Une vieille maîtresse
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soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2026
Une vieille maîtresse est l’œuvre centrale de Jules Barbey D’Aurevilly, écrivain, normand né le 2/11/1808 à Saint Sauveur le Vicomte et mort le 23 avril 1889 à Paris. Adepte reconnu et prisé du dandysme dont il définit les codes dans son essai Du dandysme et de George Brummel dès 1845 soit bien avant Charles Baudelaire, il laisse une œuvre relativement réduite mais d’excellente qualité qui lui permet de laisser une trace significative dans la littérature du XIXème siècle derrière les monuments que sont Victor Hugo, Honoré de Balzac, Gustave Flaubert, Alexandre Dumas, Guy de Maupassant et Emile Zola grâce à style littéraire très affiné qui lui permet de brosser des portraits très subtiles tout autant que précis des personnages de ses romans, qualité sans doute héritée de ses travaux de critique littéraire et de polémiste.
Une vieille maîtresse, paru en 1851 est le premier roman de D’Aurevilly centré autour de la personnalité de Ryno de Marigny, un dandy désargenté, coqueluche de toutes les jeunes femmes du Paris des grandes familles qui alors qu’il a entrepris de convoler avec la jeune Hermangarde de Polastron afin d’asseoir sa situation, n’arrive pas à rompre définitivement avec une maîtresse (Vellini) plus âgée que lui, dite la malagaise, aux origines mal établies qu’il fréquente assidument depuis une dizaine d’années, sans aucun doute lié à cette femme par une passion physique le ramenant sans cesse dans sa couche. S’étant confié sur son passé amoureux à la Marquise de Flers la grand-mère d’Hermangarde qui a connu dans sa jeunesse les délices du libertinage, Ryno croit avoir sinon exorcisé le démon qui tourneboule ses sens du moins s’être acheté à bon prix la protection morale inconditionnelle de la Marquise qui s’est chargée de l’éducation d’Hermangarde depuis que celle-ci est devenue orpheline.
Le roman est une remarquable étude de caractères tout autant qu’un constat lucide et un peu amer sur l’évolution des mœurs au sein d’une société évoluant vers un retour au puritanisme depuis l’essor du positivisme (développé en France par Auguste Comte) qui accompagne le progrès technique qui s’est mis en marche pour ne faire ensuite que s’accélérer. Le tout écrit sous la plume parfois acérée souvent mutine mais toujours subtile quoique sans détour de Jules Barbey d’Aurevilly qui se vivait assurément comme un homme du siècle précédent celui de sa naissance.
En 2007 c’est la réalisatrice Catherine Breillat à la réputation sulfureuse qui choisit de s’atteler à l’adaptation du roman dont seul un téléfilm datant de 1975 sous la direction de Jacques Trébouta avait rendu compte. Les choses du sexe étant très présentes dans sa filmographie, on pouvait penser que Catherine Breillat qui venait de tourner deux films avec l’ancien « hardeur » italien Rocco Siffredi, allait orienter prioritairement sa narration et sa mise en scène vers cet aspect du roman qui derrière le style littéraire châtié évoque très clairement le lien charnel qui unit Ryno de Marigny à une femme plus âgée, moins belle et moins riche que sa promise. Il n’en n’a rien été, Catherine Breillat qui est aussi une intellectuelle n’a souhaité en rien dénaturer l’œuvre d’un écrivain que sans doute elle admire, et a donc mis son talent au service d’un scénario écrit de sa main respectant de manière très fidèle tous les aspects du roman avec seulement quelques rares ellipses qui n’entachent en rien la progression narrative.
Catherine Breillat consciente que le livre a été écrit par un homme de son temps a donc respecté ce postulat de départ, choisissant d’instiller sa féminité à travers bien d’autres aspects de sa mise en scène notamment dans sa manière de diriger Asia Argento que fort à propos elle a choisie pour interpréter Vellini. La fille du réalisateur âgée de 32 ans est déjà une actrice confirmée et reconnue tant dans son pays qu’aux Etats-Unis où elle a travaillé avec Abel Ferrara, Sofia Coppola ou Gus Van Sant. Son accent prononcé confère au personnage l’exotisme que D’Aurevilly cite souvent pour justifier de l’emprise qui s’empare très rapidement des hommes à son contact. La dureté et la mélancolie qu’exprime le regard de l’actrice colle aussi parfaitement au personnage tout comme les costumes confectionnés par Anaïs Romand reflètent la spécificité qui fait de La Vellini une femme hors du commun dans le Paris mondain de l’époque. Idem pour le jeune Fu’ad Aït Aattou incarnant Ryno, jeune mannequin repéré par Catherine Breillat à la terrasse d’un café qui s’avère totalement convaincant dès sa première apparition devant une caméra pour un rôle tiré du patrimoine littéraire français. Roxanne Mesquida que la réalisatrice connait bien dans le rôle d’Hermangarde est moins en vue car plus passive et moins présente dans le roman. Enfin on soulignera la prestation très enjouée de la journaliste Claude Sarraute dans le rôle de la Marquise de Flers qui subjuguée par le charme suave de Ryno qu’elle se délecte d’écouter, ne sera pas pour rien dans la suite de cette aventure amoureuse tortueuse.
En somme un film parfaitement maîtrisé par Catherine Breillat qu’il aurait été intéressant de suivre plus souvent dans d’autres registres que celui si radical et sans véritable issue qu’elle s’est choisi l'ayant amenée à en payer le prix fort et qui en outre ne lui a sans doute pas permis de produire la filmographie plus ample qui était largement à sa portée.
No Quarter
No Quarter

