Memories of Murder
Note moyenne
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505 critiques spectateurs

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MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2014
Memories of Murder m'a été chaudement recommandé et je suis bien content d'avoir prit en compte cette recommandation, un policier prenant et très bien écrit avec également une pointe d'humour qui même si elle ne fait pas rire au éclat rend l'enquête sordide assez plaisante, enquête très sordide même, en 1986 dans une petite province des jeunes femmes sont retrouvées mortes, violés et violemment assassinés, une unité spécial de police se met donc sur l'affaire, mais entre le détective Doo-man Park et le détective fraîchement débarqué de Séoul Tae-yoon Seo l'ambiance va devenir tendue et le doute va prendre place.
Une enquête fort prenante porté par un excellent casting, Kang-ho Song en tête, en plus d'être sincère il est aussi drôle, la réalisation et la mise en scène sont vraiment géniales, faut dire que c'est le même gars qui nous a sorti Snowpiercer l'année dernière, donc c'est vraiment pas un manche, la bande son est superbe, le scénario est très bien écrit, intéressant et captivant, de plus la fin est très bien choisie, pas de place pour la facilité ici.

En bref, un excellent film à voir sans aucun doute !
thethythy
thethythy

30 abonnés 434 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2012
Un bon film policier bien filmé à la sauce sud-coréenne, mélange de noirceur, de douceur et de burlesque. Les ficelles habituelles du genre sont parfaitement fondues dans l'intrigue et peu visibles. Le scénario, fondé sur une histoire vraie, est prenant et cohérent de bout en bout. La photographie est également remarquable. Je trouve tout de même que les personnages sont un peu trop typés (le bon flic, le chef, les mauvais flics, etc).
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2021
L'intrigue policière, mi-grotesque mi-horrifique, importe peu. Ce qui impressionne c'est la virtuosité des cadrages et de leur montage, sans temps mort. Avec une suberbe musique pour les accompagner. Techniquement éblouissant.
tyrionFL
tyrionFL

25 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2019
Un début de carrière brillant pour l'homme aux multiples récompenses qu'est Bong Joon Oh.
Grâce à un scénario prenant et une mise en scène subtile, Memories of murder parvient à captiver le spectateur également grâce à un duo d'acteur convaincant dont le grand Song-Kang-Oh dont son talent n'est plus à prouver.
Un incontournable du cinéma sud-Coréen contemporain !
gnomos
gnomos

66 abonnés 660 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2014
J'ai souhaité voir ce film, étant donné qu'il est souvent comparé à " the chaser ", film plus récent sur le même thème du serial-killer tueur de femmes, et que j'avais adoré. Je trouve que les deux films sont trop différents pour être comparables, et ont chacun des qualités propres à en faire des chefs d'œuvre, chacun dans son genre. Memories est plus engagé historiquement et politiquement, j'ai appris beaucoup sur le contexte politico-socio-économique du pays dans les années 80 en visionnant ce film. Les différents protagonistes sont tous finement analysés, l'enquête est passionnante à défaut d'être trépidante. Un très grand film, nullement surfait, à mon humble avis.
black B.
black B.

47 abonnés 533 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2014
Un film magnifique, relatant des faits réels, et ce, avec une immersion assez incroyable. Le réalisateur qui signe la un film culte (bien loin de snowpiercer) nous plonge dans cet univers glauque teinté d'humour noir sans nous laissé respirer une seule seconde. La mise en scène et l’interprétation, notamment de "Kang-ho Song" sont simplement parfaites. Cette reconstitution fidèle de ces crimes en série nous touche dans l’âme, se terminant sur un magnifique climax, sans avoir recours au clichés classique du cinéma, et cela fait toute sa force et sa beauté.Bref on flirte avec le chef d’œuvre! 4.5
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2018
Un polar noir teinté de moments d'humour ou plutôt d'absurde. Un mélange osé et très réussi. Le scénario tient vraiment la route et l'enquête tient en haleine. Entre les horribles crimes sous une pluie battante, deux flics s'affrontent : l'un veut bien faire, trouver des indices, réfléchir, tandis que l'autre est pressé de mettre ces crimes sur le dos du premier pauvre type venu. Contre toute attente, ils vont finir par s'apprécier et même par déteindre l'un sur l'autre. C'est cette histoire d'hommes qui fait aussi la qualité de ce film.
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2013
Étrange ce film policier Coréen qui n'en est pas vraiment un, car toutes les pistes sont mal lancées et ne servent au final pas l’intérêt des détectives. Tout réside dans l'ambiance, l'écriture des caractères et ce malaise que l'ont ressent quand les meurtre sous la pluie se font de plus en plus fréquents. Tiré de l'histoire du premier serial-killer repéré comme tel en Corée ce film vaut pour l'intelligence de mise en scène de Bong Joon Ho et le coup de pied qu'il donne au genre Thriller (on verra beaucoup de films Coréen dans la même veine par la suite).
pitch22
pitch22

