Avis : Le Parfum : histoire d'un meurtrier - Page 5
Le Parfum : histoire d'un meurtrier
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Dawasta
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3,5
Publiée le 8 novembre 2014
Voila un film à l'ambiance bien particulière. C'est sombre, étrange, gothique et torturé. On dirait du Burton. Le morbide côtoie le merveilleux, le héros est à la fois un génie et un enfant sauvage, attachant et inquiétant. Sa relation avec son maitre n'est pas sans rappeler celle de Mozart et Salieri. L'esthétique y est somptueuse, un grand soin fut apporté aux décors, aux costumes et à la musique. Et la représentation visuelle de l'odorat est vraiment réussie. (Bien)
Tom Tykwer adapte le livre de Patrick Süskind avec une difficulté majeure : comment retransmettre à l'écran l'odorat ultra-développé de Jean-Baptiste Grenouille ? Le cinéaste prend le parti d'une caméra virevoltante dans certains passages et même si ce n'est pas toujours aussi réussi qu'on le voudrait, on lui pardonne tant la gageure était difficile. Pour le reste malgré un début un peu lent (dès que Dustin Hoffman arrive, ça y est on est happés dans l'histoire), le film est réussi aidé par une superbe reconstitution, un scénario habile reposant sur la base solide du roman et l'interprétation de Ben Whishaw est assez marquante. Quelques longueurs dans la dernière partie certes mais une véritable fascination au fur et à mesure que le film avance.
Le roman de Patrick Suskind paraissait inadaptable. Pourtant le film, bien qu'il soit à des années lumières du génie contenu par la version papier, s'en sort avec les honneurs et révèle un excellent Ben Wishaw.
Peut-être la pilule sera plus difficile à avaler pour ceux qui ont lu le livre daprès ce que jai compris de part et dautre (et encore, les avais sont partagés !) ; pour ma part, jai trouver la mise en image très habile et très soignée, sachant compenser labsence dodeurs par un jeu assez remarquable dimages et de sons bien trouvés qui parviennent au final à nous faire sentir ce qui ne pouvait lêtre. Certes, Tom Tykwer manque un peu dinspiration en son début et manipule assez maladroitement les effets visuels. Mais ce défaut se corrige tout au long du film au point datteindre une véritable apothéose lors de ses vingt dernières minutes. En somme, un spectacle audacieux, original pour ceux qui navait pas humé le livre, et qui est surtout mené avec ardeur et conviction. En somme, voilà un film vraiment plaisant qui mérite le détour.
Très bonne adaptation cinématographique servie par une superbe photo, de splendides décors, une BO inspirée et des acteurs de haute volée (...) Seul regret, un final moins poignant que dans le roman de Süskind. Quant à l’acteur principal, Ben Whishaw, il est "Grenouille". Tellement époustouflant qu’il m’a fait penser à la vile créature de J.R.R. Tolkien, à savoir "Gollum" sans cesse obsédé par son précieux.
Mer-vei-lleux ! Quel talent ! Réussir un film à partir d'un livre que dis-je un Chef D'oeuvre n'est déjà pas chose facile...Mais là ! Rien à jeter. A la recherche du Graal sur fond de meurtre, Pour tous les fans de Dustin Hoffman vous ne serez pas déçus :) Etant Rousse depuis peu je regarde toujours à deux fois avant d'aller me coucher...
En 1985, parut une véritable pépite de la littérature, "Le parfum", sous-titré "Histoire d’un meurtrier". L’originalité de l’intrigue propulsa cette œuvre au rang de best-seller avec ses 15 millions d’exemplaires vendus à travers le monde. Cette originalité n’intéressa pas que les lecteurs puisque le producteur Bernd Eichinger voulut obtenir les droits de ce roman dès sa parution. Quinze années passèrent avant que l’auteur ne finisse par céder. De grands noms de la réalisation se sont penchés sur le projet (Stanley Kubrick, Milos Forman, Martin Scorsese, Tim Burton, Ridley Scott), mais ce dernier échoua finalement dans les mains de Tom Tykwer. En effet, l’histoire unique en son genre ne pouvait qu’accrocher les lecteurs, mais aussi les amateurs de défis. Car l’adaptation s’est révélée être un véritable défi. Et le pari est réussi. L’ambiance particulière y est bien retranscrite, avec cette histoire originale digne des grands thrillers, aussi fascinante qu'épouvantable. D’après mes sources, l’adaptation cinématographique respecte à la lettre (ou pas loin) la trame du livre. Et je dois admettre que pour un film dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’à ce que ma fille me le révèle, j’ai été captivé dès les premières images avec cette parturiente qui accouche sous un étal de poisson en plein marché, et ce avec la plus grande indifférence. Débuts difficiles donc pour celui qui se fera appeler Jean-Baptiste Grenouille, homme qui possède un don exceptionnel : celui de l’odorat, capable de détecter tout arôme, aussi insignifiant soit-il, ce qui va devenir une véritable obsession, laquelle va devenir meurtrière. Ce qui fait de ce personnage principal