Belle de Jour
Note moyenne
3,6
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164 critiques spectateurs

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Hotinhere

806 abonnés 5 526 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2016
Un film dérangeant qui révèle les traumatismes de l’enfermement bourgeois à travers ses fantasmes pervers, avec une Deneuve magnifique. Lion d’or.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

169 abonnés 1 796 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 août 2013
Séverine est l’épouse d’un médecin interne. Celui-ci est très sage sexuellement ce qui exacerbe les fantasmes de la demoiselle. Un ami play boy lui glisse discrètement l’adresse d’une maison de passe luxueuse. Et hop, voilà la belle qui part s’encanailler.
Ce film de 1967 incarne les débuts de la liberté sexuelle. Bien interprété, on ne peut tout de même s’empêcher de trouver les références du cinéma érotico porno des 70’s. Ici le thème exploité est celui de la bourgeoise secrètement salope. Les ellipses permettant l’émergence des fantasmes de Séverine sont bien menées, mais le film ambitionnant de créer le trouble et le malaise fait plutôt souvent sourire. Après Séverine est aussi en fait un personnage très actuel : elle aspire à ce qu'elle n'a pas. Parce que son jeune, beau et fortuné chirurgien de mari n'est que douceur et prévenance, elle rêve d'humiliation, de fange sur son visage diaphane. Plus tard, quand ce mari idéal sera hors service, elle rêvera de tendresse conjugale... On a rarement tout à la fois, Séverine en fera la cruelle expérience.
Catherine Deneuve était réellement faite pour ce rôle ; lisse, parfaite, diaphrane ; la bourgeoise au potentiel de salope n’est peut être pas un rôle de composition !!! Pour la bourgeoise, c’est sûr ; elle n’a jamais été bien capable de jouer autre chose avec du talent.

Lion d’or à Venise… Faut que je vois d’autres films de Bunuel, là, je ne suis pas convaincu…
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 juillet 2013
Buñuel, cinéaste critique vis-à-vis des codes de la bourgeoisie et attaché aux désirs sexuels de ses personnages, s'empare de l'oeuvre de Kessel pour traiter l'histoire de Séverine (interprétée par Catherine Deneuve, plus belle que jamais), jeune bourgeoise sexuellement insatisfaite par son mari et qui décide d'intégrer une maison close parisienne. Evidemment, les intentions de cette soudaine prostitution ne sont, cette fois-ci, pas financières mais liées à une volonté irrésistible de combler ses besoins sexuels. Buñuel souhaite ainsi poser les limites entre les exigences conformistes d'un milieu social aisé et les désirs plus ou moins cachés de ses occupants.
LucienLaurent
LucienLaurent

9 abonnés 392 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2013
Dans Belle de Jour, Catherine Deneuve est éblouissante dans le rôle d'une bourgeoise qui décide de s’encanailler en devenant volontairement pensionnaire d'une maison close. Sulfureux et dérangeant, ce long-métrage de Bunuel est incontestablement une réussite.
Robin M
Robin M

84 abonnés 283 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juillet 2013
Avec Belle de Jour, Luis Buñuel s’offre l’apothéose de la frustration sexuelle. Séverine (Catherine Deneuve) devient le symbole de la filmographie du tendancieux cinéaste espagnol : alliant beauté, faille, bourgeoisie et perversion. Obnubilé par la question du désir – d’autant plus celui inavouable –, Buñuel réduirait-il son personnage à ses fantasmes en l’asservissant à ses troubles ?

L’insatisfaction sexuelle de Séverine, résultant d’un attouchement durant son enfance que Buñuel évoque succinctement au détour d’un songe, est paradoxale. S’oppose ainsi une vie réelle dans laquelle elle repousse les avances d’un mari qui par un comportement de gentleman bourgeois tend vers la niaiserie, et les désirs enfouies à la limite du masochisme dans laquelle son corps en malmené. Cependant au-delà de la perversion, Séverine apparaît comme la « dernière des Romantiques ». Peuplant ses fantasmes de landau et de châteaux, elle se place au sein même des codes de l’amour courtois des récits chevaleresques. N’est-ce pas pour son honneur et son désir que se batte Pierre (Jean Sorel) – le prince (trop) charmant – et Henri (Michel Piccoli) – l’envoûtant cavalier noir – pendant qu’elle est attachée à un arbre comme l’objet de convoitise qu’il faut sauver ? Elle endosse même au détour d’un de ses délires de plus en plus ancré dans la réalité le costume mortuaire d’un Comtesse. A la manière d’une Bovary ne pouvant plus distinguer réel/fantasme, elle se refuse le rôle de Marquise auprès d’un des clients de chez Madame Anaïs ne pouvant jouer un rôle d’elle-même.

