Derniers Avis sur Le Parfum : histoire d'un meurtrier
Le Parfum : histoire d'un meurtrier
Note moyenne
3,5
19472 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 016 critiques spectateurs
5
270 critiques
4
329 critiques
3
95 critiques
2
186 critiques
1
91 critiques
0
45 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Charles de Villeroy
1 abonné
9 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 29 août 2026
Je n'arrive pas à croire que ce film est aussi mal noté, pour moi c'est un chef-d'oeuvre. Le visuel est sublime, le jeu d'acteur parfait, et le scénario nous tient en haleine tout le film. Sans parler de la musique qui est magistrale À voir sans hésiter, les notes ne sont pas représentatives du film
C'est Tom Tykwer qui a la lourde tâche d'adapter au cinéma en 2006 le roman homonyme de Patrick Süskind ; roman qui avait déjà conquis la critique et qui est surtout difficilement adaptable. On est en effet confronté à une œuvre tout aussi poétique que cruelle avec des scènes ou même des concepts qui partent assez loin et que l'on a du mal à se représenter sur grand écran. Je rentre tout de suite dans le vif du sujet, notamment avec la fin mais pourtant, le réalisateur y parvient sans ne jamais tomber dans le ridicule ; au contraire, il sublime ce dernier acte avec une caméra au regard toujours aiguisé. Pour rester sur la mise en scène, le réalisateur réalise - à l'instar de son héros - un travail d'orfèvre avec des plans ciselés agrémenté de moments angoissants lorsqu'il le faut, en filmant notamment les rues de Grasse à la manière d'un Londres abritant Jack L'Éventreur, ou alors de moments plus doux, même lorsque le héros commet paradoxalement les pires horreurs. Il faut dire que la photographie opérée par Frank Griebe n'est pas étrangère à tout cela, elle sublime cette mise en scène et créer une ambiance particulièrement réaliste dans un très beau Paris reconstitué tout en tirant vers les couleurs or / orangés, rappelant l'huile tant convoitée par le héros, ou plutôt l'anti-héros. Car, pour revenir sur l'histoire, nous suivons celle de Jean-Baptiste Grenouille qui la particularité de pouvoir reconnaitre n'importe quelle odeur et d'ainsi créer une infinité de parfums chez un parfumeur réputé qui lui apprend son art. Mais le but de Grenouille est de trouver le parfum ultime, celui qui ferait plier n'importe qui. Pour cela, il dézingue des belles filles en espérant en récupérer leur odeur, leur essence. Oui, c'est là que ça part un peu en sucette, d'où l'aspect glissant de transposer le bouquin au cinéma. Car encore une fois, ça peut vite tourner au ridicule ou alors sombrer dans le gore et le nauséabond le plus racoleur. Mais le film ne prend heureusement pas cette voie en étant tout de même bien dérangeant par moments. D'ailleurs, la scène d'introduction donne tout de suite le ton ; la voix off nous parle d'un Paris puant, mis en image par des poissons au bord de la décomposition sur un étalage, des boyaux, des porcs éventrés, des gens crasseux, de la boue et un bébé qui nait dans toute cette horreur : Grenouille. On soulignera également un jeu d'acteur tout aussi précis que la mise en scène avec quelques gros noms dont Dustin Hoffman et Alan Rickman mais aussi et surtout Ben Whishaw qui a parfaitement cerné le rôle, ce qui est d'autant plus compliqué que tout passe majoritairement par son regard froid et calculateur ou alors amoureux et désespéré. Bref, "Le Parfum : histoire d'un meurtrier" est donc plus qu'une adaptation fidèle (enfin relativement mais comme dans toute adaptation, le film a dû faire des choix), il vient presque compléter le roman avec des images que le spectateur n'est pas prêt d'oublier sans pour autant céder au sensationnalisme.
J’avais beaucoup aimé le livre, il y a très longtemps, et j'ai eu le plaisir d'y retrouver mes quelques souvenirs : c’est déjà un excellent point. Il faut dire que l'intrigue est formidable : celle de ce nez extraordinaire qui sème le chaos sur son passage, que ce soit malgré lui ou volontairement. L’utilisation omniprésente de la voix off n’est absolument pas dérangeante ici ; elle se justifie parfaitement, le personnage principal étant solitaire et très peu loquace. Côté casting, les acteurs sont convaincants, et l'interprète de Jean-Baptiste Grenouille est particulièrement habile. Le seul bémol réside dans quelques longueurs, mais on les oublie vite. Un très bon film en somme.
