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Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Avec Last Days, Gus Van Sant nous livre le dernier film de sa trilogie labyrinthique sur la mort inspirée dévénements réels. Plus quun film sur la mort (ce quavait réussi à être Gerry dans les dernières minutes) ou un passionnant exercice de style qui passait à côté de son sujet avec un génie formel évident comme Elephant, Last Days est un echec artistique. GVS conserve les ingrédients de ses deux précédents films, mais la sauce ne prend pas même si il faut bien avouer que voir Thurston Moore en conseiller musical, Kim Gordon et Asia Argento en gest stars, entendre Venus in furs du Velvet Underground et découvrir le très beau Death to birth composé et interprété par Michael Pitt fait plaisir mais ça nest pas suffisant pour faire un bon film !
Ce film est d'un ennui pas possible. Les plans sont long et fixes. La vie du héros se résume à parler dans sa barbe et à marcher comme un prisonnier de guerre allant à l'échaffaud. Franchement il y a des films qui valent leur pesant de pesetas, celui là ne vaut même pas le coup d'etre download sur internet.
Après on peut avoir un autre point de vue, du genre y mettre son 3 étoiles en affirmant que le realisateur a su faire passer le malaise de cette jeune vedette et s'extasier devant la fin d'un artiste, d'un homme torturé et blablabla et blablabla... mais à quoi bon passer pour un intellectuel quand on s'ennuie pendant une scéance de cinéma. La vérité est ailleurs, ce film ne vaut pas le coup qu'on s'y interresse. Pour ce qui est de Nirvana et Kurt Cobain, le meilleur souvenir que l'on puisse avoir d'eux est leur musique.
Difficile d'apprécier une telle oeuvre à sa juste valeur. C'est vrai que certaines scènes nous incitent à regarder notre montre, tant elles n'en finissent plus de se concentrer sur des objets, des postures, des décors, sans grand intérêt par apparence. Finalement, il ne se passe pas grand chose... Et pourtant, qui peut dire ce qui se passe dans la vie d'un homme aux abords de la trentaine, dont l'avenir proche est centré sur la mort qu'il a choisie pour toute échappatoire. Sans doute rien qui puisse être traité au cinéma avec plus de fantaisie et de pathologique. Les scènes sont lentes, se répètent, se ressemblent sans être identiques. A la fin de ce film, on regrette d'avoir attendu la fin avec impatience. Aller voir ce film n'a rien du divertissement. Mais on ne peut que dignement respecter les dernières heures d'intériorité grave d'un homme presque déjà mort... Rappelons aussi à ceux qui s'attendaient à une B.O. "nirvanesque", à des scènes de concert et tout ce que l'on peut attribuer à Kurt Cobain, que ce film lui est dédié sans pour autant être adapté de sa vie.
Il faut d'abord être prévenu d'une chose: la plupart des gens qui vont voir ce film sont des fans de nirvana qui désirent voir revivre leur idole à l'écran... c'est une grave erreur et beaucoup sont déçu... il faut aller voir ce film en ayant à l'esprit que c'est du Gus Van Sant, cela implique une oeuvre conceptuelle et extrêmement singulière, très loin du moule hollywoodien... en effet ici aucune action, très peu de dialogue, juste des plans séquence interminable, une image magnifique, une nouvelle expérience du cinéma... asseyez vous préparez-vous: le temps va s'arrêter pendant 1h40, pour vous plongez dans un univers de poésie pure et d'abstraction, rien n'est dit mais tout est suggéré... impossible de décrocher, vous allez souffrir avec Blake, lui est mort depuis le début et vous le suivez dans son acheminement vers l'au-delà... et vous renaitrez un instant avec lui, le temps d'une des scènes les plus belle du cinéma, 5 minute durant lesquelles Pitt nous offre un air de guitare, 5mn et on aimerai qu'elle ne se termine jamais tellement cette sensation qui nous envahit est exceptionnelle, 5mn après lesquelles on sait pertinemment que Blake s'en ira pour de bon... reste alors cette séquence angélique où il abandonne son enveloppe corporelle pour s'envoler vers les cieux... et vous vous retrouvez face au générique, vous etes bien en vie, mais cette expérience cinématographique risque de vous suivre bien longtemps, car bien au-delà d'un film Gus Van Sant réinvente le cinéma, il nous fait cadeau d'une oeuvre sublime, une pure merveille...
