L’aveu
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4,0
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Antoine H
Antoine H

47 abonnés 50 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2023
Film beau et implacable.
Néanmoins, les faits décrits sont largement plus connus qu'au moment de la sortie du film; et le spectateur attend un peu plus qu'une description lente et méthodique.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2024
Le film de Costa-Gavras raconte la purge stalinienne, au début des années 50, dont sont victimes de hauts dignitaires du parti communiste tchèque et, parmi eux, le vice-ministre qu'interprète Yves Montand.
Le style est âpre, austère, à l'image des geôles où Anton Ludvik, soumis à la question, doit faire l'aveu d'une supposée trahison. Costa-Gavras décrit un univers brutal né d'un totalitarisme absurde et effrayant, réduisant l'homme à n'être que le vecteur d'une idéologie et renversant au besoin la doxa...
Sans doute le film de Costa-Gavras et Jorge Semprun est-il trop démonstratif dans l'exposé du système qu'il dénonce. Mais sans doute est-ce dans sa logique, suivant que le film a une évidente ambition et vocation didactiques. Le propos politique engagé des auteurs passent par le sort dramatique que l'on fait -trop longuement?- à Ludvik, maltraité, harcelé, par ses juges et gardiens, inquisiteurs de la cause communiste.
Yves Montand, repenti du communisme comme on sait, fait une prestation mémorable en s'évertuant avec conviction à restituer l'usure physique et morale de son personnage. La mise en scène manque de subtilité mais, par sa rudesse et le malaise qu'elle installe, elle exprime courageusement le redoutable broyage stalinien.
labadens
labadens

27 abonnés 253 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 octobre 2024
Avec l' Aveu , Costa Gavras s'attaque à un sujet très fort et dur, notamment en 1970, sur les dessous du Stalinisme et du communisme selon l'URSS.
Il y parvient brillamment ; son but n'est pas d'attaquer les pensées communistes mais de dénoncer la politique de certains satellites de l'URSS.
Plus précisément, il se base sur le long emprisonnement d'un haut responsable politique Tchécoslovaque, qui se retrouva accusé d'espionnage. Il montre comment on peut briser un homme, physiquement, idéologiquement ou encore moralement, le manipuler alors qu'il est en position de faiblesses, lui mentir pour obtenir des aveux .
La réussite du film, c'est de nous faire ressentir l'injustice à travers le personnage principal, de le rendre intéréssant et attachant, rendant l’œuvre encore plus forte et efficace.
Sa réalisation est aussi brillante qu'efficace, il nous emmène au plus près des protagonistes, sans jamais en faire trop, et évite toute lourdeur ; il reste dans la justesse , ne rendant l’œuvre que plus poignante. On ressent tout ce que Montand subit, il nous prend aux tripes.
Costa-Gavras signe avec L'Aveu une grande œuvre à la fois sensible et intelligente, d'une puissance et d ' une efficacité politique forte , où l'on se retrouve immergé avec sensation dans le calvaire d'un homme, remarquablement joué par Yves Montand.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 décembre 2012
Costa-Gavras s'attaque une fois de plus au totalitarisme (cette fois ci communiste). On y voit les conditions horribles de détention et les mensonges d'état du Bloc de l'Est (à l'époque c'était audacieux comme sujet). Malgré une mise en scène réussi, c'est un peu répétitif par moment. Yves Montand est impressionnant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 mai 2019