Le film est efficace : les 2h20 passent vite. Le héros n'offre aucune empathie possible. La fin est ridicule. Au bout du compte, ça laisse un arrière goût de malaise. Vue la période c'est prérévolutionnaire (fin 18ème - le siècle pas l'arrondissement parisien ; même si question féminisme et salubrité on se croirait Porte de la Chapelle !) : tueur en série névropathe comme Macron, le nez en plus. Que ne pue t'on faire mieux!
Impressionnante reconstitution des bas fonds parisiens du XVIIIème siècle, chef d'oeuvre d'esthétisme sordide.. rien que pour cela le film vaut le détour. Impressionnante également la performance de Ben Whishaw, Jean Baptiste Grenouille, psychopathe aussi innocent qu'inquiétant, au don olfactif exceptionnel. Jusqu'à ce dénouement, à la limite du ridicule, qui ternit un peu l'ensemble..
✨ « Le Parfum » : le film qui transforme le dégoût en fascination ✨ Le titre : une promesse inhabituelle Dès son titre, « Le Parfum – histoire d’un meurtrier » intrigue. Ici, pas de simple thriller, ni d'horreur conventionnelle : c’est une expérience sensorielle originale où l’odorat devient aussi essentiel que l’image.
Un réalisme saisissant, presque documentaire a) Atmosphère immersive Le spectateur découvre un Paris du XVIIIe siècle authentique, surpeuplé, où la saleté règne et les personnages transpirent littéralement à l'écran. Tout suscite une impression de dégoût, avec des scènes parfois difficiles à supporter, donnant même du mal à manger devant le film.
b) Fidélité historique Ce réalisme, validé par des historiens, atteint une précision étonnante. Contrairement à d’autres films historiques, rien n’est embelli. Les rues bondées, l'hygiène bucale et corporelle douteuse, les animaux en décomposition dans la rue, la misère sociale : tout contribue à plonger le spectateur dans un univers sans filtre.
Une exploration inédite des émotions a) Morbidité (Dégoût + Joie) Le film génère une émotion rare : la morbidité. On ressent un dégoût profond face aux meurtres, à la cruauté sociale et à la crasse, mais paradoxalement une certaine joie en imaginant les parfums merveilleux créés par Grenouille. Cette combinaison étrange captive tout en perturbant profondément.
b) Ambivalence (Dégoût + Confiance) Autre subtilité émotionnelle : l'ambivalence. Le spectateur ressent à la fois du dégoût face aux actes criminels du personnage principal, mais une certaine admiration envers ses compétences exceptionnelles. Cette tension permanente entre répulsion et fascination rend l'expérience unique.
Personnages : psychologie approfondie Le film offre des personnages complexes, notamment Grenouille, que certains identifient comme un profil ISTP-5-4 (ou INTJ-5-4) : il est solitaire, intelligent, rationnel et créatif. Ce portrait subtil pousse le spectateur à questionner la frontière entre génie et folie, renforçant l'aspect fascinant du récit.
Un film unique dans le paysage cinématographique a) Pas un film d’horreur classique Rarement un film aura utilisé aussi efficacement le dégoût sans recourir aux clichés horrifiques ou aux procédés classiques du thriller. « Le Parfum » crée une expérience émotionnelle hors-norme en stimulant des réactions presque contradictoires chez le spectateur.
b) Comparaison avec le thriller « Un ours dans le Jura » L’atmosphère du film peut rappeler celle d'un thriller comme « Un ours dans le Jura » (2024), dans lequel la confrontation brutale avec une nature sauvage produit un même malaise viscéral. Toutefois, alors que « Un ours dans le Jura » suscite surtout tristesse et anxiété face à une nature hostile, « Le Parfum » utilise une palette émotionnelle très différente : ici, la joie sensorielle, l'ambivalence et la fascination remplacent la tristesse, provoquant une expérience rare et durable dans la mémoire.
Pourquoi le voir ? Une conclusion accessible à tous Ce film est conseillé à tous ceux qui recherchent une expérience cinématographique atypique et puissante. Il fait réfléchir, il dérange, mais surtout il démontre brillamment comment des émotions aussi éloignées que le dégoût, la joie et la confiance peuvent coexister harmonieusement.
✨ En bref : « Le Parfum » est un chef-d’œuvre sensoriel, psychologique et émotionnel, qui reste longtemps en tête, et qui ose explorer l'inconfort pour mieux révéler la complexité de la nature humaine. ✨
Une œuvre viscérale, dérangeante, et pourtant envoûtante. Le film réussit l’impensable : transmettre l’odeur à travers l’image. C’est moite, organique, presque palpable. Chaque scène semble chargée de senteurs, qu’elles soient florales, fétides ou animales.
Le personnage de Jean-Baptiste Grenouille fascine autant qu’il met mal à l’aise. C’est un monstre sans émotion, un génie de l’odorat, un être vide qui ne cherche qu’à capturer l’essence absolue. Le film, en épousant sa logique froide, devient une descente lente vers l’obsession, la folie, le meurtre… mais avec une forme d’élégance hypnotique.
L’esthétique est sublime, poisseuse et baroque. Les acteurs (Ben Whishaw en tête) sont irréprochables, et la voix-off, omniprésente, donne au récit une allure de conte macabre.
Certains pourront reprocher un rythme irrégulier ou un final absurde, mais c’est justement cette audace qui rend Le Parfum unique. On en ressort mal à l’aise, fasciné, un peu hanté. Ce n’est pas un film qu’on regarde d’un œil distrait : c’est une expérience sensorielle brute, qui marque la mémoire comme une odeur persistante.
Vraiment un film à voir et qui aurait dû faire parler de lui. Or contre toute attente, il est passé inaperçu. L'histoire raconte la vie terrible, cruelle et pathétique, de Jean-Baptiste Grenouille qui va devenir meurtrier malgré lui. Ce pauvre garçon qui va de rejet en rejet n' a qu'une obsession : trouver l'amour des autres. Et pour cela il mettra tout son savoir-faire pour concocter un parfum aux vertus aphrodisiaques. Certes, il va tuer mais avec une subtilité qui lui est propre et qui ne laisse pas de place à la cruauté et l'effusion de sang. Cet homme est un génie qui n'est malheureusement pas reconnu et qu'on exploite et laisse dans la misère en raison de ces origines sociales. Seul lui, sait qu'il est doué, qu'il a quelque chose que les autres n'ont pas, et il va le démontrer de la manière la plus obscure tout en conservant son style, subtil et délicat. Qui plus est les décors sont superbement reconstitués. On redécouvre le Paris du XVIII siècle avec ses petites ruelles fiévreuses de monde et ses quartiers populaires où règne la puanteur. L'immersion dans l'univers de la parfumerie est aussi très instructif : on découvre le métier dans ses aspects techniques et lyriques.
Le parfum: Histoire d'un meurtrier est un film qui raconte l'histoire de Jean-Baptiste Grenouille,un jeune homme né avec un nez exceptionnel :il peut sentir les odeurs mieux que n'importe qui.il vit dans la France du XVIIIe siècle,un endroit à la fois sale et intéressant. Grenouille,qui a souvent été rejeté,devient obsédé par les odeurs,surtout celles des jeunes filles.Il veut créer le parfum parfait,mais pour y arriver,il commence à faire des choses terribles et dangereuses.Le film montre comment il utilise ses talents pour capturer l'essence des autres. Avec des superbes images,le réalisateur nous fait presque "sentir"l'ambiance de ce vieux Paris.Les acteurs jouent très bien leurs rôles,et la musique rend tout plus intense.la fin est un peu étrange et fantastique,mais elle rend l'histoire encore plus unique.
Un film difficile qui se veut fidèle à la lettre du roman, en particulier au début, au moment de la naissance de Grenouille. La scène de sa fausse exécution me fait penser, par antiphrase, aux tout derniers mots de Meursault dans "L'Etranger"... Certaines scènes sont lourdes, mais la séquence avec Baldini est captivante. Il me semble que l'adaptation cinématographique aurait pu laisser plus de place à l'imagination, au lieu de faire du spectateur un consommateur d'images crues. Cependant, il est vrai que le pari est réussi, puisque apparemment c'en est un
Film excellent, de très belles images reflétant des tableaux tous plus beaux les uns que les autres. Cependant, le dénouement est totalement absurde, celui-ci nous sort du film et c'est bien dommage car le film est captivant jusqu'à cette fin qui manque d'inspiration.
J'ai été très agréablement surpris par ce film. Les décors et les costumes sont réussis. Le personnage de Grenouille est très bien joué. Mention aussi spéciale à Alan Rickmann.
Un thème originale, une réalisation efficace, un bon tempo, des décors du XVIIIe réussi, des acteurs au poils. Bref des points forts même si l’idée de base d’un homme (enfin plutôt un psychopathe) qui a l’odorat d’un super-clébard est un peu WTF. Seulement 3 étoiles au final car à coté de ses bons point ce film est un peu trop glauque et trop irréaliste, sans compter sa fin minable (immorale et complètement perché).