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Un visiteur
4,5
Publiée le 20 avril 2011
La mise en scene ainsi que la narration sont de grande qualité et font de ce film méconnue une référence du genre. Le personnage intéressant sait prendre du recule et a une personnalité, des opinons qu'il développe (ce qui n'est pas le cas dans un film avec lequel on le compart souvent que je ne citerais pas)
Matt Dillon remarquable. J'aime les films de ce genre avec une belle histoire bien construite sinon dans la continuée des films de drogues comme requiem.
Bon film, Gus Van Sant reste neutre ne fait voir à aucun moment son avis sur la drogue ou les toxicomanes. Il met juste en scène la vie d'un bande de camés avec leurs larcins et deals quotidien. La réalisation est typique du cinéaste (déjà son style est présent).
Très belle adaptation du roman autobiographique et éponyme de l'Américain James Fogle, mise en scène par Gus Van Sant et avec dans le rôle titre : Matt Dillon. La vie des toxicomanes nous est retranscrit d’une façon si réaliste que l’on se retrouve happé à travers cette histoire, on s’identifie aux personnages et on se prend d’affection pour eux. Vivant dans un univers autodestructeurs, certains s’en sortent, d’autres en meurs. Une œuvre aussi percutante et réussie qu’a pu l’être l’œuvre de Jerry Schatzberg : Panique à Needle Park (1971).
Parfaitement mis en scène, Drugstore Cowboy est le film qui a révélé Gus Van Sant au grand public. Dès les premières minutes, un charme vénéneux opère et l'histoire de ce jeune junkie est passionnante. Et qui de mieux que de la star montante du moment pour l'interpréter? J'ai nommé l'excellent Matt Dillon qui offre à ce film une désinvolture, un style inimitable. La puissance émotionnelle du récit est palpable à chaque recoin de ce drame qui nous en met plein les yeux. Le monde de la drogue est magistralement exploité avec des fondues enchainées sublimes, des gros plans qui captent chaque instant. Drugstore Cowboy est un petit bijou du cinéma, puissant, profond.
Un film qui pourrait s'inscrire dans une place précise dans la grande tradition des films de junkie. Il se place avant Requiem for a dream. Les scènes tournée avec la petite caméra qui sont au générique, les scènes d'hallucination ont pu servir à D. Aronofsky. Matt Dillon est surprenant, les rush en pharmacie montrent l'étonnante inventivité des camés mais aussi les extrémités vers lesquelles leur manque les pousse. Rédemption, c'est ce que le film demande vis à vis des drogués. L'image d'une qualité de la fin des années 8O se ressentent et c'est agréable. Les images participent à la saleté de l'ambiance, un peu délavée, des cadrages qui organisent un bordel dans lequel vivent les personnages. Un très joli film sale mais pas crade ^^
Qu'il est bon ce Gus, qu'il est bon. Un film qui parle de la drogue dans les milieux blanc modestes des Etat-Unis, ici à Portland. Dans les années 70's. On a donc un groupe de 4 personnes, dont deux femmes et deux hommes. Ces derniers, vont voler "à la source" ( les pharmacies, d'où le titre ) comme le dit Dillon dans le film, pour s'approvisionner en drogue le plus aisément possible. Ce qui diffère des autres films traitant de la drogue ( mais pas tous ), ici, c'est qu'il est moins démonstratif. Sans parti pris. Gus Van Sant nous dévoile le quotidien de ces 4 personnes -à travers le récit du leader ( Matt Dillon )- entre les multiples superstitions, les casses, les engueulades de drogués, les problèmes avec la police et l'inévitable fracture du groupe. Comme le dit Dillon au début du film : " on était foutu d'avance ". Il sait qu'il court à sa perte, en gardant ce style de vie en marge des autres, mais il l'aime ce style de vie. Malgré tout, il ira jusqu'à tenter de décrocher. Mais quand on a été dans ce milieu qu'est celui de la drogue, votre passé vous rattrapes toujours, et il est difficile de se faire oublier. Gus Van Sant filme, non sans une certaine sagesse pour son personnage principal, à la perfection. Un coup de maître et c'est seulement son second long métrage. Entre décontraction et sérieux. Sobre et noire, voir fiévreux. La photographie vient appuyer cette impression de noirceur, de malaise imminent. De plus la musique est très agréable. Urbaine. On ressent beaucoup d'attachement pour le personnage de Dillon -qui prouve tout son talent. Il y a une grosse part de fatalisme, mais et surtout, un réalisme terrifiant. Celle d'une Amérique post-Vietnam, dépressive, moribonde, sans joie et sans but. C'est triste, mais on était prévenu. Un véritable coup de coeur.
