Derniers Avis : La Dernière maison sur la gauche - Page 6
La Dernière maison sur la gauche
Note moyenne
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Un visiteur
1,0
Publiée le 13 septembre 2010
Voilà typiquement le genre de film qui vaut (qui vit ?) plus par sa réputation que par ses réelles qualités artistiques. "Film culte", "film scandale", on a tout lu sur La Dernière Maison sur la Gauche. Sujet dérangeant s'il en est, le film a pourtant beaucoup de mal à nouer le ventre. Pourquoi cela ? La faute tout d'abord à une réalisation hasardeuse, limite amatrice, qui ressemble plus à un film tourné au caméscope par quelques ados pendant leurs grandes vacances qu'à la fameuse "première oeuvre" d'un réalisateur qui deviendra par la suite l'un des maîtres du cinéma d'épouvante. Le montage est lui aussi plus que moyen. Du côté des acteurs, c'est la catastrophe. Mais le pire est atteint avec la BO. Oh les morceaux en tant que tels sont irréprochables (de jolis morceaux champêtres qui ne sont pas sans rappeler le Pink Floyd d'Ummagumma ou bien le Neil Young d'Harvest, sorti d'ailleurs la même année). Mais c'est bien l'utilisation de la BO qui est catastrophique. Tellement mal utilisée qu'elle désamorce systématiquement la tension de certaines scènes forcément dérangeantes (enfin, sensées l'être...). Alors là où l'on devrait être pris de nausée devant une scène de course-poursuite par exemple, on est à deux doigts de rire et de taper du pied en rythme sur la musique ! Du coup, des scènes qui tournent au risible, au ridicule... à l'image de tout le film finalement. Fort heureusement, Wes Craven s'est amplement rattrapé par la suite, en offrant au monde des films qui continuent de hanter nombre de nuits d'adolescents.
le remake est 4 fois plus mieux ! J'aime bien Wes Craven (Freddy 1 et 7,scream 1,2 et 3...) et Sean Cunnhigam (Vendredi 13 1980) mais pour ce film , pas du tout apprécié !
Nettement moins optimiste et fleur bleue que le remake 2009, ce film a bien évidemment pris un coup de vieux. Le plus dérangeant finalement, c'est l'ignominie côtoyant la bande sonore régulièrement carnavalesque, maladresse étrangère à l'âge...
Pensé à la base comme un porno horrifique (idée qui sera finalement abandonnée, les acteurs, dont certains venant du milieu X, trouvant à juste titre que des scènes hards nuiraient plus qu'autre chose à la qualité du film), un quasi-remake de "La source" de Ingmar Bergman brut de décoffrage et extrêmement dérangeant, égratignant au passage la bonne bourgeoisie et illustrant à merveille la fin du rêve hippie (on ne peut s'empêcher de penser à la "famille" Manson). Avec ce premier film, Craven prouva qu'avec trois francs six sous et sur la base d'un pur film d'exploitation quasi-amateur, l'on pouvait mine de rien poser sa pierre à l'édifice d'un cinoche en pleine mutation.
Je ne fais pas ma tasse de thé de ce genre de cinéma, mais un Wes Craven, ça ne se loupe pas. Vu le peu de moyens (env. 400.000 euros actuels) le film n'est pas au top, et à tous points de vue, mais il faut le voir. Et bonjour l'image de la maison Poulaga, ridicule au possible.
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3,0
Publiée le 26 juillet 2010
On peut dire que le premier long-mètrage de Wes Craven en tant que cinèaste, donne lieu à des scènes particulièrement èprouvantes pour le spectateur, dont l'ambiance est renforcèe par la qualitè floue et granuleuse de la pellicule! Tournè en 16 mm, "Last House on the Left" s'appuie sur un scénario simple mais efficace avec un budget inexistant aidant malgrè lui à renforcer le rèalisme malsain de la mise en image! Ce ne sont pourtant pas ces atrocitès complaisamment filmèes qui rèpugnent le plus, mais bel et bien la première partie avec son climat pènible, presque insoutenable! Un ènorme succès de scandale qui nous emmène dans un cauchemar èveillè où l'absence de moyens, la nature omniprèsente et les ballades folks seventies dèlicieusement vieillotes ajoutent à l'effroi! A rèserver à un public très averti...
Quel choc durant le premier visionnage. Ce film a une atmosphère malsaine, choquante, écoeurante, triste, noire, ... Rarement j'aurais été autant "bousculé" par un film. Aujourd'hui encore, le premier film de Wes Craven a conservé sa force de l'époque et restera comme l'un des films les plus dérangeant du cinéma. Un petit bémol, les scènes avec les deux policiers qui veulent sûrement contraster avec l'horreur, mais qui sont au final ridicules.
