Le pitch de départ est intéressant, un homme témoin d'un suicide se fait passer pour le meurtrier de cet accident puis il en vient véritablement à commettre un meurtre. Trintignant est tout à fait convaincant dans la peau de cet homme en mal de reconnaissance mais le film moins.
Un film assez glaçant. Témoin surtout la scène où la deuxième voiture tombe et qu’il lève les bras comme une victoire avec la musique ironiquement triomphale. Trintignant est sacrément dérangeant. Quel rôle perturbant. Totalement masochiste et en même temps jouissif pour le spectateur qui assiste à ce double jeu vraiment pervers. Pas mal du tout. Je ne connaissais pas Marie Trintignant réalisatrice.
J'avoue bien volontiers mal connaître le cinéma de Nadine Trintignant. N'ayant jamais réellement fait l'effort de m'y intéresser. Mais, ce "Voleur de crimes" passait par là. Alors, j'ai tenté le coup. Et c'est quand même un drôle de truc. Très opaque. Parce que l'histoire de ce mec obnubilé par un suicide qu'il va vendre comme un crime qu'il a commis pour simplement tuer son ennui, ça ne peut pas prendre. Cela cache forcément autre chose. Un désordre psychologique. Mais lequel ? Alors, quand un personnage principal est aussi brumeux, comment un film peut-il intéresser ? C'est la question qui tue. La réponse tient en ce nom : Jean-Louis Trintignant. On le sait adepte des rôles troubles, mais là, il est vraiment flippant. De ce genre de personnes dont tu t'écartes du chemin dès que tu les vois. Passé inaperçu lors de sa sortie, il ne pouvait en être autrement. Mais une vraie curiosité.
Polar pas inintéressant sur la fragilité d'un homme face à une expérience traumatisante; & à propos d'une société qui agit, bien entendu, tjrs trop tard malgré ses dires et/ou ses diverses "bonnes intentions".