L’aveu
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62 critiques spectateurs

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Steeve mazzucotelli
Steeve mazzucotelli

47 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2026
Film rageant, éprouvant, glaçant, qui montre avec effroi, force et sans artifice toute la cruauté, l'horreur et la folie des partis communistes et de la bureaucratie sovietique. Montand livre une prestation dès plus convaincante, saisissante même. On a mal pour lui. On souffre avec lui. Tous les acteurs même sont excellents. Quelques problèmes seulement pour moi et quelques désaccords avec le réalisateur, dont le premier et le plus gros est bien le fait que le film semble vouloir dénoncer et condamner le Stalinisme et non le communisme en soi, et nous faire croire ainsi au fameux slogan "Le vrai communisme, c'est pas ça". En plus, Gavras, Montand et Signoret semblent partagés dans la vraie vie cette idée, ce qui, pour moi, est très regrettable.
Guillaume M.
Guillaume M.

2 abonnés 152 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2025
Un film exceptionnel ou j’avoue je pensais que j’allais m’ennuyer. Mais cet interrogatoire, ce suspens et ce dénouement, en font un film vraiment incontournable.
Un des meilleurs de ce réalisateur vraiment talentueux
Gablivildo62
Gablivildo62

8 abonnés 260 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 octobre 2025
« L'aveu » est un chef d’œuvre du cinéma politique réalisé par Costa-Gavras en 1970 avec Yves Montand dans le rôle principal, celui d'Artur London. Le film est une adaptation de son livre, membre éminent du parti communiste tchécoslovaque et ancien ministre, accusé de « conspiration contre l’État » lors des procès de Prague de 1952. Il est appelé Gérard par ses camarades de parti, en raison de sa participation dans la Résistance française durant la Seconde Guerre mondiale, car sa femme, interprétée par Simone Signoret, était française. Il s'agit, selon moi, de la meilleure interprétation d'Yves Montand au cinéma. Ce n'est pas un film anti-communiste, comme le stipulait à l'époque Georges Marchais. En effet, Artur London est toujours communiste lorsqu'il est réhabilité en 1956. Costa-Gavras dénonce plutôt le stalinisme et le totalitarisme des régimes des démocraties populaires d'après-guerre. A voir absolument.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 993 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2025
Si vous avez comme moi la chance d'entrer dans le film sans rien en savoir, vous serez peut-être aussi perturbé par le design un peu bizarre d'une voiture garée derrière Yves Montand, on sent que quelque chose ne va pas. Dont acte dans la suite de L'Aveu, situé dans la Tchéquoslovaquie des années 50, parfaite description d'un fonctionnement totalitaire broyant l'esprit de ses habitants, parce qu'il n'y a pas meilleur psychologue qu'un tortionnaire.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mars 2025
La dénonciation du Stalinisme par Costa Gavras est un film fort, austère et cru. Voulant montrer ces procès politiques comme des machines à broyer les individus et leur volonté, la charge est limpide, sec et indiscutable bénéficiant d un Yves Montand pourtant camarade de route du Pc admirable dans son rôle.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 février 2025
Un film dense et rude qui par son aspect politique peut clairement rebuter un cinéphile. C’est mon cas. Je n’y trouve aucun plaisir malgré la dénonciation et l’interprétation irréprochable.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2024
Le film de Costa-Gavras raconte la purge stalinienne, au début des années 50, dont sont victimes de hauts dignitaires du parti communiste tchèque et, parmi eux, le vice-ministre qu'interprète Yves Montand.
Le style est âpre, austère, à l'image des geôles où Anton Ludvik, soumis à la question, doit faire l'aveu d'une supposée trahison. Costa-Gavras décrit un univers brutal né d'un totalitarisme absurde et effrayant, réduisant l'homme à n'être que le vecteur d'une idéologie et renversant au besoin la doxa...
Sans doute le film de Costa-Gavras et Jorge Semprun est-il trop démonstratif dans l'exposé du système qu'il dénonce. Mais sans doute est-ce dans sa logique, suivant que le film a une évidente ambition et vocation didactiques. Le propos politique engagé des auteurs passent par le sort dramatique que l'on fait -trop longuement?- à Ludvik, maltraité, harcelé, par ses juges et gardiens, inquisiteurs de la cause communiste.
Yves Montand, repenti du communisme comme on sait, fait une prestation mémorable en s'évertuant avec conviction à restituer l'usure physique et morale de son personnage. La mise en scène manque de subtilité mais, par sa rudesse et le malaise qu'elle installe, elle exprime courageusement le redoutable broyage stalinien.
labadens
labadens

