Tiré du comic book de Franck Miller, l'adaptation ciné signée Robert Rodriguez (épaulé de Miller lui-même et de Tarantino) est une véritable merveille visuelle. L'univers graphique de Sin City est simplement incroyable avec un noir et blanc argentique magnifique agrémenté de quelques couleurs vives somptueuses. Cette sorte d'hommage au film noir des 50's bénéficie d'une distribution de rêve avec de sacrées pointures pour chaque tableau. C'est âpre, violent et d'une beauté visuelle sans commune mesure, en outre les différentes intrigues sont palpitantes à suivre et les dialogues assez géniaux. Sin City c'est une expérience ciné unique et un véritable plaisir rétinien de tous les instants. Une œuvre d'amoureux du cinéma pour les amoureux du cinéma. Le genre de films débridés et décodé s qui manquent cruellement au ciné ces dernières années ...
"Sin City", réalisé par Frank Miller et Robert Rodriguez, est un film qui se distingue par son audace visuelle et narrative. Adapté de la série de comics de Miller, le film s'ancre dans un univers noir et stylisé, où la violence et la corruption règnent en maîtres.
spoiler: Le film est une anthologie de trois histoires interconnectées se déroulant à Basin City, surnommée "Sin City". Chaque récit explore les bas-fonds de la ville, mettant en lumière des personnages marginaux et complexes. Mickey Rourke, en Marv, incarne un colosse en quête de vengeance, offrant une performance brute et touchante. Bruce Willis, en Hartigan, est un policier intègre dans une ville corrompue, tandis que Clive Owen, en Dwight, est un homme tourmenté par son passé. Leurs histoires s'entremêlent, créant une toile de destins croisés.
La direction artistique est remarquable, utilisant un noir et blanc stylisé avec des touches de couleur pour un effet dramatique. Cette esthétique, fidèle au matériel source, confère au film une atmosphère unique. La musique, composée par John Debney, Graeme Revell et Rodriguez, renforce l'ambiance sombre et intense du film.
Cependant, le film n'est pas sans défauts. Certains pourraient trouver l'accent mis sur la violence et le style plutôt que sur le développement de l'intrigue ou des personnages un peu excessif. De plus, bien que le film soit visuellement captivant, il manque parfois de profondeur émotionnelle, se concentrant davantage sur l'esthétique que sur le contenu.
En résumé, "Sin City" est un hommage spectaculaire au genre noir, magnifiquement réalisé et visuellement saisissant. Bien qu'il puisse être critiqué pour son approche parfois superficielle, il reste un exemple remarquable de cinéma visuellement innovant et audacieux.
Bon, c'est super violent certes mais le style, la BO, l'ambiance et les dialogues sont dantesques. Je suis particulièrement fan de Marv, qui pour le coup est très bien doublé en français. Un classique.
Une honte : la liste de schindler version film d'action kitch ou le punisher version pub de parfum des années 2000 C'est macho, vulgaire, stupide, ultra violent sans aucune raison. C'est tellement à bloc que ce n'est même plus de la caricature ça devient juste ridicule à chaque instant, donc drôle par dépit. Alors oui visuellement c'est pas mal mais c'est gâché par le reste, personnellement j'ai commencé à décrocher au bout d'une heure et la fin du film est pathétique spoiler: avec cet espèce de monstre jaune hideux Cette ultra violence inutile m'a tout de suite fait penser à Tarantino, quelle surprise : je viens d'apprendre qu'il a en partie réalisé le film, décidemment je n'aurai jamais vu un film intéressant venant de ce monsieur...
Robert Rodriguez et Frank Miller, nous plonge dans un univers où la violence, le crime et la moralité ambiguë se mélangent dans une danse envoûtante, et enivrante. Dès les premières images, Sin City vous happe avec ses visuels saisissants. Chaque plan est une œuvre d'art vivante. Les contrastes entre le noir et blanc, avec des touches de couleurs accentuées, créent une atmosphère unique qui rend l'ensemble visuellement saisissant. Chaque scène est comme une peinture en mouvement, et chaque cadre est méticuleusement conçu pour susciter des émotions intenses.
