Attention... Ovni en vue, que les détracteurs d'Elephant (du même réal) partent en courant, ici on est dans cet esprit Van Sant avec sa camera fixe, ses longues ponctuations de silences, son rythme saccadé et surtout et surtout, une magie enchanteresse et une maitrise queasi sans faille de l'image et de ses contraste. C'est donc dans un décor boisé magnifique que l'on suit, non sans se poser de question, les derniers jours d'un "camé" completement à l'Ouest.
Magnifique, d'une poésie et d'un calme bien rare à l'heure des grosses productions Badamoum Pan Pan ! une sorte de bol d'air frais chargé à la dope... Rite funebre d'un homme dans une detresse immense, avec cette maison symbolisant à mon sens le milieux du Show Bizz, à savoir, au dessus de tout, perdu au milieu de nulle part, mais d'une immensité riche et tres agreable, mais dans laquelle on se sent seul... terriblement seul. Car c'est cela Last Days, l'appel au secour d'un homme qui veut en finir, qui en a marre de ces conneries.. Une tournée pour qui ? Pourquoi ? Des amis ? Ah Bon ? des amis pret à se barrer au moindre coup dur.
Le tout dans un silence inquietant et mystique, car on se rapproche du cinéma muet, ou des grognement ou des accords sur une guitare saturée, suffisent à exprimer la detresse d'un homme, et quels accord, à partir du moment ou Blake saisit sa guitare la premiere fois, le film part, completement s'entrainant dans un rythme saccadé, en accord avec un beauté graphique rare, car comme dans Elephant Gus Van Sant nous montre une fois de plus que le ciné c'est de la peinture en mouvement nous livrant de veritable tableaux sombres mais poingnants avec des trouvailles graphique fantastiquement innovantes pour montrer comme un homme essaye de tuer le temps oppressant, la célébrité qui vous tue un homme, le rush des tournées.
Alors on pourra si l'on n'accroche pas reprocher à Last Days sa relative lenteur, son manque cruel d'action, et sa fin seche, mais on n'le feras pas... trop de poésie i