Un long discours passionnant d’interrogatoire sur des prisonniers politiques durement réprimandés, en pleine projection succédant au sujet des dictatures militaires souverainetés identités nationales sud-américaines. Le regard se porte vers le régime totalitaire de l’échiquier URSS et ses satellites pions d’Europe côté bloc de l’Est, la rivalité face à l’influence des États-Unis dans sa région hégémonique. C’est un pamphlet d’impartialité avec cette mise en scène glissée d’archives ambiguës, que ce soit de droite comme de gauche le clivage politisé, les extrêmes étatiques ont instauré l’histoire. Il n’est pas besoin de le répéter la leçon d’école, on n’aura de cesse de le savoir à cause de quoi concrètement. Les démocraties populaires étaient franchement autoritaires comparés à leurs opposants contre-révolutionnaires conservateurs nationalistes, des cachotiers d’un cercle vicieux, une complicité équivoque qui divisa le monde froidement en guerre indirecte. Des tortures connus par le vécu de la dissidence dont l’auteur autobiographique de cette adaptation semi-fiction, son opinion personnelle restera neutre malgré l’éprouvante emprisonnement d’avoir subit un acharnement étatique. Il était vivant sain et sauf au moment d’écrire son livre et de le citer aux journalistes ennuyés à la recherche de sensation presse pour s’attirer les faveurs d’une bonne opinion publique. C’était une méthode plus psychologique que physique tout autant douloureuse, le manque de sommeil, l’eau qui tombe violemment glacée sur la tête et un effort de marche forcée. La fatigue bousculante fut une épreuve tortueuse, finalement l’aveu à l’aveuglette retient ses larmes à faire fondre, la sentence capitale ou à vie laissant au temps viendra à bout de la réhabilitation. L’entrée en scène théâtrale au sein du parti propre à ces gouvernements socialistes fut une mascarade, le synopsis d’un homme qui n’avait jusque-là rien à se reprocher, grâce à son passé républicain anti-franquiste irréprochable n’était qu’un résumé, ses origines ciblées au procès rappellent son inspiration Trotskiste mineur. Ce sera toujours l’amour d’une femme, l’honorable actrice épouse la Simone à intriguer, qui trahira sa confiance troublée comme dans les histoires politiques folkloriques, ainsi soit ce roman réalisme. L’objectif du cliché photo encore flou, il réussira à s’extirper en faisant défection à l’Ouest Occidentale, l’interprétation est du grand cinéma français. C’est une analyse non-anticommuniste mais une critique à l’égard des dirigeants successifs après le père fondateur qu’est Lénine, qui ont dirigés l’Union Soviétique en le transformant en purge bataille Stalinienne à ciel ouvert. Sa dérive en direction de la boussole autoritarisme, le bouc émissaire et une peur psychose des bourgeois, un sentimentalisme nationaliste même pensée idéologie dans les pays où le communisme de dictateur persécuteur y a triomphé. L’heure du printemps de Prague a sonné le glas pour les Tchécoslovaques, une intrigue de plus historique.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 février 2016
L'Aveu, le titre à lui seul fait frémir ! Le film en lui même aussi. Après deux long métrages - Amen et Séction Spéciale - fort intéressant mais pas concluants de bout en bout pour moi, celui-ci m'a conquis dès la première minute. Yves Montand est divin, la décadence de son personnage dut à la torture physique et psychologique dont il est la victime est tout simplement abominable et inhumain. On souffre pendant deux heures, cette sensation est à la fois malsaine mais d'une nécessité sans pareil. Ce cycle Costa-Gavras est décidément fort intense, je sens que Z lundi va encore me perturbé comme ce fut le cas aujourd'hui avec L'Aveu ...
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2011
L'aveu est un film dur, saisissant, qui nous torture comme est torturé Anton , Gérard, un homme accusé d'espionnage et de rebellion contre le Parti. Ce fameux Parti qui est montré sous l'angle infernal d'une machine bien organisée, intraitable avec les traitres. Mais c'est réservé à un public vaerti, connaisseur de la politique car certains sujets sont difficiles à comprendre, néanmoins il faut noter la superbe interprétation d'Yves Montand et Simone Signoret, toujours excellente.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2023
Après un début assez exceptionnel de part sa mise en place et sa mise en scène, L’aveu abat rapidement son jeu. Il indique clairement sa position et sa direction, puis ne se contente pas de raconter mais démontre et défend. Un peu déroutant certes, mais intéressant.

