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pijonico
54 critiques
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4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Arès les marchands d'armes de Lord of War, voici les trafiquants de médicaments du Constant gardener. C'est tout aussi réussi, avec en plus touchante histoire d'amour. Mais comme dans Lord of War,les regards des enfants victimes vous interpellent.
Merveilleux film qui place l'Afrique au cur d'un sombre scandale industrielle et d'une superbe histoire d'amour. Les images vraies du Kenya hors clichés de safaris sont d'une extrême beauté et les habitants sont d'une dignité qui les remettent à leur vraies places dans la familles des êtres humains que nous sommes tous. Rachel Weisz est merveilleusement belle, avec ses yeux qui sourient en même temps que son sourire. Ralph Fiennes est d'une douloureuse vérité. Leur amour est magnifiquement réel. Un grand film sur lamour entre deux êtres et sur un superbe continent.
Au niveau de la réalisation, ce film est nettement en deux parties : celle où le passé est entrecoupé de quelques scènes du présent, et celle où on ne vit plus qu'au présent.
J'ai trouvé le rythme plus rapide (meilleur !) dans la deuxième partie, ou était-ce que ma curiosité était de plus en plus satisfaite... à partir de ce moment-là j'ai vraiment été emballée. J'avais trouvé la première partie un peu longue.
Le réalisateur joue magnifiquement avec les émotions positives ou négatives, jusqu'à la fatalité finale, et toujours cette sensation de vrai-faux. Sur du velours...
Les acteurs principaux étaient magnifiques (et avaient de sérieux atouts physiques il faut le dire, visibles dans les nombreuses scènes rapprochées). Les flashes-backs amoureux rendaient une sorte de beauté brute et muette d'autant plus mémorisée.
Le sujet est d'autant plus poignant qu'il est actuel. C'est un coup de poing sur la table.
Je n'ai pas lu le livre, mais je suis restée un moment "dans" le film en sortant de la salle ! En partie grâce à cette mélopée reprise au long du film et au générique. En partie parce que l'Afrique (nous) fait rêver et que ce film est porteur d'espoir (idéaliste ?) par rapport à ceux qui oeuvrent pour faire bouger les choses de nos jours.
Un film qui nous donne un apercu de ce qui doit se passer en Afrique. Pauvreté, sida, guerre, ONG, groupes pharmaceutiques, tout ca mélé dans une histoire de meurtre. La musique est superbe. Les paysages aussi. Ca change des films que j'ai l'habitude de voir. C'est vraiment génial.
À voir ne serait-ce que pour la dénonciation du sort réservé à l'Afrique, sorte de continent bouche-trou de l'humanité en contraste avec ses trésors naturels: c'est dur, sans complaisance, ignoble, etc... mais c'est la triste réalité. Voilà le grand mérite de constant gardener: écarter un grand coup nos oeillères, même si ça doit faire mal. Sur la forme en revanche quelques critiques: certains effets visuels à la Tony Scott font franchement esbrouffe avec un tel sujet, quelques longueurs (la scène du train notamment combine ces 2 défauts), on force un peu sur le pathos concernant l'amour post mortem liant les 2 héros. Et pour finir la scène de fin est un vrai cliché que l'on voit arriver de fort loin -du Kenya en l'occurrence-. Je mets donc 2 étoiles en espérant néanmoins que la moyenne de mes collègues "apprenti-critique" reste à 3; pour inciter le plus grand nombre à ressentir l'émotion douloureuse et salutaire que procure ce film.
Avec ce film, Meirelles confirme qu'il a réellement un don pour donner du rythme à un film. Il filme avec beaucoup de pudeur cette enquete teinté de passion et de politique. Mais le principal est que Meirelles dénonce avec intelligence l'utilisation de l'afrique comme cobaye pour certaine entreprises et la façon dont cela peut déraper encore plus. Le tout servi par de bons acteurs. The constant Gardener, Lord of War, good night and good luck, le cinema américain serait-il en phase de pleine rebéllion ?
Deux fois 4 étoiles, "Constant gardener" et "le tigre et la neige", dans la même semaine ! Fernando Meirelles et Roberto Benigni ! On ne peut rêver plus contrasté. Pourtant ces deux trublions ne sont pas si éloignés, occupés qu'ils sont à rendre à l'amour sa vraie place, sa fonction première, celle d'être non un moteur mais LE moteur de l'humanité quand une bonne partie de cette dernière pense avoir trouvé dans l'argent son équivalent. En nous montrant, comme le font ces deux réalisateurs, Fernando avec réalisme, Roberto avec poésie, côte à côte les résultats de l'un (la guerre, la souffrance, la misère, la laideur) et de l'autre (la compassion, l'entraide, la fraternité, la beauté), choisir n'est plus un problème, enfin ne devrait plus l'être... Il fait si bon rêver. Certains penseront que j'ai les étoiles faciles, mais ce n'est pas de ma faute si l'amour m'en met plein les yeux.
