"La Guerre des Mondes" de Spielberg est une adaptation du fameux roman de H.G. Wells assez difficile à juger tant elle est inégale. En effet, on est captivé par la tension et le suspense du film, notamment grâce à une bande son très efficace, mais on est en même temps énervé par ses invraisemblances trop nombreuses spoiler: (c'est une famille de miraculés tant ils sont chanceux ; la chaîne humaine victorieuse pour sauver Tom Cruise dans le tripode ; le pied de la gamine qui ripe on ne sait pas trop comment durant la partie de cache-cache dans la cave, histoire d'en rajouter, etc...) . On applaudit des deux mains le non-manichéisme de Spielberg spoiler: (Tom Cruise qui tue son hôte, la férocité d'une foule humaine qui ne vaut pas mieux que les E.T. dans la scène de la voiture) , mais on déplore des dialogues d'une grande médiocrité. On adore le jeu de Dakota Fanning lorsqu'elle est sans voix, mais on est irrité lorsque ses cris sont incessants - l'évolution est intéressante cela dit. Le jeu de Tom Cruise est assez basique, tandis que celui de Tim Robbins est hallucinant. Les effets spéciaux sont parfois impressionnants, parfois ratés, mais ce sont surtout ces impressionnantes visions d'une terre ensanglantée qui nous abasourdissent. Quant au dénouement, il est surprenant mais intéressant, et pose quelques questions. Steven Spielberg aurait donc un message écologique à faire passer ? Un film très divertissant donc, différent des blockbusters habituels, mais qui n'est pas sans gros défauts... Apocalyptique.
On est loin du grand film de SF dont on m'avait parlé... La rencontre Cruise/Spielberg ne casse pas des briques. L'histoire n'est guère originale ou du moins pas très bien exploitée, tout comme le rôle de Tom Cruise, qui est trop superficiel. Bref, encore un film avec un fort potentiel qui s'avère décevant.
Ca faisait longtemps que je ne l’avais pas vu celui-là et si je ne suis pas toujours fan du Spielberg « sérieux » (et surtout des films comme « Amistad », « La couleur Pourpre » ou « Munich »), j’adhère souvent au Spielberg « divertissant » (bien que l’on trouve souvent des métaphores, références ou de la profondeur dans ces films) et notamment « La Guerre des Mondes ».
Déjà, Spielberg prend la bonne initiative d’adapter le roman à sa sauce, de l’actualiser et de mettre en scène sa vision de l’œuvre. C’est d’ailleurs un film assez personnel où le personnage principal est un père divorcé qui a du mal à avoir des relations normales avec ses enfants, Spielberg ayant été très touché par le divorce de ses parents lorsqu’il était jeune. L’aspect et l’unité familiale prend une place importante dans son film et sur le destin des personnages. Ici, il place son histoire dans un contexte réaliste et actualisé, où il va d’abord présenter les personnages, principalement le père divorcée et ses deux enfants, avant d’entrer dans le vif du sujet avec d’abord des orages, d’étranges phénomènes et des engins énormes qui vont surgir de la terre et désintégrer tout sur son passage, des humains aux infrastructures.
S’il y a des références au terrorisme et en particulier aux 11 septembre (mais pas que, déjà H.G. Welles avait écrit les envahisseurs comme des êtres plus intelligents et qui frappais comme les colonisateurs pouvaient le faire… sans pitié), ce n’est jamais lourd et surtout ce n’est pas vraiment l’intérêt du film. Spielberg sonde l’âme humaine et sa peur. Ici le héros est impuissant et ne peut faire face et combattre le danger, obligé de fuir, de se cacher et Spielberg observe le comportement de cet homme ainsi que celui de la foule autour de lui. Il y a l’instinct de survie, le fait de penser à ses proches avant de penser à soi-même ou tout faire pour s’engager dans l’armée avec un fort aspect patriotique. L’humain est complètement dépassé (ainsi que capturé et broyé !).
Mais surtout, quelle mise en scène de Spielberg ! Il instaure un climat angoissant et une tension qui ne fait que prendre de l’ampleur en même temps que les dégâts subis. Il trouve le parfait dosage entre moment calme et scènes d’actions, souvent réussies et marquantes que ce soit celle dans la grange avec Tim Robbins, sommet d’intensités et de tensions ou lorsque les tripodes sortent de l’eau. Spielberg élimine tout sentimentalisme ou niaiserie, on est bien loin de ses films où les extra-terrestres venaient en paix, signe que les temps et l’Amérique ont bien changé… Spielberg est toujours dans un ton assez réaliste, participant à la réussite du film, et il combine à merveille décors naturel et effets spéciaux. Sans être transcendante, la B.O. de John Williams provoque aussi son petit effet lorsqu’elle est bien utilisée.
