Belle de Jour
Note moyenne
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161 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 février 2014
En 2012, François Ozon se tapait un petit scandale lors de sa présentation à Cannes de son sublime "Jeune et Jolie" en affirmant que la prostitution était un fantasme féminin (il évoquait évidemment la prostitution volontaire, et non pas la prostitution forcée). Il n'avait pourtant rien inventé puisque 35 ans plus tôt, Luis Buñuel disait, démontrait et illustrait la même chose ! "Etre si belle qu'on me propose de l'argent pour coucher" en n'est que l'expression, le passage à l'acte n'est que concours de circonstances et Deneuve le réalise afin de trouver une diversion à sa vie bourgeoise qui l'ennuie. C'est en femme libre que Deneuve se prostitue et elle l'assume : à la femme de ménage (jouant ici le rôle de l'opinion publique) s'exprimant sur un ton condescendant en lui déclarant que "ça ne doit pas être drôle tous les jours", elle lui répond simplement "qu'est-ce que vous en savez ?". Un film fort, fascinant, fantasmatique, parfois drôle, parfois déroutant... Comme la vie et transcendé par une Catherine Deneuve qui trouvait là son plus beau rôle.
ferdinand75

723 abonnés 4 455 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 juillet 2013
Une oeuvre magistrale de Bunuel, probablement une de ses plus aboutie. Tout d'abord ,paradoxalement c'est la direction d'acteur chez Bunuel qu'il faut admirer ,les acteurs sont justes , dans le ton, inquiétants , grotesques ou cyniques . Bunuel sait les emmener exactement où il veut . Francis Blanche est remarquable dans son petit rôle, Piccoli , qui en fait souvent trop, est ici sous contrôle, Clementi "jeune enragé " est un régal, tous les seconds rôles aussi, Fabian superbe , Mais bien sûr Deneuve tient le meilleur rôle de sa carrière, à la fois ingénue, licencieuse, avec son charme glacé, mais aussi très souriante, elle se transforme et alterne le sensuel et le frigide. Son visage est lumineux , rayonnant . C'est un régal. Son défilé de Veuve noire , juste couverte d'un tulle noir transparent est cultissime , d'une beauté éblouissante , au dela de l'érotisme. Quel courage , quel toupet à l'époque de faire un film comme cela. Ensuite il y a la qualité de l'image , les cadrages , l'art cinématrophique ( les beaux restes d'une formation à Hollywood) . Toutes les scènes sont cadrées au millimètre, Du plan d'ouverture , au cadrage dans l'appartement ,les pieds montant un escalier , retournant en arrière, expriment toute l'angoisse du personnage, le plan au bord de la mer avec un ciel bleu profond est beau comme un tableau de Hopper. D'ailleurs le film est très pictural et rempli de clin d'oeil à la peinture . Le bel appartement du couple bourgeois , à l'angle de la célébre Rue de Messine, est rempli d'oeuvres surréalistes , de Dali, Picasso, Gris , Miro . On les voit et les revoit , c'est beau comme un musée. Ensuite il y a bien sûr le suréalisme , mais qui parfois déçoit les adeptes de la libération sexuelle ou de l'esprit 68. Bunuel n'est pas dans ce schéma là , il ne prone pas une "liberté" , ou une libération féministe. Il est dans la déconstruction , Deneuve ne se "libére" pas , Deneuve enfreint la loi , les bonnes moeurs, l'esprit bourgeois ,Bunuel ne sait pas si l'utopie libératrice est possible, ou plutôt il sait que collectivement elle n'est probablement pas possible. Par contre il abjecte l'ordre bourgeois. On est à la racine du surréalisme, dans le dadaisme. Deneuve à toutes ces aventures pour "casser" son éducation religieuse, elle avait refusé de prendre l'hostie petite fille , elle avait été abusé se venge, . Les scènes de rêveries imaginaires , de fantasmes sont aussi un moyen de se libérer , de tout "se dire", de ne plus se refreiner .La scène du duel , la scéne en Camargue avec la projection de boue, le client mongol avec son fantasme du "double sens", de la perle qui s'enfile par les deux cotés , la scène à la montagne avec une Macha Meryl " so cute " , autant de scènes cultes qui font de ce film un chef d'oeuvre , unique dans son genre.
