Belle de Jour
Note moyenne
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161 critiques spectateurs

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Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2014
Considéré à l'époque comme un film provocateur, "Belle de Jour" raconte l'histoire d'une bourgeoise rongée par les fantasmes, et insatisfaite par son mari, qui décide de devenir une prostituée. On comprend que le film ait pu choqué dans les 60's, avec notamment un scénario qui va à l'encontre du courant de féminisation et de libération sexuelle qui régnait alors, toutefois les images restent très sages. Au même titre que la réalisation d'ailleurs, qui demeure très sobre, malgré plusieurs séquences surréalistes de bel effet, et des plans inspirés. Luis Bunuel s'intéresse avant tout à son personnage principal, bien écrit, plein de contradictions, et qui va beaucoup plus loin que la femme qui cherche à assouvir un désir (on peut notamment y voir une peinture de la bourgeoisie, socialement contrainte à ne pas pouvoir réaliser ses fantasmes). "Belle de Jour" est ainsi un film complexe, porté par une Catherine Deneuve aussi charmante que touchante, et qui aborde un sujet difficile de manière intéressante.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 août 2018
Un portrait onirique d’une femme bourgeoise qui s’ennuie et qui rêve d’autre chose. Si bien qu’elle va se prostituer pour tenter de vivre ses fantasmes. La mise en scène de Bunuel joue justement à fond la carte du fantasme et du rêve tant et si bien que part moment on ne sait plus si on est dans un rêve ou dans la réalité. Catherine Deneuve alors très jeune trouve déjà un de ses rôles les plus marquant. Dommage que l’on sente par moment une forme d’autocensure dans le film par rapport à l’époque où il a été réalisé et au vu de son sujet.
defleppard

483 abonnés 3 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2010
Le meilleur de Bunuel , pas un chef d'oeuvre non plus mais un classique à voir.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2014
Il est étonnant de voir qu'à l'époque de sa sortie, le film de Bunuel a déclenché une polémique en raison de sa provocation qui fut une des conséquences de la libération sexuelle et du cinéma qui veut s'éloigner des conventions. Le cinéaste dresse un portrait griffant, sans vulgarité ni caricature extrême, de la bourgeoisie, classe sociale qui est son bouc-émissaire favori. Bourgeoisie qui est pointée du doigt, et qui est aussi ridiculisée par les passe-temps particuliers de ces riches personnes. Le tout est mis en scène de façon subtile, presque élégante. Bunuel conserve une linéarité dans la narration, tout en incrustant comme d'habitude des séquences oniriques, qui jouent sur la notion du rêve, puisqu'il est question de fantasme, et de la valeur sonore. La perversion est d'ailleurs le thème principal du film, et apparaît sous tous les angles, y compris la pédophilie. Le rythme est toutefois inégal, l'histoire n'est pas exceptionnelle mais chez Bunuel il y n ya que sa réalisation et les symboles qu'il y inscrit qui comptent.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2026
Adapté d’un roman de Joseph Kessel, ce long-métrage de Luis Buñuel contient une vive critique des mœurs de la bourgeoisie tout en abordant un sujet sulfureux pour l’époque. En effet, ce film, sorti en 1967, met en avant une jeune épouse rangée qui pour vivre ses fantasmes sexuels décide de se prostituer. Ses multiples rencontres sont autant l’occasion de découvrir le sens de l’amour que de montrer un monde engoncé dans son paraître mais fourmillant de vices et de perversité. La beauté de Catherine Deneuve donne à son personnage une subtile fragilité. Toutefois, plusieurs scènes (notamment celles faisant intervenir les gangsters) s’éternisent inutilement perturbant ainsi le rythme du récit. Bref, une œuvre provocatrice sur le désir charnel et les plaisirs qui en découlent.
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 mars 2007
Voilà un film considéré comme "culte" mais qui déçoit rapidement... Certes, Deneuve est magnifique, Piccoli brillant, mais cela ne suffit pas... La réalisation laisse sérieusement à désirer et le rythme manquant se fait rapidement sentir. Sans parler de la désuétude du propos et des images qui fait doucement sourire tout au long du film! En d'autres termes, il faut vraiment avoir grandi avec celui-ci pour l'apprécier, peut-être, à sa juste valeur...
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2024
La causticité du sujet de Luis Bunuel se dévoile dès les premiers plans. A la vision très romantique d'un couple charmant succède soudainement, pour mieux heurter notre confort, le fantasme masochiste de la jeune épouse.
Bourgeoise amoureuse, Séverine éprouve le besoin, par l'entremise d'une maison de passe, de satisfaire des fantasmes sexuels foisonnants...et forcément inconvenants pour une femme de sa classe. Le choix précis de Catherine Deneuve pour incarner Séverine n'est évidemment pas innocent. L'image de grâce farouche de la comédienne, sa blondeur et sa beauté virginales exacerbent le propos de Bunuel en illustrant, fort audacieusement, une évocation psychanalytique de la libido, c'est-à-dire libérée de ses tabous sociaux ou moraux.

