Memories of Murder
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510 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 janvier 2017
Ce cinéma coréen sort des sentiers battus. Les héros parfaits n'existent pas ici. Seul des anti héros, peureux, corrompus, fainéants sont à l'affiche et essayent tant bien que mal de trouver un coupable. J'ai du mal à différencier ce film de The strangers tant mes similitudes sont frappantes
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 avril 2018
Memories of Murder a tout du film somme. Polar, comédie, œil sur une époque, horreur, buddy movie. C’est un petit miracle car tout fonctionne et donne un ton au film hyper particulier et en même très naturel car ressemblant à la vie rassemblant une multitude d’émotions. J’avais trouvé excellent son remake espagnol qui reprenait la même histoire pour parler d’autre chose. Malgré le fait que justement je connaissais l’histoire j’ai été captivé du début à la fin, par cette enquête qui parle d’un pays à la croisée de l’hyper urbanisation et de l’ouverture sur le monde et en même temps de tradition et de ruralité. Une petite merveille.
Anonymous :)
Anonymous :)

67 abonnés 533 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2016
Considéré comme l'un des meilleurs films Coréens de cette décennie, "Memories of Murder" a rapidement acquis une grande notoriété auprès de la communauté des cinéphiles. Pour son deuxième film, Bong Joon-ho frappe fort avec un film d'époque, une comédie noire de pays sous-développé, qui plus est inspiré de faits réels qui ont secoué la Corée du Sud dans les années 80. Le scénario nous plonge dans les campagnes arriérées de Corée où des femmes sont mystérieusement assassinées et où des flics aux méthodes opposées enquêtent sur le terrain au gré des indices relevés. L'intrigue sert de base solide au long-métrage et va permettre au réalisateur de montrer le quotidien d'enquêteurs sans moyen, dépassés par les événements et plus soucieux de leur plan de carrière que de la résolution de l'énigme (fabrication de fausses preuves, interrogatoires musclés). La direction des acteurs constitue un gros point fort entre un Song Kang-ho parfait en flic bourru qui va se découvrir au fil de l'enquête une véritable âme de flic, et Kim Sang-kyung, très à l'aise en citadin sûr de sa force. Ces deux personnages, fondamentalement opposés, vont permettre de conter le choc de culture entre le policier de la ville et celui de la campagne, dans un drame social ingénieusement pensé. Porté par une réalisation franchement exceptionnelle, faite de plans serrés très longs et de travellings épurés, ainsi que par une excellente bande-son, le film nous prend aux tripes avec cette recherche de ce serial killer. Modèle de réalisation et de narration, "Memories of Murder" propose une plongée fascinante dans la Corée du Sud dans une ambiance moite. Bong Joon-ho a eu la brillante idée de délaisser les artifices dans la mise en scène (souvent propres au cinéma asiatique), ce qui permet de faire naître une véritable proximité avec les personnages. Avec sa noirceur sans cesse contre-balancée par une ironie constante, à l'image de la scène d'ouverture bordélique, "Memories of Murder" est un grand polar Coréen à la fois émouvant et touchant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 août 2016
très très bon film, bien mené, laisse une porte ouverte à la fin, mais j'en dis pas plus, désolé. à voir absolument pour les amateurs du genre.
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juillet 2016
C'est bien connu, les tueurs en série ont toujours inspiré le cinéma. Le Zodiac, Landru, Jack l'éventreur... tous ont eu droit à une adaptation cinématographique. Ici, Bong Joon-ho se penche sur ce tueur sud- coréen, qui assassina et viola dix femmes dans un rayon de deux kilomètres, de 1986 à 1991. De ce fait d'hiver, le réalisateur en a tiré un film remarquable et inattendu.

Dossier? Peut-être, mais pas de la manière dont on l'entend. Le film retrace certes la traque de ce meurtrier par quelques flics, mais on aurait tort de le comparer par exemple au "Zodiac" de David Fincher (excellent, par ailleurs) qui, lui, est un véritable dossier. Dans ce film, une liberté totale dans ces deux heures s'offre à nous, car Bong Joon-ho se livre non pas à un dossier véridique, mais à un dossier de la mémoire. Est-ce que ces événements se sont-ils vraiment passés? Est-ce que la rivalité entre les flics existait-elle? Peu importe, c'est comme cela que l'histoire nous est racontée.

