Avis : Le Parfum : histoire d'un meurtrier - Page 6
Le Parfum : histoire d'un meurtrier
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HarleyQuinn52
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4,0
Publiée le 7 mars 2012
Je dirai que le parfum est un film paradoxal , en effet car on assiste pendant 2h a un film exceptionnellement beau et troublant , tout d'abord au niveau esthétique , la reconstitution parfaite d'un Paris aussi poisseux que précieux , des plans d'une précision et d'une beauté époustouflantes , et une musique entêtante qui combinait à tous les autres élements esthétiques du film rendent l'idée de parfum très palpable. Et puis surtout , la révélation d'un acteur inconnu Ben Wishaw qui en acteur de théâtre confirmé incarne avec un talent immense l'inconscient mais génial Jean-Baptiste Grenouille , son jeu est vraiment parfait. Pendant donc 2 heures nous assistons donc à un chef d'oeuvre qui a failli passer entre les mains de Kubrick,Burton,Scott ou Scorsese et puis malheureusement Tom Tykwer suicide son film en mettant une scène absolument ridicule et grotesque ou une foule de personnes basculent dans une orgie sexuelle terriblement bête , la scène casse toute l'ambiance troublante du film qui ne devient plus du tout crédible , jusqu'à la fin. A la sortie du film , on est énervé contre Tykwer qui a fait pendant deux heures un travail parfait , hormis une scène d'introduction qui devient inutile , et qui fait basculer son film dans la grosse pantallonade , la faute également aux figurants , qui ressemblent plus à des personnages de dessins animés benets , qu'à des villageois enivré de plaisir. C'est bien dommage mais a voir pour quand même apprécié la formidable interprétation de Ben Whishaw et les deux premières heures magnifiques et passionnantes.
Je n'ai pas lue le livre et apprécie encore moins les polars et autres histoires de criminels, ce monde souillé par les humains et leur insatiable cupidité n'apportant partout rien que misère et malheurs étant suffisamment écœurant pour ne pas avoir besoin d'autres arguments en sa défaveur.
Ce récit n'en demeure pas moins un pur chef d'oeuvre, digne d'être comparé aux magistraux "Les fantômes de Goya" de Milos Forman, "Blade Runner" de Ridley Scott, "Brazil" de Terry Gilliam, "Après la pluie" de Takashi Koizumi, "Waking Life" de Richard Linklater ou encore à "Le Roi et le Clown" de Lee Jun-ik.
Le simple fait de lire parmi les mauvaises critiques faites à son sujet que l'histoire se déroulerait au moyen-âge, c'est à dire quelques années avant 1968 :) (devrais-je rappeler que le héro du film est né en 1738 ?) en disant long sur le niveau de ces "lumières" de l'intellect contemporain, ce soit disant "avenir de l'humanité", totalement incapables de dater correctement le contexte historique d'une oeuvre autant que d'en saisir le ou les messages, sans parler du sens de toute métaphore ou de sa portée philosophique.
Alors certes, certaines images peuvent effectivement choquer les culs-pincés et autres moralisateurs à la cervelle étriquée, non seulement parce qu'elles osent montrer un bout de chair dénudée mais aussi et surtout parce que commettant le crime de lèse-majesté, de s'adresser à l'intelligence des spectateurs au lieu de tenter de les abrutir à l'instar de toute production digne de ce nom, avant tout destinée à la masse des décérébrés.
Difficile de conseiller ce film, l'histoire d'un psychopathe qui peut créer l'amour sans pouvoir être aimé. Le film perd le coté philosophique du livre et donc perd tout son intérêt. Cependant, la mise en scène est excellente, avec un bon jeu d'acteur, et une musique correcte. On se sent quand même mal à la fin du film.
"Attention, adaptation de chef d'oeuvre et de best-seller est toujours un pari casse gueule!" aurait du se dire le réalisateur de ce film pour se fixer un garde fou avant de se lancer dans cet improbable pari. Car le spectacle qu'il nous livre est avant tout très bancal. En effet, si le film se laisse suivre relativement bien, il est tout de même plombé dès le départ par une réalisation toute en lourdeur, laissant la place à pas mal de plans et de scène inutiles qui noient le film dans un ensemble beaucoup trop long. La fin réserve une scène des plus ridicules, comme si le réalisateur se tirait lui même une balle de le pied, histoire d'abattre son film en plein vol. L'ensemble est également mal joué, mis à part les performances de Rickman et Hoffman (comme toujours!!!). A éviter également la VF, indigne d'un film au format ciné. D'ailleurs, à éviter tout court!
