172997 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
2 655 critiques spectateurs
5
1169 critiques
4
890 critiques
3
143 critiques
2
214 critiques
1
136 critiques
0
103 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Sad
12 abonnés
30 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 2 janvier 2026
Les Infiltrés mais mon Dieu quel film seigneur. La finale c’est rebondissement sur rebondissement. C'est une véritable partie de loup-garou grandeur nature. Cette dualité entre Dicaprio et Damon Oh la la la la la la !! Elle est magistrale. mais au final qui est vraiment le protagoniste de cette histoire. vraiment Mazeltov.
Alors je dois dire que je préfère cette version à la version originale Hongkongaise. Si cette dernière est plus mystique et plus singulière, Les Infiltrés nous permet lui d'admirer une performance d'acting magnifiques. Effectivement, dans la version de Scorsese, le casting est plus important que l'intrigue. Si on peut douter de l'acting de Mark Wahlberg ou de celui de Matt Damon, je trouve qu'ils correspondent parfaitement à leur rôle. L'un apport de l'humour et de la légèreté, tandis que l'autre apporte du sérieux et du vice.
Cependant, c'est bien deux autres membres du casting qui permettent à ce chef d'oeuvre de remporter l'oscar du meilleur film. Leonardo DiCaprio, comme à son habitude, est époustouflant de contraste, il joue divinement bien la dualité qu'impose son rôle d'indic, l'impossible balance entre vie personnelle et vie professionnelle, l'une venant disparaître face à l'autre. Il est impressionnant de voir la différence de niveau entre Matt et Leonardo. Matt joue beaucoup sur son charisme, sur sa capacité à paraître fort et convainquant, pendant que DiCaprio lui, matérialise excellemment bien la réalité et la complexité psychique qu'impose un tel rôle. Donc voila DiCaprio, tu méritais l'oscar, comme souvent...
Bon, maintenant il faut parler du GOAT, le rugissant Jack Nicholson. Cet acteur bonifie une oeuvre tel un Rafael Nadal bonifie le tennis. Sa capacité à faire peur sans forcer sur le morbide et la folie et absorbant. Comme dans Vol au dessus d'un Nid de coucou ou dans Tendres Passions, il donne une singularité à ces films. Sa prestance est telle, que tous les autres acteurs semblent la subir, semblent s'ajuster à ce maître. Je suis choqué d'apprendre qu'il ne fut nommé dans aucunes catégories aux Oscars, tellement sa performance touche la perfection. C'est pas compliqué, comme DiCaprio, il était tout bonnement impossible d'incarner d'une meilleur façon son personnages... grandiose.
Voila donc pourquoi je préfère cette oeuvre à l'originale, sans doute car je connais mieux les acteurs et l'univers scorsesien, mais surtout grâce à ces trois monstres du 7ème art: Jack, Martin et Leonardo.
"Les Infiltrés" est un film thriller magistrale qui est le remake de la très grande trilogie autant magistrale que ce long métrage s'appelant "Infernal Affair" . La réalisation est extraordinaire , le casting est d'exception : Leonardo Dicaprio , Matt Damon , Jack Nicholson , Mark Wahlberg , Martin Sheen , Vera Farmiga et Alec Baldwin pour ne cité qu'eux et tous mérite leurs statuts d'acteurs de compétition . Ce n'est pas pour rien que "Les Infiltrés" à reçu 4 oscars pour meilleur film , meilleur réalisateur , meilleur scénario , meilleur montage et 1 golden globe pour meilleur réalisateur . "Les Infiltrés" est un film que je conseille vivement avec grand plaisir sans problème pour tous les fans du réalisateur et les fans de vrais bon cinéma . Bon film à vous , bonne soirée et profitez bien .
Ce film offre un scénario captivant et un casting impressionnant, osant là où beaucoup d’autres hésitent. Malgré ces qualités, j’ai eu du mal à m’immerger pleinement, peut-être en raison d’un manque d’attachement aux personnages.
Film revu avec un grand plaisir. Un casting de rêve avec une mention spéciale à J. Nicholson absolument extraordinaire comme souvent. La BO ne gâche rien. Seul bémol, la fin m'avait bluffée la première fois... c'est moins sympa quand on la connait, mais le film mérite néanmoins d'être revu. 10/2025
un film de haute volé ! egnimatique et intriguant, on virevolte entre les deux camps en se demandant qui sera le 1er infiltré à ce faire démasquer. la touche satirique des personnages et une fin en fanfare nous rappel des films de Tarantino
Le réalisateur Martin Scorsese orchestre un fascinant jeu de masques dans ce polar idéalement ficelé par des ressorts implacables et bénéficiant de la virtuosité de mise en scène du cinéaste. Aucun temps mort, une intrigue tenant en haleine durant les 2h20 du long-métrage et une interprétation au diapason font de « Les infiltrés » une œuvre majeure de la carrière du réalisateur.