"Memories of murder" correspond aussi à une descente. Une descente en enfer pour ses personnages, ses spectateurs, pour tous. Un lent crescendo a lieu et s'opère au rythme des morts. La chose qui frappe dans ce film, c'est l'évolution. Les personnages évoluent, leurs convictions se fissurent, leur véritable visage apparaît... Traitement identique fait au caractère de l'intrigue. Le film amorce un véritable looping: un début (assez calme) ponctué de scènes comiques (comme celle du sauna) qui bascule lentement dans une deuxième partie tragique où les meurtres se démultiplient.

Meurtres commis par l'un des serials killers les plus terrifiants que le cinéma nous a livrés. On ne verra (peut-être) jamais son visage. Un être insaisissable, dont la présence hante le film et se vaporise sur ces incroyables décors ruraux (vent se levant sur des arbustes à l'évocation des meurtres). Un assassin qui ne semble exister que par les actes qu'il commet, suivant un rituel obsédant (ce meurtrier attaque des femmes habillées en rouge les jours de pluie, bercé par une seule et même chanson). Mais Bong Joon-ho refuse de nous livrer un nouveau John Doe, charismatique et bien vivant. A la limite, le tueur de "Memories of Murder" existe-t-il? On ne peut s'empêcher de se poser la question, surtout quand on connaît l'idée géniale qu'a eue le metteur en scène: confier à différents acteurs le rôle de l'assassin (enfin, devrais-je dire le rôle du dos de l'assassin). Tout cela prouve le peu d'importance du vérisme des situations. Cette incarnation du mal l'intéresse moins que les flics qui la traquent.

Deux conceptions s'offrent à nous, incarnées par les deux inspecteurs principaux. D'un côté Park Doo-Man (joué par Song Kang-ho, acteur fétiche de la Nouvelle Vague Coréenne), le campagnard, flic plutôt ripoux, prêt à tout pour obtenir un coupable et des aveux (recourt à la torture et à la menace), presque grotesque à force de considérations foireuses. De l'autre, Seo Tae-yoon, le "bon" flic, celui des villes, qui mène l'enquête consciencieusement. Une repartie qui pourrait sembler facile, mais, là encore, c'est avec grande finesse que le réalisateur décrit ses personnages. Sans jamais vraiment prendre parti, Bong Joon-ho prouve qu'il faut se méfier des apparences, que les caractères peuvent s'inverser et que l'honnêteté est mise à rude épreuve face au mal. Ces changements se nouent au fur et à mesure que la fatigue commence à se faire sentir chez les flics, au départ si sûr d'eux.

Et puis arrive alors le dénouement. Et c'est sans aucun doute l'une des fins les plus réussies du cinéma. Il y a en vérité deux dénouements: la fin et l'épilogue. Et je préfère prévenir le spectateur: il faut pouvoir contenir le trop-plein d'émotions qui se libère de ses deux scènes. La première perturbe en détruisant toutes nos convictions. Les rôles s'inversent et la violence règne, une violence d'autant plus terrible qu'elle se révèle complètement inutile. Ici, les qualités plastiques dont font preuve Bong Joon-ho et son chef op' Kim Seon-min atteignent leur perfection, notamment le temps d'un plan, dans un tunnel. Quand à l'épilogue, qui n'était narrativement parlant pas nécessaire, c'est une petite gourmandise du réalisateur, qui nous fait un pied de nez assez éprouvant. Que retient t-on finalement de cette fin ? Un profond sentiment de tristesse, presque de gâchis spoiler: car on ne saura jamais qui est le coupable (idée respectueuse du fait d'hiver). Il ne faut pas cependant s'y tromper, cette absence d'explication n'est pas gratuite et le réalisateur, qui sait que le spectateur est exigeant, nous laisse deviner, par la vacuité de l'enquête et de certaines pistes que le coupable ne sera jamais arrêté.
Cette fin n'est donc pas brusque, mais au contraire tout-à-fait logique par rapport à l'ensemble du film. Il convient de visionner plusieurs fois le film, avant de voir le caractère entièrement rationnel de l'intrigue.

