Ce premier film réalisé par Wes Craven et sorti en 1972 est assez moyen. J'admire pourtant beaucoup le réalisateur mais j'avoue que j'ai eu énormément de mal à accrocher à cette histoire, dans l'ensemble plutôt atroce. C'est un rape and revenge un peu particulier car ce n'est cette fois pas la victime qui se venge elle-même de ses ravisseurs (comme le fera d'ailleurs "Day of the woman" quelques années plus tard) mais spoiler: ses parents, lorsque les violeurs trouvent refuge dans la maison de ces derniers . J'avoue également que j'ai découvert le remake homonyme de 2009 avant ce film et je dois constater que c'est une des rares fois où je préfère un remake au film original. Ce film est d'ailleurs lui-même un remake du film suédois "La Source" mais ne l'ayant pas vu, je ne pourrais pas comparer les deux films. Enfin bref, je trouve ici dommage que le réel intérêt du film, c'est-à-dire la vengeance, n'occupe que les vingt dernières minutes de film. Le film durant une heure vingt, nous avons ainsi une heure dans laquelle il ne se passe finalement pas grand chose puisque le viol ne dure que quelques minutes. Malgré tout, ces quelques minutes sont assez éprouvantes d'un point de vue psychologique car la violence y est montrée de manière très crue et je comprends d'ailleurs que le film ait fait polémique à sortie. Le film possède également beaucoup de longueurs, ce qui nous fait perdre le fil de l'histoire assez souvent. En ce qui concerne les acteurs, ils sont très bons et ont surtout un jeu terriblement réaliste, ce qui augmente l'effet de malaise que le film tend à donner. "La Dernière maison sur la gauche" n'est donc pas très passionnant et ce n'est certainement pas le meilleur film du réalisateur.
La dernière maison sur la gauche est un petit film pas forcément très intéressant si ce n'est par le fait qu'il s'agit du tout premier film de Wes Craven (le cinéaste à l'origine des sagas telles que le Griffes de la Nuit ou la Colline a des Yeux). Et on voit clairement dans ce film un long-métrage précurseur de la grande vague de slasher-movies à venir (les franchises Halloween, Vendredi 13 ou plus récemment Saw). On sent qu'il s'agit d'un petit film (qualité visuel assez mauvaise, une précaution dans l'usage des artifice du gore). Le pitch est sympa et original (un groupe de jeune meurtrier se retrouve par hasard dans la maison des parents d'une de leurs victimes), inversant ainsi les codes du slasher ; mais l’exécution est très poussive. Au final, malgré sa durée relativement courte pour les critères d'aujourd'hui (à peine 90 minutes), le film paraît long et qu'est-ce que le film se traîne. Le scénario a de nombreuses maladresses.spoiler: L'arrivée des psychopathes dans la maison des parents, moment où la tension monte d'un cran, arrive bien trop tard dans le film (aux deux tiers du film).
spoiler: Et la découverte par la mère via le collier Peace & Love du sort de sa fille est un peu tirée par les cheveux (tant avec le béret à l'insigne de Che Guevara, il s'agit sans doute de l'accessoire vestimentaire le plus courant des années 70).
En revanche, les scènes de viol et de torture, sans être particulièrement montrées, sont très marquantes de par leur immoralité et le sadisme des bourreaux (j'imagine aisément que le film a dû choqué les spectateurs de l'époque tant ce genre d'abomination était assez inédit au cinéma). La gestion de l'horreur et de la légéreté est à mon avis ce qu'il y a de plus raté dans ce film. Les choix musicaux / le fond musical fait clairement cheap mêlant des tonalités assez légères voire joyeux à des scènes d'horreur assez trash. Ça fait vraiment décalé et on voit qu'ils ont fait avec ce qu'ils avaient. Le summum est atteint dans le générique de fin, sur une musique particulièrement festive, coupant sans transition avec la dernière scène de tuerie (c'en est drôle). De la même manière, les scènes comiques avec les deux flics sont loin d'être hilarantes et cassent complètement l'ambiance macabre du film. Bref, une bonne idée pour un tout premier film d'horreur, et sans avoir vu le remake, c'est typiquement le genre de film qui se prête bien à une séance de dépoussiérage, mais malheureusement, cette version-là est tout de même assez ennuyeuse.
