De quel coté se placer? Du coté de ceux qui pensent que Cronenberg a choisi un cadre formel classique et extrémement resséré pour parler de choses trés profondes? Ou de ceux qui pensent que finalement, conscient d'avoir un matériel assez simpliste sous la main, il n'a fait que réalisé un film de commande y insufflant une auto-critique sous la forme de quelques exagérations visuelles et scénaristiques? A vrai dire, des deux ou d'aucun des deux. Car nul n'est besoin d'être docteur en psychologie pour connaitre la puissance érotique de la violence, ni pour connaitre l'impossibilité d'en extraire la source en soi, et encore moins son coté épidémique. Mais le propos de Cronenberg est déconcertant de clarté, presque trop clairement pour être honnête ou pour sembler convaincu. Alors, que reste-t-il de ce film aprés le visionnage? Non pas un exercice de style mais plutôt une forme de discours qui ne croit pas vraiment à lui-même, assorti d'une fin qui ne déplairait pas à un conservateur de gauche ou à un progressiste de droite (et oui, ça existe). Une sorte d'objet cinématographique qui est aussi parfaitement sculpté qu'il semble evanescent et abstrait en fin de compte.
A history of violence est l'adaptation d'une bande dessinée pour adultes par David Cronenberg en 2005. Pour lui, il s'agit d'une oeuvre purement commerciale qui devait le remettre en selle après l'échec de Spider en 2002. Le titre du film, traduite au mot par mot, en résume assez bien le contenu. La violence est partout. Chez le père, le fils, entre deux frères, avant un rapport sexuel mais pas omniprésente. Elle est distillée à travers trois scènes clefs du film, ce qui en renforce la puissance. Tom Stall est un père de famille modeste et respecté tenant un bar. Un beau jour, il se voit braqué par deux tueurs qui n'hésitent pas à menacer de mort une serveuse "pour prouver qu'ils ne plaisantent pas". Là, Tom Stall, avec un énorme sang-froid les abat froidement. La ville le porte en héros et on voit de suite le défaut des américains (et qui commence à devenir le notre aussi) à savoir consacrer star du jour au lendemain un anonyme qui vient, d'ailleurs, de se faire justice et qui devient ni plus ni moins qu'un assassin. Sur ce, un autre gangster, Carl Fogarty lui rappelle son passé de malfrat, ce que refuse d'admettre Stall dans un premier temps. Sa famille finira vite par douter de lui et voici un thème cher au réalisateur de La mouche, qu'est la double identité, les troubles de la personnalité, la schizophrénie. Est-il vraiment Tom Stall ou Joey Cusack ? Posant avant tout de bonnes questions : faut-il se faire justice soi-même ? Que ressent-on lorsque l'on tue quelqu'un ? Avec cette irruption de l'extraordinaire dans une famille profondément ordinaire, Cronenberg revient avec un film passionnant et immoral.
Malgré une première partie du film un peut lente (ce qui représente à mes yeux le gros point noir de ce film), A History of violence a réussi, essentiellement grâce à une très bonne performance des acteurs, à maintenir mon attention jusqu’à son dénouement, et à me faire passer un bon moment de cinéma.
J’ai apprécié le scénario, bien que celui-ci manque quelque peut d’originalité.
A History of violence n’est pas un chef d’œuvre, mais reste tout de même un film qui permet de passer 1h30 sans s’ennuyer.
Cronenberg signe un film trouble et déroutant sur l'identité et sur les secrets que l'être humain peut enfouir au plus profond de lui. La composition de Viggo Mortensen est saisissante. Maria Bello est émouvante en épouse qui observe impuissante la mutation de son mari. Un Film magistral.
Sadique l'enfoiré. Difficile de croire que c'est le même Cronenberg qui a fais La Mouche avec Jeff Goldblum. En fait, certaines personne retienne Mortensen que par l'intermédiaire d'Aragorn du SdA, mais franchement ce film est bon, violent certes, mais de grande envergure ! Bon, ça sonne un peu comme No Country For Old Men pour moi même si le chef d'oeuvre des frères Coen est sortit deux ans après. Ah ça commence sur un bon rythme, un 69 par ci, une partie de jambes en l'air dans les escaliers... Bref à voir !
