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fabrice d.
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3,5
Publiée le 16 septembre 2025
C'est un film assez fort, puissant, dans son message. Ou ses messages. Liés à l'Afrique notamment mais aussi et surtout aux industries, et en l'occurence pharmaceutique, qui exploitent ce continent et ces hommes. C'est le couple Quayle qui va mettre ça au clair, sur une affaire de tests cliniques d'un nouveau médicament sur la tuberculose. C'est même une affaire d'état car le gouvernement britannique pour lequel le mari travaille en tant que diplomate y a un grand intérêt. Ce couple, follement amoureux, se cache pourtant des choses, que le mari va petit à petit mettre au grand jour. C'est donc aussi une belle histoire d'amour. Le film aurait gagné à un peu plus de tension et de suspense mais ça fonctionne déjà bien.
Un thriller assez réussi, avec mise en scène nerveuse et montage saccadé. La préoccupation des laissés pour compte de notre monde, montrée dans un film précédent du cinéaste, « La cité de Dieu », réapparaît ici, avec une dénonciation louable d’une forme d’exploitation du peuple Africain par les multinationales Occidentales. Le film contient de très belles images de l’Afrique, et fait bien ressentir son ambiance. On peut quand même regretter une construction un peu confuse, surtout dans la première heure.
Un scénario sur un sujet très intéressant et captivant avec une mise en scene musclée mais j'ai été déçu par la qualité d’interprétation de l'acteur principal, Ralph Fiennes
Faire un film sensé denoncer les pratiques odieuses des multinationales pharmaceutiques ne suffisent pas à faire un grand film. Deux étoiles pour la seconde partie du film mais la première partie m'est apparue franchement poussive.. La construction du film et ses (trop) longs flash back nuisent à la linéarité du récit et rendent confus son sujet. Il est moins question dans le film de dénoncer tout les rouages du pillage de l'Afrique (lisez pour cela la presse, et pas seulement l'altermondialiste), que de nous conter l'histoire d'un homme qui poursuit par amour le combat que sa femme avait entamé. Ce n'est pas sa conscience qui lui dicte de se battre, c'est la mémoire de son épouse. C'est ce qui m'a gêné : Ce film semble tout le temps osciller entre la dénonciation des pratiques des multinationales en afrique et une histoire d'amour sur fond de grande cause humanitaire , sans véritablement trancher.A hésiter de la sorte , le film s'oblige parfois à la caricature et au manichéisme. C'est dommage car comme le dit un des protagonistes vers la fin du film : "c'est la culpabilité du monde occidental qui conduit l'afrique là où elle en est" Dommage que ça n'ait pas été le thème central du film. Contrairement à ce que j'ai lu par ailleurs dans les autres critiques, le fait que les scènes africaines soient le plus souvent filmées à l'épaule n'est pas génant et traduit assez bien le sentiment de trépidations et d'étouffement qui saisit tout européen qui débarque en afrique. L'acteur principal est parfait dans son jeu mais je serai plus réservé sur la prestation de Rachel Weisz : pas assez punchy ni passionnée et convaincante dans son combat mais peut-etre fallait il voir le film en VO. Conclusion : Un film à moitié réussi ou à moi raté selon ce à quoi on s'était préparé à aller voir mais en tout cas un film qui m'a laissé sur ma faim, comme frustré d'être passé à côté d'un sujet qui aurait pu mériter meilleur traitement.
Le sujet de l'exploitation des ressources africaines est tres complexe, mais ce film se contente d'en faire un etallage avec une pseudo logique autour d'un scandale de test medicamenteux. Le resultat est plutot fouilli et le tournage trop scolaire avec les effet de style fatiguant
Un bon film qui a mon avis est assez sous estimé, même si je pense que la mise en scène particulière est le point faible. C est un thriller politique sur le thème des trusts pharmaceutique qui complote avec les autorités des pays africains pour des contrats juteux, mais le thème centrale est plus le deuil et l amour que porte Justin joué par ralph Fiennes médecin travaillant en Afrique et tessa idéaliste, militante et travaillant dans une ong pour aider la population, tessa malheureusement va avoir un accident de la route très douteux, tel que Justin va enquêter au péril de sa vie pour avoir la vérité sur les causes de la mort de son epouse. Un beau film haletant et émouvant à la fois, la façon de filmer cette histoire m a un peu rebuté, j ai compris son travail sur les couleurs, montrant bien la différence envers l Afrique et l Europe, mais le style de filmer m a rappelé son grand succès la cité die dieu dont j avais détesté la mise en scène. Un film à voir.
Film militant contre l'industrie médico-pharmaceutique et l'exploitation de l'Afrique par les anciens colonisateurs. Atmosphère glauque et oppressante. À ne pas voir quand on a le cafard. De belles images de l 'Afrique cependant. Et une histoire d'amour originale.
Film qui vaut avant tout le coup d'oeil pour sa photographie qui retranscrit une atmosphère africaine envoûtante. Le scénario utilise quant à lui les ficelles superficielles et habituelles du thriller politico-pharmaceutique. Rachel Weisz et Ralph Fiennes livrent une très belle interprétation mais l'écriture trop caricaturale de leurs personnages les dessert.