La seconde partie, réservant quelques idées de mise en scène agréables, relève un film navrant, simple postiche sur la violence, la perversité et la torture d'un adolescent pubère à la recherche de sensation forte. La Dernière Maison sur la Gauche s'avère fade, ennuyeux, et passablement vide.
Attention, classique du cinéma d'horreur !!! Un excellent film qui est dérangeant (scène d'attouchements entre les deux héroïnes, forcées par les assassins devenus voyeuristes), sanglant et comique par moments (les sursauts que l'on peut faire à la fin sont souvent compensés par les galères des tueurs qui veulent tuer les victimes, pas décidées à se laisser faire...). La Dernière Maison sur la Gauche, titre qui vient du fait que les victimes sont autant prises au piège par les tueurs que par la maison qui est complètement isolée de la population, est met donc les habitants dans une position vulnérable dès le départ. La figure du tueur, que l'on avait déjà vu dans "La Colline a des yeux " du même Craven, est marquante voire inoubliable (il faut savoir qu'encore il y a peu, les passants changeaient de trottoir à son passage et recevait des lettres de menaces dues à ce rôle qui a traumatisé une génération entière de spectateurs). Ce film est devenu un classique, tant par la censure inédite qu'il a connu (la version "director's cut" n'est ainsi sortie qu'il y a quelques années en Angleterre...). La musique, dont les paroles graveleuses sont remarquées dès la première écoute, reste en tête longtemps après le visionnement du film, marque de qualité supplémentaire. Bref, un classique du cinéma très inventif dans le malsain et les situations cocasses, qu'il faut avoir vu pour tout cinéphile ou amateur du genre !
Premier film de Wes Craven (Les griffes de la nuit, Scream), La dernière maison sur la gauche est un des plus anciens films d'épouvante dans le style du rape and revenge, consistant en une vengeance des proches suite à un meurtre souvent précédé d'un viol. Assez lent et parfois étrange, le rythme a pris un sacré coup de vieux et l'ambiance générale du film paraît souvent décalée avec les musiques country qui l'accompagnent pendant des scènes d'une certaine violence. Le sang est très explicite avec un rouge vif, mais l'action manque de punch, typique de l'époque où tout était encore à faire. Les parents comprennent tard avant de se venger, tout arrive étrangement, voire assez salement spoiler: (la mère qui fait une fellation à un des meurtriers avant de le mordre sauvagement) , le film a surtout un intérêt historique.
Un des tout premiers rape and revenge...... Pas le meilleur Wes Craven mais un film qui marqua son époque aux USA avec un David Hess mauvais comme un cochon mais qui avait vraiment la gueule de l'emploi.....indispensable à voir si on aime le genre et les vengeances implacables....
Même si la photographie, le jeu et la réalisation en général ont pris un coup de vieux, il reste regardable par les amateurs du genre, notamment pour parfaire sa connaissance des oeuvres de Wes Craven. Il inspirera d'ailleurs plus tard Day of the woman ou encore Funny Games par l'intrusion de malades obsédés et avides de violences sadiques. Wes Craven a le mérite d'être le "premier" à proposer un thème comme celui-ci en y apposant des scènes gores et quasiment sans tabou. A découvrir, plus par curiosité que pour sa qualité.
Un film CULTE, tout comme Massacre à la tronçonneuse, l’atmosphère et l'ambiance y sont identiques pour moi, c'est glauque, malsain, filmé avec une image sale proche du documentaire, on y sens réellement la souffrance des personnages, et ce qui est intéressant avec ce film est le retournement de situation à mi film ou les chasseurs deviennent les proies.
Une production fauchée, mais culte de Wes Craven. Son tout premier film, fait certes avec les moyens du bord, mais qui ne manque pas de charme. Bien que l'ensemble ait un peu mal vieilli, il ne manque pas de passages choquants, en particulier pour l'époque. Le film se débarrasse du superflu et s'en tient à l'essentiel en rentrant vite dans le vif du sujet, ce qui est appréciable. L'interprétation peut sembler un peu dépassée, mais les personnages sont bien faits, en particulier le rôle tenu par le grand méchant, glacial à souhait.
