Hésitant entre drame et thriller pendant plus de la moitié du film, cette adaptation de John Le Carré (une de plus) n'apporte pas grand-chose de neuf au genre. Si les acteurs sont à leur avantage, il n'en demeure pas moins que la mise en scène de Merelles est plutôt poussive et le montage par flashback un peu lassant. Guère surprenant dans son final, le film est toutefois à créditer d'une démonstration très minutieuse des rouages de l'humanitaire et de l'action des groupes pharmaceutiques en Afrique, un écheveau dont la complexité noie un peu le film par ailleurs. Le film manque surtout de réels moments forts pour emporter complètement le spectateur.
Filmé à la manière d'un vieux téléfilm de mauvaise qualité ( Allemand de M6 ), une image des plus sales, des plans d'un gout douteux ... Le doublage de Rachel Weisz n'aide pas, Ralph Fiennes est pas mal mais le restant du casting est assez moyen. Avec tous ces défauts j'ai bien eu du mal à m'intéressée à l'histoire qui pourtant est de bonne facture.
Je m'attendais à mieux. Le film débute bien et on est vite séduit par l'idée du scénario. Malheureusement il y a beaucoup trop de longueurs, et au final on trouve ce film ennuyeux. Par contre, la beauté des paysages et le sujet du film qui nous rappelle les problemes qu'il y a en afrique...
Voilà un film dénonciateur qui mérite d'être connu. La force du film, c'est son histoire, qui dénonce l'utilisation de la pauvreté pour l'enrichissement des industries pharmaceutiques. Rachel Weisz et Ralph Fiennes sont tous les deux excellents, surtout dans les flashbacks, où ils sont tour à tour passionnés et attachants. C'est donc un bon film qui mêle des histoires d'amour, politique et humaine.
Troublant par sa beauté, The Constant Gardener se hisse parmi les films qui pousse le spectateur à se remettre en question. Alors que le film se prétend n'être qu'une simple histoire d'amour tragique, il puise sa force dans un scénario bien plus élaboré, nous parlant d'une cause secrète et pourtant mondiale. Rachel Weisz est sublime, même si ce n'est pas le rôle principal, elle est poignante, c'est une grande actrice, impossible de dire le contraire. Elle sait jouer, elle sait faire passer des émotions, elle paraît si naturel, c'est subtil, mais non forcé. C'est parfait. Face à elle Ralph Fiennes est impeccable, il a tout compris à son rôle, lui aussi il est très subtil, mais ça c'est un peu la démarcation de Fiennes, très discret, et poignant également. La scène de son retour à Londres dans le jardin de Tessa est tout simplement magnifique, l'émotion atteint son sommet. La réalisation de Fernando Meirelles est très bonne, malgré quelques longueurs. La musique est belle, très ethnique, pour ma part c'était un délice. The Constant Gardener est donc une oeuvre incontournable pour tout les amateurs de drame. A voir et revoir!
Il aura fallu attendre jusqu'à la dernière pour trouver le meilleur film de 2005. Des acteurs très justes au service d'un scénario très riche, mêlant histoire d'amour post mortem et conspiration économico-politique. La réalisation, à mi-chemin entre le clip (couleur des images saturées, montage très nerveux) et le documentaire (tourné très souvent en caméra à l'épaule) est particulièrement en osmose avec le propos du film. On en ressort, ému, glacé et un peu ko par ce véritable coup de poing qu'est The constant Gardener.
Mêler amour et quête humanitaire, passion et secrets bien gardés, c´est possible et c´est ce que fait Fernando Meirelles avec justesse et sobriété. Une réflexion intéressante sur les industries de produits pharmaceutiques, qui utilisent des Africains séropositifs comme cobayes pour tester l´efficacité de leurs produits, et ainsi éviter des recherches scientifiques coûteuses. Une histoire d´amour en toile de fond, mais pas une histoire niaise et mielleuse comme on en voit trop souvent. Simplement l´amour qui va pousser un homme à ouvrir les yeux à travers l´épaisseur de la mort et de la déchirure, et à remettre en questions fausses certitudes et apparences trompeuses. L´amour et la justice portés pas Ralph Fiennes et Rachel Wiesz, mes chouchous du moment, toujours prenants et émouvants. Un début, un milieu bien ficelés et fort intéressants, une fin malicieuse mais peu astucieuse, donnent au "Constant Gardener" un jardin dans l´ensemble bien florissant. Attention cependant aux mauvaises herbes!