La distribution du film est tout aussi remarquable. Les acteurs se glissent avec une aisance impressionnante dans les personnages emblématiques de l'univers de Sin City. Mickey Rourke incarne avec brio le dur à cuire Marv, mélangeant à la perfection la brutalité et la vulnérabilité. De même, Bruce Willis incarne John Hartigan avec une intensité émotionnelle saisissante. Que dire d'Elijha Wood, Jessica Alba, Rosario Dawson, Clive Owen, mais quelle distribution.
Les différentes histoires qui s'entremêlent sont orchestrées de manière brillante, créant un ensemble narratif complexe et captivant. Chaque intrigue est remplie de rebondissements et de mystères, gardant le public constamment en haleine. Les dialogues sont percutants, rappelant les punchlines caractéristiques des romans noirs, et ajoutent une couche de profondeur aux personnages et à l'intrigue.
Bref, vous l'aurez compris pour moi Sin City est une œuvre cinématographique qui transcende les conventions et offre une expérience immersive à couper le souffle. On ne sort par indemne d'un tel visionnage.
Changeant de sujet après le western (trilogie mexicaine dont l’excellent Mariachi), les vampires (Une nuit en Enfer), les extraterrestres (The Faculty) et les films pour enfants (Spy Kids), Robert Rodriguez s’attaque aux films noirs, en s’associant à un réac notoire (et reconduisant sa collaboration avec Tarantino).
La première scène impliquant le trop méconnu Josh Hartnett (The Therapy mais aussi la série Penny Dreadfull, basée sur le même principe de culture populaire que le Pulp Fiction de Tarantino), je me dis que ça ne sera pas mauvais, d’autant moins que Rodriguez excelle dans ses expériences tout autant qu’il déçoit dans leur reconduite.
Quoi qu’il en soit, ce film se résume à une suite de scènes, précisément comme dans Pulp Fiction, toutes plus noires les unes que les autres, graphiquement irréprochables, rendant admirablement bien les tonalités des comics, mais laissant un goût amer au niveau de la réflexion. Le mal est partout, comme une obsession paranoïaque, survivaliste et libertarienne, voire complotiste, faisant l’apologie de la violence tout en prétendant la combattre, prônant un retour à l’ordre moral (pour les autres) et à la liberté absolue (pour soi), dénonçant les pédocriminels tout en surfant de manière très malaisante dans quelque chose qui ressemble à de la fascination pédophile. Les dialogues, s’ils peuvent parfois s’élever, un peu à la manière d’un Audiard fatigué, sont prévisibles et ressassés, truffés de passéisme ridicule, de sexisme acnéique et de racisme pas nécessairement au second degré. L’interprétation stéréotypée à la première personne, censément rendre hommage au cinéma et à la littérature noires des années ‘30, ‘40, finit vite par devenir lassante et, pour tout dire, grotesque. On se demanderait presque si ça n’est pas une parodie du trio ZAZ. Mais non. Parce qu’en plus ça manque terriblement d’humour.
Au final, si l’objet cinématographique est pas mal, même si on finit par se lasser des effets dès la 15ème minute, le film dans ce qu’il a à raconter est une daube fascistoïde et primaire, voire primate, scénarisée par un créateur qui gagnerait à se faire soigner. On assiste en effet, hélas, à ce genre de discours perverti qu’on entend beaucoup trop souvent de nos jours, complètement autocentré dans une position victimaire. spoiler: Chaque partie de l’histoire raconte en effet toujours la même litanie du pauvre petit viriliste au coeur pur rattrapé par les méchants pourris et seulement sauvé, parfois, par des prostituées. Je n’aimerais vraiment pas vivre dans la tête malade de Frank Miller.
