Avis : Le Parfum : histoire d'un meurtrier - Page 10
Le Parfum : histoire d'un meurtrier
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Eowyn Cwper
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2,5
Publiée le 7 mars 2018
septiemeartetdemi.com - Ce film a des facettes qui, peu importe la force du ressenti direct, se révèlent après-coup pour ajouter de la confusion. Ces facettes sont des moments du film distillant leur impression dans l'ombre : il y a le tournage un peu magique en Provence, où se déroulent des évènements peu raccords avec les senteurs de lavande. Il y a le réalisme de la crasse du vieux Paris qui nous fait nous demander pourquoi diable cette coproduction franco-germano-espagnole parle anglais.
Tiens, cette crasse, on y est d'ailleurs initié d'entrée, et les séquences qui s'ensuivent laissent une trainée fragile de désagrément : l'agacement contre la voix off qui s'incruste, la frustration de ne pas savoir où donner de la tête dans une dimension olfactive qui n'a normalement pas sa place au cinéma. On se dit : quel intérêt de savoir si bien tourner le sale si c'est pour ne pas y montrer aussi la beauté, pour la laisser aux mains seules de l'initié ? On se rendra compte par la suite que si ce sentiment demeure indistinct, c'est parce que le film est long et que, fort de ses facettes, on ne voit pas le temps passer.
Mais entretemps, il faut encore traverser la plus grande desdites facettes : les passages dignes d'un Tim Burton ayant été dépossédé de la virtuosité de son compositeur et à qui on aurait donné Dustin Hoffman pour un rôle sans caractère. On assiste ensuite à la mort de son personnage, cynique et inutile à souhait, bercée aussi d'un soupçon de fantastique ; tout à fait burtonien. Est-ce un hasard si l'illustre réalisateur a été considéré pour faire ce film ? En tout cas, on va croire à plusieurs reprises que Ben Whishaw se transforme en Johnny Depp et Paris en Londres ; est-ce le barbier de Fleet Street, ce parfumeur ? Qui assassine dans un silence mutique et sans subtilité à des fins injustifiables, voire immorales, qu'on garde toujours hors de portée de l'entendement du spectateur lui-même ?
À ce stade, l'œuvre est au bord du gouffre du malsain. C'est étonnant qu'il puisse s'en sortir en jouant la carte du fantastique, sortie à demi-mot jusque là. Une carte facile, quasiment grotesque, mais lâchée avec élégance et poésie en puisant dans les racines littéraires de l'histoire. Si on ajoute à cela l'indéniabilité d'une reconstitution soignée et les dimensions dantesques du tournage, on ne peut plus guère dire de ce film qu'il est mauvais, à part peut-être avec ce dernier commentaire : le fantastique occulte inexcusablement le fait qu'une âme d'artiste, fût-elle déterminée et illuminée, n'est pas une âme d'assassin.
Tom Tylkwer, connu pour avoir collaborer avec Quentin Tarantino sur Inglorious Basterds comme pour avoir réalisé Paris, je t'aime, signe avec le Parfum une fresque d'une grande originalité et passionnante de bout en bout. L'équipe artistique a su facilement adapter avec sérieux les décors envisagés du best-seller éponyme de l'écrivain allemand Patrick Süskind, paru en 1985. Ben Whishaw, Dustin Hoffman comme Alan Rickman apporte une touche de crédibilité à ce drame qui peut aujourd'hui être considéré comme incontournable.
Revu récemment, c'est tout de même du beau spectacle que nous a offert Tom Tykwer. Il m'avait déjà interpellé avec "Cours, Lola, cours" et là je dois dire qu'il m'a considérablement surpris. Biensûr, l'histoire y est déjà pour beaucoup même si en fin de compte il ne s'agit que d'une simple histoire de tueur en série, l'époque, le contexte et la notion fantastique de l'odorat apportent vraiment une touche d'originalité enivrante. La forme narrative et la mise en scène sont des plus classiques mais un bon casting avec l'impressionnant Ben Whishaw en tête, une direction artistique impeccable et une fin mémorable à peine croyable font de "Le parfum", un film qui sent vraiment bon le pur divertissement cinématographique de bonne qualité...
Si lon se dit au début que cest un peu répétitif, on est bien vite emporté par ces sublimes images et cette bande-son puissante qui fusionnent à merveille avec le sujet. Deux heures et demi dun enchantement total avec un Ben Whishaw génial...
Un film qui ne brille que par l'interprétation de ses figurants et à l'ambiance envoûtante du tout. Ce qui n'est pas le cas de ses nombreuses longueurs, sa fin qui fait cliché et le doublage français complètement débile (il n'y a qu'à entendre la voix de Dustin Hoffman pour comprendre).
J'avais lu le livre au collège et j'en avais gardé un très bon souvenir. Quand j'ai su que le cinéma avait acheté les droits, je me suis dit que le film allait être râté car le livre était tout simplement inadaptable. Et bien, j'ai été agréablement surprise car le réalisateur a réussi à traduire l'univers du roman, de plus Ben Wisham (Jean-Baptiste Grenouille) est parfait dans le rôle. Seul bémol, la fin sur grand écran paraît vulgaire alors qu'elle est tout à fait poétique dans le roman.