9 abonnés 539 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 décembre 2024
Un texte ennuyeux qui donne un film encore plus ennuyeux. Soporifique. Même si l'on considérait que c'est un téléfilm, ça ne le sauverait pas du naufrage.
Nicolas R
Nicolas R

9 abonnés 46 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 août 2022
Les lèvres pulpeuses et la voix grave, un adolescent récite d'un ton monocorde des phrases qu'il ne comprend pas à une beauté brune dont on ne comprend pas les phrases. Des plans fixes, presque pas de musique, le parti pris pourrait avoir de l'intérêt si le jeu des acteurs nous enflammait, si la réalisation nous rendait quelque chose de l'incandescence du roman. Mais non, tout est plat, morne, sous-joué, mal joué.
Yalfy
Yalfy

1 abonné 90 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2021
Peut-être le meilleur film de la sulfureuse Catherine Breillat.Une adaptation du roman passionnel de Barbey d' Aurevilly, certes plus érotique que romantique à la différence du livre.Les acteurs et actrices sont tous très bons.Il n' y a pas Rocco Siffredi.Une vision essentiellement charnelle de l' amour passion, loin des clichés sur les cougars avec une touche de mysticisme
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 avril 2021
Je ne vais pas pouvoir en dire grand chose car je suis passé totalement à côté. Pour un film que veut parler de la passion et du désir qui ne s’éteint pas, j’ai trouvé le film beaucoup trop froid et désincarné. C’est également trop passif, trop lent, trop long; je n’ai ressenti aucune tension sexuelle entre les deux personnages principaux alors qu’elle devrait être constante dans ce film. Bref j’ai trouvé cela raté et longuet, un petit mot sur les costumes qui sont remarquables mais cela fait trop peu pour rendre l’ensemble intéressant.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 octobre 2020
J'ai vu Une vieille maîtresse cet après-midi et bien qu'à la fin ma montre m'ait assuré qu'il durait moins de 2 heures j'ai eu l'impression de m'être assis à travers la lecture d'un roman de 459 pages. Des dialogues interminables en français très littéraire avec les personnages assis filmés par une réalisatrice qui ne sait pas comment filmer les dialogues notamment le dialogue littéraire. Les costumes étaient beaux, tout comme les décors mais tous cela m'a rappelé une pièce de théâtre. Il y avait les petites erreurs ennuyeuses. Pourquoi au milieu d'un film qui reste proche de sa période historique de 1835 les personnages font ils une interprétation d'une chanson populaire allemande des années 1920. Pourquoi à l'ouverture du film la date 1835 est-elle indiquée avec l'étiquette la période de Choderlos de Laclos. Laclos mourut en 1805 et son œuvre unique Les Liaisons dangereuses date de 1782. Cette histoire date si clairement de la Restauration et juste après la période Balzac. Le jeu des acteurs ici était décent tous au plus les décors et les costumes aussi. Mais les dialogues étaient mauvais tout comme la réalisation et j'ai trouvé le rôle masculin ennuyeux...
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mai 2020
Seul film en costumes (XIXe) et adaptation d’un auteur (Barbey d’Aurévilly) en dehors des deux contes, « Barbe Bleue » et « La belle endormie », « Une vieille maîtresse » n’appartient clairement pas à l’univers habituel de Catherine Breillat. En faisant abstraction du choix de Fu'ad Aït Aattou trop jeune pour incarner Ryno de Marigny, le casting est remarquable, dominé par Asia Argento, Claude Sarraute, Yolande Moreau et Michael Lonsdale. Les dialogues repectueux du roman sont ciselés sur mesure, et les visuels souvent désarmant d’efficacité malgré leur simplicité, mettant ainsi en évidence de véritables tableaux par une utilisation très travaillée des éclairages. L’austérité des décors de bord de mer permet une concentration et une densité qui évitent toute fuite de tension. Rarement Breillat aura autant maîtrisé ce sujet dont pourtant elle n’est pas à l’origine. Ce point fort est aussi le point faible du film qui peine à rendre ces « Liaisons dangereuses » du pauvre véritablement passionnantes. Un comble pour la cinéaste, le film n’est ni assez fou, ni assez osé, n’exploitant que superficiellement le potentiel sexuel d’Asia Argento (peut être « un pareil laideron », mais elle en a émoustillé plus d’un !) comme l’avait fait Olivier Assayas dans « Bording Gate » sortit la même année.
Fab3007
Fab3007