Voici, en conclusion un film fort intelligent d'un réalisateur fort intelligent (et il frappa fort une nouvelle fois avec "The Host", bon film d'épouvante sorti en 2006). Intelligent parce qu'il n'est pas chose aisée aujourd'hui de renouveler le film criminel. Classique dans l'intrigue, le film délivre de splendides séquences et une description minutieuse du monde de la police coréenne. Drôle souvent, et c'est presque une aubaine, tant on risquerait d'être écrasé par la mélancolie et la nostalgie (car oui, c'est bien de la nostalgie qui semble habiter Park Doo-Man dans la dernière scène) qui perce dans ce très grand polar. A noter pour finir une émouvante partition musicale de Tarô Iwashiro.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juin 2016
Bong Joon-Ho est un des cinéastes représentatifs de l'essor du cinéma sud-coréen avec Park Chan-Wook ("Simpathy for Mr Vengeance", "Old Boy") et Kim Jee-Woon ("Deux sœurs", "J'ai rencontré le diable") né de la démocratisation qui se fait jour dans le pays à compter de 1987-88. C'est justement un sanglant fait divers se déroulant entre 1986 et 1991 qu'il a choisi pour thème de son deuxième long métrage en 2003. Durant cinq longues années le premier serial killer recensé de l'histoire criminelle de la Corée du Sud tue dix femmes âgées de 13 à 71 ans. Il ne sera jamais confondu. Empruntant en partie les voies balisées du film policier américain, notamment certains des aspects drolatiques du buddy movie, Bong Joon-Ho dresse un portrait assez accablant de son pays au sortir de la dictature. Les meurtres se passant en milieu rural, il met en opposition les méthodes brutales et désordonnées de deux flics locaux avec celles plus rationnelles et modernes d'un collègue venu de Séoul. C'est cet inspecteur citadin qui sert de point d'ancrage à Joon-Ho pour son clin d'œil à Hollywood, un des deux flics locaux expliquant que les méthodes de "profilage" du FBI sont essentiellement adaptées à un pays vaste comme les Etats-Unis qui a besoin de rationaliser ses enquêtes alors que la minuscule Corée se caractérise par le fait que "les flics peuvent y faire leur enquête à pied". spoiler: Il n'empêche que comme partout ailleurs l'obsession de tenir un coupable pour rassurer population et police fait vite son œuvre, poussant à l'empressement et à la fabrication de fausses preuves aux conséquences dramatiques
. C'est cette dualité entre archaïsme et lente progression des méthodes nouvelles, signe d'un pays en mouvement qui intéresse en premier chef le jeune réalisateur, l'enquête s'inscrivant dans cette description sociopolitique. On aurait pu craindre une certaine confusion et une dilution de l'intérêt mais le tout est remarquablement orchestré par Joon-Ho qui fait preuve d'une maitrise étonnante au regard de sa faible expérience. L'enquête piétinant, le spectateur est progressivement rempli de la même angoisse qu'une police qui finit même par recourir à des gris-gris ancestraux pour brosser enfin un portrait de celui qui n'a aucun mal à se fondre dans la masse d'un pays comptant près de 500 habitants au km2. Dix sept ans après les faits Joon-Ho nous montre l'ex-jeune flic, joué par Song Kang-Ho (acteur favori des réalisateurs de son pays), parfaitement intégré dans une Corée du Sud ayant accompli un pas de géant vers le progrès qui revenu sur les lieux de son enquête et spoiler: se retournant face caméra affiche un visage pétrifié en pensant au tueur que son incurie de l'époque a laissé en liberté
. Un cinéaste était né et bien né, le film remportant un succès international qui amènera Joon-Ho jusqu'à Hollywood en 2013 pour un film à très gros budget, "Snowpiercer, le Transperceneige" inspiré de la BD culte française de Jacques Lob et Jean-Marc Rochette. Si ses œuvres postérieures sont toutes intéressantes on peut se demander si "Memories of murder" ne demeure pas la plus aboutie de Bong Joon-Ho.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2016
Bong Joon-ho met en scène le récit d'une série de meurtres commis en Corée dans les années 80 en se focalisant sur l'impuissance de la police à trouver le tueur. La singularité du film est d'adopter un ton comique (en tout cas dans un premier temps) pour brosser le portrait de flics pas très malins, ancrés dans une campagne arriérée - représentation et critique d'une Corée provinciale très en retard sur Séoul - où le principal témoin, déficient, permet une poignée de scènes très drôles en même temps qu'il dégage une véritable inquiétude, laquelle présuppose son importance dans l'enquête. Mais là où Bong Joon-ho est redoutable, c'est qu'il ne se cantonne pas à un propos qui tenterait de justifier la succession de meurtres par l'incompétence des autorités mais mise plutôt sur l'intelligence du tueur, dont on ne verra jamais le visage (procédé repris par Fincher dans "Zodiac", film ressemblant beaucoup à celui-ci), qui déjoue également les méthodes plus sérieuses d'un policier venu de la capitale. Moins enclin à rire que ses collègues, il est pourtant tout aussi impuissant, comme si finalement l'échec de la police était moins liée à une question de compétence qu'à l'idée de fatalisme du lieu et d'amateurisme structurel. Combattre le Mal en personne dans une région sauvage qu'il connaît parfaitement tout en n'ayant pas à disposition des moyens scientifiques nécessaires (la Corée dépendante des Etats-Unis pour les recherches d'ADN), c'est le défi que ne parviennent pas à relever des policiers qui finissent par regarder les cadavres s'empiler, un constat qui glace le sang et qui finit par ne plus du tout faire rire le cinéaste (et le spectateur) dans une dernière demi-heure d'une noirceur terrifiante. "Memories of Murder" parvient avec brio à mêler une ironie grinçante à une tristesse émouvante, comme dans cet épilogue contemporain où l'acharnement d'un enquêteur, hanté toute sa vie par cette affaire, trahit une colère plus générale, partagée, celle de savoir que le meurtrier est toujours en vie. Un film ample, stylisé et impressionnant de maîtrise.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 avril 2016
Enquête a suspense emmené par des acteurs juste tout comme la réalisation irréprochable, nous relatent les meurtres survenus dans un village en Corée, cette enquête bien qu'aillent des airs de jamais vu, retranscris bien les différentes facettes de c'est fait réel. Mélangent humour noir et macabre événement, nous suivons une équipe d'inspecteurs dépassés par les premiers meurtres en séries survenus dans le pays ! Dans un style propre au Coréen ce thriller se place comme un des meilleurs du genre. La fin elle seule représente tout le film, tout simplement magique ! 4,5/5
Nicothrash