Il y a des livres qui ne s'adaptent pas. "Le parfum" de Süskind en est un. Ce monument de la littérature est plus qu'un livre, c'est une expérience. Une expérience onirique et olfactive puisqu'en dehors d'une écriture merveilleuse, le lecteur se retrouve rapidement avec un odorat accru. Quand on lit "Le parfum", on "sent". Et preuve une fois de plus que les américains sont des anes bâtés totalement incultes, ce film est sous-titré "l'histoire d'un meurtrier", preuve qu'ils n'ont retenu que le coté "thriller" du l'oeuvre. Hors, ce cantonner à cela, c'est un peu comme de voir un film sans le son: sans intérêt. Tout comme le film d'ailleurs, car en dehors d'une photographie assez léchée et de beaux décors, les acteurs jouent aussi mal (Dustin Hoffman en tête...) que possible et l'écriture et la réalisation rendent aussi fade et banale que possible les agissements de Grenouille. Quand à les mettre en lumière...on oublie. Bref, on s'ennuie ferme devant ce pale thriller qui tente vainement de toucher du doigt la fubuleuse tétralogie d'Hannibal Lecter. Quel gâchis...
C'est Tom Tykwer qui a la lourde tâche d'adapter au cinéma en 2006 le roman homonyme de Patrick Süskind ; roman qui avait déjà conquis la critique et qui est surtout difficilement adaptable. On est en effet confronté à une œuvre tout aussi poétique que cruelle avec des scènes ou même des concepts qui partent assez loin et que l'on a du mal à se représenter sur grand écran. Je rentre tout de suite dans le vif du sujet, notamment avec la fin mais pourtant, le réalisateur y parvient sans ne jamais tomber dans le ridicule ; au contraire, il sublime ce dernier acte avec une caméra au regard toujours aiguisé. Pour rester sur la mise en scène, le réalisateur réalise - à l'instar de son héros - un travail d'orfèvre avec des plans ciselés agrémenté de moments angoissants lorsqu'il le faut, en filmant notamment les rues de Grasse à la manière d'un Londres abritant Jack L'Éventreur, ou alors de moments plus doux, même lorsque le héros commet paradoxalement les pires horreurs. Il faut dire que la photographie opérée par Frank Griebe n'est pas étrangère à tout cela, elle sublime cette mise en scène et créer une ambiance particulièrement réaliste dans un très beau Paris reconstitué tout en tirant vers les couleurs or / orangés, rappelant l'huile tant convoitée par le héros, ou plutôt l'anti-héros. Car, pour revenir sur l'histoire, nous suivons celle de Jean-Baptiste Grenouille qui la particularité de pouvoir reconnaitre n'importe quelle odeur et d'ainsi créer une infinité de parfums chez un parfumeur réputé qui lui apprend son art. Mais le but de Grenouille est de trouver le parfum ultime, celui qui ferait plier n'importe qui. Pour cela, il dézingue des belles filles en espérant en récupérer leur odeur, leur essence. Oui, c'est là que ça part un peu en sucette, d'où l'aspect glissant de transposer le bouquin au cinéma. Car encore une fois, ça peut vite tourner au ridicule ou alors sombrer dans le gore et le nauséabond le plus racoleur. Mais le film ne prend heureusement pas cette voie en étant tout de même bien dérangeant par moments. D'ailleurs, la scène d'introduction donne tout de suite le ton ; la voix off nous parle d'un Paris puant, mis en image par des poissons au bord de la décomposition sur un étalage, des boyaux, des porcs éventrés, des gens crasseux, de la boue et un bébé qui nait dans toute cette horreur : Grenouille. On soulignera également un jeu d'acteur tout aussi précis que la mise en scène avec quelques gros noms dont Dustin Hoffman et Alan Rickman mais aussi et surtout Ben Whishaw qui a parfaitement cerné le rôle, ce qui est d'autant plus compliqué que tout passe majoritairement par son regard froid et calculateur ou alors amoureux et désespéré. Bref, "Le Parfum : histoire d'un meurtrier" est donc plus qu'une adaptation fidèle (enfin relativement mais comme dans toute adaptation, le film a dû faire des choix), il vient presque compléter le roman avec des images que le spectateur n'est pas prêt d'oublier sans pour autant céder au sensationnalisme.
Adapté du best-seller de Patrick Süskind, un film envoûtant, à la reconstitution historique soignée, qui suit la quête d'un jeune homme à la recherche du parfum absolu. Mais le résultat est trop long et souffre d'une mise en scène répétitive qui manque de souffle.
Malgré une baisse de rythme dans sa deuxième partie, ce film jouit d'une superbe ambiance de thriller en costumes d'époque, grâce à une jolie mise en scène et une magnifique musique. Belle brochette d'acteurs et d'actrices. Une réussite.