Séverine se retrouve également dans le romantisme allemand dont elle partage les sentiments à vifs et la place du « moi ». C’est seule qu’elle semble toujours avancer, se souciant peu des gens qui l’entoure et finalement se servant des autres pour répondre à ses fantasmes intérieurs. Chez Madame Anaïs, elle choisit en quelque sorte les clients et inverse alors la logique de la prostituée. Pour ça, elle se montre soit frigide et farouche, soit câline et avenante. Séverine cherche finalement à travers ses fantasmes à vivre une passion issue d’un imaginaire enfantin de l’amour fusionnel. Ainsi, si son corps est malmené dans ses fantasmes, c’est pour répondre à cette quête de fougue et de désir brutal. Elle tente de percer la façade de l’aristocratie, ce qu’elle entrevoit chez Henri et ce qu’elle trouve dans la rudesse de Marcel (Pierre Clémenti), son amant.

Belle de Jour, pseudonyme aux airs de conte de capes et d’épées, est donc comme la bête des passions qui sommeille dans le ventre de Séverine pour rependre l’image platonicienne du désir. S’oppose ainsi clairement ce qu’elle vit (Séverine) et ce qu’elle voudrait vivre (Belle de Jour). Belle de Jour devient alors une œuvre initiatique, celle du corps. Si Buñuel trouve un écho plus favorable à ses perversions chez la Bourgeoisie, c’est parce que il y trouve l’hypocrisie des conventions qui se délie au sein de la chambre et dont les domestiques sont alors les témoins muets. Belle de Jour dévoile ainsi les limites des conventions puisque l’individu ne s’explique non pas par un ensemble de règle de savoir-vivre mais par ses désirs et ses pulsions. Si Séverine semble plus « vraie » et même plus heureuse lorsqu’elle prend part au bordel de Madame Anaïs, c’est parce qu’elle met en adéquation ce qu’elle est profondément et ce qu’elle doit être. La prostitution est dont l’éducation du corps, et donc du l’homme véritable. En schématisant, elle s’ouvre au monde de la manière qu’elle ouvre ses cuisses.

Sulfureux, Belle de Jour tient sa réussite du regard que porte Luis Buñuel sur ses personnages. Ne les jugeant pas et n’usant d’aucune morale, le cinéaste dévoile progressivement ses personnages en ne privilégiant aucun manichéisme. Pas de mauvais, pas de bons. Chaque personnage dispose, comme finalement dans la réalité, d’une part d’ombre souvent caché. Le jugement ne vient donc pas des spectateurs conquis à la beauté de Catherine Deneuve, mais des personnages qui jugent avec le poids de leur propre défaut perdant ainsi une légitimité.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 12 juillet 2013
Un film qui me parait dépassé en terme de qualité, je ne trouve pas les acteurs formidables, beaucoup de dialogues sans aucun intérêt, et au final un profond ennuie face à ce film qui raconte l'histoire d'une femme qui aime se faire humilier...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 juillet 2013
Décidément, notre petit Luis dézingue bel et bien la bourgeoisie plutôt courtisane sur ce coup. Et la manipulation partielle envers "Belle de jour" fait son effet. Le charme se laisse manipuler pour un arrangement factice entre la patronne et ses soumises. La dureté est appliquée à tous les échelons. La première scène démontre l'humiliation. Femme servant d'objet aux orgueilleux. L'avertissement sanglant s'étalera sur le lieu de travail. La blonde s'incline devant chaque obstacle. Sommes-nous vraiment dans cette réalité, celle d'une vie totalement différente ? "Quel regard doit-on porter sur les maisons ?" "Où est l'évolution des maisons ?" On n'en sait malheureusement pas plus. Ce long-métrage entre dans l'intimité de ce train de vie infernal. Pas la lueur du jour, pas de fantasmes. Ce n'était pourtant que le jour, imaginez donc la nuit...
Flotibo
Flotibo

