Le mariage, la vie bourgeoise sont désignés comme fauteurs de frustration féminine. Avec l’évolution des mœurs des quatre dernières décennies on peut se demander si par cet aspect le film n’a pas vieilli. Les comédiens sont formidables, Bunuel filme Deneuve avec une sensualité inégalée.