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Hollywood-Biographer
237 abonnés
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2,5
Publiée le 14 avril 2020
La première réalisation du duo de réalisateurs prometteur manque un peu de perspective. "Je préfère qu'on reste amis..." est une comédie dramatique légère qui vaut surtout pour son duo d'acteurs DEPARDIEU-ROUVE. Le film comporte une mise en scène classique et se laisse regarder sans déplaisir. Mais le sujet abordé est loin de révolutionner le genre et manque parfois de rythme.
Aussi bien Rouve que Depardieu sont bons dans cette comédie très francaise et quasiment truculente. C'est un peu machiste mais on aime bien, surtout la différence entre les deux personnages. A voir.
Il fut un temps où l’on faisait du speed dating pour trouver l’amour. Deux minutes face à un inconnu. Juste le temps de déblatérer des conneries d’usage et accessoirement, décrocher un rendez-vous plus intime. Cette pratique semble tomber en désuétude aujourd’hui. Ou alors, il existe une toute autre technique, moins orthodoxe, mais qui, parole de Gérard, a fait ses preuves : s’incruster à des mariages et se faire passer sournoisement pour le cousin du type qui bosse avec le frère de la mariée. Tu peux être sûr que le mec, personne le calcule, sauf peut être quelques jolis minois esseulés. Un mariage est un terrain de chasse de premier choix pour le prédateur qui se respecte. Jean-Paul Rouve et Gérard Depardieu n’ont rien en commun, ou plutôt si : ils sont seuls. Éperdument seuls. A tel point qu’il faut se faire violence pour qu’un bonheur à deux éclose. Dans cette quête de rencontre, les deux hommes essuient échec sur échec. De quoi remettre en question une existence toute entière de sentimentalisme déchu. Parfois il est préférable de rester ami, puisque l’affinité ne s’invente pas. Cette comédie légèrement potache, avant tout empreinte d’une grande tendresse, émeu par le thème qu’elle aborde. Depardieu nous apparait plus attachant que jamais, à la fois ami et amant. Le célibat y est dépeint sans fard, avec beaucoup d'humour et une note de mélancolie. Et puisque les années n’aident pas, il devient difficile de trouver l’âme sœur. Mais rien n’arrête un homme au cœur aimant, pas même le côté pathétique d’un club de rencontre. Les duettistes Eric Toledano et Olivier Nakache choisissent de s’adonner à une amitié purement masculine et parfois houleuse, bâtie au hasard lors d’un mariage. On réalise que notre rythme de vie ne laisse pas beaucoup de place à ce hasard, et qu’il faut parfois créer soi-même les opportunités, quitte à s’aventurer à l’encontre de nos convictions. Ce film trouve ainsi son équilibre autour d’un jeu d’acteur impeccable et touchant. Comme quoi une belle amitié vaut bien plus qu'une recherche hasardeuse de l'amour. 3,5/5
Une très bonne surprise avec plusieurs surprises à l'intérieur. Un Jean Paul Rouve époustouflant, un scénario à la fois précis et profond sur un sujet où c'est l'amitié avec le personnage de notre Gérard national et international qui va l"emporter. New-York avec de belles images...un rythme soutenu...et ces échanges si vrais entre le duo et aussi avec leurs partenaires féminines. A voir et revoir.
En plus du respect immense qu'inspire la prestation pleine d'autodérision d'Annie Girardeau, le nouveau film de Nakache et Toledano traite de manière délicate et originale dont le sujet qui semblait épuisé du célibat des trentenaires. En effet les deux personnages, dans lesquels il est facile de se reconnaitre, sont certes très caricaturaux mais sont aussi hilarants qu'attachants et les situations dans lesquels ils se retrouvent sont suffisamment bien écrites pour nous faire passer un très bon moment.
Une bonne comédie, écrite et mise en scène par Olivier Nakache et Eric Toledano. Elle nous distille quelques bonnes séquences mêlant humour et tendresse. Dommage que leur scénario trop lisse nous éloigne d'une implication quelconque avec les personnages ; l'intérêt pour l'histoire n'arrivant véritablement qu'en fin de film. L'affiche, par contre, nous offre une belle participation d'Annie Girardot et un duo d'acteurs excellents avec Jean-Paul Rouve et Gérard Depardieu, tous deux parfaits dans leur registre.
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2,5
Publiée le 4 août 2019
Petit succès en salles (près de 300 000 entrèes en France) pour cette comèdie dramatique sur le thème de la solitude où Jean-Paul Rouve campe un trentenaire hypocondriaque, introverti et malheureux en amour, qui a tout du cèlibataire endurci! Jusqu'à ce qu'il rencontre Gèrard Depardieu, d'une justesse ètonnante, quinqua jovial et divorcè! Les deux hommes s'entraident alors dans leur quête de l'amour! Premier long-mètrage d'Eric Toledano et Olivier Nakache (futurs rèalisateurs de "Intouchables"), cette histoire d'amitiè virile manque parfois de rythme, mais parvient à toucher par sa justesse, sa fraîcheur et l'alchimie du duo Rouve-Depardieu...
Deux hommes qui n'arrivent jamais à trouver une femme... Leur amitié qui grandit au fil de leurs échecs... Quelques bons gags et de l'émotion, quoi qu'un peu mièvre... Mais le film sonne faux du début à la fin et tourne en rond sans véritable intrigue. Du reste l'humour n'est pas assez bon pour compenser cette lacune.