Pour autant, Bunuel n'est pas gratuitement provocateur. Son film, entre irrationnel et symbolisme, vise à définir, ou plus justement à ne pas définir, la frontière entre l'amour et le désir instinctif, indépendant l'un de l'autre. Séverine, alias Belle de jour, témoigne de la dualité du commun, de sa candeur comme de ses perversions ou de ses "déviances".
Autour de la jeune femme, et pour ne faillir à son engagement surréaliste, Bunuel met en scène un échantillon de notables aux fantasmes insolites et fantaisistes. Le talent du cinéaste, l'élégance de sa mise en scène l'éloignent de tout débordement scabreux ou trivial.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2016
A nouveau un film transgressif tourné encore plus tôt que les Valseuses. Jouisseuse l’après-midi, madame la femme du professeur de médecine s’emmerde dans le lit de son mari le soir. Habitée par des rêves érotico-masochistes, dont on se demande parfois s’ils ne sont pas la réalité.
Je ne suis pas grand fan de Deneuve, mais force est de reconnaitre qu’elle incarne parfaitement le rôle de cette bourgeoise coincée et excitée par et seulement par l’interdit, et la fréquentation de personnes… infréquentables. Tel Pierre Clementi, un voyou « à bout de souffle » dans son imper noir ciré.
Pas de chichis, ni de longueurs inutiles dans cet exposé presque clinique d’une névrose sexuelle et affective, Busnuel a été un défricheur, certainement novateur à l’époque comme l’est un Xavier Dolan aujourd’hui dans l’analyse des pulsions cachées.
Belle de jour reste attachée à l’ambiance de son époque et ne peut prétendre avoir une portée intemporelle. J’y adore Michel Piccoli.
juillet 16
Walter Mouse
Walter Mouse

547 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 août 2017
Adapté du roman de Joseph Kessel, Belle de Jour traite d'une étude complexe sur une bourgeoise poussée par la curiosité et un plaisir sadomasochiste d'offrir son corps dans une maison close où mises en scène absurdes des clients et complicité des femmes ne font qu'un. Propos que Luis Buñuel filme avec une certaine pudeur et une ambivalence en ne montrant jamais à l'écran le déroulement des séances de prostitution et en mélangeant les illusions de Séverine et la réalité en effaçant au fur à mesure du récit la frontière entre les deux. Le personnage est la plus grande réussite du film, son désir de se prostituer n'étant jamais clair, Buñuel sème le doute sur ses intentions, veut-elle se punir de ne pas avoir apporté à son mari un plus grand amour, son premier fantasme venant avant qu'elle entende parler du bordel? Sa passion maladive la rétrograde au niveau d'une catin mais elle (ré)apprend à aimer et en tire une expérience. Satisfaction et malaise se complètent dans cet essai et sont savamment capturés par la froide et envoûtante Catherine Deneuve, mystérieuse dans ses agissements et fascinante. On ne pouvait mieux manier un fond aussi compliqué.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 août 2011
Bunuel était vraiment un provocateur, il y a un côté subversif dans tous les films que j'ai vu de lui ou presque il me semble. Ca fait vraiment plaisir à voir un mec qui comme ça ose bousculer les valeurs traditionnelles etc. Sauf que dans Belle de jour j'ai trouvé qu'une fois l'idée emmenée y avait plus grand chose. Dès que le sujet et le côté subversif sont proposés, le reste est finalement assez décevant, ça peine un peu à convaincre tout du long. Bref, une petite déception de la part de Bunuel pour ma part.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2016
Le fait qu'il soit assez proche de Cet obscur objet du désir, le film testamentaire de son metteur en scène Luis Buñuel, suffit à indiquer l'importance que Belle de Jour revêtait sans doute aux yeux de son auteur. Certes, Buñuel décrit ici en adaptant Joseph Kessel une confusion différente de celle qui tenaille Fernando Rey dans son chef-d'oeuvre de 1977. La caméra n'épluche plus un homme incapable de savoir ce qu'il aime chez la femme, mais plutôt une femme tout aussi incapable de savoir pour quoi elle veut se sentir désirée. La différence est certes déterminante sur le plan dramatique, mais les ressorts des deux récits sont in fine les mêmes ; ce sont ceux, grouillants et bourdonnants, du mystère érotique qui anime le complexe de l'âme et du corps et dont Buñuel s'est toujours plu à démêler les nœuds. Là encore, le film ne livre pas de réponses, ou presque ; tout juste peut-on bel et bien affirmer l'existence d'un propos social sur la bourgeoisie et le vernis craquelé de son étiquette, et encore, tout ceci est assez accessoire d'un film qui ne jure que par l'opacité et une impression de non causalité, de hasard d'un désir adventice qui se développe comme une excroissance. Même s'il s'est assagi depuis ses débuts, Buñuel n'a d'ailleurs pas tout à fait oublié le surréalisme qui lui est si cher. Réservé à des songes qui petit à petit se mêlent au récit, celui-ci ne manque pas d'amener une dose d'onirisme, captant l'esprit souvent hagard de son personnage, trop reculé pour souffrir vraiment en dehors d'une mélancolie éthérée. Celle-ci, d'ailleurs, Buñuel la cultive à peine, et ses allusions à Godard (la vente du New-York Herald dans les rues de Paris pour À bout de souffle, la présence d'un Piccoli cynique qu'on dirait sorti du Mépris depuis 10 ans) contribuent à son rachitisme, tant le rappel à l'Oeuvre du réalisateur de Pierrot le Fou prononce comme dans un cri sorti du néant l'existence d'une mélancolie bien plus déchirante qu'on ne retrouve pas dans Belle de Jour. Celui-ci est plutôt comme le delirium tremens d'un désir qui mue sans arrêt, entre érotisme et pureté, et empêche son sujet de se fixer durablement pour rendre sa cohérence à une existence devenue double. Se mêlant à l'ordinaire, l'étrangeté de la situation finit par gagner sa place, tout recouvrir, les fantasmes peuplant un quotidien qu'ils exproprient petit à petit, jusqu'à en faire, justement, le fantasme moqueur et disparu d'un être désormais enchaîné à ses désirs et condamné à vivre selon la légèreté cruelle de leurs fantaisies.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 avril 2014
Malgré sa réalisation un peu datée, voici un film audacieux et très recommandable qui a toute sa place parmi les classiques du cinéma français. Belle de Jour explore les fantasmes d'une aristocrate mariée choisissant délibérément la voie de la prostitution : on retient la performance remarquable de Catherine Deneuve dans ce film au propos provocateur et qui ne manque pas d’exercer une certaine fascination.
Flotibo
Flotibo

