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Annie_
17 abonnés
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0,5
Publiée le 11 mars 2009
L'histoire aurait pu être intéressante si le réalisateur l'avait mieux présentée : trop de longueur, trop de silences ou trop de bavardages futiles comme on a trop souvent l'habitude de voir dans le cinéma français. C'est ennuyant. Le jeu des caméras se limitant à 1 ou 2 prises de vue par scène ne mettait pas en valeur l'image et l'histoire de ce film. Et pour terminer, les acteurs n'ont pas donné le ton ni rendu hommage à l'histoire : j'ai eu du mal à embarquer dans le film tellement ils jouaient faux. Un gros zéro.
Guère emballant, une nouvelle fois Catherine Breillat n'est vraiment pas une réalisatrice que j'aime mais si je pense que ce film est le meilleur que j'ai vu de la cinéaste. À part Asia Argento que je trouve bien dans les autres sont vraiment pas géniaux, mais bon le scénario et les dialogues une nouvelle fois sont vraiment minable. La mise en scène est plate sans intérêt.
Globalement j'ai trouvée que ce film avait un certain charme, émotions et sentiments passent bien à travers la caméra (des efforts de regard entre asia argento et Fu'ad Ait Aattou). Ce dernier s'en est bien tiré pour une première fois, Bravo!
En ce qui concerne l'histoire, je la trouve trop simplette (ça aurait été beaucoup mieux avec plus d'action). Le résumé du passé basé sur un entretien entre Ryno et la marquise de flers ne m'a pas accroché (trop basique ce retour en arrière).
La morale: L'amour ne peut pas être véritablement dompté ou dirigé. Malheureusemment!!!! Cette finalité ne peut qu'être cruelle. Même en voulant être totalement heureux avec une personne, c'est presque impossible si le coeur lui ne le veut pas.
Ryno veut être heureux avec Hermangarde mais son coeur, lui, appartient à Vellini. Les émotions et les sentiments sont bien trop durs à contrôler.
Oh Catherine, nous te savions tour à tour perverse, sordide, vêtue sexuellement de haillons et irrémédiablement humaine. Nous te connaîtrons dorénavant intemporelle, fataliste, réaliste, crue et toujours aussi irrémédiablement humaine. Ta dissection des microcosmes du corps et de l'âme fascine et agace néanmoins nous t'accordons encore quelques faveurs pour que tu puisses peut-être nous ébahir une bonne fois pour toute.
J'ai trouvé ce film quelque peu étrange par moment. Autant le début , marquant l'histoire du moins sulfureuse de ce couple fut intéressante, autant la suite fut inégale au début . De plus le rythme était quelque peu lent.
Parfois trivial mais surtout élégant, voilà un film plutôt classieux. L'histoire entraîne bien le spectateur : curieux, on veut savoir comment ça va finir ! Photo', costumes, acteurs (à commencer par Asia Argento) : il s'agit surtout d'une réussite esthétique. Brillant.
C'est un beau film malheureusement inégal de Catherine Breillat. Deux superbes protagonistes déchirés dans leur passion amoureuse et sexuelle, à la veille du mariage de l'un avec une jeune femme angélique. La brune et tumultueuse Vellini, habillée de robes rouges et soyeuses contraste donc avec Hermangarde, blanche et pure. Au centre, un jeune homme, Ryno de Marigny, mi-ange mi-démon. Asia Argento, même si on ne la comprend pas toujours, détonne dans ce rôle charnel. En revanche, pourquoi avoir choisi Claude Sarraute, qui n'est pas actrice, pour jouer La Marquise de Flers? Tout le rythme du film est cassé en partie par ses interventions. Film qui aurait mérité d'être plus concis pour captiver son spectateur. On retiendra surtout le jeu dangereux et romanesque des deux protagonistes.
Etrange choix pour une cinéaste à la réputation de films sulfureux et incompréhensibles pour ses réfractaires. Mais, le projet de Catherine Breillat n’est pas aussi surprenant pour la passionnée de littérature qu’elle est depuis son plus jeune âge. L’adaptation de La fille aux yeux d’or de Balzac est le début d’une renaissance de Catherine Breillat qui est plus que jamais déterminée à faire surgir de ses films la pensée la plus pure, le désir et la passion. Ce n’est pas le hasard si le tournage d’Une vieille maîtresse a débuté un an après l’accident cérébral de Breillat. La rééducation qui a suivi, physique et morale à la fois, donne à son dernier film, un autre souffle beaucoup plus romantique et sensuel. Le scénario est fidèle à la langue du XIXème siècle et au texte magnifique du roman de Barbey d’Aurevilly excepté quelques fautes égarées prononcées par la Marquise de Flers ou autre position allongée, toujours de la même Marquise, bien choquante pour une aristocrate digne de ce nom. Serait-ce là un clin d’œil de Breillat qui nous rappellerait son audace et son anticonformisme. Le jeu de Roxane Mesquida(Hermangarde)-dont Breillat s’amuse à dire que c’est la troisième fois qu’elle se fait dépucelée dans ses films- est juste mais manque d’intensité face au mystérieux Ryno de Marigny joué par Fu’ad Ait Aatou. Madonna aurait été sollicitée pour le rôle de la mariée, on ne peut que se demander quel jeu aurait-elle choisi. Le visage angélique d’Hermangarde vient contraster avec celui de son prétendant, mi-démon mi –ange, aux lèvres pulpeuses et dont la singularité nous rappelle Dorian Gray, le jeune dandy séducteur et mondain de l’œuvre d’Oscar Wilde. Le jeune amant, dans les bras de sa maîtresse, est un être intemporel en quête de survie et de passions. Le Kama Sutra de Breillat n’est pas tout à fait écarté bien que léger ici avec l’interprétation de l’actrice italienne Asia Argento dans le rôle de Vellini, la scandaleuse courtisane espagnole, fille d’une duchess
Il faut vraiment aimer Argento, pour pouvoir regarder ce film jusqu'au bout sans apprioris. De plus, elle joue mal, et tape sur le système. Mais le film en soi est quelque peu intéressant, mal dirigé quelques fois, mais a le mérite d'être différent des autres Breillat. Le scénario est logique, plaisant par son côté littéraire respecté! Un hymne à l'amour pittoresque, montré avec une douce ferveur quelque peu pudique même! A découvrir!
Cette adaptation de Barbey D'aurevilly par la sulfureuse Catherine Breillat est plutôt une bonne surprise, oscillant entre la légereté des conversations mondaines(voir l'étonnant duo Yolande Moreau et Claude Sarraute, toutes deux excellentes dans de savoureux seconds rôles)et la gravité d'une histoire d'amour brûlante que domine le séduisant couple Asia Argento (au bord de la démence)Fu'ad Ait Aattou(séduisant et ambigu);un jeu tortueux et pardois bavard mais aussi surprenant d'intensité,Breillat confirme avec ce film plus grand public son talent de cinéaste iconoclaste pas pourvu de défauts certes mais d'une vigeur et d'une franchise affirmée, ce qui est rare de nos jours, a noter une belle reconstitution historique , un beau film brutal sur le désir.