Encore une belle réussite pour un premier film. Décidemment, les trentenaires inspirent les auteurs. Le duo Rouve-Depardieu est excellent. Leur amitié et complémentarité transpirent à l'écran renforçant le réalisme de quelques situations. Jean-Paul Rouve gagne définitivement ses galons de comédiens face à un Depardieu qui a retrouvé visiblement le plaisir de tourner et sa silhouette des années 80. Eric Toledano et Olivier Nakache réalisent une comédie moderne et enjouée faisant irrémediablement penser aux comédies récentes comme Mensonges et trahisons, J'me sens pas belle, Tu vas rire mais on se quitte...On assiste donc à une nouvelle mode dans le cinéma français, un certain regard caustique, souvent juste, sur les conditions des trentenaires et leurs amours, l'amitié et les relations humaines. Cela fait bien longtemps que Gérard Depardieu n'avait pas été aussi bon et credible et demontre encore une fois tout son potentiel comique rappelant souvent ses personnages incarnés dans les films de Veber. Une comédie de moeurs réussie, aux dialogues épicés avec un duo d'acteurs très attachant.
Je Préfère qu’on reste amis possède déjà l’approche qui fera la patte Toledano-Nakache : partir d’un fait social contemporain qui trouve un accompagnement sous forme de procédure ou de cérémonial et le transformer en machine burlesque. Le mariage dans Le Sens de la Fête, l’aide à la personne dans Intouchables, les camps de vacances dans Nos Jours heureux. Pour leur premier film, le duo de réalisateurs s’intéresse aux agences de rencontre et se saisit de deux losers attachants que forment les très bons Depardieu et Rouve. Mais, au-delà de la thématique sociétale adoptée, c’est dans son traitement tonal que le parti pris comique trouve son originalité : le drame est constamment présent et manque de pousser nos héros à la renverse ; il demeure néanmoins désamorcé par la capacité d’un couple d’amis ou d’un groupe à se renvoyer l’image ridicule et sensible de soi-même par le biais de l’autre. Voilà pourquoi – du moins peut-on l’interpréter ainsi – leur cinéma aime les ambiances jazz, et la partition de Bruno Coulais colore le métrage de ses sonorités si particulières : le jazz exige l’affrontement des instruments tel le corps-à-corps de deux physionomies que tout oppose, l’une étant chétive et maladive, l’autre enjouée et brute. Si l’ensemble amuse et fait sourire, si les deux comédiens fonctionnent bien, nous ne pouvons que regretter le faible mordant d’un film qui, trop souvent, épouse la mélancolie déprimante de ses protagonistes, au point d’accuser de réelles chutes de rythme. La répétition ad nauseam des scènes frôle le programmatique et ne rend pas justice au potentiel immense du tandem Depardieu-Rouve. Pas de fête au programme, donc. Reste un métrage sympathique et tendre qui parvient à capter, non sans justesse, la sensibilité masculine.
Une première un peu timide pour Eric Toledano et Olivier Nakache. Une comédie heureusement un peu drôle grâce au duo Depardieu/Rouve mais qui accuse un sérieux manque de rythme et surtout évolue très peu tout le long du film. Une déception mais le duo a su rebondir par la suite.
J'ai beaucoup aimé ce film tout simple et sans chichi qui dégage beaucoup d'émotion et de tendresse, on y voit a quel point l'amitié est une notion trés importante dans la vie de quelqu'un, mais aussi que le célibat, le fait être seul au quotidien est quelque chose qui peut peser lourd et qui peut être difficile à supporter, cela peut engendrer un sentiment d'infériorité. Chacun mérite d'avoir quelq'un dans sa vie. Jean Paul Rouve et Gérard Depardieu interprétent leur rôle a merveille et forment un beau duo.
Ce film, passé assez inaperçu, traite brillamment du problème qu'est le célibat des trentenaires, sujet classique mais évoqué ici avec humour, légèreté et émotion. Le tandem Rouve/Depardieu contribue grandement à cette réussite (ce dernier se montrant sage), et ne fait jamais preuve de lourdeur ou de facilités. On observe ainsi avec décalage comment deux personnages très opposés vont tenter, par mille et une façons (club de rencontres, mariages...), de rompre leur solitude. Amusant et moderne.
Depardieu, encore lui cette année, mais il faut avouer que sa "troisième" carrière depuis "Wanted" est bien agréable et occulte le laborieux après "Les valseuses". Avec son nouveau rôle de gentil niais qui ne cherche pas à remplir l'écran de son bagout et de sa force physique, il arrive désormais à toucher, comme un gros nounours. Il joue bien, sinon juste, bref, la moitié du film profite de son professionnalisme. Rouve est pas mal, même s'il ne correspond pas à ce que l'on imagine dans la catégorie 1968. C'est correctement filmé, presque esthétique par moment, de nombreux seconds rôles permettent de ne pas décrocher quand c'est trop long. Sur le sujet, on a vu au moins une dizaine de films depuis 3 ans, celui ci ne révolutionne pas le genre, mais il se place volontairement du côté des hommes, sans chercher à faire des concessions féminines. Ce qui permet une vision plus tranchée. Sans toutefois aller jusqu'à la misogynie, c'est politiquement correct. Un peu mélo, souvent drôle, parfois lent, assez touchant (mais pas autant que les deux films avec Boissellier), bref c'est pas mal. Une fois le célibat des trentenaires épuisé, quel sera le prochain filon des films français ? A signaler une courte séquence entre deux poids-lourds d'un cinéma d'une autre époque, Girardot et Depardieu, c'était agréable.
Une autre grande comédie du duo Nakache Toledano un côté dramatique comique et féérique à la fois très bon casting. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 4/5