Alors je dois dire que je préfère cette version à la version originale Hongkongaise. Si cette dernière est plus mystique et plus singulière, Les Infiltrés nous permet lui d'admirer une performance d'acting magnifiques. Effectivement, dans la version de Scorsese, le casting est plus important que l'intrigue. Si on peut douter de l'acting de Mark Wahlberg ou de celui de Matt Damon, je trouve qu'ils correspondent parfaitement à leur rôle. L'un apport de l'humour et de la légèreté, tandis que l'autre apporte du sérieux et du vice.
Cependant, c'est bien deux autres membres du casting qui permettent à ce chef d'oeuvre de remporter l'oscar du meilleur film. Leonardo DiCaprio, comme à son habitude, est époustouflant de contraste, il joue divinement bien la dualité qu'impose son rôle d'indic, l'impossible balance entre vie personnelle et vie professionnelle, l'une venant disparaître face à l'autre. Il est impressionnant de voir la différence de niveau entre Matt et Leonardo. Matt joue beaucoup sur son charisme, sur sa capacité à paraître fort et convainquant, pendant que DiCaprio lui, matérialise excellemment bien la réalité et la complexité psychique qu'impose un tel rôle. Donc voila DiCaprio, tu méritais l'oscar, comme souvent...
Bon, maintenant il faut parler du GOAT, le rugissant Jack Nicholson. Cet acteur bonifie une oeuvre tel un Rafael Nadal bonifie le tennis. Sa capacité à faire peur sans forcer sur le morbide et la folie et absorbant. Comme dans Vol au dessus d'un Nid de coucou ou dans Tendres Passions, il donne une singularité à ces films. Sa prestance est telle, que tous les autres acteurs semblent la subir, semblent s'ajuster à ce maître. Je suis choqué d'apprendre qu'il ne fut nommé dans aucunes catégories aux Oscars, tellement sa performance touche la perfection. C'est pas compliqué, comme DiCaprio, il était tout bonnement impossible d'incarner d'une meilleur façon son personnages... grandiose.
Voila donc pourquoi je préfère cette oeuvre à l'originale, sans doute car je connais mieux les acteurs et l'univers scorsesien, mais surtout grâce à ces trois monstres du 7ème art: Jack, Martin et Leonardo.