Je veux bien croire qu'à l'époque, ce film ait fait sensation. Mais aujourd'hui, personnellement, je trouve qu'il ne fait ni chaud ni froid. Risible sur ses aspects à sensations (la tronçonneuse à la fin qui scie une chaise alors que la chaîne ne tourne même pas...) qui font pâle figure comparées aux effets que l'on nous sert à longueur de temps en première partie de soirée sur TF1. Néanmoins, l'idée était intéressante au départ et certaines scènes sont toutefois dérangeantes.
Osé pour l’époque, ce premier film de Wes Craven a été très controversé notamment au Royaume Uni. Un vrai film de genre bis. Tous les éléments du genre sont réunis. C’est crade et certaines scènes sont assez horribles surtout les finales. La bande originale est superbe. L’histoire quant a elle, n’est vraiment pas mal dans le sens où tout se joue juste a coté de secours présumés. On regrettera, néanmoins, que tous les acteurs ne soient pas si convaincants. Tourné comme un film d’amateur, cela donne un coté encore plus malsain car nous rapproche d’avantage des scènes. C’est un premier essai encourageant pour celui qui réalisera « Freddy » et « Scream ».
Ayant découvert il y a quelques mois le remake de Dennis Illiadis, j'ai eu envie de visionner le film original que je connaissais de réputation. Disons le tout net: le premier long métrage de Wes Craven (également monteur du film) a énormément perdu de son punch et on a fait bien plus choquant depuis (la scèen du viol dans le remake est plus insupportable que celle de l'original). Néanmoins, le film de Craven joue plus sur la perversité et le décalage, particulièrement avec une musique en totale décalage avec l'intrigue. De ce point de vue, on pourrait reprocher au remake un certain classicisme, mais le film de Craven est totalement ancré dans son époque (les références sont d'ailleurs multiples). C'est pourquoi on peut énormément apprécier le travail de Dennis Illiadis sure le remake, à la fois fidèle et complètement différent. Néanmoins, le film de Craven n'est pas sans défauts: l'intrigue souffre de quelques invraisemblances (néanmoins moins que dans le remake) et les méchants sont, comme dans le remake, beaucoup trop caricaturaux, à l'exception de David Alexander Hess (également compositeur de la musique du film) formidable dans le rôle du terrifiant Krug. De plus, leurs scènes de dialogue ne sont absolument pas crédibles. Les scènes avec les deux policiers sont d'une rare inutilité et d'une grande lourdeur. La dernière maison sur la gauche 1972 est un film d'horreur fauché et violent quelque peu malsain qui ravira les fans mais qui ne séduit pas totalement à cause de faiblesses certaines. Pour ma part, je nourris une petite préférence pour le remake de 2009, même si ce dernier est loin d'être un chef-d'oeuvre également.
j'imagine que ce film a dû choquer lors de sa sortie en 1972...quelle violence et quelle sadisme pervers...digne d'un orange mécanique...une fin style le justicier...un film qui stigmatise la violence gratuite et le monde sans foi ni loi des drogués..
Craven ne s'était pas fait que des amis avec ce film extrèmement choquant à l'orée des années 70. Malsain à l'extrème , la dernière maison est une date importante dans l'histoire des films d'horreur , et s'avère être le film culte par excellence.
Tout dans le film est quasi amateur. Le scénario qui est assez minable, les acteurs pas crédibles, la réalisation est tout juste correct, le pire est le montage (je fais mieux !). Le seul point fort est le sujet fallait tout de même oser, peu de long-métrage étaient "hard" comme celui-là à l'époque.
1972. Le monde n'est pas prêt pour "La dernière maison sur la gauche". Bien sûr à la regarder aujourd'hui, cela reste un film d'horreur sadique dont les acteurs jouent mal (comme tous les films de l'époque, même les meilleurs Carpenter ou Craven). Mais remettez-vous en 1972 et imaginez les gens hurler ou avoir la nausée dans la salle de cinoche. Aujourd'hui la mode est au sadisme, toujours plus loin et plus dur (Saw, Hostel et j'en passe), mais Craven, en 1972 ouvrait la voie à un genre qui n'a pas été repris pendant....30 ans. Leb réalisateur se paie même le toupet d'accentuer toutes les scènes difficiles avec un musique quasi comique. Un film sur la déchéance humaine, la vengeance, l'horreur quoi.