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2012
Belle de jour
Un film de Luis Buñuel (1967) avec Catherine Deneuve, Geneviève Page, Françoise Fabian, Macha Merill, Pierre Clémenti et la participation de Francis Blanche. Film magnifique dans lequel Catherine Deneuve n'a jamais été aussi belle. Comme d'habitude Buñuel ne fait pas de film pour "juger" mais pour montrer, pour interroger et pour déranger nos certitudes. A la servante du bordel qui lance à Deneuve "ça ne doit pas être drôle tous les jours", celle-ci répond avec un sourire désarmant "Qu'est-ce que vous en savez ?" Sinon, et n'en déplaise aux ultra féministes, le fantasme féminin de la prostituée ça existe, les fantasmes de soumission ça existe aussi, Le film (adapté d'un roman de J. Kessel) n'a donc rien d'abracadabrant. La beauté des images, les scènes oniriques, le cadrage (Ah, les plans de pieds buñueliens !) l'ambiance du mini bordel, le jeu des acteurs, les ruptures de ton (parfois plutôt grave, parfois plutôt léger) tout concourt au chef d'œuvre. A noter que le film contient un private joke, à un moment Geneviève Page parlant de Deneuve dit d'elle, "c'est une perle", je vous invite à en consulter la définition de circonstance dans votre dictionnaire de l'argot du sexe. PS : Sinon on ne saura jamais ce qu'il y avait dans la boite du client chinois !
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 056 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 août 2012
La réputation de chef d'oeuvre de ce film me semble très surfaite. Il a assez mal vieilli, dans la mesure où il a perdu le caractère scandaleux et provocateur qu'il pouvait encore avoir en 1966. Aujourd'hui, ce catalogue des "perversions" semble assez ridicule. Certes l'image est belle et les principaux acteurs impeccables, mais cette histoire manque totalement d'intérêt et de sensualité. Seul Piccoli, par la finesse de son jeu parvient à apporter un peu de crédibilité et d'humanité. Le duo de gangsters de Francisco Rabal et Pierre Clementi sonne faux et est devenu totalement ringard.

Ajoutons que la complaisance vis à vis de la prostitution relève d'une idéologie douteuse et surprenante chez Bunuel. Bref, un film très daté. Les ados de 1966 ont peut-être fantasmé sur la froideur de Deneuve, mais aujourd'hui on s'ennuie ferme...
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 avril 2016
Ce fameux soit disant fantasme féminin, qui consiste à vendre son corps par envie et non par nécessité financière, est, je pense hein (ce n'est que mon avis de femme), avant tout un fantasme masculin. Et oui. Bizarrement tous les films traitant du sujet que je connais (et heureusement il y en a pas beaucoup), Jeune et Jolie plus récemment de François Ozon, et celui-ci étant écrit et réalisé par un homme Luis Bunuel, sont du coup hors propos pour moi, le sujet étant (ce n'est qu'une constatation post-visionnage), pas vraiment maîtrisé. Presque 50 ans après sa sortie, Belle de jour apparait clairement comme le film ayant révélé au grand public la sensualité froide de Catherine Deneuve, qui a su s'imposer au fil des décennies comme actrice de talent. L'intrigue est cependant assez prenante dès le début, jonglant entre souvenirs, scènes de fantasmes SM, et scènes de vie réelles. C'est assez moderne dans le propos, quoi que toujours bizarrement hors sujet. Qu'est-ce qui explique que cette jeune bourgeoise apparemment tiraillé par son attirance pour une sexualité non standard aurait-elle finalement été séduite par le libertinage ? Avouons en réfléchissant 5 minutes que le raccourci à de quoi surprendre. Or dans les années 60 c'était osé voire érotique, le spectateur du XXIè siècle ne se retrouvera pas dans ces deux critères malheureusement. Sans le vouloir Luis Bunuel en se focalisant dans certains plans sur des caractéristiques types d'une époque, offre un sympathique visuel sur la vie urbaine française des années 60. Après coup le film complète l'œuvre du réalisateur, où le fantasme est vu d'un point de vue romantique, le destructeur étant apporté par le factuel. Ça n'a pas emballé la spectatrice du XXIè siècle que je suis, mais comme le vintage c'est So In, visuellement on s'y retrouve un peu.