27 abonnés 253 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 octobre 2024
Avec l' Aveu , Costa Gavras s'attaque à un sujet très fort et dur, notamment en 1970, sur les dessous du Stalinisme et du communisme selon l'URSS.
Il y parvient brillamment ; son but n'est pas d'attaquer les pensées communistes mais de dénoncer la politique de certains satellites de l'URSS.
Plus précisément, il se base sur le long emprisonnement d'un haut responsable politique Tchécoslovaque, qui se retrouva accusé d'espionnage. Il montre comment on peut briser un homme, physiquement, idéologiquement ou encore moralement, le manipuler alors qu'il est en position de faiblesses, lui mentir pour obtenir des aveux .
La réussite du film, c'est de nous faire ressentir l'injustice à travers le personnage principal, de le rendre intéréssant et attachant, rendant l’œuvre encore plus forte et efficace.
Sa réalisation est aussi brillante qu'efficace, il nous emmène au plus près des protagonistes, sans jamais en faire trop, et évite toute lourdeur ; il reste dans la justesse , ne rendant l’œuvre que plus poignante. On ressent tout ce que Montand subit, il nous prend aux tripes.
Costa-Gavras signe avec L'Aveu une grande œuvre à la fois sensible et intelligente, d'une puissance et d ' une efficacité politique forte , où l'on se retrouve immergé avec sensation dans le calvaire d'un homme, remarquablement joué par Yves Montand.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 août 2024
Assez long et pénible à regarder. Décrit magistralement la mécanique impalpable mise en place pour accuser des hommes innocents en cherchant à exploiter tout soupçon de déviance du parti. Très sombre et éclairant sur le sectarisme et le soupçon permanent des mentalités communistes.
Antoine H
Antoine H

47 abonnés 50 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2023
Film beau et implacable.
Néanmoins, les faits décrits sont largement plus connus qu'au moment de la sortie du film; et le spectateur attend un peu plus qu'une description lente et méthodique.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2023
Après un début assez exceptionnel de part sa mise en place et sa mise en scène, L’aveu abat rapidement son jeu. Il indique clairement sa position et sa direction, puis ne se contente pas de raconter mais démontre et défend. Un peu déroutant certes, mais intéressant.

On retrouve avec autant d’efficacité le même procédé narratif que dans The Father plus récemment, jouant sur l’ignorance du spectateur. (Il faudrait lui trouver un nom)

Un comédien, un scénario, un peu de mise en scène et de montage (inventif). C’est tout. Ça suffit.

Même si c’est le but, c’est trop long.
Olivier G.
Olivier G.