Avec ce film, David Cronenberg opère un certain tournant dans sa carrière : sans pour autant abandonner son style et ses thèmes, il nous offre un cinéma plus abordable et plus classique. Alors que l'on pourrait penser que le cinéaste en perdrait de sa force, c'est quasiment le contraire qui s'opère. "A history of violence" est, avec "Les promesses de l'ombre", la meilleure œuvre de son auteur. Soit l'histoire de Tom Stall, patron d'un diner dans une petite ville tranquille qui voit arriver deux truands dans son restaurant. Les deux hommes sont capables de la pire violence gratuite comme le prouve la saisissante séquence d'ouverture mais en quelques instants, Tom les abat, devenant le héros local de la ville. Mais sa popularité attire à lui un certain Carl Fogarty qui voit en Tom un nommé Joey Cusack. Alors que Fogarty profère d'inquiétantes menaces, la famille de Tom en vient à se demander s'il est vraiment ce qu'il dit être. Réflexion sur la double identité et la violence que l'on peut avoir en nous, "A history of violence" repose sur un scénario simple mais diablement efficace qui ne va pas par quatre chemins pour illustrer son propos. Entre quelques scènes d'une violence fulgurante, c'est le thème de la famille rongée de l'intérieur qui se développe également dans cette œuvre choc et superbe, diamant brut bénéficiant de l'immense interprétation de Viggo Mortensen, sacrément bien entouré par Maria Bello, Ed Harris et William Hurt.
Un film que j'ai trouvé parfait. Quel chef d'oeuvre ! Tout d'abord pour l'interprétation très juste de Viggo Mortensen, absolument très talentueux dans ce film, également pour une histoire simple mais superbement tournée. Un scénario assez époustouflant, une musique magnifique, et vraiment des acteurs somptueux. Pas d'effets spéciaux, voilà qui montre qu'un film simple peut être absolument géant et surpasser des Matrix et autres films à effets spéciaux. Merci beaucoup pour ce film extraordinaire.
Quand on regarde un film de la trempe de History Of Violence, on reste bouchée de part sa violence et son histoire fascinante. L'histoire de Tom Stall un honnete citoyen d'un petite ville qui devient propulsé au rang de héro nationale en abattant deux tueurs qui s'apprétait à commettre un massacre. Mais au fur et à mesure que l'intrigue du film se resserre on apprend que Tom Stall à un passé de violence qu'il croyait avoir à jamais enfoui. Le film reprend beaucoup les genres de prédilections de David Cronomberg: la double identité, les origines de la violence... Mais pourtant, ça marche toujours et ça ne lasse pas. La réalisation du géniallisime Cronomberg est puissante et exellente comme toujours avec le plan-séquence de la scène d'ouverture. Le scénario est quant à lui exceptionnelle car il explore des thèmes très personnel presque jamais utilisé au cinéma. Le fils qui au fil de cette histoire s'imprègne de cette violence, ça commence avec la bagarre au lycée jusqu'au meurtre de Carl Fogarty. Les dialogues sont eux aussi exellents! Les interprétations sont magistrales, Viggo Mortensen est au sommet et incarne à la perfection son role. Au final History Of Violence est un pur CHEF D'OEUVRE comme on les aime, c'est-à-dire, sec, sombre et sans espoir! EXELLENT!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Très efficace et pour public averti.
Comment fait on pour mettre -5 en etoiles? Je trouve pas, çà m'embete. L'histoire est bidon, la personalité des acteurs digne d'un meuble en bois, des scenes où l'on plisse les yeux en se disant "pourquoi il fait çà? pourquoi il fait pas çà cet imbecile". Un peu comme si vous etiez en danger de mort, que vous ayez un pistolet à coté de vous et que vous couriez à l'opposé. Comme je le dis souvent tout les gouts sont dans la nature mais mettre plus de 1 etoile pour se film, c'est s'etre trompé de film.
Une histoire prenante porté par un casting 5 étoiles. Cronenberg maîtrise son suspense, sa mise en scène bref il maîtrise son sujet. Viggo Mortensen est incroyable. Ce film est culte ! C'est un chef-d'oeuvre, sûrement mon second film préféré de Cronenberg.
Comment ce film a pu recueillir autant d'avis positifs ? Le scénario est digne d'un bon vieux téléfilm américain, les acteurs sont mauvais, et certains passages n'apportent strictement rien à l'histoire. La fin, elle, arrive beaucoup trop vite ! Le cauchemar de Viggo Mortensen aura été de courte durée...
Thriller violent, scenario cousu de fil blanc, dès le début on devine tout. Mais très bien réalisé, la tension dramatique va crescendo, et le "héros" surtout est très bien écrit un spoiler: bon père bon époux calme et gentil qui est en même temps un redoutable tueur implacable excellente interprétation de Viggo Mortensen,et W. Hurt. Bref pas excellent mais on passe un bon moment
Tout est dans le titre. Il va être question de violence, et pas qu'un peu. Ce qui rend le film de Cronenberg si singulier, c'est le traitement de cette violence. Elle nous est présenté de façon très réaliste, et sous bien des formes. Un très bon film.