Vraiment un film à voir et qui aurait dû faire parler de lui. Or contre toute attente, il est passé inaperçu. L'histoire raconte la vie terrible, cruelle et pathétique, de Jean-Baptiste Grenouille qui va devenir meurtrier malgré lui. Ce pauvre garçon qui va de rejet en rejet n' a qu'une obsession : trouver l'amour des autres. Et pour cela il mettra tout son savoir-faire pour concocter un parfum aux vertus aphrodisiaques. Certes, il va tuer mais avec une subtilité qui lui est propre et qui ne laisse pas de place à la cruauté et l'effusion de sang. Cet homme est un génie qui n'est malheureusement pas reconnu et qu'on exploite et laisse dans la misère en raison de ces origines sociales. Seul lui, sait qu'il est doué, qu'il a quelque chose que les autres n'ont pas, et il va le démontrer de la manière la plus obscure tout en conservant son style, subtil et délicat. Qui plus est les décors sont superbement reconstitués. On redécouvre le Paris du XVIII siècle avec ses petites ruelles fiévreuses de monde et ses quartiers populaires où règne la puanteur. L'immersion dans l'univers de la parfumerie est aussi très instructif : on découvre le métier dans ses aspects techniques et lyriques.
Adaptation du roman de Patrick Süskind publié en 1985, Le Parfum Histoire D'Un Meurtrier est un excellent film. L'histoire nous fait suivre le destin d'un homme qui n'a pas une vie facile mais qui grâce à son don lui permettant de reconnaître toutes les odeurs va laisser une trace dans les mémoires ainsi que pour les actes odieux qu'il va commettre. Ce récit est passionnant à suivre de bout en bout pendant les deux heures et quart que dure le long-métrage. La narration nous plonge dans cette intrigue envoutante à l'ambiance particulière aussi enivrante qu'une fragrance. Ce scénario adapté respecte de belle façon l’œuvre originale dans les grandes lignes, c'est plutôt au niveau des détails qu'il manque quelques points. Certains ont une grande importance dans le livre et sont ici totalement absents, bien que le film soit compréhensible c'est tout de même dommage que certains passages de l'ouvrage aient disparus en passant sur grand écran, d'autant plus qu'il prend son temps alors nous n’aurions pas été contre trente minutes de plus afin de tout faire rentrer. La plus nette différence se trouve dans le ton moins sombre et plus romancé. Si certains passages sont tout de même à réserver à un public mature, l'ensemble est plus édulcoré. Il en va de même pour le physique de grenouille ici beaucoup plus avantagé vu qu'il est interprété par l'excellent Ben Whishaw qui est loin d'avoir une apparence ingrate. Le reste du casting est tout aussi bon que ce soit Dustin Hoffman, Alan Rickman ou encore les proies à la toison rousse que sont Rachel Hurd-Wood et Karoline Herfurth. Tous les personnages sont appréciables et parfaitement incarnés sans les dénaturés par rapport au roman. Les échanges entre ces différents rôles apportent de très belles scènes, magnifiées par la réalisation de Tom Tykwer. Cette dernière arrive parfaitement à nous faire ressentir les odeurs en nous montrant des images repoussantes et d'autres attirantes, mélangeant ainsi le dégout à la sensualité. De plus, le travail de reconstitution est parfait aussi bien au niveau des sublimes décors avec notamment ce pont sur lequel se dresse des bâtisses, qu'au niveau des costumes. Tout cela combiné rend une photographie très jolie et donne au film un flacon à l'esthétique irréprochable. Ce superbe visuel est accompagné par une b.o. mélodieuse en total accord avec le récit, qui complète merveilleusement bien l’œuvre d'origine dépourvue de sons. Celle-ci sait également laisser place à des moments de silences créant ainsi une atmosphère singulière. La fin pour sa part - bien que connue des lecteurs - arrive à surprendre tant sa mise en scène la rend mémorable et vient parfaitement clore ce thriller atypique. Au final, que ce soit sur papier ou sur toile, Le Parfum, Histoire D'Un Meurtrier est une œuvre à découvrir et cette version est une très belle porte d'entrée.
Excellent conte À mon 1er visionnage, j'aurai juré que c'était un film français tellement le style et l'ambiance générale ressemble à celui de Christopher Gans... Excellente photographie, excellente histoire, et bande sonore Je recommande
L'histoire est très prenante. Jean-Baptiste Grenouille nous fait aisément entrer dans sa quête du parfum parfait. J'ai tout de même été déçu par la fin, même si l'histoire est très originale, j'en ressors avec une sensation de bâclée dans les dernières minutes. Dommage car les acteurs, surtout le principal, sont excellent et l'ambiance est pleine d'odeurs, surtout des mauvaises dès le début. Sans doute cela aide-t-il à s'accrocher tout le long du film à la poursuite de la quête d'un ultime parfum. Puissant, prenant, avec un soupçon de déception.
Un conte aux douces effluves vénéneuses de parfum qui nous envahit pour ne plus nous relâcher. Patrick Süskind peut être fier, la caméra de Tom Tykwer fait honneur à sa plume de la manière la plus totale qu'il soit.