On retrouve avec autant d’efficacité le même procédé narratif que dans The Father plus récemment, jouant sur l’ignorance du spectateur. (Il faudrait lui trouver un nom)

Un comédien, un scénario, un peu de mise en scène et de montage (inventif). C’est tout. Ça suffit.

Même si c’est le but, c’est trop long.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2016
Le combat critique contre le mensonge. L'hypothèse qu'une politique sans esbroufe est impossible. Ce procès m'était alors inconnu. Les faits soient, la posture cinématographique conflue, une fois n'est pas coutume avec Costa-Gavras, vers une fiche Wikipédia scénarisée. Le grand Montand se retrouve empêtré dans un rôle de composition. Mais, Chris Marker est à la lumière, et la restauration de 2014 nous éblouit. La première heure est bavarde mais pertinente, la seconde vise un but sans aucune surprise. Si l'histoire doit laisser une trace, le film lui n'a su tirer le potentiel.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 novembre 2008
Plus de deux heures de réquisitoire contre le totalitarisme, avec un sens du détail et une originalité de la mise en scène qui laissent admiratif. Montand et Signoret dans un rôle taillé sur mesure et un scenario de semprun suffoquant et habile.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 juin 2010
Film imposant ! Incontournable Montand !
"L'aveu" montre comment le régime communiste a attaqué des hommes politiques sans reproche en Europe dans les 1970.
Toujours très pudique, Costa-Gavras nous livre une partie de la guerre oubliée et met en avant les erreurs commises par l'Histoire. Cinéaste engagé, il démontre son savoir-faire entre moments intimes et les différents réquisitoires organisées pour faire craquer les détenus.
"L'aveu" ou comment inventer quelque chose sous la torture, sans pouvoir ni manger ni boire, c'est-à-dire déshumaniser des hommes tout à fait respectable.
Et Costa-Gavras le fait. D'abord par son jeu de caméra virtuose. Mais aussi avec une interprétation au cordeau avec un Yves Montand au sommet, dans ce qui est pour moi l'un de ses meilleurs films, avec "Le salaire de la peur".
Avec Montand, le casting est impressionnant : Madame Signoret ("Les diaboliques"), Monique Chaumette ("La veuve Couderc", "La grande bouffe", "Que la fête commence", ...), Jean Bouise ("Z", "Les choses de la vie", "Le vieux fusil", ...), Michel Beaune ("L'héritier", "Stavisky""Le guignolo", ...) recélant ainsi les seconds couteaux d'époque.
Sans musique aussi, pour que Costa--Gavras insite mieux.
Que dire, sinon de le voir au moins une fois pour l'Histoire ?
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2016
"L’aveu" est le quatrième long métrage du réalisateur français le plus régulier qualitativement parlant. Ce film, né durant le montage de "Z", se base sur le livre autobiographique éponyme d’Artur London, un résistant d’origine juive qui a commencé sa route dès l’âge de 14 ans en entrant aux Jeunesses communistes, avant de rejoindre les Brigades internationales en Espagne, puis de se retrouver bien plus tard sous le feu des projecteurs en devenant Vice-Ministre des Affaires étrangères en Tchécoslovaquie, après avoir été déporté par les forces allemandes durant la Seconde Guerre Mondiale. Cette histoire, je ne la révélerai pas davantage, afin de sauvegarder tout l’intérêt de ce destin ahurissant qui nous est conté ici. Afin de dénoncer le totalitarisme quel qu’il soit, le projet fut tourné dans la quasi continuité de l’action, ce qui contraignit Yves Montand à perdre dix-sept kilos dans le but de bien montrer à l’écran les effets produits par les mauvaises conditions de détention et les mauvais traitements qu’ont dû subir les accusés. Le voile est levé courageusement sur le stalinisme et le moins qu’on puisse dire, c’est que le résultat est édifiant. Au prix d’une réalisation intimiste, grave, et sans aucune musique ou presque, Costa-Gavras nous propose de découvrir en toute sobriété les débuts de la Guerre Froide avec un superbe Yves Montand dans le rôle principal n’hésitant pas à aller très loin dans son interprétation. Le style que nous propose le réalisateur nous place au même niveau que le principal intéressé, non pas sur les conditions de sa captivité qui ne manquent pas de choquer le spectateur, mais sur les questions qu’il se pose : que se passe-t-il ? de quoi on l’accuse ? qu’a-t-il à avouer ? qu’a-t-il fait de si répréhensible ? Pour bien transmettre cette interminable litanie, le film parait long, très long, et j’admets que ça peut en décourager plus d’un. D’autant plus long que les privations et les ordres se répètent inlassablement, agrémentés de manipulations diverses et variées. Le processus est interminable, mais se révèlera efficace puisque les aveux finissent par arriver au compte-goutte. L’approche faite par Costa-Gavras et le scénariste Jorge Semprún semble très réaliste, terriblement réaliste. Il en découle un film au propos fort et percutant, qu’on pourrait destiner à la mémoire des russes victimes du stalinisme. Yves Montand démontre ici qu’il est un grand acteur, de par son implication totale dans ce rôle, mais il ne faut pas négliger non plus les autres acteurs, car eux aussi contribuent aux sentiments de révolte et de dégoût que cette histoire suscite. "L’aveu" est donc une belle réussite au parfum de drame historique psychologique qu’il faut avoir vu au moins une fois, ne serait-ce que pour notre culture personnelle. De là à en faire un incontournable de sa vidéothèque personnelle, il y a un pas, car à mon sens, il manque ce petit quelque chose d’indéfinissable qui aurait pu rendre ce film mémorial définitivement inoubliable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mai 2008
Costa Gavras démontre une meilleur maitrise que dans un Z bref une réussite.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2008
Une bonne intrigue policière mâtiné d'espionnage on ne peut plus actuelle: Cette histoire de complot par une administration toute puissante contre un seul individu séduit tout de suite avec ses détails réalistes, quoique la longueur du métrage & les prises de position fréquentes peuvent lasser au bout d'un moment pour une oeuvre de fiction.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2013
Yves Montant est saisissant dans ce drame politique signé Casta-Gavras. Mais si «l’Aveu» a perdu de son effet par rapport à sa date de sortie, on ressent une forte empathie pour ces victimes confrontées aux destructions psychologiques orchestrées par un pouvoir communiste prêt à toutes les manipulations. Même s'il ne rate pas sa cible, le film, non dénué de longueurs, manque d’impact.
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