Quant à Robert Rodriguez, il a indéniablement du talent mais on peut se demander pourquoi il met autant d’énergie à le diluer ainsi dans la fange de tels fantasmes à la fois puérils et malsains.
A l'instar de "300" du même Frank Miller, "Sin City" est une excellente adaptation de comic et on a vraiment l'impression de voir une BD vivante. La qualité est vraiment excellente et sort de l'ordinaire, la musique est vraiment bonne et fait vraiment style Robert Rodriguez. Le casting en lui-même est tout aussi exceptionnelle et on a droit à un bon 5 étoiles. L'ambiance est vraiment bonne et on sent un côté très déjanté qui peut paraitre plaisant pour ceux qui aiment le genre. En revanche, c'est juste dommage que certains effets CGI sont voyants et un petit conseil personnel : regardez la version cinéma et pas la version longue car le film est composé de "chapitres" qui se terminent toujours par un générique, c'est plombant.
Un film au style sublimé par des mouvements de caméra vraiment géniaux et des couleurs magnifiques qui vous transportera dans un univers qui transpire l'amour du comics. Un univers sombre, où règne gangster, flics ripoux, sexe et drogue. Une histoire non linéaire vraiment palpitante à suivre, portée par un casting composé d'acteurs formidables. Pour moi, c'est le meilleur film à la fois de Robert Rodriguez et de Franck Miller.
Quelle équipe de réalisation et quelle distribution ! Les amateurs de polars noirs américains devraient en baver d'envie et, franchement, ils ne seront pas déçu. C'est sombre et brutal au possible (âmes sensibles s'abstenir ) et les trois rôles masculins principaux frôlent la perfection, flics et/ou voyoux . Le film se déroule à 100 à l'heure. Les décors numérisés sont splendides et les notes de couleurs dans ce sinistre univers, du meilleur goût. J'ai vraiment adoré.
Grand plaisir des yeux. Super personnages, plans splendides, et d'une manière générale le graphisme est vraiment époustouflant. Les premiers arcs narratifs sont parfaits, mais gros essoufflement sur le dernier où l'on a une impression de redite, et malgré tout ce que j'aime dans ce film, j'ai fini par m'ennuyer face à un scénario franchement léger. Est-ce dû à la version director's cut?
Une mise en scène de feu – supervisée par Quentin Tarentino - avec dès le générique une photo et des effets visuels sensationnels, une utilisation explosive de l’image qui me font penser par certains aspects aux dessins spectaculaires d’un Roy Lichtenstein par exemple, la noirceur en plus, avec un scénario délirant de violence sadique et d’érotisme, voire de cannibalisme! Un véritable carnage avec de superbes filles et des rebondissements tous aussi saugrenus les uns que les autres. Mais peu importe : c’est l’image qui compte ! A voir absolument pour la créativité.
Ce film de Robert Rodriguez, en partenariat avec Frank Miller, constitue l’adaptation au cinéma d’une bande-dessinée de ce dernier. Quentin Tarantino est également crédité pour avoir réalisé une scène. Sorti en 2005, ce long-métrage distille des histoires distinctes dans lesquelles trois anti-héros (Bruce Willis, Mickey Rourke et Clive Owen) se débattent dans un univers urbain sombre et criminel. Le scénario en lui-même reste captivant sans posséder de réelle signification. Mais c’est surtout la mise en scène d’un esthétisme remarquable qui offre une signature visuelle unique. Tout est sublimé, amplifié et léché, y compris les séquences de meurtres les plus atroces. Bref, un magnifique objet de technicité avec de vraies gueules et des corps atomiques qui rend hommage à l’univers fantastique des comics.
Un film bluffant de part son visuel, très travaillé et stylisé, tout droit sorti des comics de Franck Miller. L'utilisation d'une voix-off pour narrer l'histoire fait également l'originalité de l'oeuvre. Une réalisation pleine d'action et teintée d'humour noir qui se suit sans ennui du début à la fin.