Dès les premières images, ce film semble réellement à part. Le première scène demarre avec une musique époque renaissance, à mon avis du Clément Janequin - pour un film parlant des derniers jours de Kurt Cobain, cela semble déja annoncer une originalité sans précedent. Apparait ensuite Blake (michael pitt) errant au milieu des arbres. Rien de bien excitant? oui sûrement, rien ne semble excitant dans ce film - à première vue. Pas d'accords qui résonnent et qui nous rappelle la grandeur de Nirvana, mais plutôt l'errance, le desespoir humain, rendus magnifiquement par le réalisateur hors du commun qu'est Gus van Sat. Pour ceux qui aurait vu Elefant, on retrouve cette ambiance de doute, de calme troublé, ces retours en arrière avec changement de point de vue ; le spectateur se perd , se retrouve, voit tour à tour flou, se sent perdu à la manière de Blake. On saluera ici la performance de Michael Pitt, dans le rôle du personnage tourmenté et desespéré , emporté un peu plus chaque seconde par la folie et détruit par la drogue. On en ressort profondément atteint, troublé, on aime ou on déteste, mais de tout façon on est changé.
Quand le cinéma ne fait plus "de cinéma", ça donne un film ouvert sur l'existence des ètres et des choses, aux frontières de la psychose la vérité est nue, Gus van Sant filme le réel comme personne à ma connaissance. Le personnage du chanteur totalement néantisé se situe sur un plan carrément mystique, et le film nous fait toucher du doigt la pure poésie de la vie, au fond c'est rassurant.
Il y a peu de cinéastes dont on attend le prochain opus avec une si forte impatience. Gus Van Sant fait partie de ce petit nombre de cinéastes. Il est l'un des rares aussi qu'on suit depuis ses premiers films, l'un des rares dont on pourrait dire que l'on est venu au cinéma grâce à lui. Il est en quelque sorte le réalisateur d'une éternelle jeunesse. On ne vieillit pas dans les films de Gus Van Sant, on rajeunit.
Cinéaste d'une éternelle jeunesse, Gus Van Sant l'est aussi d'une éternelle errance. Cette errance peut prendre différentes formes : l'égarement des deux randonneurs de Gerry perdus dans le désert californien, l'épopée sanglante des lycéens de Elefant, et enfin dans son dernier film, la trajectoire de Blake qui aurait pris l'apparence d'une même et unique boucle dont il se serait lui-même fait prisonnier.
Bien qu'il ne se prénomme pas Kurt, mais Blake, la ressemblance du personnage incarné avec étrangeté par Michael Pitt avec le chanteur de Nirvana est troublante : même chevelure longue et claire, même démarche nonchalante, même musicalité rageuse et poignante. Blake est bien le double cinématographique de Kurt. Mais, au risque de dérouter les admirateurs du groupe, on se méprendrait si l'on devait considérer ce film comme le récit des derniers jours de Kurt Cobain. L'expérience de Last Days est bien plus énigmatique encore. Du mystère de ces derniers jours, le film n'en est pas la macabre élucidation. C'est bien davantage une expérience sensorielle, une exploration des sens qui nous est donnée à vivre avec ce film : de la fraîcheur du bain matinal que s'impose le héros en plongeant dans une rivière, à la sombre végétation qu'il sillonne sans jamais parvenir à se perdre, de ses pérégrinations dans une riche maison délabrée au vrombissement d'une multitude de sons qui semble émettre de nulle part si ce n'est du cerveau du personnage lui-même, Blake est bien seul, face à lui-même, errant, en quête d'un repos qui ne viendra jamais.
Poursuivant son chemin dans les méandres de la perdition humaine, Gus Van Sant parvient une fois de plus à nous faire toucher du doigt une réalité d'une extrême crudité mais en même temps d'un agréable fraicheur. Le rythme et la réalisation épurée pourront susciter chez les non-initiés une profonde incompréhensions, les autres apprécierons encore une fois le travail de maître Van Sant dans son sens du cadre et de la dynamique de l'histoire. Saisissant.
Gus Van Sant est le cinéaste qui nous laisse voir et nous laisse seul juge,pas de parti pris.Ici dans last day ,il décrit la solitude d'un être,solitude dont on connait tous les causes(la célébrité et tout le battage autour).Et dans last day on sent une sorte de retour à la nature,au calme,pour Cobain.Il est bien évidemment en manque mais il éssaie de décrocher.Le réalisateur nous décrit une érrance,l'érrance d'un homme qui cherche à savoir qui il est.Ce n'est pas une fuite.C'est une interrogation d'un être sur lui même par rapport à la paternité, à la cration et à l'amitié.Et on l'aperçoit bien seul "notre" pauvre Cobain... Si je ne mets pas 4 étoiles c'est à cause du montage qui n'avait pas besoin selon moi de ces décalages temporels. Ce n'est pas une bio,c'est la souffrance d'un homme,pas Kurt Cobain,juste un homme...