464 abonnés 3 298 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 février 2016
Un grand moment de solitude pour ma part, deux heures en fait ... J'ai été littéralement sidéré de la pauvreté de l'ensemble après avoir lu un nombre impressionnant de critiques dithyrambiques au sujet de ce film. Raison supplémentaire : la qualité indéniable du cinéma Sud-Coréen et notamment concernant les polars. Tout était normalement réuni pour une nouvelle tuerie au pays du matin calme mais ça c'était avant le drame ... Dans un climat de tension politique qui aurait indéniablement dû être bien plus mis en avant, on suit le quotidien d'enquêteurs franchement bas du front sur les traces du premier tueur en série du pays. On notera en outre que c'est une histoire vraie, la pilule est d'autant plus difficile à avaler tant le traitement tient plus du burlesque que du réel, en témoignent les pseudo-combats ridicules et la piètre qualité des acteurs. Clairement il ne se passe strictement rien pendant 1 heure avant une légère montée en tension, et rebelote, c'est d'une longueur infâme. L'aspect archaïque des méthodes de police d'époque est intéressante également mais une nouvelle fois noyé sous un flot de scènes débiles. Aucune émotion ressentie pour ma part si ce n'est l'indifférence, notamment lors d'un final très attendu et censé être incroyable qui m'a une nouvelle fois laissé pantois ... Une immense déception, teintée d'incompréhension.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 27 janvier 2016
note incompréhensible pour moi...

j'aime les films de caractère, ceux qui font ressentir des choses, ceux qui viennent de cultures différentes mais là on est dans la bouffonnerie avec des personnages sans aucune profondeur.

L'intrigue n'est pas mauvaise et la dénonciation du système policier des année 80 est joliment amenée mais non non non ca n'est ni un chef d'oeuvre ni un grand film.

C'est un film intéressant à prendre au second degrés et sans en attendre plus...
ça fonctionnera certainement mieux ainsi.

2,5/5
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 janvier 2016
Lorsque le corps d'une jeune femme violée puis assassinée est découvert dans la campagne, la police espère trouver rapidement le coupable... mais le temps passe et des crimes similaires ont toujours lieu...