Grand amateur du genre, je n'ai pourtant jamais trouvé quoi que ce soit à sauver dans ce film... On y voit les bases du cinéma de Craven, c'est à dire des productions outrancières et burlesques, sans grande saveur et pleine de clichés. Un réalisateur qui compte plus sur les images que sur le fond on appel ça un cliper. Ou un publiciste, au choix. Ensuite, pour les "super-expert du cinéma bis" et leur soit-disant "coup de bravoure" contre les interdits de l'époque, Craven et son film d'étudiant qui cherche à se faire connaitre (ce que je ne réprouve pas), sont très loin d'être des précurseurs " dans la lutte contre le puritanisme (en même temps, l'extrême d'un extrême, est-ce la solution ? c'est un autre débat mais on voit les effets de nos jours...) puisque les années 60 (et tout ce qui va avec) ont déjà bien fait le boulot et que des films gore, violents et/ou revendicateurs, il y en avait déjà pas mal de sorti avec notamment Blood Feast (1963), La nuit des morts-vivants (1968) ou encore Délivrance (1 mois le premier opus de Craven). Ce dernier est d'ailleurs bien plus choquant et glauque à mon sens que cet imbroglio mal fichu, mal filmé et surtout sans intérêt. On baille du début à la fin, saoulé par cet absence d'intrigue et d'ambiance qui n'est même pas rattrapé par une bande son hippie plus bouffonne qu'autre chose. Quoi ? Un effet de style ? Quel style ? Pourquoi une mise en abime tant qu'on y est ? Non, il n'y a jamais rien eu à sauver ni a chercher dans ce film où la violence est juste purement gratuite...
Le ton parfois burlesque tranche avec des scènes d'une cruauté et d'un réalisme extrême. Génial premier jet militant pour Wes Craven qui scandalisa l'Amérique puritaine de l'époque (…) Sa grande marche pour l'éveil de l'opinion publique américaine était lancée.
Faut se replacer dans l'époque/contexte pour bien comprendre le choc de ce film. Intransigeant dans sa violence et sans tabou, il prend à contre-pied le spectateur en massacrant l’héroïne et ensuite par la pirouette scénaristique des parents. L'onde de choc est longue à digérer mais c'est le reflet d'une époque où le film d'horreur (et pas cette expression idiote de "film de genre"...) était libéré.
Aussi bon que le remake récent, il était à l'époque plus révolutionnaire qu'il ne le semble aujourd'hui. J'adore l'idée de voir des individus ignobles mettre de braves gens en fureur et se retrouver quasiment à l'état de gibier. Comme le dirait Audiard : -" Je ne dis pas que c'est juste, mais je dis que ça soulage !". Et le film est un morceau de bravoure dans l'horreur, malgré le décalage culturel de la mise en scène et du jeu des acteurs des années 1970 par rapport à ceux de maintenant. Bon, il y a des incurables qui s'imaginent toujours que le génie au cinéma est née avec "Jurassic Parc" mais non, désolé, il y avait quelque chose avant.
Le remake est pas mal certes , plutôt bien foutu et malin mais celui la , ce truc , c'est un monstre , ici on est à cheval entre le drame choquant et le film d'horreur le plus réaliste possible , très très dérangeant . Mention spécial à l'acteur qui joue Krug , particulièrement inoubliable . Le contraste entre les images et la musique kitsch donne un résultat étrangement efficace pour le spectateur que je suis , tout comme le Massacre A La Tronconneuse de Tobe Hooper , LDMSLG suggère bien qu'il ne montre et est de ce fait bien choquant que la plupart des films de genre de maintenant . Un classique
C est immoral et c est ça qui m a beaucoup plu dans ce premier film de Wes Craven. Malheureusement ce film a subi les affres du temps et d un manque de moyen évident à l écran. Ça n est pas franchement beau à regarder et certains acteurs ne sont franchement pas au niveau. Le rythme aurait gagné aussi à être différent la partie dans la maison est trop courte selon moi alors que la première traîne un peu en longueur. Certains plans sont en revanche très réussis comme la scène du lac ou de la piscine. A voir pour la curiosité de découvrir la première œuvre de celui qui restera comme un maître du genre horrifique.