scorsesejunior54
scorsesejunior54

178 abonnés 694 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2009
En 1967, alors que le monde était au commencement d'une véritable ébullition culturelle, Luis Bunuel réalisa "Belle De Jour", oeuvre au sujet épineux, s'attaquant aux fantasmes sexuels d'une bourgeoise insatisfaite. Celle-ci, frustrée, décide de concrétiser sa libido dans une maison close où elle peut s'offrir aisément à des inconnus. Malgré son propos assez provocateur pour l'époque, il ne s'agit pas d'un film d'obsédé se servant du septième art pour évacuer ses désirs. Certes, il nous envoie une bonne dose de libertinage, n'hésite pas à s'adonner au sado-masochisme et à la scatologie sans en exclure le voyeurisme pur et dur (une scène particulièrement) mais il le fait sans rien montrer, avec une pudeur (censure ?) surprenante pourtant ô combien efficace. Le caractère très rêveur et surréaliste de l'oeuvre trouve un écho encore plus grand dans la suggestion (qui fait régulièrement naître l'imagination chez le spectateur), d'autant plus amplifié par le découpage très précis des différentes séquences et leur construction narrative troublante (peu d'indices pour distinguer le vrai du faux) bien que très sèche (on observe des récurrentes ruptures de ton, par ailleurs très efficaces). "Belle De Jour", s'il peut paraître désuet aux yeux de certains du fait que le synopsis très racoleur est visuellement soft n'en demeure pas moins une passionnante et brillante réflexion sur la place du fantasme aussi bien dans le couple (et ce qu'il apporte en bien comme en mal) que d'un point de vue individuel (comment naît-il, se manifeste-t-il, peut-on passer à l'acte spirituellement ou physiquement par simple envie ?). On peut étendre ces interrogations à la métaphore de l'actrice et du cinéma, se demandant qui est l'objet de quoi, dans quel but, qu'est-il autorisé de montrer, d'évoquer ? Riche, complexe et souvent magnifique (mise en scène très propre), "Belle De Jour" est un film très important, à voir et revoir en passant outre une interprétation à mon sens moyenne. Remarquable.
Caine78

7 754 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2012
Admirable portrait d'une bourgeoise n'assumant pas ses fantasmes les plus fous, « Belle de jour » est peut-être ce que j'ai vu de plus percutant et de plus saisissant ces dernières années. Loin de nous livrer une peinture tiède sur une héroïne qui aurait été d'un inintérêt total dans les mains de beaucoup de réalisateurs, Bunuel parvient à la fois à tirer ce qu'il y avait de meilleur dans le roman de Joseph Kessel qu'à rendre cet univers typiquement « Bunuelien », nous offrant une oeuvre en tout point ahurissante. Il y a bien sûr ces rêves érotiques que fait Séverine, mais surtout sa difficulté à passer à l'acte, que ce soit lorsqu'elle décide de se prostituer qu'à travers des rencontres de plus en plus louches, et qui trouve son apogée par la rencontre avec un Georges Marchel aussi classe que malsain... Pourtant, au-delà du mépris que le réalisateur espagnol affiche pour son héroïne et le plaisir qu'il prend à la mettre dans des situations aussi embarrassantes que douloureuses, il y a paradoxalement une sorte de tendresse, de respect pour ses pulsions que n'importe qui pourrait avoir, si bien qu'elle reste fascinante de bout en bout. Le mérite en revient également à Catherine Deneuve qui, par sa douceur, sa grâce et sa beauté, fait de Séverine un personnage difficilement oubliable, peut-être même l'un des plus marquants de l'Histoire du cinéma français. Bref, un sommet de cruauté, d'intelligence mais aussi de pur élégance formel que ce « Belle de jour » : un chef d'oeuvre, tout simplement.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 28 février 2011
Un sujet sulfureux pour un film abominablement vieillot. La réalisation de Bunuel est à mon goût absolument ennuyeuse (c'est son premier film que je vois et je me demande avec quoi il a pu faire sa réputation), le ton du film est aussi froid et pincé que la bourgeoisie dont il dit dénoncer les pratiques, le jeu des acteurs est forcé et sous-naturel, à l'image de Jean Sorel, simplement mauvais. Ce n'est même pas intello, ni branché, ni classique, ni populaire. C'est juste exaspérant.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 12 juillet 2013
Un film qui me parait dépassé en terme de qualité, je ne trouve pas les acteurs formidables, beaucoup de dialogues sans aucun intérêt, et au final un profond ennuie face à ce film qui raconte l'histoire d'une femme qui aime se faire humilier...
