Cette suite, directement liée au comics de Stan Lee et de Bill Everett, adaptée en 2002 par Mark Steven Johnson, est l'histoire d'un super-héros aveugle dénommé Daredevil; sa rencontre avec Elektra associera leurs pouvoirs pour mettre terme à des forces maléfiques, pour éclore fatalement d'un amour réciproque. Ce nouveau film est, d'une certaine manière, la continuité d'un portrait plus intime de ce personnage qui n'a désormais plus sa place au second plan. Mais cette aventure, au-delà de l'échec artistique, est consternante de bout en bout. Premièrement, Jennifer Garner n'arrive jamais, ou très peu, à se glisser dans son costume d'héroïne. En dehors de tout, elle donne la faucheuse impression de s'ennuyer autant que nous; et cela n'aide pas à rentrer dans ses péripéties peu exaltantes. Secondement, la synopsis pourrait se résumer d'une seule ligne tellement la trame est anorexique. Mais le plus navrant, c'est que le réalisateur Rob Bowman ne trouve pas de cohérence à son intrigue qui ne sait même pas où elle va. Globalement, on assiste à un combat entre le bien et le mal, de tout ce qui se fait de plus démodé, mais dont l'origine, les protagonistes ou encore la justification de son existence nous est totalement gommé. Les scènes d'actions ne sont guère convaincantes, tout comme l'intérêt qu'elles apportent au scénario. Cet abrutissement est une cacophonie agaçante; il n'y a presque rien à dire d'une telle chose. Mais pour essayer l'analyse qui ne fera qu'enfoncer le long-métrage, Rob Bowman pioche de nombreuses références cinématographiques comme pour donner des bases érudites à son nanar fauché. Entre autre, la scène du labyrinthe de Shining, réalisée par Stanley Kubrick, est tout bonnement reprise dans Elektra. Le plagiat n'est qu'un ersatz ridicule, effroyable honte pour le pastiche raté du cinéaste. Mais si les nerfs vous en dit, rire de cette piteuse attraction vous sera bénéfique dans l'objectif de vous dire qu'il existe bien mieux au cinéma. Catastrophique.