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Un visiteur
2,5
Publiée le 20 mai 2008
Il y a une chose que l'on adore dans ce film : plus aucune fille ne viendra vous bassiner avec le beau Clooney, qui est si sexy et qui n'a pas du ventre, LUI. (^_^)
Hormis cet aspect éminemment anecdotique, il faut reconnaître que les acteurs sont absolument excellents, qu'il s'agisse de Clooney dans un rôle que l'on aurait cru taillé pour Bill Murray, ou de Matt Damon que je n'attendais pas à pareille fête dans un rôle pas évident (un wonder boy qui hésite à peine à utiliser la mort de son fils) ; Jeffrey Wright est également absolument impeccable, jouant sur plusieurs tableaux à la fois. Les aspects esthétiques sont également à la hauteur, avec des prises de vues très soignées et quelques photos d'une très grande beauté. Reste un aspect qui fâche, et c'est vraiment dommage parce que l'intention initiale était excellente : le scenario. Il dénonce, il interpelle, il critique, et c'est le très bon point ; mais il est aussi extrêmement fouillis, désordonné, avec plusieurs histoires qui se mélangent sans jamais s'éclaircir. J'avais adoré Rencontres du troisième type, qui mélange aussi plusieurs histoires, mais où l'on a l'impression qu'elles forment un tout et convergent vers la scène finale ; c'est précisément ce qui manque ici. Si le scénariste a souhaité montrer la complexité inextricable de son propos, il a réussi au-delà de toute espérance : le spectateur est aussi paumé que les personnages. Mais en ce qui me concerne, je n'aime guère ne pas comprendre un film. Ça donne la désagréable impression d'être un peu stupide.
Un film politique réaliste , concret et qui nous offre de quoi s'indigner sur tout l'univers des finances et du pétrole , régit par la CIA et les différents manipulateurs venu en Arabie voler les réserves naturelles et s'enrichir sur le dos du monde arabe . Stephen Gaghan , oscarisé pour l'excellent scénario du "Traffic" de Steven Soderbergh , passe derrière la caméra et écrit une nouvelle histoire chorale , trois personnages principaux , trois visages de l'Amérique moderne et une histoire parallèle sur un jeune ouvrier arabe , les conséquences des terribles manipulations . La mise en scène reste dans ce réalisme assidu et donne aux acteurs une finesse d'interprétation , des personnages qui possèdent tous un vrai caractère et de grands acteurs les incarnent : George Clooney (dans un rôle bien différent de son habitude) , Matt Damon (en homme rangé et briser) et Jeffrey Wright (qui , malheureusement , reste un simple spectateur) . Alexandre Desplat , compositeur français de génie signe une musique lente , l'agonie de la liberté aux profits des intérêts . Un film réussi et engagé , au scénario plus que brillant (Stephen Gaghan est un bon réalisateur , mais surtout un scénariste de génie !)
Un film fort et très politique. LA qualité de l'interprétation est indégnable et le flm fait réfléchir c'est le moins que l'on puisse dire. MAlheureusement un scénario un peu trop compliqué ne nous plonge pas assez dedans. Il faut rester très concentré du début à la fin pour pouvoir comprendre et encore une partie reste floue ce qui rend le message moins puissant. Le même schéma que Traffic avec le suivi de plusieurs personnages mais ici la multitude des personnages rend le film très haché. Reste que ca fait réfléchir et qu'un deuxième visionnage permettrait peut être de mieux comprendre certains points.
Etrangement je me suis ennuyé ferme pendant la projection. Un film longuet, assez plat et mou. On sent l'envie de bien faire et de faire passer un message fort ... sûrement est-ce moi qui n'ai pas été assez réceptif ...
Syriana est vraiment décevant alors que la conviction y était toute sincère. Le film de Gaghan fait partie de cette petite série de films sortits à la même époque, produit par Hollywood et pour faire vite, s'attaquant avec plus ou moins de reussite au capitalisme ambiant. Syriana traite du trafic légal et illégal du pétrole entre les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite avec perspicacité et faisant preuve a tout moment de couches d'arguments solides. Inutile de vous dire qu'il faut y connaitre un bon rayon avant de se lancer dans l'aventure à défaut de trés vite perdre le cour de l'histoire. Bien mal narré, Syriana ambitionne de jouer comme "Traffic" de Soderbergh, que se soit dans la manière de raconter l'histoire que dans celle de la mettre en image. La caméra porté finis par user l'oeil car il n'y s'y passe rien de tendue, donc mettre du rythme sur du vide cela ce remarque rapidement. A vouloir faire trop compliqué Gaghan perd ses spectateurs en cour de route, l'application parfaite dont il fait preuve nuie grandement à son film car il perd quelque chose d'essentiel; l'émotion. La vision de l'artiste n'est jamais visible tant la rigeure du réalisateur a vouloir convaincre est trop présente. Le style choral n'est pas toujours tenue du fait que l'on s'attache a aucun personnages, bien que leurs histoires soit intéréssantes. Est-ce la faute aux acteurs ? Je crois que oui. Dans un film aussi ambitieux que celui-çi, il faut absolument des acteurs sur lesquels on peut s'appuyer. Matt Damon est transparent, la mine pattibulaire de Jeffrey Wright n'apporte rien et l'on ne peut se rassurer sur la classe de Clooney qui malgré les poids en trops n'arrive pas à faire ressentir son personnage. Bien trop sérieux, bien trop rigoureux, Syriana est un film froid.