Film mixant la romance, l'amour, le drame d'un peuple, la mort, la déception. Cela pourrait être un bien, mais justement dans ce cas là, ça fait justement un peu trop. En voulant lier des thèmes, certes semblables et familiers, le ton se perd, s'éparpille. Il y a cependant de très bonnes nuances à propos de ces sentiments, jouant parfaitement sur le pathos sans tirer de trop sur la corde sensible qui ferait basculer le film dans un mélo insipide. Les acteurs jouent juste, les images de l'Afrique sont très belles. Un peu long dans la longueur et à démarrer, The Constant Gardener est tout de même un beau film.
Superbe film, plein de sentiments et de volonté humaniste, desservis par d'excellents acteurs, au sommet de leur talent (Ralph Fiennes, presque trop rare au cinéma). Splendide plongée dans l'Afrique miséreuse des bidonvilles, mais aussi de ses magnifiques paysages... bref un film de tout premier plan à voir absolument.
Confirmation du talent de fernando Meirelles. Comme pour la Cité de Dieu, il nous montre avec brio ce sur quoi on voudrait fermer les yeux: la misère et les interêts financiers. Sa mise en scène est brillante. Tenue de camèra (quelques fois à l épaule pour montrer, bousculer), plans, couleur (jaune de la poussière)lumière... donnent un réalisme à ce film. On pourrait verser dans le reportage s'il n'y avait pas cette merveilleuse histoire d'amour entre ces deux acteurs formidables. Elle le préserve. Il ira jusqu'au bout pour marcher sur ses pas... Je vous recommande cet excellent film aussi haletant qu'émouvant. C'est un thriller dramatique où il fait grand plaisir de retrouver Hubert Koundé.
Un film vraiment très beau et très émouvant. Certes le suspense n'est pas tellement au rendez-vous, mais le sentiments et émotions sont très imprégnés et aisément ressentis par le spectateur.
La première chose à souligner dans ce film est la justesse de l'angle de vue de la caméra, à classer dans la catégorie "chef d'oeuvre" du genre! Le début pour cela est vraiment une réussite (des plans non "centrés", c'est à dire que l'action se passe presque exclusivement en hors-champs, suggérée sans plus), la représentation de la paranoïa, avec cette caméra paniquée, affolée, perturbée qui vivrevolte en tous sens, et bien sûr les paysages hauts en couleur (et les musiques!) magnifiques de l'Afrique... Des acteurs justes (et Tessa est très jolie!), une histoire engagée (mais patinant malheureusement quelque peu en chemin): on en redemande!
Excellent et brillant ! un des films les plus percutants de ces 6 derniers mois que j'ai pu apprécier. Je me suis senti presque coupable de venir voir ce film comme divertissement, ou alors c'est vraiment un terme idiot. J.J. Annaud était juste derrière moi dans la salle... le kif. (en plus ce dernier a de forts rapports avec l'Afrique dans sa vie et son oeuvre)
Le réalisateur de la cité de Dieu est un très bon metteur en scene. La photo est très belle, le montage suit bien la pensée, les cadrages sont splendides, originaux et inventifs, et parfois osés (décadrages) mais toujours pleins d'intention.
L'histoire est prenante, mais en dehors de ces considérations techniques et dramaturgiques, je dénote un point important: qualité et défaut principal, je ne sais pas: la théorie du complot (ou "la machination de multinationales capitalistes hardcore") sur la misère de l'Afrique est ici mise en cause. la prise de conscience d'un problême réel passe t'elle efficacement par la fiction ? (cf "Le cauchemard de Darwin" en docu, ou "Hotel rwanda" en fiction...) Ce film a t'il pour conséquence de brouiller les esprits ?
Allez, avec Lord of War de andrew niccols, et le nouveau Sam Mendes, ça nous fait une bonne cuvée de fin/début d'année... post 11 septembre !
Mais auraient-il comprit que le genre "fiction-docu" (et non docu-fiction) intéresse les gens ? Ou bien serait-ce de la subversion des esprits à travers le divertissement ? Ou s'arrête la fiction, commence la propagande ??? De quoi agrémenter les discutions des longues soirées d'hiver.
The constant gardener est pour moi un des meilleurs films de 2005. La chaleur de l'Afrique, des Africains, de ceux qui s'engagent dans des actions humanitaires gouvernentales ou bénévoles contraste avec le froid glacial de ceux qui méprisent, ignorent et exploitent la misère humaine au nom d'un profit aveugle et cynique. C'est un film magnifique, où l'on a du mal à situer une frontière entre la fiction et la réalité, avec en fil rouge, une belle histoire d'amour entre deux personnes que tout au départ semblait opposer. L'histoire, la mise en scène, tout est très réfléchi et nul doute que cela nous fera tous réfléchir. En reprenant une réplique "les industries pharmaceutiques sont des marchands d'armes en blouse blanche", cette oeuvre magistrale sera le digne complément à mon sens de Lord of War.