Si la première partie du film, rendue quelque peu poussive à cause de la maladroite utilisation des flash backs, n'emballe pas, le film rassure en son coeur, la mise en scène coup de poing étant enfin utilisée au service de la narration, plus personnelle, plus touchante. L'Afrique y joue alors un rôle prépondérant, le continent sublimé par les prises de vues aériennes du metteur en scène brésilien. Le film impose ainsi un rythme, et si la bande son est discrète, Ralph Fiennes occupe l'écran avec une très appréciable discretion, aboutie par le travail de Fernando Meirelles, qui humanise son personnage, le rend émouvant. Un très joli film, politique, qui prend position et incite à la reflexion ! C'est déja beaucoup.
Un film qui mélange politique, et amour : poignant, triste à mourir, d'une réalité constante. Grandiose ! Avec une des plus belle fin du cinéma de tous les temps !
Fernando Meirelles nous revient après "La Cité de Dieu", film choc qui avait pour principal défaut de rendre esthétique la misère. Le même grief peut lui être adressé ici. N'oubliant aucun des tics de sa précédente réalisation, le cinéaste multiplie les filtres de couleurs, bouge sa caméra de manière trépidante et emploie un montage épileptique qui peut indisposer. D'autant que ces différents partis-pris ne se justifient pas vraiment sur le plan narratif. On regrettera aussi le manque de structure de son scénario. Si le flashback central n'est pas trop maladroit, on ne peut pas en dire autant des nombreux allers et retours du personnage principal entre l'Angleterre et le continent africain. Pourtant, on doit saluer la volonté du cinéaste de remettre au goût du jour le thriller politiquement engagé comme ceux des années 70 lorsque des gens comme Sydney Pollack et Robert Redford décidaient d'ausculter les désordres du monde. On y note un même manque de subtilité dans le traitement de l'histoire, mais aussi une efficacité qui peut éveiller des consciences sur le massacre actuel du peuple africain par les grandes compagnies internationales. Ce film peut représenter le pendant fictif du "Cauchemar de Darwin" et il est important que de tels films puissent se faire et être vus. On aurait aimé plus de sobriété et de subtilité de la part de son auteur.
Un film très maîtrisé à tous les points de vue : scénario, mise en scène, direction d'acteurs. On est rapidement pris dans cette quête de vérité, cette lutte éperdue contre les puissants, contre une machine implacable, qui broie un à un tous ceux qui lui font obstacle. Impossible de s'ennuyer, car le rythme est bien présent, avec alternance de temps forts et temps faibles. De belles scènes, notamment les beaux paysages de l'Afrique, achèvent de faire de "The Constant Gardener" une belle réussite.
" constant gardener" . Tiré d'un livre de John le Carré " constant gardener" séduit dans sa première partie. Malheureusement, la seconde partie est nettement moins réussie en raison de la mise en scène. F Meirelles, réalisateur Brésilien, se trouve vraiment à court d'idées dans les trois derniers quarts d'heure. En résumé, il s agit d un diplomate britannique réservé et honnête qui fait la rencontre d une journaliste interprétée par Rachel Weiz ( future Madame Daniel Craig à la ville). Ils entament une relation et ils décident de partir ensemble lors de son affectation au Kenya. Sur place, son épouse découvre qu un laboratoire anglais utilise la population locale, comme cobaye pour tester un médicament contre la tuberculose. Le laboratoire essaye de cacher qu une soixantaine d utilisateurs du médicament sont décédés des suites du traitement. L ex journaliste est assassinée pour la faire taire. Le diplomate commence son enquête à son tour et finit par savoir ce que son épouse avait découvert.. j avais vu le film lors de sa sortie en salle et de le revoir quelques années plus tard, de nombreux défauts apparaissent. Le film se laisse voir, mais on sent vraiment que le film pâtit de sa mise en scène. Ralph Fienes tient le film sur ses épaules. Rachel Weiz assure tres correctement le service. Mais c est une actrice vraiment trop neutre et ici du moins, sans beaucoup de charisme.