198 abonnés 691 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mars 2007
Humour et cynisme, noirceur troublante, méditation glaçante, une BO excellente. Pas loin d'un chef-d'oeuvre.
JuraSick
JuraSick

3 abonnés 8 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 avril 2008
Ce film est un mélange de beaucoup de choses, on retrouve du burlesque (peut être un peu trop), de l'action, une course poursuite, des enquêteurs qui ont beaucoup à apprendre (et qui forcément vont apprendre), de la violence gratuite, un meurtrier qui fait froid dans le dos quand on l'aperçoit... Malgré tout cela, ce film ne m'a pas emballé plus que ça, le fil narratif se perd parfois et les rebondissements de l'enquête perdent parfois de leur crédibilité. Pourtant il y a quelque chose d'intéressant dans ce film qui trouve son aboutissement à la fin du film. Le personnage du détective Tae-yoon Seo (fraichement arrivé de Séoul) tient un rôle important puisqu'il apporte aux enquêteurs une nouvelle façon de travailler, il enquête à la manière US et ne fait pas pression sur les suspects. Ce personnage auquel le spectateur peut plus facilement s'identifier, va être victime de sa propre façon de travailler, à savoir de son obsession à trouver le meurtrier et finalement, le spectateur va se trouver lui aussi confronté à sa propre manière de regarder les films policiers tels qu'il a eu l'habitude de les regarder. En bref, une expérience à tenter...
Machriasi
Machriasi

13 abonnés 629 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2012
Très bien noté par la presse et le public memories of murder est un bon film mais la mise en scene m'a un peu deçue. J'ai été bien plus captivé par d'autres films coréens comme the chaser ou j'ai rencontré le diable. Ici tout repose sur le personnage principal très bien interprété par l'acteur qui tient le film sur ses épaules mais a part ça c'est assez difficile de suivre jusqu'a la fin
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2024
Memories of Murder, réalisé par Bong Joon-ho, est une œuvre d’art cinématographique qui transcende son genre pour livrer une expérience à la fois viscérale et intellectuelle. Inspiré de l’affaire réelle des meurtres en série de Hwaseong, ce film n’est pas seulement un thriller captivant, mais aussi une réflexion percutante sur la nature humaine et les failles d’un système en décomposition. Chaque élément de cette création, de la mise en scène à l’interprétation, s’entrelace pour former un récit magistral.

La réalisation de Bong Joon-ho élève Memories of Murder au rang de chef-d’œuvre visuel. Dès les premières minutes, le spectateur est happé par des compositions de plans qui mêlent une beauté picturale à une tension palpable. Les paysages ruraux, trempés de pluie ou baignés d’une lumière oppressante, deviennent des extensions symboliques de l’âme tourmentée des personnages.

Bong jongle habilement entre le réalisme brut et une stylisation subtile. Les transitions entre le chaos de l’enquête et les moments d’introspection silencieuse témoignent d’une maîtrise rare du rythme narratif. Chaque plan semble raconter une histoire à lui seul, ajoutant des couches de profondeur à une intrigue déjà complexe.

Le film repose sur des personnages qui, bien qu’imparfaits, sont profondément humains.

Park Doo-man (Song Kang-ho) : L’interprétation de Song Kang-ho est à couper le souffle. Son détective rural, un homme ancré dans des méthodes archaïques et souvent absurdes, incarne l’inefficacité et la frustration d’une époque. Pourtant, derrière son arrogance et ses excès, on perçoit une vulnérabilité poignante, une quête désespérée de justice dans un monde qu’il ne comprend plus.

Seo Tae-yoon (Kim Sang-kyung) : À l’opposé de Park, Seo Tae-yoon est le visage de la modernité rationnelle. Sa foi dans les preuves et la méthodologie scientifique contraste avec l’instinct brut de son collègue. Kim Sang-kyung livre une performance nuancée, transformant son personnage de jeune idéaliste en un homme brisé par l’échec et le désespoir.

Ces deux figures opposées, mais complémentaires, servent de miroir à une société en transition, où l’ancien et le nouveau s’affrontent dans une lutte incessante.

Le scénario, coécrit par Bong Joon-ho, est un modèle d’écriture cinématographique. Inspiré de faits réels, il capture la frustration d’une enquête sans fin tout en interrogeant les limites de la justice humaine.

L’intrigue est construite comme un labyrinthe, chaque piste s’avérant être une impasse, chaque indice ne menant qu’à davantage de confusion. Cette structure narrative reflète l’impuissance des enquêteurs et plonge le spectateur dans une tension constante.

