Un bon polar écrit et très bien mis en scène par Gus Van Sant. Son scenario, coécrit avec Daniel Yost, nous sert une histoire dramatique avec cependant quelques bons traits d'humour. Le réalisateur Américain nous délivre comme de coutume, une photographie de qualité et une BO très riche. Ce film bénéficie aussi d'un casting de grande classe avec l'agréable plastique de Heather Graham dans le rôle de la jeune Nadine et le charisme de William S. Burroughs dans celui du prêtre toxico. Dans le rôle principal, Matt Dillon est véritablement "éclatant" dans son personnage de Junkie mystique. Après avoir visionné les excellents "Promised Land", "Restless", "A la Rencontre de Forester" et "Harvey Milk", "Drugstore Cowboy" est un autre bon film de ce réalisateur indépendant. Au même titre que Woody Allen ou Jim Jarmusch, Gus Van Sant occupe une belle place dans ma liste de réalisateurs Américains incontournables.
Un moment de tranquillité dans une maison appartenant à une bande de drogués braqueurs de pharmacie, inspirée de l’oeuvre de Fogle. Un long-métrage tourné avec peu de moyens par un Gus Van Sant en forme dans sa narration accompagné par d’assez bons interprètes. Le problème de cette oeuvre c’est qu’elle ne contient pas assez de saveur dramatique, les acteurs, lassants car ne suivant que bêtement la caricature du junkie plongé tellement jusqu’à l’os dans l’addiction qu’il ne peut aller jusqu’à se séparer d’une substance, ont un mal fou à offrir un discours nuancé de la situation. On peut être amusé de la mise en scène parfois bien pensée, comme ces objets qui traversent l’écran pour passer à une autre scène. Amusantes, aussi, ces petites scénettes montrant le vol d’une pharmacie sous forme de spectacle bien orchestré. Sauf que les personnalités, réellement conventionnelles et exagérées, sont tellement exaspérantes, énervantes, qu’elles nous laissent un mauvais sentiment, et ce dès le départ. Comme ce Max Perlich qui ne sert que d’élément déclencheur pour apporter un final vraiment pas convaincant. On s’ennuie de ces situations barbantes, comme ces prises de drogue monotones. Le fil scénaristique ne contient aucune force, aucune puissance, on patiente jusqu’au final qui ne contiendra en même temps aucune émotion, ne parlons pas de cette voix OFF omnisciente faite par le personnage principal, Max Dillon donc, acteur agaçant car semblant à chaque regard porté sur lui tel un pantin sans caractère. Il ne peut faire transparaître une émotion que lorsqu’il a la bouche ouverte et le visage en sueur, il n’est présent dans le casting que pour sa bonne beauté, qui a dû assurer quelques dollars en plus au box-office grâce aux jeunes filles tourmentées par son physique de minet drogué, mèche en option. De toute manière, aucun besoin de préciser que Dillon est un acteur moyen qui n’a pu joué que des rôles parfois acceptables (Collision), souvent mineurs (In and Out), voire carrément médiocres (où il en profite pour remplir son compte en banque à coup de « La coccinelle revient »). Kelly Linch est d’autant plus douée pour faire transparaître des émotions. La même problématique revient avec ce réalisateur quand on regarde l’un de ses films : soit on l’adore, soit on le déteste. Une véritable roue de la chance. Autant le dire tout de suite, il y’aurait de quoi préférer la voir tourner plus longtemps.
Un film de gus van sant qui m a particulièrement déçu. En effet je ne parle pas du cadre qui plastiquement est brillant, ce réalisateur a beaucoup de talent et l a prouvé dans de nombreux films. Mais dans drugstore cow boys il y a fautes qui sont majeures et donc affaiblit le film alors que le thème abordé est justement important. Ce long métrage narre les péripéties d une bande dirigée par un jeune homme joué par matt dillon, tous junkies, et s approvisionnent en volant dans les pharmacies. Le souci c est qu on ne ressent a aucun moment la déchéance physique des personnages qui se droguent depuis de nombreuses années, tout le monde est impeccable. A l inverse requiem of a dream est plus poisseux, plus glauque et plus proche de la réalité. Bref un film décevant pour ma part
Bob, sa femme Dianne et ses amis Nadine et Rick sont des junkies. Ils passent leur temps dans les drugstores pour se réapprovisionner en médicaments de toutes sortes. Mais un jour, la jeune Nadine meurt d'une overdose. Ainsi, Bob décide de décrocher et de mener une vie clean...Tel est le sujet de Drugstore Cowboy, le deuxième long métrage de Gus Van Sant. Le réalisateur américain signe un film brut et poignant, à partir d'un scénario très classique ( le propos est assez banal, il faut bien l'avouer ) et s'affirme comme l'un des cinéastes indépendants les plus doués de sa génération...On retrouve le mythe de la jeunesse présent dans ses films postérieurs tels que My Own Private Idaho ou encore Will Hunting ( et bien sûr sa trilogie légendaire: Gerry - Elephant - Last Days )...Gus Van Sant évite le piège du misérabilisme et du pathos, et l'émotion est intacte, directe. Après un premier essai avec Mala Noche, il poursuit son étude et sa fascination pour la marginalité, la différence et la jeunesse. Un très bon film, remarquablement interprété par Matt Dillon et Kelly Lynch.