13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2016
Film,au décor et paysage somptueux, bon film dans l ensemble ,asia argento nous livre un performance a la fois étonnante , charnelle, mystérieuse , nous prouve encore une fois que c est une magnifique actrice
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2016
Un beau film de Breillat, quoique un peu austère. Le thème du roman d’origine n’est pas très amusant et n’ouvrait pas vraiment le champ à la fantaisie. On est dans la tradition du roman de mœurs du 18e siècle, post libertin. Les décors sont bien choisit, les costumes très soignés, un gros travail de reconstitution d’époque, avec un budget limité, qui n’a pas gêné pas .Les trois personnages principaux sont très bons avec , Roxana Mesquida, en blonde, impeccable en jeune fille vierge et traditionnelle,de belle noblesse, décidemment une bonne actrice, aux multiples facettes, et Asia Argento en jeune femme libertine , dévergondée ,vénéneuse mais en même temps très amoureuse de son amant, et prêt à tout pour le garder . A noter l’interprétation très amusante, plutôt réussie de Claude Sarraute , chroniqueuse de télévision, qui s’en tire plutôt bien, car son texte , un peu précieux, lui correspond tout à fait. La dernière partie tournée sur les côtes bretonnes est peut-être la meilleure, avec quelques moments tragiques: la tromperie , l’attente de l’enfant, tout cela dans les décors sauvages de ce manoir Breton . Quelques jolis plans sensuels de caresses et d’enlacements, entre Argento et Ait Aattou qui nous rappelle que Breillat sait bien filmer les corps dénudés , dans son style bien particulier, un peu froid mais réaliste..
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 mars 2015
Des décors et des costumes superbes, des dialogues ciselés et élégants, des acteurs fort convaincants pour ce film réussi qui raconte une belle histoire d'amour... spoiler: et de cocufiage
. Avec en prime une Asia Argento qui a le feu intérieur d'une Carmen, et qui ne cache rien !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 3 mars 2014
Le casting riche, les beaux costumes et les décors donnent de belles images et une certaine assisse au film hélas l'arrivée de Claude Sarraute vient rapidement doucher notre enthousiasme. De plus Fu'ad Aït Aattou malgré une bonne performance semble un peu jeune pour le rôle , quant à Asia Argento elle assure une prestation en dents de scie à l'image de la réalisation qui alterne entre lourdeurs et outrances. Avec tout ça on a du mal à être convaincu par un scénario qui possédait pourtant du potentiel, dommage.
Jean-philippe N.
Jean-philippe N.

