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5,0
Publiée le 14 juin 2026
Buñuel signe l’un de ses films les plus fascinants, une exploration du désir où les frontières entre fantasme, rêve et réalité deviennent volontairement insaisissables. Catherine Deneuve y est remarquable, transformant Séverine en personnage énigmatique dont la froideur apparente dissimule un monde intérieur traversé de pulsions contradictoires. La mise en scène, d’une élégance clinique, refuse toute explication psychologique rassurante et laisse le spectateur face à ses propres interprétations. Buñuel observe avec son ironie habituelle les conventions bourgeoises, révélant les désirs inavoués qui se cachent derrière les façades les plus respectables. Une œuvre aussi troublante qu’intelligente, où chaque visionnage semble ouvrir de nouvelles pistes dans ce labyrinthe du désir et de l’imaginaire.
Belle de jour m’a surtout marqué par son atmosphère étrange et très élégante. Buñuel maîtrise totalement sa mise en scène et Catherine Deneuve est fascinante du début à la fin. J’ai aimé le mélange entre réalisme et fantasme, même si le film m’a parfois laissé un peu à distance émotionnellement. Je comprends complètement son statut de classique, même sans avoir été totalement emporté.
Adapté d’un roman de Joseph Kessel, ce long-métrage de Luis Buñuel contient une vive critique des mœurs de la bourgeoisie tout en abordant un sujet sulfureux pour l’époque. En effet, ce film, sorti en 1967, met en avant une jeune épouse rangée qui pour vivre ses fantasmes sexuels décide de se prostituer. Ses multiples rencontres sont autant l’occasion de découvrir le sens de l’amour que de montrer un monde engoncé dans son paraître mais fourmillant de vices et de perversité. La beauté de Catherine Deneuve donne à son personnage une subtile fragilité. Toutefois, plusieurs scènes (notamment celles faisant intervenir les gangsters) s’éternisent inutilement perturbant ainsi le rythme du récit. Bref, une œuvre provocatrice sur le désir charnel et les plaisirs qui en découlent.
sans grand bouleversement;le décors planter avec un rappel un peu pesant et quelque peu surcharger,les scènes cru et doublement sauvage L'harrmonie d'ensemble règne mais peu laisser un peu froid.
Un CINEMA daté, avec des acteurs aussi incarnés que des arbres ....et encore les arbres bougent et se meuvent naturellement. C'est consternant d'ennui ! Les époques passent et les styles aussi. Heureusement que l'on ne voit plus ce genre de cinéma de nos jours . C'est d'une platitude consternante, les dialogues sont récités sans âme et d'un ton monocorde . Le sujet de la bourgeoise qui s'ennuie et cherche à tout prix, à donner du piment à sa vie ... Je crois que Luis Buinel nous a retranscris à merveille cet ennui.... TROP !
Un classique pour son casting et son réalisateur, un drame social avec cette bourgeoise qui fantasme, même si le thème est sulfureux pour l époque voire désormais daté avec des jeux d acteur marqués, ce film passe comme si il était actuel
Pierre Clémenti, quel mauvais acteur et en plus de ses mimiques grotesques, il surjouait sans cesse. Deneuve assez moyenne et dans l'ensemble, tous les acteurs (sauf) Piccoli jouent mal En conclusion, film loupé !! Dommage il y avait de la matière...
Voir pour la première fois ce film si connu, 57 ans après sa sortie, c'est voir ou revoir beaucoup d'acteurs qui sont décédés depuis. L'intrigue et la construction m'ont plu. J'apprécie aussi cette belle lumière sans compter Catherine Deneuve, si « belle de jour » à ses débuts. La seule chose qui m'a gênée, c'est le ton déclamatoire de certaines scènes. Aujourd'hui, personne ne parle plus de cette façon, ce qui donne un côté rétro à l’œuvre.
Ce film a le mérite de traiter d’un sujet aussi atypique que dérangeant. S’il est possible que ce film ait été un choc à sa sortie, aujourd'hui il donne l’impression d’être très polissé. C’est un peu plat, même s’il y a de bonnes idées comme le mélange des rêves avec la réalité. Le principal souci est qu’au final on a quand même du mal à croire à cette histoire.