Mais Memories of Murder va au-delà du simple récit policier. Il explore des thèmes universels tels que la justice, la vérité, et les conséquences de nos propres préjugés. À travers des moments d’humour noir et des scènes de désespoir absolu, le film transcende son genre pour devenir une œuvre profondément humaniste.

Bong Joon-ho utilise l’histoire de ces meurtres pour dresser un portrait accablant de la Corée du Sud des années 1980. Entre la brutalité policière, les interférences politiques, et l’ignorance des méthodes modernes, Memories of Murder expose un système défaillant incapable de protéger ses citoyens.

La dichotomie entre les traditions dépassées de la province et les idéaux importés de Séoul reflète une société déchirée entre son passé et son avenir. Chaque scène, chaque dialogue, semble porter en lui un sous-texte critique, rendant le film aussi pertinent politiquement qu’émotionnellement.

La bande originale de Taro Iwashiro enveloppe le film d’une atmosphère envoûtante. Avec des compositions à la fois mélancoliques et inquiétantes, elle amplifie les émotions tout en laissant suffisamment de place au silence, utilisé avec une rare efficacité par Bong Joon-ho.

Des thèmes récurrents, notamment celui associé aux scènes de pluie, renforcent l’idée d’un destin inéluctable, d’une spirale de violence et de mystère qui échappe à tout contrôle.

Le dernier plan de Memories of Murder est un chef-d’œuvre en soi. Park Doo-man, retiré de la police et devenu vendeur, retourne sur les lieux des crimes. Lorsqu’un enfant lui demande ce qu’il cherche, il répond avec une simplicité déchirante : « Il ressemblait à une personne normale. » Ce moment, d’une sobriété bouleversante, résume toute l’absurdité et la tragédie de l’histoire : le mal n’a ni visage ni explication.

Cette conclusion ouverte, loin de frustrer, incite à la réflexion. Elle nous rappelle que la vie est pleine de mystères irrésolus et que parfois, la seule réponse est de continuer à chercher.

Memories of Murder est bien plus qu’un film : c’est une œuvre qui interroge, bouleverse et inspire. Par son mélange de réalisme brut et de poésie visuelle, de suspense haletant et de profondeur émotionnelle, il s’impose comme un pilier du cinéma mondial.

Regarder Memories of Murder, c’est plonger dans une expérience qui marque l’âme et l’esprit. Un chef-d’œuvre intemporel que chaque amateur de cinéma se doit de voir au moins une fois dans sa vie.
Romain C.
Romain C.

93 abonnés 867 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 octobre 2017
Un excellent policier Sud-Coréen qui réunit enquête complexe et humour .
Le sujet est en lui même classiquemais comporte de l'originalité.
L'histoire a des rebondissements et des surprises en restant claire et cohérent.
L'enquête est bien mené avec des retournements de situations ,une progression ,... .
Le scénario est excellent et donc logique .
Un très bon dialogue.
D'excellents acteurs très persuasifs.
On voit la façon d'on opère les policiers Sud-Coréens et ce que ce meurtrier -violeur a comme répercussion au près d'eux.
La fin est très bien mais est dans le flou .
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2013
Un ton bien particulier, cru, associant violence et burlesque. Une enquête qui devient obsession et qui aboutit à un sentiment tragique, celui de l'échec. Des images sombres et des paysages pluvieux. Sans virtuosité superflue, le réalisateur fait monter une angoisse sourde. Efforts vains et absurdes des policiers, énigme insoluble, vertige de ne pas savoir... L'impuissance décrite avec une noire intensité.
À rapprocher de Zodiac, de David Fincher, pour les thématiques de l'échec et de la frustration.
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juillet 2016
C'est bien connu, les tueurs en série ont toujours inspiré le cinéma. Le Zodiac, Landru, Jack l'éventreur... tous ont eu droit à une adaptation cinématographique. Ici, Bong Joon-ho se penche sur ce tueur sud- coréen, qui assassina et viola dix femmes dans un rayon de deux kilomètres, de 1986 à 1991. De ce fait d'hiver, le réalisateur en a tiré un film remarquable et inattendu.

Dossier? Peut-être, mais pas de la manière dont on l'entend. Le film retrace certes la traque de ce meurtrier par quelques flics, mais on aurait tort de le comparer par exemple au "Zodiac" de David Fincher (excellent, par ailleurs) qui, lui, est un véritable dossier. Dans ce film, une liberté totale dans ces deux heures s'offre à nous, car Bong Joon-ho se livre non pas à un dossier véridique, mais à un dossier de la mémoire. Est-ce que ces événements se sont-ils vraiment passés? Est-ce que la rivalité entre les flics existait-elle? Peu importe, c'est comme cela que l'histoire nous est racontée.

