Très agréable surprise que ce thriller belge au suspense insoutenable. Les deux acteurs principaux (méconnus chez nous) sont très à l'aise dans leur rôle et ce jeu du chat et de la souris fonctionne à merveille grâce à un rythme constant. Grand prix amplement mérité à Cognac 2004.
Un polar belge au cinéma s'est plutôt rare, ça se passe à Anvers et le début du film laisse présager un aspect glauque (mais finalement pas exploité par le réalisateur) ; le scénario de La Mémoire du tueur est excellent mais la réalisation est un peu trop banal pour faire de ce polar un film percutant heureusement donc que l'intrigue est bonne et l'on suit jusqu'au bout sans ennui La Mémoire du tueur. Par contre les sortes de flash-back avec lumière fluo verte sont ratées. En tout cas si vous aimez les polars ce serait dommage de faire l'impasse sur ce film.
Magnifique, entre rédemption et vengeance, ce personnage en devient fort attachant et cette enquête mené sur un double front est savament géré par ce jeune réalisateur plein d'avenir avec de tel scénarios.
L'histoire de ce tueur à gages ayant l'Alzheimer et qui fait le ménage dans un réseau pédophile j'aime beaucoup. En plus le film revient sur les pages sombres de la Belgique des années 90 (pédophilie, guerre des polices, ...). Par contre je trouve que la réalisation est digne d'une série policière européenne moderne donc nul. Dommage aussi que les acteurs (sauf le premier rôle) ne soit pas très bons.
Sur un scénario inspiré des plus folles rumeurs et horreurs qui ont secoué la Belgique au milieu des années quatre-vingt-dix, "La mémoire du tueur" nous plonge au cur dune enquête certes intéressante mais très lente (les cent dix-huit minutes du film mont paru en faire bien plus). A la police judiciaire dAnvers, linspecteur Eric Vincke se creuse les méninges, persuadé quil est quune affaire qui vient dêtre classée cache en réalité un réseau pédophile. Lefficace scène dintro avec la jeune Laurien Van den Broeck nous amène très rapidement dans le vif du sujet en nous mettant franchement mal à laise Victime des premières manifestations de la maladie dAlzheimer, un tueur professionnel au grand sens de léthique décide de faire tomber les sales types avec le concours des policiers, et ce quitte à leur dévoiler les arcanes du Pouvoir. On ne pourra sempêcher de penser au génial "Memento" de Christopher Nolan lorsquil note des informations sur son avant-bras pour sen souvenir, mais la comparaison sarrête là. Sur fond de futur scandale national et de rivalité entre la P.J. et la gendarmerie, le film dErik Van Looy développe une intrigue à suspense crédible. La réalisation aurait cependant mérité quelques artifices en moins, la sobriété formelle servant toujours ce type dhistoire. Javais tiqué sur certains détails et deux des surprises sont tombées à plat pour moi (dont lune parce que comme Verstuyft je mintéresse au foot). En dehors de ceux dAlex Van Warmerdam ("La robe", "Les habitants", "Le ptit Tony"), rares sont les longs-métrages tournés en néerlandais qui parviennent à faire une petite carrière internationale. Bien que le flamand soit probablement la langue la plus abominable dEurope, préférez la VO car plusieurs scènes reposent sur lusage du français ! De plus, ces acteurs totalement inconnus par chez nous sont tous excellents (Jan Decleir, Koen De Bouw, Werner De Smedt ).
Doté d'une incontestable maîtrise technique, Erik van Looy peut redonner à la Belgique ses lettes de noblesse cinématographique s'il évite les écueils dans lesquels est tombé sa "Mémoire du tueur": D'une part son film s'enlise irrémédiablement dans les méandres convenus d'un scénario exsangue de rebondissements capables de relancer une action qui, trois-quart d'heure durant, avait pourtant été palpitante. D'autre part l'exploitation de certains aspects du scénario n'a pas été maximale. Ainsi "l'Alzheimer" du tueur aurait pu en effet être utilisée de manière plus subtile.
Film vu à l’occasion de la sortie de son remake américain 18 ans après la sortie de l’original, ce film n’a pas vieilli et garde un avantage sur le remake par sa tonalité très européenne : le monde du tueur est plus cru et celui des policiers moins aseptisé jusque dans les blagues sur les serrures de voitures de riches. Même si le film est flammand, il joue, en version originale, sur les deux langues parlées en Belgique avec des devinettes plus subtiles à décoder que celles de son remake. spoiler: Petit clin d’œil du scénariste : le tueur donne aux policiers, comme identité, le nom d’un ancien joueur de l’O.M. et international français.
Un polar belge, bien entendu, c'est rare, et vu la qualité de celui-ci, on espère en voir plus souvent! "De zaak alzheimer" est donc un film policier flamand, qui parvient à mélanger habilement les influences américaines et une identité belge. Erik Van Looy parvient sans problèmes à créer un décor de polar dans la ville d'Anvers ou de ses environs. Nous suivons alors l'évolution de ce tueur atteint par Alzheimer, appellant la police à l'aider à faire tomber ses anciens collaborateurs suite à une affaire d'infanticide. Difficile de ne pas voir là l'ombre de l'affaire Dutroux, encore très présente dans la mémoire collective belge. Au rayon des spécifités, pointons aussi l'usage original des langues belges qui ont un vrai rôle narratif. Van Looy excelle particulièrement dans la création d'une ambiance et dans la mise en scène de séquences d'action originales, jouant avec les codes du genre. J'ai particulièrement aimé, par exemple, la scène de la cible sur la vitre, visuellement assez forte. Le personnage typique de la femme fatale reçoit un traitement original également. Bref, dans la réalisation, on sent un vrai travail pour créer un thriller référencé mais authentique. Au niveau du scénario, on suit avec intérêt cette enquête atypique, même si quelques rebondissements paraissent prévisibles ou incohérents. Les influences américaines sont assumées, même si pas totalement digérées : j'ai repensé surtout à deux films : le Memento de Christopher Nolan, pour le tueur amnésique, et le Heat de Michael Mann, pour le parallèle entre police et bandits, plus proches qu'on ne pourrait le croire à première vue. Au milieu de ces beaux modèles, "De zaak alzheimer" trouve presque son identité propre, ce qui n'était pas gagné! A voir et à ne pas oublier!
