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Gabith_Whyborn
44 abonnés
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4,0
Publiée le 24 juin 2016
Superbe film où on est plongé dans un métro hongrois sombre et glauque. On y vois le quotidien des contrôleurs, mais tout est fictif et le réalisateur le précise avant le film pour que les gens ne se fassent pas une fausse idée des personnes hongroises. Car c'est assez violent et les gens du métro sont pour la plus part exécrables. J'ai adoré ce film pour son ambiance, sa bande son qui est fabuleuse, ses acteurs mémorables, ses situations comiques et ses moments d'action bien rythmé. Ca fait du bien de voir ça, ça sort de l'ordinaire.
Ce film hongrois m'a laissé de marbre. Entre le meurtre du début et les divers combats risibles à force d'être nuls et improbables, ces pauvres contrôleurs n'ont pas grand chose à montrer de leur vie inintéressante. On attends en permanence un vrai début d'histoire, mais il n'y en a pas. Ce n'est qu'une galerie de portraits inintéressants et improbables, car jamais approfondis, qui se succèdent durant 2 heures. Au bout d'un moment, on revoint les mêmes et on se dit qu'il pourraity avoir un début d'intrigue... En vain. Ce film est désespérant, il ne s'y passe strictement rien, un conseil, si vous ne l'avez pas vu, passez votre chemin...
Cinq pieds-nickelés tendres, rustres et pathétiques, contrôleurs dans le métro de Budapest, évoluent dans l’obscurité sordide, grasse et inculte, qu’ils constituent en partie, des sous-sols viciés de Budapest. Au fil de leurs pathétiques clowneries, de l’hostilité générale, de la poursuite perpétuelle d’une faune qui leur échappe, ces néo-marginaux fonctionnarisés, désabusés et écrasés par leur hiérarchie aux relents soviétiques sont tous menacés de leur démence intime. L’ennuyeuse prolifération de gagounets-peu-de-banane, volontairement démesurés et écœurants, ponctuent leurs déambulations rocambolesques dans un méta-monde glauque, violent et pervers. Ce tendre, trash et étrange mélange de genres déploie une fine et angoissante satire d’un terrifiant monde socio-politico-professionnel qui ne plaisante pas. Il nous embarque dans l’obscurité délinquante, psychopathique et crasse qui pue la vieille huile et la poussière souterraine. Il nous fascine enfin en nous incluant dans la schizophrénie du héros, enfermé autant dans ses cauchemars que dans cette tentaculaire tombe urbaine devenue son seul refuge. Ecartelé entre psychose et réalité, il le sera tout autant entre la poursuite du monstrueux assassin encapuchonné du métro que tout le monde recherche, et l’approche amoureuse d’une jeune femme marginale qu’il perçoit comme son seul et insolite espoir de fin heureuse. Cette comédie hongroise revendique clairement un surréalisme sinistro-comique, un burlesque sombre et caricatural, au détriment d’une narration logique et réaliste. Certaines m’ont enchanté, comme Brazil par exemple, mais la plupart m’a souvent parut grossière, misant trop sur la bouffonnerie, nécessitant un gros joint pour apprécier. Là, j’ai beau avoir éprouvé du très lourdingue, ce film m’a également suscité du très bon, du dérangeant, du halètement et un incontestable envoutement.
Les films hongrois ne courant pas les rues , ne faisons pas la fine bouche, et savourons ce long métrage étonnant de par son lieu de tournage finalement inédit.
Filmé proprement et hors misérabilisme ou obscurantisme, ce film d'ambiance réussie n'a pas la densité de son originalité apparente. Plus divertissant qu'autre chose, il n'en demeure pas moins attachant, avant tout grâce à sa galerie de fous plus ou moins doux et caricaturaux.
Un film à l'ambiance étrange. Le quotidien de contrôleurs de métro, ça fait plutôt peur, étant donné que chez nous, ce n'est pas du tout pareil (mais est-ce vraiment le reflet de la réalité?). Bref, un film qui oscille entre violence, humour, drame et avec aisance. Une réussite.
SVP et sans faire le réac de 1er ordre, visionnez ce film unique en évitant les préjugés sur les films du nord et là en l'occurence, de l'est de l'europe car la plupart que j'ai vu sont excellents. Et celui ci sort du lot par l'ambiance incroyable du métro de budapest et le charisme de "quasiment" tous les personnages. Cependant, l'intrigue reste légère et floue dans certains moments du film mais l'ensemble demeure excellent.
Autre coup de coeur du festival de Cannes dans la catégorie : Un certain regard, Kontroll nous présente l'univers des controlleurs de métro hongrois. Le film est remarquable par sa mise en scène, la caméra virevolte et passe de points de vue en points de vue. