Le premier Shrek était un film d’amour parodique sur l’apparence d’autrui, et la valeur qu’on lui donne. Le deuxième était un film d’amour ultra-parodique sur l’acceptation de l’autre, et le troisième opus est une comédie ultra-parodique. Donc c’est clair, comme vous pouvez le voir, le contenu de ce dernier Shrek est moins étoffé que les précédents, et laisse comme un sentiment de deja-vu. Si on ne pouvait le dire de l’épisode précèdent, pour celui-la, le constat est vrai : Shrek le Troisième est une suite commerciale ( mais cependant trop bien foutue pour qu’on en vienne a se plaindre).
Des le début, le film confirme qu’il n’est pas fait QUE pour les petits, par un humour noir non négligeable (la mort du roi). Le roi, dans ses derniers instants de vie, indique a Shrek la personne qui pourrait lui succéder au trône. Et c’est parti pour une nouvelle aventure, ce qui nous rappelle que les Shrek ont un coté Astérix plutôt agréable. Cependant, dans cette quête, les mêmes recettes seront utilisées, a savoir de la parodie, de la parodie, et encore de la parodie. L’accumulation (presque grotesque) de personnages Disney est la pour nous le prouver. Mais on a beau faire tous les efforts possibles et imaginables, il est trop dur de bouder son plaisir devant des gags et des répliques assez irrésistibles. La ou on pourra faire en revanche la tete, est la morale de fin, trop peu naturelle (on a l’impression qu’Arthur donne une conférence de presse) et trop gnan-gnan.
Ainsi, pour ce troisième opus, Shrek subit une baisse de régime. Moins profond, trop concentre sur la parodie et avec trop peu d’événements marquants (Shrek 2, pourtant plus court parait bien plus long) il s’avère le moins réussi de la série, la faute peut-être aussi a l’absence d’Andrew Adamson. Mais souhaitons que Shrek le Troisième n’était qu’un amuse-bouche agréable pour nous préparer a un excellent (et dernier ?) Shrek 4 sur la famille. Nous ne pouvons que l’espérer.