A la lecture des différents avis je m'attendais à nettement mieux. Le tueur tout d'abord ne m'a pas paru très crédible, trop vieux, trop has been...Et puis le scénario ne m'a pas happé bien que l'idée de départ soit à priori top. C'est bien réalisé mais j'ai le sentiment d'être passé à côté de film.... à moins que ce soit l'inverse. Déçu quoi
La Mémoire du Tueur est un des plus gros succès en matière de cinéma belge. En fait, le réalisateur Erik van Looy est habitué à la plus haute marche du podium, vu que Loft, film qu'il a réalisé 5 ans après La Mémoire du Tueur, s'avère être le film belge numéro 1 au box-office. Bref, le succès, il connait. Mais un tel succès veut-il indéniablement dire contenu de qualité? Un film qui cartonne au box-office est-il d'office réussi? Si on se penche sur le box-office mondial, non, on ne peut pas dire que succès rime avec qualité, vu la présence de certains films dans ces classements. D'ailleurs, même pas besoin de regarder le box-office mondial pour se faire une idée, il suffit de regarder ce film, qui en est la preuve parfaite. La Mémoire du Tueur a beau avoir été un énorme carton, il n'en reste pas moins un film fort moyen. Attention, je dis bien moyen, pas mauvais! Car il y a quand même quelques points positifs. Tout d'abord, certaines scènes bénéficient d'une certaine tension, même si celle-ci n'est jamais de longue durée. Ensuite, ce n'est pas trop mal filmé, un peu à l'américaine, comme dans les séries d'enquête du genre, sauf que ça reste un film et non une série. Et enfin, les acteurs sont crédibles, en particulier Jan Decleir, habité par son rôle. Malheureusement, il y a pas mal de reproches que je pourrais faire à ce film. Tout d'abord, l'histoire, qui est tirée en longueur. Le début se suit facilement, mais ensuite, il y a trop de passages tirés par les cheveux, et je n'ai pas du tout aimé la conclusion. Le réalisateur a voulu ajouter une scène d'action en fin de film, mais elle ne passe pas du tout, elle ne s'accorde pas au reste du récit et on a presque l'impression qu'il s'est senti obligé de rajouter cette scène pour ne pas endormir les spectateurs. Autre reproche: l'utilisation d'effets ringards, principalement pour faire un enchainement entre deux scènes. On se retrouve alors avec une avance rapide qui n'a rien de naturel. Idem pour les flashbacks, qui bénéficient tous d'une image de couleur verdâtre qui tient énormément du cliché. La musique quant à elle est assez discrète et s'accorde plutôt bien à l'ambiance du film, mais elle est utilisée à tort et à travers, et au bout de la 3ème écoute, on ne peut déjà plus la supporter. Enfin, ce que je regrette le plus, c'est que la maladie du personnage principal est peu mise en avant. Le titre original du film est quand même "De Zaak Alzheimer" (l'affaire Alzheimer), j'aurais beaucoup aimé voir le personnage principal enquêter malgré sa maladie. Mais au lieu de cela, la maladie est écartée au second plan et on n'y fait presque pas allusion. Bref, La Mémoire du Tueur n'est pas un mauvais film et partait sur de bonnes bases, mais hélas, il s'est fourvoyé en cours de route pour au final nous offrir un spectacle à la limite du soporifique. Peut-être le récit est-il trop long, et qu'il ouvre trop de pistes au lieu de ne garder qu'un fil rouge qui était ma foi fort intéressant.
Piteux polar qui se veut plein d'envergure mais se contente d'être racoleur et prétentieux. Un papy essoufflé soit-disant tueur à gages (on y croit pas un seul instant) et malade d'Alzheimer très mal joué par un acteur qui se contente d'interpréter le regard hébété. Les effets de mise en scène sont superflus, moches et donnent un côté cheap. Ce qui ne devait pas être l'effet recherché. Quand à l'histoire, elle est sans surprises. A trop vouloir refaire "Memento", Erik van Looy s'est planté en beauté. Un peu plus d'humilité aurait été plus que bienvenu.
Un polar belge franchement bien foutu et bien écrit. Le suspense et l'action sont mêlés à un jeu de manipulations diverses qui rendent passionnante cette histoire. Et malgré la longueur (presque 2 heures), on ne voit pas le temps passer. L'interprétation est impeccable, la musique colle parfaitement à la tension du film et l'ensemble nous offre un polar magnifique !!
Le film est un peu brouillon et semble un peu incohérent. Malgré tout, les acteurs sont bons et certaines scènes sympas. Mais bon, on ne peut pas dire que ce soit un très bon film.
Carton au box-office en Flandre, "De Zaak Alzheimer" évoque la fameuse maladie à travers l'histoire d'un tueur se retournant contre ses employés et utilisant la police, sachant que sa mémoire va peu à peu disparaître. Bien interprété et disposant d'un pitch assez original malgré un ou deux emprunts, ce polar parvient à accrocher rapidement le spectateur de par son montage efficace, même si on peut lui reprocher quelques effets à tendances clipesques. Néanmoins, l'absence d'aspect hollywoodien palie ce côté un tantinet racoleur et permet au spectateur de passer un bon moment.