"Memories of murder" correspond aussi à une descente. Une descente en enfer pour ses personnages, ses spectateurs, pour tous. Un lent crescendo a lieu et s'opère au rythme des morts. La chose qui frappe dans ce film, c'est l'évolution. Les personnages évoluent, leurs convictions se fissurent, leur véritable visage apparaît... Traitement identique fait au caractère de l'intrigue. Le film amorce un véritable looping: un début (assez calme) ponctué de scènes comiques (comme celle du sauna) qui bascule lentement dans une deuxième partie tragique où les meurtres se démultiplient.

Meurtres commis par l'un des serials killers les plus terrifiants que le cinéma nous a livrés. On ne verra (peut-être) jamais son visage. Un être insaisissable, dont la présence hante le film et se vaporise sur ces incroyables décors ruraux (vent se levant sur des arbustes à l'évocation des meurtres). Un assassin qui ne semble exister que par les actes qu'il commet, suivant un rituel obsédant (ce meurtrier attaque des femmes habillées en rouge les jours de pluie, bercé par une seule et même chanson). Mais Bong Joon-ho refuse de nous livrer un nouveau John Doe, charismatique et bien vivant. A la limite, le tueur de "Memories of Murder" existe-t-il? On ne peut s'empêcher de se poser la question, surtout quand on connaît l'idée géniale qu'a eue le metteur en scène: confier à différents acteurs le rôle de l'assassin (enfin, devrais-je dire le rôle du dos de l'assassin). Tout cela prouve le peu d'importance du vérisme des situations. Cette incarnation du mal l'intéresse moins que les flics qui la traquent.

Deux conceptions s'offrent à nous, incarnées par les deux inspecteurs principaux. D'un côté Park Doo-Man (joué par Song Kang-ho, acteur fétiche de la Nouvelle Vague Coréenne), le campagnard, flic plutôt ripoux, prêt à tout pour obtenir un coupable et des aveux (recourt à la torture et à la menace), presque grotesque à force de considérations foireuses. De l'autre, Seo Tae-yoon, le "bon" flic, celui des villes, qui mène l'enquête consciencieusement. Une repartie qui pourrait sembler facile, mais, là encore, c'est avec grande finesse que le réalisateur décrit ses personnages. Sans jamais vraiment prendre parti, Bong Joon-ho prouve qu'il faut se méfier des apparences, que les caractères peuvent s'inverser et que l'honnêteté est mise à rude épreuve face au mal. Ces changements se nouent au fur et à mesure que la fatigue commence à se faire sentir chez les flics, au départ si sûr d'eux.

Et puis arrive alors le dénouement. Et c'est sans aucun doute l'une des fins les plus réussies du cinéma. Il y a en vérité deux dénouements: la fin et l'épilogue. Et je préfère prévenir le spectateur: il faut pouvoir contenir le trop-plein d'émotions qui se libère de ses deux scènes. La première perturbe en détruisant toutes nos convictions. Les rôles s'inversent et la violence règne, une violence d'autant plus terrible qu'elle se révèle complètement inutile. Ici, les qualités plastiques dont font preuve Bong Joon-ho et son chef op' Kim Seon-min atteignent leur perfection, notamment le temps d'un plan, dans un tunnel. Quand à l'épilogue, qui n'était narrativement parlant pas nécessaire, c'est une petite gourmandise du réalisateur, qui nous fait un pied de nez assez éprouvant. Que retient t-on finalement de cette fin ? Un profond sentiment de tristesse, presque de gâchis spoiler: car on ne saura jamais qui est le coupable (idée respectueuse du fait d'hiver). Il ne faut pas cependant s'y tromper, cette absence d'explication n'est pas gratuite et le réalisateur, qui sait que le spectateur est exigeant, nous laisse deviner, par la vacuité de l'enquête et de certaines pistes que le coupable ne sera jamais arrêté.
Cette fin n'est donc pas brusque, mais au contraire tout-à-fait logique par rapport à l'ensemble du film. Il convient de visionner plusieurs fois le film, avant de voir le caractère entièrement rationnel de l'intrigue.

Voici, en conclusion un film fort intelligent d'un réalisateur fort intelligent (et il frappa fort une nouvelle fois avec "The Host", bon film d'épouvante sorti en 2006). Intelligent parce qu'il n'est pas chose aisée aujourd'hui de renouveler le film criminel. Classique dans l'intrigue, le film délivre de splendides séquences et une description minutieuse du monde de la police coréenne. Drôle souvent, et c'est presque une aubaine, tant on risquerait d'être écrasé par la mélancolie et la nostalgie (car oui, c'est bien de la nostalgie qui semble habiter Park Doo-Man dans la dernière scène) qui perce dans ce très grand polar. A noter pour finir une émouvante partition musicale de Tarô Iwashiro.
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