Qui est le film ? Les Infiltrés (2006) est une adaptation du polar hongkongais Infernal Affairs, mais il devient, entre les mains du cinéaste, une tragédie américaine sur l’identité, la duplicité et la faillite des institutions. Le récit est simple en apparence : un policier infiltre la pègre de Boston pendant qu’un mafieux infiltre la police. Mais derrière ce schéma miroir, Scorsese installe une question lancinante, qui traverse toute son œuvre : qu’arrive-t-il à un individu quand les structures censées l’abriter l’obligent à jouer un rôle qui le détruit ?
Que cherche-t-il à dire ? Le film n’a pas pour ambition de livrer une intrigue policière haletante, même si le suspense fonctionne à plein. Il cherche plutôt à mettre en crise la notion même de rôle social. Être flic ou voyou, c’est moins une appartenance réelle qu’une performance, un masque qu’il faut tenir jusqu’à l’épuisement. Les Infiltrés met ainsi en scène une Amérique des années 2000 où l’institution ne protège plus, mais produit du chaos.
Par quels moyens ? Transposer Infernal Affairs à Boston, dans le milieu irlandais-américain, n’est pas un simple déplacement. Là où le film hongkongais jouait sur l’honneur dans une société postcoloniale, Scorsese injecte ses obsessions : catholicisme étouffant, masculinité violente, corruption banalisée. Cette transposition fait basculer le récit du polar vers la tragédie identitaire : ce n’est plus seulement une enquête, c’est une mise en scène des fractures morales d’un pays.
DiCaprio et Damon incarnent deux faces d’un même miroir. L’un doit se faire voyou, l’autre se faire flic. Aucun n’« est » vraiment ce qu’il prétend, chacun s’use dans la répétition des signes de son rôle. Scorsese filme cette performativité (regards, mensonges, codes vestimentaires) comme une mécanique qui fissure l’intérieur.
La police n’apparaît pas comme un contre-pouvoir moral mais comme une structure perméable, infantile, parfois ridicule. Les réseaux de corruption, de pots-de-vin et d’informateurs lient autant la pègre que l’État. Scorsese ne désigne pas un coupable unique mais montre la porosité des frontières. La duplicité est systémique, elle traverse toutes les strates.
Costello, Queenan, Ellerby : tous fonctionnent comme pères de substitution. Mais ce sont des pères toxiques, qui exigent des sacrifices et transmettent plus de violence que de protection. La virilité y est performée à coups de bravades, d’alcool, de menaces. Elle fabrique de l’appartenance mais conduit surtout à l’autodestruction.
Chez Scorsese, la violence est toujours signifiante. Ici, elle surgit lorsque les mots ne suffisent plus. Les exécutions froides, surtout dans la dernière partie, abolissent toute idée de rédemption : personne ne survit intact, chacun paie le prix d’un rôle impossible à tenir.
Nous savons plus que les personnages et cette avance nous rend complices. Nous tremblons pour Costigan, nous admirons malgré nous la ruse de Sullivan. Scorsese place le spectateur dans une position éthique inconfortable : éprouver du plaisir de cinéma tout en ressentant un malaise moral. Le film ne délivre pas de leçon, il nous laisse avec cette tension non résolue.
Où me situer ? J’admire dans Les Infiltrés cette capacité à transformer un récit de genre en une méditation sur l’identité et la corruption. Le film ne se cache pas derrière un discours moral : il expose un monde où l’ordre et le crime sont faits de la même matière. Ce qui me semble plus problématique, c’est que cette démonstration, parfois, se dilue dans la surenchère de violence ou dans une ironie musicale qui atténue la gravité du propos.
Quelle lecture en tirer ? Les Infiltrés raconte moins l’histoire de deux hommes que le portrait d’une société où tout est rôle, duplicité, masque. Le film se lit comme une fable sur l’Amérique des années 2000, minée par la défiance envers ses propres institutions. Plus qu’un polar, Les Infiltrés est un miroir sombre : il nous rappelle que nous sommes tous, à un moment ou un autre, pris dans des rôles que nous ne maîtrisons pas.
Mais quelle puissance ce film. Tout est excellent de A à Z. Vraiment ce film est culte et c'est tellement justifié. Scénario bien ficelé, casting solide avec des acteurs qui jouent à merveille, une tension tout au long du terme parfaitement géré. 2h30 qui passe tellement vite. Vraiment rien à dire si ce n'est l'excellent travail de Monsieur Scorsese. Chef d'oeuvre.
Les Infiltrés de Martin Scorsese est un chef-d’œuvre du thriller moderne, où la tension et la trahison ne cessent de croître. Adapté de *Infernal Affairs*, le film brille par son casting exceptionnel : Leonardo DiCaprio et Matt Damon au sommet de leur intensité, tandis que Jack Nicholson impose une présence magnétique et menaçante. La mise en scène de Scorsese, nerveuse et stylisée, alliée à une bande-son percutante, transforme chaque scène en un jeu de manipulation et de duplicité. Loyautés brisées, dilemmes moraux et suspense haletant font de ce polar un incontournable du genre.
Juste a voir Martin Scorsese et le casting de ce film donne la raison pour laquelle il faut le regarder ! Thriller sur la police et la mafia plus que prenant. Des rebondissements tout le long du film. Les méchants se faisant passer pour des gentils et des gentils pour des méchants. Une fin incroyable également. À voir et revoir !