un homme à la fois attirant et méprisant. Evidemment, on ne peut que louer la qualité de la prestation de Ben Whishaw pourtant dans son tout premier rôle en tant que tête d’affiche. Il faut dire qu’il semble avoir totalement intégré la psychologie de ce personnage qui se distingue par ses spécificités animales. Nul doute qu’il a reçu les conseils avisés du roi des rôles de composition, j’ai nommé Dustin Hoffman, véritable saltimbanque puisqu’il nous a offert des rôles inoubliables comme "Tootsie" ou "Rain man" pour ne citer que ceux-là. A eux deux, ils réussissent à nous plonger dans l’univers olfactif des parfumeurs, véritable monde à part pour Jean-Baptiste qui le mettra définitivement sur la route du sang dans la quête de la fragrance parfaite. Alan Rickman est parfait dans le rôle du père prévenant, doué d’une intelligence rare, ce qui en fait naturellement un sérieux rival à Grenouille. Même les différentes filles victimes du parfumeur sont parfaites. La France du XVIIIème siècle est très bien représentée, que ce soit pour la capitale ou le pays profond, et ce jusque dans les costumes. De par cette époque, et de par l’intrigue, il en résulte une esthétique soignée, sombre qui finit de faire adhérer le spectateur à l’histoire. Tout est parfait durant 1h50/55, jusqu’à l’exécution de Jean-Baptiste Grenouille sur la place publique.spoiler: Une exécution qui n’aura pas lieu… suite à un retournement de situation pas du tout crédible, et qui amène une dose de fantastique à l’intrigue. Pour moi donc, la dernière demi-heure n’a pas de sens et gâche ce qui semblait être un véritable chef-d’œuvre. Pour autant, on ne peut incriminer les scénaristes, puisqu’ils ont suivi la mouture du livre. Autant l’histoire parait folle, après tout les faits divers relatent des choses totalement inconcevables, autant j’aurais aimé un finish plus terre à terre. Ceci dit, "Le parfum : histoire d’un meurtrier" offre un beau divertissement avec son histoire peu banale.
Typiquement le genre de film dont on a l’impression que sa seule quête est d’être original. Or si les acteurs sont bons, si la photographie est irréprochable, on ne peut pas en dire autant de l’histoire en soi, stupide, inutile et absurde. Sous ses faux airs de Monty Python, avec ses décors et ses personnages un brin loufoques, "Le Parfum" aurait pu prétendre à beaucoup mieux si son intrigue criminelle ne débouchait pas sur une scène finale sidérante de ridicule.
Je n'ai jamais vu un film aussi fidèle à l'oeuvre dont il est tiré que celui-ci. Sombre à souhait grâce aux couleurs qui reflètent bien l'idée du livre et à l'intrigue parfaite, ce film s'inscrit élégamment dans la catégorie des thrillers psychologiques comme on les aime.
Par ailleurs le casting est parfait : Ben Wishaw excelle en Jean-Baptiste Grenouille silencieusement inquiétant et avide de parfum, tout comme Alan Rickman qui confirme sa pré-disposition pour les rôles complexes et dramatiques.
Un Film envoutant à l'intrigue et au suspens savamment travaillés, Le Parfum est bel et bien un chef-d'oeuvre qui ne laissera personne indifférent.
Le Parfum est un film un peu spécial. On peux détester ou adorer. Pour ma part, mon avis est plutôt mitigé. Certes l'histoire (un peu rocambolesque) m'a plu ainsi que les décors vraiment soignés. Mais, la fin est absolument..ratée. C'est du grand n'importe quoi. Le film en soi est plutôt plaisant, mais la fin est vraiment trop grotesque pour être appréciée. Et la fin compte énormément, alors là, forcément...Dommage quand même !
Le roman est à mon avis impossible à transposer en film. Déjà, le sous-titre "Histoire d'un assassin" est mal choisi, il nous annonce un thriller alors que ce n'est pas du tout l'esprit de cette histoire. Ensuite, même avec application (et le réalisateur en a), un tas d'effets, une lumière et une photographie soignées, on n'obtient qu'un brouillon moyen, et surtout une ambiance plus lourde que mystérieuse ou inquiétante. Les mots, les verbes, les adverbes autour de l'odeur sont remplacés par un tas de reniflements et des séries de flashbacks/images indigestes. Le tout manque de personnalité, les effets ressemblent à ceux du film Vidocq (mais en moins lourds quand même), on vire rapidement dans le grotesque. Ben Wishaw est beaucoup plus mignon que son personnage, il ne fait pas une mauvaise prestation et j'aurai surement plaisir à le voir dans un autre film, mais c'est quand même dommage d'avoir pris une aussi belle gueule pour jouer Grenouille. Bon, si ça se trouve j'aurais râlé si l'acteur principal avait été moins mignon, parce qu'au moins le film a un intérêt là (heum heum). De toute façon, cette histoire n'aurait jamais du passer de l'autre coté d'une caméra.
C'est l'histoire d'un psychopate obsédé par l'odeur des femmes surtout les rousses. La fin est tellement ridicule que c'en est risible : oh un ange vite tout le monde à poil et embrassons-nous...oh non finalement vaut mieux le manger...