72 abonnés 1 441 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juillet 2013
Premier film de Buñuel que je regarde et j’ai été très agréablement surpris. Je craignais à tort un film difficile d’accès. Le film est vraiment hypnotisant notamment grâce aux talents de réalisateur de Buñuel. Mais c’est sans nul doute Catherine Deneuve qui crève littéralement l’écran dans un rôle pourtant au combien compliqué. En effet, elle interprète une bourgeoise qui a tout pour être heureux mais va décider de se prostituer par curiosité… Oscillant sans cesse entre réalité et fantasme, le scénario est prenant jusqu’au générique de fin !
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2012
« Belle de jour » en respectant plus le fond que la forme révèle les traumatismes d’un enfermement bourgeois ne drainant qu’absences et solitudes constat ne faisant que naitre dans les rêves les plus fous le besoin d’être vivifiée par la salissure et la maltraitance.

L’opus un peu trop sophistiqué est daté mais dénonce correctement sans excès l’échec d’une assise bourgeoise confortable ne créant que de l’ennui et du protocole.

Ceci ayant pour conséquence d’alimenter un inconscient revanchard ne rêvant que d’un autre monde fait d’expériences interdites dans les concepts les plus décalés.

« Belle de jour » sans grand éclat suggère plus qu’il ne montre en appuyant bien sur l’antinomie et le phénomène excitant que représente Séverine magnifique blonde, bourgeoise, désœuvrée, riche, distinguée, frêle et pâle dont l’inconscient en révolte contre une sécurité devenue invivable apprécie d’être rudoyé sans ménagement par le rustre ou l’obèse .

Un contexte protecteur sans étincelles fabrique en parallèle la quête d’un statut, celui d’un être humain préférant l’approche perverse et virile que le modèle courtois.

Un rendu vieillot un peu superficiel frôlant la caricature. A voir pour Catherine Deneuve frigide sublime ne quittant jamais cet état même après les effeuillages les plus fous.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 055 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juillet 2024
L'un des films majeurs de bunuel, un film intéressant qui certes, dans la forme a vieillit, mais dans le fond on retrouve les thèmes récurrents qui est le désir qui est coercitif et punitif, mais aussi une attaque frontale de cette bourgeoisie qui aime frayer avec le subversif, mais qui a la fin s en retrouve punit.
Dans belle de jour, Catherine deneuve, jeune bourgeoise, fiancée avec une jeune medecin, a des fantasmes particulier, un peu sadique maso, pour exaucer ses désirs elle va s engager dans une sorte de maison close, en y rencontrant toute sortes d hommes.
Catherine deveune est magnifique et sensuelle, et que dire de clementi, hypnotique et surtout dangereux.
Le film peut se résumer à un bovarysme érotique.
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