Pour sa seconde réalisation, Bong Joon-Ho s'inspire de faits réels pour livrer Memories of murder, habile et brillant mélange des genres où l'on navigue entre thriller, drame ou encore comédie. Il braque sa caméra sur des flics acharnés mais capables de maladresses, d'incompétences et même de violences, et qui semblent surtout totalement dépassés par les épouvantables meurtres auxquels ils doivent faire face.

Usant d'une réalisation juste et millimétrée, Bong Joon-Ho nous intéresse dès le début aux personnages et enjeux, il orchestre un bijou d'écriture avec brio, la construction du récit est remarquable, c'est même un modèle du genre. Peu à peu, il met en place une tension qui ne redescendra jamais et prendra tout son sens lors des moments forts et adéquats, à l'image de la dernière demi-heure où les pistes s'ouvrent peu à peu. C'est aussi la confrontation entre un flic de la ville et l'un de la campagne, aux méthodes différentes mais avec le même but, traquer ce tueur qui se fond dans la population. Les personnages sont bien travaillés, consistants et étudiés, que ce soit les premiers ou seconds rôles, auxquels Bong Joon-Ho donne à tous de l'intérêt et n'en sacrifie aucun.

S'il s'attarde sur la psychologie des deux flics, il ne laisse jamais de côté celui d'un tueur aussi inhumain qu'intelligent et qui ne laisse que peu d'indices derrière lui. La force du film, et ce qui lui fait prendre aussi tout son sens, se trouve dans la façon dont il met les flics face à la vie, et toute la cruauté et injustice que l'on peut y trouver. Bon Joon-Ho exploite plutôt bien le cadre qu'il a à sa disposition et les pluies diluviennes font corps avec le récit et rendent les scènes saisissantes. Et on retrouve aussi une justesse d'interprétations avec des acteurs qui se fondent dans les personnages, notamment du côté des flics.

Un thriller orchestré avec talent de bout en bout, ne manquant pas de puissance et qui m'a rappelé Zodiac qui sortira quelques années après où l'on navigue entre meurtres, tensions, émotions et scènes de vies, où la traque d'un tueur devient une affaire personnelle.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 décembre 2015
J'avoue, j'écris un peu par solidarité. J'ai même lu un "je me sens seul" parmi les rares mauvaises critiques! Bon, ben moi aussi j'ai trouvé ça affligeant. Voilà. Et plusieurs semaines après avoir tenté l'expérience, alors plein de bons aprioris, j'ai toujours le même sentiment: si ce film n'était ni coréen, ni "inspiré de faits réels", serait-on aussi peu nombreux à ne pas pardonner un scénario plat-de-chez-plat, pas drôle, pas émouvant, et un jeu d'acteurs aussi subtil qu'un épisode de Bioman?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 octobre 2015
Un scénario vraiment bien monté, une intrigue qui n'en finit. Le suspens est présent du début à la fin. Le début, léger, va devenir lourd et vous serrez les tripes, une histoires incroyable, et de très bons acteurs, lorsque vous aurez fini ce film vous ne vous poserez qu'une seule question. Un des grands titres du cinéma coréen, et un chef d'oeuvre.
kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2015
Encore une fois le cinéma asiatique nous donne une œuvre originale, forte et surprenante. Ce polar, avec ses policiers médiocres et plutôt antipathiques, son enquête qui fait du sur place, est totalement atypique et passionnant. S'il est un ton en dessous de 'Mother", ce film de l'excellent Joon_ho Bong n'en est pas moins très bon.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 septembre 2015
Encore une fois les coréens frappent fort avec ce Memories of murder. Ça commence directement, sans introduction, ce qui m'a assez déstabilisé, mais quand l'intrigue est lancée le film devient vite très intéressant. Il l'est car original : les moyens des policiers sont risibles, ceux-ci sont assez ridicules et désemparés, réduits à fabriquer des preuves contre les suspects. Ensuite le film se passe à la campagne, avec une météo très nuageuse, donc son esthétique est très sombre et terne. L'histoire, d'autant plus qu'elle est inspirée de fait réelle, est glaçante, frustrante et haletante. L'interprétation est au sommet et la fin est...waouh.
Un excellent thriller coréen, à voir.
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