Tom Cruise est comme souvent impeccable dans ce genre de rôle qui lui va à merveille. Même si c’est durant la promo de ce film qu’il commença à déraper (symbolisé par ses délires et sa déclaration pour Katie Holmes sur le canapé d’un show US, Spielberg dira même ne plus vouloir travailler avec lui), il est superbement dirigé par Spielberg et rend son personnage de looser plutôt attachant.
Décidément, H.G. Welles survit à travers le temps et de belles manières. Sous ses airs de gros blockbusters formatés, Spielberg signe un film captivant, sombre, angoissant, maîtrisé d’une main de maître et plutôt subtil dans son genre.
Spielberg réadaptant un livre datant de 1898, ça pouvait paraitre alléchant. Ici, on le sent encore touché par le 11 septembre 2001, avec les allusions aux terroristes et un avion pulvérisé. En acteur principal, Tom Cruise avait paru en grande forme lors de leur dernière collaboration ("Minority Report", 2002). Las. En dépit d'une entrée en matière et d'une maitrise technique époustouflantes, il faut se coltiner un Cruise surjouant, omniprés... potent. Son jeu ne procure aucune émotion. Il n'est pas crédible une seule seconde en père de famille. On y rajoute une famille recomposée des plus cliché, avec une gamine dont les insupportables cris auraient dû pousser les tripodes à la désintégrer d'office. C'est peut-être finalement le jeu de cache-cache dans la cave qui se révèle être le moment le plus angoissant. En tout cas, la tête chercheuse et les créatures font un peu plus réalistes que le lampadaire et le feu tricolore de la 1ère adaptation (1953). Pour (par)achever le tout, Spielberg a décidé de montrer ses plus mauvais côtés : les mièvreries 'à l'américaine' dont il a le secret. Que les tripodes meurent, contaminés par les microbes terrestres, il a fait copie conforme. Mais pourquoi les seules maisons de la ville qui tiennent encore debout, sans une éraflure, abritent-elles le reste de la famille ? Pourquoi une happy end aussi stéréotypée et une morale aussi convenue ?! Spielberg est vraiment capable du meilleur comme du pire. Si on omet toute la partie technique (SFX, mises en scène, etc.) qui assure le spectacle, son adaptation est d'une vacuité édifiante et Tom Cruise n'arrange rien à l'affaire. Comme quoi, ça arrive même aux meilleurs de se planter. A quand une adaptation fidèle au livre ?
La guerre des mondes m'en a mis plein les yeux. C'est un excellent film de Spielberg. Plein d'action et de péripéties folles, ce film est palpitant. Mon coeur battait au rythme des scènes d'action.
Un chef d'oeuvre signé d'une main de maître. Spielberg est un virtuose, sa réalisation frôle la perfection. L'angoisse est permanente, l'ambiance est effrayante, l'instinct de survie atteint son paroxysme, la peur est reine, suffocante, à peine supportable. Elle règne, dès le début du film, lors de la scène de l'orage, et se fait ressentir encore après la séance. Cette peur de l'inconnu est admirablement bien retranscrite, grâce au talent du réalisateur et à celui de ses acteurs, mais aussi grâce à des effets visuels tout bonnement magnifiques. Une course pour la survie de près de 2 heures, sans temps mort, sans faiblesse scénaristique, sans défaut. Un sans faute. 20/20
La fin du monde ramène les pires échos... Sous sa douillette couverture de blockbuster de masse aux séquences catastrophe anthologiques, Spielberg griffe violemment son pays, dont l'intense huis-clos final amène les preuves : le mythe américain ne trouve son existence et son bonheur que par l'écoulement du sang, le meurtre caché aux yeux des innocents. L'épilogue, faux happy-end au pessimisme dingue, achève cette sombre œuvre spectaculaire, subtilement transgressive et clairement sous-estimée.