77 abonnés 1 441 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juillet 2013
Premier film de Buñuel que je regarde et j’ai été très agréablement surpris. Je craignais à tort un film difficile d’accès. Le film est vraiment hypnotisant notamment grâce aux talents de réalisateur de Buñuel. Mais c’est sans nul doute Catherine Deneuve qui crève littéralement l’écran dans un rôle pourtant au combien compliqué. En effet, elle interprète une bourgeoise qui a tout pour être heureux mais va décider de se prostituer par curiosité… Oscillant sans cesse entre réalité et fantasme, le scénario est prenant jusqu’au générique de fin !
Le cinéphile

798 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juillet 2013
Il y a juste une seule chose qui m'a gênée dans ce long métrage de Bunuel! L'intonation de voix des acteurs! Non mais honnêtement est-ce qu'une intonation toute robotisée vous donne réellement envi de s'accrocher aux dialogues?! Bah moi non pas spécialement désolé! Et ce ton de voix monocorde, donne l'impression que les acteurs jouent mal, qu'ils sont totalement blasés, et qu'ils n'ont aucun talent, alors que ce n'est évidemment pas le cas! Peut être était-ce voulu par Bûnuel pour une raison ou une autre mais en tout cas ça m'a agacé!
ferdinand75

739 abonnés 4 537 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 juillet 2013
Une oeuvre magistrale de Bunuel, probablement une de ses plus aboutie. Tout d'abord ,paradoxalement c'est la direction d'acteur chez Bunuel qu'il faut admirer ,les acteurs sont justes , dans le ton, inquiétants , grotesques ou cyniques . Bunuel sait les emmener exactement où il veut . Francis Blanche est remarquable dans son petit rôle, Piccoli , qui en fait souvent trop, est ici sous contrôle, Clementi "jeune enragé " est un régal, tous les seconds rôles aussi, Fabian superbe , Mais bien sûr Deneuve tient le meilleur rôle de sa carrière, à la fois ingénue, licencieuse, avec son charme glacé, mais aussi très souriante, elle se transforme et alterne le sensuel et le frigide. Son visage est lumineux , rayonnant . C'est un régal. Son défilé de Veuve noire , juste couverte d'un tulle noir transparent est cultissime , d'une beauté éblouissante , au dela de l'érotisme. Quel courage , quel toupet à l'époque de faire un film comme cela. Ensuite il y a la qualité de l'image , les cadrages , l'art cinématrophique ( les beaux restes d'une formation à Hollywood) . Toutes les scènes sont cadrées au millimètre, Du plan d'ouverture , au cadrage dans l'appartement ,les pieds montant un escalier , retournant en arrière, expriment toute l'angoisse du personnage, le plan au bord de la mer avec un ciel bleu profond est beau comme un tableau de Hopper. D'ailleurs le film est très pictural et rempli de clin d'oeil à la peinture . Le bel appartement du couple bourgeois , à l'angle de la célébre Rue de Messine, est rempli d'oeuvres surréalistes , de Dali, Picasso, Gris , Miro . On les voit et les revoit , c'est beau comme un musée. Ensuite il y a bien sûr le suréalisme , mais qui parfois déçoit les adeptes de la libération sexuelle ou de l'esprit 68. Bunuel n'est pas dans ce schéma là , il ne prone pas une "liberté" , ou une libération féministe. Il est dans la déconstruction , Deneuve ne se "libére" pas , Deneuve enfreint la loi , les bonnes moeurs, l'esprit bourgeois ,Bunuel ne sait pas si l'utopie libératrice est possible, ou plutôt il sait que collectivement elle n'est probablement pas possible. Par contre il abjecte l'ordre bourgeois. On est à la racine du surréalisme, dans le dadaisme. Deneuve à toutes ces aventures pour "casser" son éducation religieuse, elle avait refusé de prendre l'hostie petite fille , elle avait été abusé se venge, . Les scènes de rêveries imaginaires , de fantasmes sont aussi un moyen de se libérer , de tout "se dire", de ne plus se refreiner .La scène du duel , la scéne en Camargue avec la projection de boue, le client mongol avec son fantasme du "double sens", de la perle qui s'enfile par les deux cotés , la scène à la montagne avec une Macha Meryl " so cute " , autant de scènes cultes qui font de ce film un chef d'oeuvre , unique dans son genre.
Louis G.
Louis G.