Gus Van Sant est au sommet de son art. Ce film se démarque de ses autres œuvres, on est entre les préliminaires qu'offraient Mala Noche et My Own Private Idaho, et les très bon film commerciaux que furent To Die For, Finding Forrester et Will Hunting. Drugsotre Cowboy marque, transporte et ouvre sur un autre monde, souvent si mal traduit au cinéma, celui de la drogue
Un trés bon film malgrés qu'il, je trouve, ne montre pas assez les terribles (?) effets de la drogue. Tout a l'air trop facile, trop prévisible. Une philosophie assez étrange dans le fond car c'est à partir du moment ou il arrète la dope que sa vie dégringole, quel est le message qu'à tenté de faire passer Gus Van Sant?...
j'ai bcp aimer se film, se défoncer en dévalissents les pharmacie,une autre facon,diferante des autre film sur les drogue.en plus se film se déroul dans les année 70.mais on peu l'oublier! on sui tous le long du film le parcour d'une bande de pote, mais leur chemins se sépara pour leur nouvelle vie.
Ce film m'a fait l'effet d'un électrochoc quand j'avais 15 ans... C'est indéfinissable tant il est, je pense aussi contradictoirement, vraiment difficile à regarder. Mais le rythme du film reste toujours le même, il nous montre cette autre Amérique parmis les autres. Celle des Junkies blancs des classes inférieures... avec une pointe de psychédélisme. Gus Van Sant nous livre là un de ses premiers chef d'oeuvre et Matt Dillon son grand rôle. Culte.
Bob, sa femme Dianne et ses amis Nadine et Rick sont des junkies. Ils passent leur temps dans les drugstores pour se réapprovisionner en médicaments de toutes sortes. Mais un jour, la jeune Nadine meurt d'une overdose. Ainsi, Bob décide de décrocher et de mener une vie clean...Tel est le sujet de Drugstore Cowboy, le deuxième long métrage de Gus Van Sant. Le réalisateur américain signe un film brut et poignant, à partir d'un scénario très classique ( le propos est assez banal, il faut bien l'avouer ) et s'affirme comme l'un des cinéastes indépendants les plus doués de sa génération...On retrouve le mythe de la jeunesse présent dans ses films postérieurs tels que My Own Private Idaho ou encore Will Hunting ( et bien sûr sa trilogie légendaire: Gerry - Elephant - Last Days )...Gus Van Sant évite le piège du misérabilisme et du pathos, et l'émotion est intacte, directe. Après un premier essai avec Mala Noche, il poursuit son étude et sa fascination pour la marginalité, la différence et la jeunesse. Un très bon film, remarquablement interprété par Matt Dillon et Kelly Lynch.
Gus Van Sant réalise ici son second long métrage, après une longue série de courts qui ont dû forgés son savoir faire. Il est étonnant de voir à quel point il maîtrise son film. Sans parti pris, il nous plonge dans cet univers da paumés où la drogue tient de la quête du Saint Graal. Chaque plan est recherché pour nous conduire à cette fin inéluctable et prévisible, mais que lon redoute pourtant à tous instants. Le tout servi par une technique extrêmement poussée, dont une photo sublime et un montage millimétré. Quant à Matt Dillon, sa composition éthérée donne à son personnage la consistance dun être qui se sait perdu davance, mais pour qui lon éprouve la plus grande compassion. Un film dur, sans concession, où la drogue napparaît pas comme objet de fascination ou seul objet de souffrance. Elle est la conséquence dun mal être venant calmer la douleur de lhomme, jusquà sa fin certaine, overdose ou autre. Terrifiant !