Quand Gus Van Sant s'attaque au sujet de la toxicomanie, au lieu d'y aller à fond dans la gravité il choisit un ton tragi-comique, ce qui n'empêche le film de dégager de la profondeur (contrairement par exemple sur le même thème au vidéo-clipesque jusqu'à l'overdose "Requiem for a Dream" !!!) particulièrement dans les dernières scènes où la légèreté de surface a tendance à laisser la place à la gravité de fond. Seul point faible global, l'apparence des acteurs est trop clean pour qu'on croit vraiment que ce sont des toxicomanes ; mais par contre le jeu des acteurs en lui-même est irréprochable. Reste que malgré ce défaut, le cinéaste réussit à mixer subtilement l'humour et l'émotion pour qu'on ne puisse pas être indifférent.
Très belle adaptation du roman autobiographique et éponyme de l'Américain James Fogle, mise en scène par Gus Van Sant et avec dans le rôle titre : Matt Dillon. La vie des toxicomanes nous est retranscrit d’une façon si réaliste que l’on se retrouve happé à travers cette histoire, on s’identifie aux personnages et on se prend d’affection pour eux. Vivant dans un univers autodestructeurs, certains s’en sortent, d’autres en meurs. Une œuvre aussi percutante et réussie qu’a pu l’être l’œuvre de Jerry Schatzberg : Panique à Needle Park (1971).
Gus Van Sant signe un chef-d'œuvre de plus avec ce film ! 'Drugstore Cowboy' exploite des thèmes tabous, et n'hésite pas à dénoncer. Sinon, la réalisation est typique du réalisateur (on reconnait bien son style), elle est donc soignée et esthétiquement belle. A voir !
Un, film qui aborde avec légèreté une bande de voyou accrocs à la drogue. Si le film se suit avec facilité, il manque néanmoins pas mal de profondeur pour nous emballer.
Parfaitement mis en scène, Drugstore Cowboy est le film qui a révélé Gus Van Sant au grand public. Dès les premières minutes, un charme vénéneux opère et l'histoire de ce jeune junkie est passionnante. Et qui de mieux que de la star montante du moment pour l'interpréter? J'ai nommé l'excellent Matt Dillon qui offre à ce film une désinvolture, un style inimitable. La puissance émotionnelle du récit est palpable à chaque recoin de ce drame qui nous en met plein les yeux. Le monde de la drogue est magistralement exploité avec des fondues enchainées sublimes, des gros plans qui captent chaque instant. Drugstore Cowboy est un petit bijou du cinéma, puissant, profond.
Gus Van Sant nous emmène dans le milieu de la drogue et le monde des Junkies, où l’on suit la vie de l’un d’eux et de sa bande pendant quelques temps. L’aspect documentaire donne un coté réaliste au film et ça prend, on y croit et c’est un film fort qu’il nous livre, humain et triste. Emmené par une troupe de jeunes acteurs talentueux et en premier lieu Matt Dillon, ainsi qu’une excellente bande-son, il arrive aussi à rajouter quelques touches d’humour. Il analyse bien la dépendance ou les relations au sein du groupe de jeunes junkies. Et au final, il arrive à rendre les personnages attachant et on s’identifie à eux. Et surtout il ne nous moralise pas, ne fait pas de commentaire, et les dialogues sont vraiment bien écrits. Un film fort, qui ne nous moralise pas et effrayant par le réalisme qu’il dégage. Un grand film.
Une présentation sans concession de la dépendance à la drogue portée par un incandescent Matt Dillon ainsi qu'une mise en scène au service du propos. Mais cette froideur empêche une réelle empathie avec ces jeunes perdus dont l'addiction ne saurait justifier les errements moraux. Sombre et lucide, ce portait du désenchantement de la jeunesse exprime le tragique de ces existences détruites de l'intérieur et pourtant malgré le pessimisme ambiant demeurent des lueurs d'espoir scintillantes...
Avec "Drugstore Cowboy", G. Van Sant parle de drogue en y mettant une touche d'humour. Un projet audacieux pour un résultat convaincant. Avec un Matt Dillon en grande forme, on assiste à un astucieux mélange de drôlerie et de noirceur inscrit dans un scénario intelligemment construit, aux allures de mini road-movie. Aussi, Van Sant imagine des personnages "de l'urgence", toujours en réaction et plus ou moins dépassés par les évènements, ce qui les rend attachants. Après un début poussif, on entre petit à petit dans cette histoire singulière, jamais didactique mais qui au contraire laisse au spectateur une totale liberté de jugement. La réussite principale du film réside donc dans le fait de voir des personnages et un sujet extrêmement nuancés.
Gus Van Sant est un auteur et çà se voit ! Le réalisateur signe là un film indépendant sur l'univers d'un consommateur de drogue, ne portant aucun jugement sur ses actes et laissant le spectateur se faire sa propre opinion sur le sujet . Les acteurs jouent juste, ne tombant pas dans les habituels clichés du genre en gonflant leurs interprétations . Du cinéma qui est très loin du blockbuster mais qui s'apprécie comme il se doit . A (re)découvrir !
Gus Van Sant réalise ici son second long métrage, après une longue série de courts qui ont dû forgés son savoir faire. Il est étonnant de voir à quel point il maîtrise son film. Sans parti pris, il nous plonge dans cet univers da paumés où la drogue tient de la quête du Saint Graal. Chaque plan est recherché pour nous conduire à cette fin inéluctable et prévisible, mais que lon redoute pourtant à tous instants. Le tout servi par une technique extrêmement poussée, dont une photo sublime et un montage millimétré. Quant à Matt Dillon, sa composition éthérée donne à son personnage la consistance dun être qui se sait perdu davance, mais pour qui lon éprouve la plus grande compassion. Un film dur, sans concession, où la drogue napparaît pas comme objet de fascination ou seul objet de souffrance. Elle est la conséquence dun mal être venant calmer la douleur de lhomme, jusquà sa fin certaine, overdose ou autre. Terrifiant !