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 mars 2010
L'oeuvre la plus connue de Luis Bunuel a extrêmement mal vieillie.Démodée rapidement car trop ancrée dans son époque entre 2 eaux,"Belle de jour" ne restitue que partiellement l'atmosphère du roman de Joseph Kessel,autrement plus onirique.De plus,il s'enferme dans une pudibonderie qui ne sied guère au sujet.C'était très peu de temps(en 1966)avant la libération sexuelle de la femme et ça se sent.Catherine Deneuve est évidemment superbe en bourgeoise frigide qui,à la suite de rêveries sexuelles fantasmées,décide de pousser la porte d'une maison close pour y devenir l'une des hôtesses.Timide puis décomplexée,toujours à la découverte de son désir.Icone intemporelle,Deneuve offre sa grâce naturelle et sa beauté sophistiquée.On ne voit rien d'osé,mais on imagine les demandes de clients sadomasochistes. Cependant,cet érotisme chaste finit rapidement par lasser.En 40 ans,la perception du sexe et du désir a tellement évoluée qu'on est ébahi de cette vision si anachronique.Les effets hallucinatoires sont grossiers,et Bunuel semble attiré par le fait de salir l'image diaphane de Deneuve,tout en la rendant encore plus belle et inaccessible.Voilà à quoi mène le désoeuvrement bourgeois!Très belle prestation de Michel Piccolo en homme faisant office de révélateur.Mais un film beaucoup trop réducteur.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 décembre 2010
Voilà un film de Bunuel comme on les aime : intelligent, subtil, beau, ambitieux, brillant et créatif.
titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 mars 2011
Oui, "Belle de jour" est un film très bien réalisé, Deneuve y est splendide dans des tailleurs qui ne le sont pas moins. Et sortir un film traitant de fantasmes masochistes en 1966 en pleine révolution de mœurs était un pari osé de la part de Luis Bunuel, et c'est tout à son honneur. Le problème vient du traitement. Primo, les dialogues: il ne sont pas mauvais, bien au contraire, mais ils sont bien trop écrits pour être mis à l'écran. D'autant que tout ce blabla faussement intellectuel est aussi chiant qu'il aurait voulu être profond. Tout ça dans l'exubérance des sentiments, les acteurs qui surjouent, les surdoses de couleur, dont la seule portée métaphorique est lourde, et surtout l'ennui. Le pire dans tout ça, c'est quand on me fait croire qu'il s'agit là d'un chef-d'œuvre. Finalement, seule la fin propose un raisonnement ou même une morale un peu poussée... Surestimé? Oui, assurément.
bsalvert

521 abonnés 3 712 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 mai 2011
Catherine Deneuve est touchante dans cette froideur-candeur.
christelle2a
christelle2a

65 abonnés 217 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2015
Je regarde très peu d'anciens films français, je suis plutôt friande de films américains des époques 40-50-60, et quand je vois Belle de Jour, je me dis que je rate quand même beaucoup de choses et que j'ai pas mal de chefs d’œuvres à rattraper.
D'abord je trouve très fort de faire ce genre de film à cette époque, sachant que même en 2015, les gens sont scandalisés lorsque l'on aborde ce sujet, alors en 1967!... Ce sujet c'est celui de la sexualité de la femme, des fantasmes de soumission et surtout du choix personnel et assumé de la prostitution par pur plaisir. Car dans Belle de Jour, Catherine Deneuve ne se prostitue pas par nécessité financière mais pour assouvir ses pulsions. Au début, presque honteuse de ce qu'elle ressent, elle finit par céder à la tentation et Luis Buñuel filme alors, sans complexe, une femme qui se retrouve et la magnifie jusqu'au sommet dans une tenue de veuve noire. Le plus beau rôle de Deneuve que j'ai vu jusqu'à présent.
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2015
Séverine, épouse d'un interne des hôpitaux, s'ennuie ferme dans sa petite vie bien rangée de bourgeoise. Alors qu'un ami du couple lui donne l'adresse d'une maison de passe, elle s'y rend et devient rapidement la troisième employée de madame Anais sous le nom de Belle de Jour. Là, elle réalise les fantasmes des autres et les siens. Comme toujours avec Bunuel, le film parle du carcan de la bourgeoisie dans laquelle les gens s'enferment mais ici, il s'agit avant tout pour lui de dresser le portrait d'une femme et de ses fantasmes. Avec un peu de tendresse, le cinéaste s'attarde sur le personnage de Séverine (Catherine Deneuve, superbe) et prend le temps de sonder les méandres de son âme, elle qui s'épanouit en se prostituant. Politiquement incorrect, "Belle de jour" surprend encore aujourd'hui par la modernité de son propos qui vante la libération des mœurs et qui ne manque pas d’ambiguïté.
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