Je n'ai absolument rien compris, d'autant plus que les sujets politiques, c'est pas mon truc... Franchement nul et beaucoup trop long!!!! Par contre les passionnés du marché du pétrole devraient y trouver leur bonheur......
Certes ce film révéle la face cachée du pétrole, mais le scénario est incompréhensible. Les histoires passent de l'une à l'autres sans suites logiques... Le film traitant d'un sujet important aurait pu être bien mais vraiment mal mis en forme, trop prise de tête à mon avis.
Syriana est un film engagé, qui n'a sans doute pas plus à pas mal de monde, notamment les pro-américains ou simplement les américains. Il conteste les choix du gouvernement ricain, des choix pas toujours très humains, qui obéissent très, voire trop souvent à des intérêts politiques et économiques et non à l'intérêt du peuple. Un bon George Clooney, une très jolie bande... Ce film est méritant.
Film très intelligent sur la géopolitique, également lent et complexe dans sa structure, ce qui convient très bien pour coller à la complexités et aux lenteurs de la diplomatie du monde réel qui est décrit. Le casting est en plus de très bon niveau. Sérieux à tous points de vue. Image du HD-DVD décevante car bruitée.
Un film au sujet interessant et rarement exprimé ( le pétrole) mais malheureusement bien trop brouillon et complexe a suivre. C est simple, la plupart du temps on ne sait pas ce qui se passe, pourquoi tel personnage est a tel endroit..Du coup on est perdu et on sort peu a peu du film. Film un peu prétentieux donc. Faire des brulots c est bien, mais ici Gaghan (pourtant excellent scénariste de Traffic) se brule le doigt en ne trouvant jamais le bon equilibre entre le fond et la forme
Ce film m'avait vraiment attiré notamment grâce au sujet et aux acteurs, mais c'est vraiment très chiant, très ennuyant, on perd le fil très vite, il n'y a que les acteurs qui permettent de relever le niveau, sinon, le reste est vraiment assomant : j'ai gaspillé plus de 2heures de ma vie !...
Mon Dieu, quel chaos. Mal filmé, mal monté (en dehors du montage parallèle plutot pertinant), ce film est d'un ennui monstrueux. En gros, on comprend où l'on veut nous mener avec un final prévisible mais tout cela s'interprète à travers des images qui poussées dans le détail deviennent complètement incompréhensibles. Impossible de s'attacher aux personnages, impossible de comprendre la grande majorité des dialogues et des actions. C'est complètement décousu et le plaisir de regarder cette chose est inexistante. En gros, le message du film aurait pu se faire en 10min mais non, on nous balance 2h10 de séquences creuses. Il n'y a en réalité aucun scénario. Le film se construit de séquences qui symbolisent un thème sans avoir une continuité réelle entre elles. Si vous trouvez cette critique incompréhensible, n'allez surtout pas voir le film.
Si Syriana se révèle captivant dans ses propos et dans la "photographie" de la géopolitique pétrolière qu'il propose, il a malheureusement le défaut d'être plus un documentaire qu'un véritable film. Là où Traffic réussissait à allier les deux, le film de Stephen Gaghan reste prisonnier de son extrême didactisme. Ceci est d'autant plus dommage que la multiplicité des histoires s'avère, du coup, très "gadget à Oscar".
Syriana, 2006, de Stephen Gaghan, avec George Clooney (agent de la CIA), Matt Damon (le jeune expert basé à Genève, dont le fils meurt) et Jeffrey Wright (l’avocat black). Coproduit par George Clooney. C’est, au prétexte d’un polar terriblement compliqué, un film qui donne énormément à réfléchir. Beaucoup de personnages, de nombreuses situations (géographiques, sociales, professionnelles, familiales) et un brun de psychologie (lien père/fils – le petit garçon électrocuté dans une piscine, les Princes arabes, faux frères en attente de la couronne du père, le père et le fils, pauvres ouvriers pakistanais, esclaves licenciés lors du changement de titulaire des droits de forage etc.). Mais on ne s’ennuie pas un instant pendant 2h10. Le film pose plus de questions qu’il ne fournit de réponses et il est probable qu’on peut le voir plusieurs fois avec différents niveaux de compréhension. Un vrai puzzle. Tous les ingrédients actuels de la situation au Moyen-Orient sont réunis pour tenter d’approcher les tenants et aboutissants des liens pervers entre les pétroliers américains (cf. famille Bush) et les princes arabes, les services secrets capables d’assassinat (ici, le prince arabe réformiste), l’enrôlement de jeunes musulmans par les intégristes (ici le jeune ouvrier pakistanais sans espoir, qui mènera un attentat suicide contre un destroyer américain), les multiples entreprises qui gravitent autour du lobby du pétrole (juristes, experts en ressources énergétique etc.). Dans Lord of war, Eisenhower disait qu’il ne fallait pas laisser les industriels dicter la politique au gouvernement des Etats Unis. Là, on voit que c’est malheureusement les marchands d’armes dans un cas, les industries pétrolières dans l’autre, qui dictent la politique aux politiques. Effrayant.