Au bout de 37 ans de carrière, Luis Buñuel maîtrise tant le surréalisme et mêle si bien la réalité et la fiction qu'on ne sait plus très bien devant ce chef-d'œuvre Belle de jour à qui appartient le fantasme que l'on regarde : est-ce celui du réalisateur, celui de Séverine, si magnifiquement interprétée par Catherine Deneuve, ou bien le nôtre ?
Un Bunuel troublant, mais dire cela est un pléonasme. Ce film ne plaira sans doute pas à tout le monde mais il reste assurément un classique avec la superbe Catherine Deneuve dans le rôle de la belle Séverine, qui pour assouvir ses fantasmes sexuels masochistes se prostitue dans un bordel. 1967... et dérangeant encore bien des décennies après sa sortie !
Je suis stupéfait de voir louanger ce film qui traite du sadomasochisme de manière plus cérébrale que physique avec une Catherine Deneuve non impliquée dans un récit improbable et peu vraisemblable...
Très bon film, qui mérite sa réputation de classique. Catherine Deneuve livre une prestation magistrale. Ce film dit beaucoup du désir : celui de corps et celui de l’esprit s’affrontent. Ce film nous amène ainsi à nous interroger : pourquoi, alors que tout semble aller pour le mieux, éprouvons nous la tentation de faire le pire ?
Chef d’œuvre tardif du surréaliste Luis Bunuel, Belle de jour raconte comment Séverine, une jeune femme modèle, finit par s'épanouir dans le couple qu'elle forme avec son marie Pierre, homme idéal, en se prostituant la journée. On pourrait croire à un film sulfureux mais pourtant, avant Mai 68, Bunuel raconte ici une histoire d'amour somme toute belle bien que tragique, et se garde bien de porter un quelconque jugement moral à l'égard de Séverine. C'est là l'immense succès du film, qui parvient à parler de désirs habituellement considérés comme scandaleux sans aucune vulgarité, et même à proposer une illustration éclairante, toute empreinte de psychanalyse, du conflit psychique qui habite Séverine. On comprend notamment que l'amour entre Pierre et Séverine, bien qu'indubitable, est principalement d'ordre platonique, notamment parce que Pierre idéalise trop sa compagne. Belle de jour apparaît ainsi comme le sommet de la carrière de Bunuel, et fait figure de pont entre le cinéma surréaliste d'avant-guerre et celui, libertaire, des années 70.
La causticité du sujet de Luis Bunuel se dévoile dès les premiers plans. A la vision très romantique d'un couple charmant succède soudainement, pour mieux heurter notre confort, le fantasme masochiste de la jeune épouse. Bourgeoise amoureuse, Séverine éprouve le besoin, par l'entremise d'une maison de passe, de satisfaire des fantasmes sexuels foisonnants...et forcément inconvenants pour une femme de sa classe. Le choix précis de Catherine Deneuve pour incarner Séverine n'est évidemment pas innocent. L'image de grâce farouche de la comédienne, sa blondeur et sa beauté virginales exacerbent le propos de Bunuel en illustrant, fort audacieusement, une évocation psychanalytique de la libido, c'est-à-dire libérée de ses tabous sociaux ou moraux.
Pour autant, Bunuel n'est pas gratuitement provocateur. Son film, entre irrationnel et symbolisme, vise à définir, ou plus justement à ne pas définir, la frontière entre l'amour et le désir instinctif, indépendant l'un de l'autre. Séverine, alias Belle de jour, témoigne de la dualité du commun, de sa candeur comme de ses perversions ou de ses "déviances". Autour de la jeune femme, et pour ne faillir à son engagement surréaliste, Bunuel met en scène un échantillon de notables aux fantasmes insolites et fantaisistes. Le talent du cinéaste, l'élégance de sa mise en scène l'éloignent de tout débordement scabreux ou trivial.