L'histoire, le rythme posé, les images sublimes rendent le film envoûtant et ennivrant comme un parfum mystérieux, ce qui nous permet de louer le travail du réalisateur qui parvient à décrire les différents parfums par des images, des expressions, ce qui n'est pas forcément évident. Ben whishaw réalise une performance remarquable dans ce rôle particulier. Le film est parfois inégal. Certains passages paraissent être survolés un peu trop vite, alors que d'autres sont fouillés en profondeur, jusqu'à tirer un peu en longueur. Dans l'ensemble, ce film est très satisfaisant, passionnant, et bien divertissant.
Trop longue et pas tres passionnante l'histoire de ce serial killer du 18eme siecle.Commencons par le positif en soulignant la grande qualité des decors et costumes ainsi qu'une interpretation irreprochable de la part de comediens chevronnés sauf la jolie debutante Hurd Wood ,le jeune acteur qui incarne Grenouille n'est pas mauvais mais question charisme y a encore du boulot !!! Voila pour le reste ,je me repete mais c'est clairement trop long ,il y a certaines scenes invraissemblables (celle ou Grenouille realise en 2 secondes la copie du parfum) ou vite expediées (la sucession des meurtres a Grasse) mais le pire arrive durant les 20 dernieres mn aveec cette espece de partouze geante censé avoir été provoqué grace au pouvoir du parfum resultant des differents meutres : la on bascule dans le grand n'importe quoi pas credible un instant ,j'ai pas été le seul a esquisser un large sourire devant ce final pour le moins zarbi.Pour couronner le tout la BO est lourde et agacante au possible.
Tom Tykwer parvient à une réalisation sans faille, malgré une histoire complexe à mettre en forme, notamment à cause de la chronologie et du nombres d'évènements qui se produit (c'est sans doute la raison pour laquelle ce dernier a éludé de nombreux passages, parfois très importants du livre et qu'il n'a pas put rendre compte de la portée de certains faits, seulement évoqués dans le film mais particulièrement important si on lit le livre : le fait que Grenouille n'ait pas d'odeurs.) mais aussi à cause de la difficulté à rendre compte des odeurs, au travers des images. Il a parfaitement atteint le but qu'il s'était fixé et le résultat est là : malgré ces ellipses et ces problèmes, il a réussit à raconter de nouveau cette histoire passionnante, avec énormément de suspens (je pense à la scène du fameux meurtre) et une mise en scène parfaitement juste et originale. Petit Couac cependant, pour la prestation peu convaincante de Dustin Hoffman, qui je crois, souffre beaucoup du mauvais doubleur qu'on lui a attribué : son ton ne correspond pas du tout au divers émotions qu'il retranscrit sur son visage. Un excellent drame, bourré de rebondissements et très bien filmé: Précipitez-vous !
Excellente adaptation du roman éponyme ! Le roman au départ est génial, et le film reflète bien le tout. Le pari ici était de représenter les odeurs, et c'est réussi. Un beau film macabre.
Il fallait oser! Le pari était difficile, et je dis chapeau au réalisateur. Il a réussi à faire un film suggestif sur le pouvoir des odeurs, dans la France sale et obscure du XVIIIème siècle. L'acteur principal interpète brillamment le génie malgré lui, rejeté par la masse des médiocres (médiocre n'étant pas teinté de mépris, l'homme par définition est médiocre). Seul bémol: la musique, saoulante à force, et la durée du film (2h auraient suffi). J'ai particulièrement aimé les 15 premières minutes du film, ce qui est assez rare! (en général je préfère la fin).
J'ai beaucoup aimé le film, surtout l'histoire et le décor ! Mais, au bout des dernières minutes, avant la fin, j'étais horriblement déçu : la fin est loin du réalisme. C'est dommage ! Sinon, cela aurait pu être un très beau film.
Publié en 1985, Le Parfum de l'allemand Patrick Suskind est devenu un classique. Il a été vendu en 15 millions d'exemplaires et traduit en 45 langues : voilà un succès qui justifie à lui seul l'idée d'une adaptation cinématographique. Pour autant, il aurait été préférable que celle-ci débouche sur un film ayant sa propre raison d'être. Malheureusement, le résultat n'est qu'une simple illustration du livre, vaine et sans aucune saveur.
Que dire à part que ce film est un bijou d'horreur à l'esthétique irréprochable ? Le spectateur se retrouve hypnotisé, à la fois révulsé par ce qu'il voit et voyeur, complice des atrocités du personnage. La complexité de l'âme de ce dernier est fascinante. Le film donne très envie de se plonger dans le livre. Pour finir, la reconstitution de la France du XVIIIè s est criante de vérité. Le final en apothéose contient la plus belle morale jamais évoquée : c'est l'amour qui fait se mouvoir les hommes.