Que dire d'un film aussi riche sinon que la réalisation est époustouflante, on passe d'un plan à l'autre et on en prend plein la vue. Le regard se perd notamment dans la scène où le réalisateur place sa caméra à l'étage de la maison de Blake et film au premier plan un couple entrain de dormir, mais aussi la télé allumée diffusant des images de jeunes karatéka (pour donner du mouvement et accentuer l'impression de ne plus savoir où regarder...) et enfin Blake qui creuse dans le jardin... Un film très novateur qui reprend cependant l'idée de repasser une scène sous un angle différent (comme dans Elephant) avec quelques nuances près, sans doute pour montrer que les jours passent sans grand changement. Quelques scènes également très décalées : où Blake en robe et rangers reçoit un vendeur d'espaces publicitaires parfaitement calme au regards de la situation, où quand les amis de Blake visiblement très ouvert reçoivent deux jeunes venus prêcher leur religion et leur comptent l'histoire du Christ ... Van Sant réussit le pari de filmer les derniers jours de Black/Kurt avec pudeur. Un film qui apporte quelque chose.
Tout d'abord si vous n'aimez pas Kurt Cobain il y a peu de chance que vous aimerez le film.
Même les fans du chanteur de Nirvana risquent de se désintéresser rapidement du film !
Le seul passage qui vaut le coup dans le film est le moment où Blake interprête merveilleusement bien Death to Birth dans une partie de gratte endiablée
C'est long, c'est long, on s'ennuie. Il n'y a pas de dialogue, presque pas de musique. On voit des personnages mais on ne sait pas qui c'est. Il ne se passe rien. On ne s'attache même pas au personnage principal. De plus, ce film n'a en fait pas grand chose à voir avec les derniers jours de la vie de kurt Cobain. Il ne nous apprend rien et ne concorde pas avec la réalité. Bref c'est à voir à la télé un jour ou on a du mal à dormir...
Reprenant les recettes de Elephant, Last Days porte la patte esthétique désormais caractéristique de G. Van Sant : longs travellings inquiétants en alternance avec des plans fixes pour le moins énigmatiques. Un film à l'apparence épurée mais où la caméra n'est jamais posée au hasard. Très travaillé, réalisé et monté de main de maitre, servi par l'interprétation incroyable de Michael Pitt (notamment au niveau musical), Last Days est sans conteste un des films à voir en ce moment. Seul bémol : l'émotion et l'implication du spectateur sont peut-être moindres que pour Elephant. Le sujet du film est plus restreint, certainement moins universel mais saura au moins attirer les (ex-)fans de Kurt Cobain...
Que dire? C'est un film qui crée un malaise. Gus van Sant a fait un travail toujours aussi esthétique du point de vue de l'image mais pour le contenu là on est frustré. on ne voit pas trop où il veut nous enmener avec cette histoire. C'est parfois ennuyeux, mais le film vaut le coup pour plusieurs choses : la fabuleuse prestation de Michael Pitt, la scène où il joue et chante, et la scène de sa mort. C'est poétique, étrangement poètique et peu rock'roll au final. parce que ce type qui plane et est déjà mort en somme, n'a rien de très glamour. En revanche il y a quelque chose de très romantique, au sens originel. Ce rapport à la nature c'est très baudelerien...
Apres le somptueux Elephant, Gus Van Sant revient avec un autre film experimental. Ici dans une économie de mots et d'effet visuels il nous montre les derniers jours d'une star du rock. Le travail sur le son est genial, tout le long du film on a l'impression d'être dans la tête de Black. Les deux seules scènes ou Black joue de la musique sont magnifique et la deuxième m'a fait frissonner. Malheuresement le gros defaut de Last days est de venir après Elephant. Dans Elephant tout nous parlais tout etait important (réalisation, musique, son, dialogues ...) mais ici les images semblent être vide de sens, ce qui après la virtuosité du premier peut décevoir ici. Malgré ça Last days reste un très bon film pour qui n'est pas réfractaire aux ambiances léthargiques.