22 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2013
Un film provocateur et au contenu souvent trash mais très bien fait, intéressant, très bien interprété. Jusqu'au bout on se demande s'il s'agit de la vie réelle de l’héroïne ou non et cela rend la fin librement interprétable. Petit point négatif: rien de très innovant sur la forme ou la manière de filmer.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 juin 2013
Un très bon film

une jeune épouse bourgeoise à qui tout sourit sombre dans l ennui et cherche à en sortir ..; par tous les moyens

Mais a t elle vraiment osé ?
Entre fantasme et réalité , la fin du film laisse la question en suspens , mais ce film est très convaincant
Entre une Deneuve evanescente et absente qui semble subir sa vie , les seconds roles comme la maquerelles et ses filles gouailleuses , le chef mafieux espagnol et surtout surtout Pierre Clémenti en excellent voyou torturé ..
Un vrai petit plaisir souvent drole , qui n a pas vieilli et séduit même des jeunes comme moi
Estonius

4 756 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2012
Belle de jour
Un film de Luis Buñuel (1967) avec Catherine Deneuve, Geneviève Page, Françoise Fabian, Macha Merill, Pierre Clémenti et la participation de Francis Blanche. Film magnifique dans lequel Catherine Deneuve n'a jamais été aussi belle. Comme d'habitude Buñuel ne fait pas de film pour "juger" mais pour montrer, pour interroger et pour déranger nos certitudes. A la servante du bordel qui lance à Deneuve "ça ne doit pas être drôle tous les jours", celle-ci répond avec un sourire désarmant "Qu'est-ce que vous en savez ?" Sinon, et n'en déplaise aux ultra féministes, le fantasme féminin de la prostituée ça existe, les fantasmes de soumission ça existe aussi, Le film (adapté d'un roman de J. Kessel) n'a donc rien d'abracadabrant. La beauté des images, les scènes oniriques, le cadrage (Ah, les plans de pieds buñueliens !) l'ambiance du mini bordel, le jeu des acteurs, les ruptures de ton (parfois plutôt grave, parfois plutôt léger) tout concourt au chef d'œuvre. A noter que le film contient un private joke, à un moment Geneviève Page parlant de Deneuve dit d'elle, "c'est une perle", je vous invite à en consulter la définition de circonstance dans votre dictionnaire de l'argot du sexe. PS : Sinon on ne saura jamais ce qu'il y avait dans la boite du client chinois !
Gérard Delteil
Gérard Delteil

263 abonnés 2 094 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 août 2012
La réputation de chef d'oeuvre de ce film me semble très surfaite. Il a assez mal vieilli, dans la mesure où il a perdu le caractère scandaleux et provocateur qu'il pouvait encore avoir en 1966. Aujourd'hui, ce catalogue des "perversions" semble assez ridicule. Certes l'image est belle et les principaux acteurs impeccables, mais cette histoire manque totalement d'intérêt et de sensualité. Seul Piccoli, par la finesse de son jeu parvient à apporter un peu de crédibilité et d'humanité. Le duo de gangsters de Francisco Rabal et Pierre Clementi sonne faux et est devenu totalement ringard.

Ajoutons que la complaisance vis à vis de la prostitution relève d'une idéologie douteuse et surprenante chez Bunuel. Bref, un film très daté. Les ados de 1966 ont peut-être fantasmé sur la froideur de Deneuve, mais aujourd'hui on s'ennuie ferme...
AMCHI

6 969 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2012
Belle de jour reste de nos jours un beau film à l'érotisme sophistiqué mais il a tout de même quelque peu vieilli difficile aujourd'hui d'être choqué par un tel film. Belle de Jour n'a pas une histoire toujours follement passionnante, les scènes avec Francis Blanche ou le Chinois (ou Mongol je ne sais pas) ne sont pas très réussies par contre la séquence avec Georges Marchal est très belle et d'ailleurs aurait du être plus développée. Avec l'arrivée de Pierre Clémenti le récit est relancé, niveau interprétation elle est de qualité et Catherine Deneuve est excellente même si son personnage me laisse perplexe.
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