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 août 2022
Je comprends l'intérêt historique du film mais malheureusement tout cela semble absurde aujourd'hui, les protagonistes semblant faire preuve d'une grande bêtise en restant fidèles au parti communiste alors qu'ils ont eux même participé à des mascarades de procès par le passé et qu'ils en ont fixés les règles du jeu.
Bref, peu de sympathie pour les personnages et Montant en fait des tonnes, il est beaucoup plus crédible dans le film Z.
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juin 2021
J'ai été entraîné dans L'aveu comme le protagoniste est entraîné dans un interrogatoire brutal et sans fin. Étant donné l'insipidité générale de la plupart des films d'aujourd'hui il s'agit d'une véritable diversion vers la puissance qui se trouve réellement sous la surface des films, le jeu des acteurs, l'écriture, la mise en scène et surtout l'ambiance. L'ambiance de ce film vous entraîne comme le personnage joué par Yves Montand alors qu'il endure un interrogatoire de deux ans par la République populaire Tchèque. C'est aussi un film historique plein de détails sur les Titistes, les Trotskystes, les anarchistes et sur la paranoïa et la lutte pour contrôler la révolution communiste. Mais Montand est simplement superbe lorsqu'il endure une variété impressionnante de techniques d'interrogatoire...
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 776 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2020
Costa Gavras est assurément l’un des auteurs les plus engagés de son époque ; son œuvre regorge de films dénonçant les régimes politiques totalitaires. Là, il s’appuie sur l’auto biographie d’Artur London pour condamner le Stalinisme.
Ce film se déroule à Prague et raconte les procès staliniens menés par les soviétiques contre des hauts dirigeants tchécoslovaques accusés de haute trahison en 1952. Ce procès concerna 14 personnes (ministres, vice ministres…) dont la plus part furent exécutés à l’issue d’un procès fantoche. Costa Gavras, certainement dans l’idée dans faire un film intemporel, ne situe pas son film. Le spectateur baigne longtemps dans l’incertitude quant au lieu et la date de l’action. Montage et construction narrative (flash-back et flash forward, moderne pour l’époque) ne visent qu’à alimenter ce climat étrange. Il faut donc passer outre et accepter le deal : on ne comprend pas tout. Après tout, les procès de Prague ne sont qu’un prétexte pour décortiquer, au travers de ces procès iniques, toute la mécanique mise en place par les régimes totalitaires pour rendre coupable juridiquement des innocents. Cette logique, via des procès publics (ici diffusion radio), vise à montrer au peuple que le pouvoir est fort et que l’idéologie politique est supérieure. Costa Gavras se concentre sur les méthodes employés par ces régimes pour extorquer des aveux aux accusés. L’aveu, même aujourd’hui dans nos pays démocratiques, est la pierre angulaire de toute accusation ; les obtenir à n’importe quel prix est la marque du totalitarisme qui tente de légitimer son action.
Donc c’est un film froid et brutal de bout en bout construit à base de sévices à répétitions ; et l’analyse faite ici est bien intemporelle puisqu’elle détaille cliniquement une dérive totalitaire du pouvoir. Courageux aussi pour l’époque, le stalinisme avait séduit bon nombre d’intellectuel occidentaux à l’époque des faits alors que goulag, assassinats politiques et antisémitisme métastasaient le bloc communiste. 50 ans après sa sortie, les exactions de ces régimes sont prouvées, mais le propos est toujours d’actualité alors que la Russie a tendance à réécrire son Histoire.
L’atmosphère du film est étouffante, claustrophobe et kafkaïenne. Et au centre du film un Yves Montand qui livre une interprétation viscérale que l’on retrouvera chez Fassbender dans « Hunger ». Il nous prend aux tripes avec ce personnage qui croit que le parti incarne la vérité et que ce dernier ne peut pas agir de manière arbitraire. Mais c’est surtout lorsqu’Yves Montand est broyé par ce processus de déshumanisation qu’il nous sidère le plus.
Un incontournable… Petit traité des procès totalitaires
tout-un-cinema.blogspot.com
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juillet 2020
Dans les années 50, à Prague, un haut-dignitaire du parti communiste se fait arrêté. Il est alors sommé d'avouer des crimes qu'il n'a pas commis, et régulièrement torturé. Après "Z" et sa critique des dictatures militaires d'extrême droite, Costa-Gavras adapte le livre autobiographique d'Artur London, dénonçant le fonctionnement des purges dans les dictatures staliniennes. Un film qui fit beaucoup d'effet en France à sa sortie en 1970 (plus de 2 millions d'entrée !), une époque où l'URSS était idéalisée par beaucoup, et où le Parti Communiste Français était un courant politique influent. Mais Costa-Gavras cherche moins avec "L'Aveu" à faire de la politique qu'à critiquer le totalitarisme. Ou comment briser physiquement et psychologiquement un individu, et se faire passer auprès de son peuple pour un système juste, civilisé et démocratique. Le tout porté par un Yves Montand sensationnel, qui incarne ce communiste qui croit en ses idées jusqu'au bout, et ne peut admettre que son parti fait une erreur en le sommant d'avouer. L'acteur s'est d'ailleurs considérablement amaigri au cours du tournage pour représenter l'affaiblissement de son personnage. Mais la réalisation n'est pas en reste, offrant des décors & costumes volontairement austères, une image froide, et des acteurs peu connus symbolisant les rouages, figurants, et pions interchangeables du pouvoir. Plusieurs plans sont marquants, les effets de montage accentuent les répétitions et pressions subies par le protagonistes, et l'on note quelques idées de mises en scènes assez originales. "L'Aveu" est donc un film fort, et important pour son époque.
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