126 abonnés 925 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 août 2013
Adaptation d'un roman du 19ème siècle qui ferait passer Jane Austen pour une auteure diablement rock&roll. "Une vieille maîtresse" n'est pas un film, c'est une punition...
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mai 2013
Pour un Breillat Une vieille maîtresse est pas trop mal mais l'ensemble reste trop classique pour réellement nous passionner, on se laisse prendre par l'histoire mais ce film assez froid commence à nous lasser au bout de 30 minutes et si la reconstitution de l'époque est correcte au niveau de l'interprétation sans qu'elle soit mauvaise tous les acteurs ne sont pas forcément convaincant dans leur rôle. Sinon Breillat oblige on a droit à une scène de fesses à l'air (sans doute le moment ou Asia Argento s'exprime le mieux). Un Visconti ou un Bolognini auraient sans doute sublimé le roman de Barbey d'Aurevilly.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 février 2026
Pour ceux qui ont lu et aimé le roman flamboyant de Barbey d’Aurevilly, dont ce film est l’adaptation, la déception est grande. Il y a d’abord un gros problème de casting. Fu’ad Aït Aattou est certes très beau, mais pas très bon… et surtout beaucoup trop jeune pour le rôle de Marigny, personnage qui a connu mille et une aventures avant d’épouser Hermangarde. Si Asia Argento (trop jeune elle aussi pour jouer une “vieille maîtresse”) ne s’en sort pas mal (malgré un accent italien alors qu’elle incarne une femme espagnole !), ce n’est pas le cas de Roxane Mesquida (atone), Claude Sarraute (au talent limité) ou Yolande Moreau (improbable comtesse d’Artelles). Dans la bouche de la plupart des acteurs, la belle langue du XIXe siècle sonne affreusement faux. Les dialogues jaillissent artificiellement, sans spontanéité. À cela s’ajoutent des détails qui tuent, notamment lorsqu’on découvre que Hermangarde est une “fausse blonde”, ou divers anachronismes, dans les costumes, par exemple. Bref, on n’y croit pas un seul instant et le spectacle frôle le ridicule.
Visuellement, c’est du mauvais téléfilm. Il y avait pourtant matière à créer de superbes atmosphères d’intérieur. Au lieu de cela, Catherine Breillat nous sert des images et une lumière tristes à pleurer. Dans ce ratage quasi complet, ressortent cependant quelques tableaux réussis, comme l’enchevêtrement des corps de Marigny et de Vellini. Mais c’est bien peu.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 octobre 2012
Je n'avais jusqu'à présent vu aucun film de Catherine Breillat, peu attiré par la mise en scène de ses provocations et par son attitude lors de ses interviews ; je n'ai pas non plus lu le roman de Barbey d'Aurevilly. Pourtant, la vision de certains extraits, et la curiosité de voir ce que le cinéma français a choisi de montrer à Cannes m'ont poussé à aller voir cette "Vieille Maîtresse", premier film en costumes de Catherine Breillat. Des costumes, parlons-en ; ils sont à l'image de l'ensemble du film, un mélange d'académisme pétrifiant et de rares audaces réussies. Acteurs et réalisatrice semblent engoncés dans ces redingotes et ces robes empesées, comme ils le sont dans la langue du XIX° siècle, Catherine Breillat ayant été visiblement très fidèle aux dialogues du roman. Le début du film est épouvantablement lent et verbeux, avec des acteurs incapables de faire vivre leurs textes, à la notable exception de Michael Lonsdale.

La caméra tente bien de mettre un peu de mouvement dans cette lecture digne du Lagarde et Michard avec des travelings neurasthéniques, mais cela reste du théâtre filmé. Et puis, il y a quelques tableaux plus réussis, et même quelques fulgurences, comme la narration elliptique de la mort de la fille de Vellini et Ryno, montré à la mode orientaliste, ou plus encore le mariage de Ryno et Hermangarde, avec des garçons d'honneur habillés comme des fraises tagada ou des pages de "Peau d'Ane", et le prêtre qui lit une épître de Saint-Paul terrifiante de phallocratie.

A l'image de la pige de Lio chantant de Zarah Leander, ou des apparitions subliminales d'Anne Parillaud et d'Amira Casar, le casting est hétéroclite, avec une Claude Sarraute emmitouflée et affalée dont la modernité décalée ne passe pas l'écran, ou une Yolande Moreau en plein contre-emploi dans le rôle de la Comtesse d'Artelles. Quant à Asia Argento, elle joue la folie possessive comme si elle était dans un film de son père, et sa diction n'est pas toujours compréhensible.

Le plus intéressant est peut-être le jeune Fu'ad Ait Aattou, qui a tapé dans l'oeil de Catherine Breillat par sa féminité non effeminée. Alors qu'Asia Argento incarne une brutalité virile, fumant le cigare et se déguisant même en homme pour assister à un duel, lui aussi joue l'inversion des genres avec sa bouche sensuelle, sa démarche gracile et sa suavité. On ressort de ce film avec l'étrange impression d'avoir vu quelque chose de très disparate, tant du point de vue de la narration, du jeu des acteurs et peut-être surtout du rythme, et d'avoir seulement effleuré, et trop rarement, ce que le film aurait pu être, un "Valmont" du début du XIX° siècle.
http://www.critiquesclunysiennes.com
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