On reprochera sans cesse à Spielberg d'avoir souvent surjoué le style hollywoodien, d'avoir parfois un peu trop misé sur les clichés dans certains de ses films. Mais on ne peut nier son talent indiscutable. La Guerre des Mondes est sans doute un de ses meilleurs films, et le meilleur du genre avec Les fils de l'homme depuis le début des années 2000. Par bonheur, dès le générique, Steven Spielberg efface tous les préjugés en jetant un oeil malin en arrière. Une voix, chaude et légèrement ironique, semblant tout droit sortie des serials des années 50 (alors qu'elle sort de la bouche de Morgan Freeman), énonce la sourde menace extra-terrestre d'une manière péremptoire. Avec un grand coup de pelle, le réalisateur replante les racines d'un cinéma d'aventure en donnant à son film une allure rétro. Ainsi, dès le début du film, on sait qu'il ne s'agira pas d'un film très hollywoodien, mais un film qui va se concentrer sur un réalisme effrayant. Et c'est ça la grande, très grande force du film : Voir l'invasion à travers les yeux d'un homme lambda. Complètement en contre-emploi, Tom Cruise est un homme simple ; conducteur de grue, ex-mari et mauvais père, autant de rôles que l'acteur embrasse parfaitement, plus à l'aise même dans cette épaisseur soudaine. Il n'a pas de carrure de héros, il n'a pas de passé militaire, c'est un homme, avant tout. On est donc directement pris dedans, on pourrait être cet homme, perdu, qui se retrouve totalement impuissant face à ce qui arrive et à la responsabilité de ses deux enfants. Ainsi, La guerre des mondes joue sur deux genres opposés incroyablement bien maîtrises : l'invasion des extra-terrestres, en arrière plan, la grande aventure et des scènes d'attaques extra-terrestres comme on a toujours rêvé de les voir. Et le drame familial au premier plan, parfaitement énoncé, limpide et prenant. Les deux jouent au chat et à la souris mais dans leurs nombreux croisements, le film verse dans le magnifique. Aucun héroïsme n'est mis en avant, seul importe la survie et le voyage dans ce cauchemar éveillé. Le souci de réalisme qu'avait appliqué jusqu'à présent Spielberg paye enfin dans la grande aventure. Le réalisateur développe une odyssée réalise donc, au travers d'ahurissantes tableaux apocalyptiques. L'invasion écrasante et destructrice est filmée par le réalisateur à la volée. L’esthétisme est tout aussi splendide qu'il s'agisse de plans filmant la catastrophe, que le coté à se cacher en permanence qui rendrait claustro-phobique. Ainsi, quand Spielberg stoppe la carte de l'action, il mise avant tout sur la peur et la tension. Le réalisateur tend le spectateur en resserrant le drame à un huit clos. Ce resserrement de l'intrigue est alors le moment que choisit une tendance fâcheusement gériatrique de Spielberg pour refaire surface. Ne plus verser dans le larmoyant mais donner des leçons avec l'aplomb de celui qui a réfléchi longtemps à la vie. C'est ainsi tout cela, qui rend ce film unique en son genre. Le casting est irréprochable. Tom Cruise interprète sans doute l'un de ses meilleurs rôles au cinéma, les deux enfants sont tous les deux convaincants, et que dire de la figuration qui devait jouer gros dans le film, qui déborde de réalité et de peur. On ne peut qu'être choqué par la moyenne donnée par les spectateurs, serait-ce car ce n'est passez hollywoodien ? Ou alors, certains sont trop prétentieux pour se rendre compte à quel point l'homme est minable ? Peu importe : La Guerre des Mondes est le meilleur film de science-fiction des années 2000 jusqu'à maintenant. Grillé par 2h d'action et de réflexions, on ne peut que se féliciter de voir le cinéaste montrer enfin son vrai visage à travers un film qu'il a parfaitement maîtrisé.
Une civilisation extra-terrestre attaque la terre pour éliminer tous les hommes. C'est le film le plus sombre de Steven Spielberg, certaines scènes pourraient même traumatiser certaines enfants. Le film tiré du roman de HG Welles est terrible, les hommes se révèlent peu solidaires, ils ne sont même pas la cause de de la fin de l'histoire... Le génie visuel de Sipelberg fait que de ce film, restent certaines images gravées à jamais dans nos esprits Tom Cruise est incroyable de sobriété et de profondeur, la petite Dakota Fanning tout simplement fabuleuse. C'est un très grand film de Spielberg, mais pour une fois un peu désespérant.
Un film SF/Catastrophe qui aurait pu être excellent, il n'est que bon. Bon scénario,bonne ambiance, surtout au début, effets spéciaux attractifs,Tom Cruise très en forme. Malgré tout,c'est peut être la surenchère dans les effets spéciaux qui fait que ce film parait bien trop artificiel et ne nous embarque jamais vraiment. L'actrice Dakota Fanning, bien qu'elle est très impliquée dans son rôle, en devient quand même agaçante au bout d'un moment... Un film qu'on aimerait adorer,mais que personnellement je n'apprécie qu'à moitié. Pas le meilleur des Spielberg d'après moi, mais il reste bien divertissant.