Le succès artistique de "La Cité de Dieu" sonna inéluctablement pour Fernando Meirelles l'appel du grand nord américain, à savoir Hollywood. En 2005, adieu donc les favélas de Rio et place à l'Afrique et les déboires de l'industrie pharmaceutique. Adapté d'un roman de John Le Carré, "The Constant Gardener" est tout ce que l'on peut qualifier de conventionnel, oscillant entre le mélodrame et le thriller sans jamais vraiment trancher. Le point fort de l'œuvre demeure son intrigue captivante, résumant à elle seule l'intérêt du film. Pour le reste, ce qui faisait la force du propos de Meirelles se trouve réduit à une désolante timidité, dépersonnalisant le style du cinéaste. Les griffes de la machine hollywoodienne sont venues écorner l'aspect documentaire central au sein de "La Cité de Dieu", à peine ébauché ici. Un résultat morne et sans réel engagement, à l'image de l'interprétation, plutôt fade, de Ralph Fiennes et Rachel Weisz. Sans briller de mille feux, on peut dire que le cinéaste a plutôt réussi sa passerelle hollywoodienne.
Adapté d'un des meilleurs Le Carré, The Constant Gardener marque la rencontre du maitre de l'espionnage et du réalisateur de La Cité de Dieu. Il en découle un grand film humaniste, romantique et tragique. Des Bidonvilles du Congo au repaire du foreign office à Londre Mereilles film caméra sur l'épaule la tragique enquête d'un grand Ralph Fiennes sur la mort de sa femme (incandescente Rachel Weisz) sur fond de complot pharmaceutique. A la fois beau et touchant, le film est un poignant portrait d'homme dans une Afrique magnifiée sans pour autant idéalisé sur un monde tout en nuance comme c'est si bien les imaginer Le Carré. Avec une telle somme de talent, il ne pouvait être qu'un petit chef d'œuvre.
Un scénario original où tout n'est ni blanc, ni noir mais entre les deux : ainsi l'héroïne du film n'hésite pas à franchir la ligne blanche pour arriver à ses fins. Le film dénonce à tout va et, ce, avec une réalisation virtuose. La fin est superbe et le film ne fait pas de compromis avec le politiquement correct. Je suis sous le charme de cette histoire.
Mélange assez réussi : thriller, amour, charge contre les société pharmaceutiques exploitant la misère africaine sur arrière plan d'une Afrique de l'Ouest à la fois magnifique et ravagée par la pauvreté, la maladie et la guerre.
Film agréable alliant une belle histoire d'amour a la dénonciation du lobby pharmaceutique en Afrique et de ses dérives.Les 2 acteurs principaux sont formidable et forme un couple fort convaincant (leur relation démarre quand même 1 peu vite) alliant l’énergie (a la Erin Brokovitch) et la troublante sensualité de Weisz au flegme de Fiennes qui va paradoxalement redécouvrir et tomber amoureux de sa femme apres sa tragique disparition ,d'ou une relation amoureuse original et passionné qui s’établit au travers de nombreux souvenirs parfaitement mis en valeurs par les flash back.Les scènes évoquant les malversations économiques et politiques liés au business des labos ,sans être ratées ,sont classique et penchent même vers le film d'espionnage.La réalisation de Meirelles bien qu'efficace n’évite pas certaines envolés esthétiques (ok les paysages sont sublimes) et use trop du coté reportage en secouant souvent sa camera (c'etait necessaire dans La Cite de Dieu son précédent film qu'ici)
L’Afrique n’est plus un métier c’est un profit à long terme foulé par le logo pharmaceutique Helvétique et Canadien imposé par le notable corrompu protégé par son arrogance devant la dénonciation spontanée.
« The constent Gardener » intègre admirablement le constat, la dénonciation, l’enquête, le romanesque, le doute, la manipulation et la trahison dans un contexte saisissant dénonçant à l’aide de clichés frisant le documentaire un trust sans pitié, déterminé dominant un laboratoire humain testant le pesticide et le médicament douteux ou périmé.
Ce pamphlet percutant composé bien souvent de cadrages et d’images volontairement tremblotantes ne montre pas un territoire considéré comme paresseux mais plutôt à la botte de « bienfaiteurs » véreux se servant d’une rhétorique simpliste afin d’arroser le marché de traitements à risques en se servant du fantôme de la tuberculose comme détonateur.
Rien ne semble stopper un processus faisant de millions d’individus asservis par une vérité plus que précaire les composants d’un continent maudit fauchés délibérément par un système indifférent n’ayant aucune perception de ce qu’il entraine.
Un sujet tabou que le cinéma devant un journalisme frigorifié par l’ampleur du drame et la manière de le dénoncer s’est emparé dans un traitement certes scénarisé mais crédible et courageux.
Le septième art commence enfin à dévoiler les contorsions d'un monde inconnu, lointain accablé par une malchance éternelle que l'on ne peut plus ignorer.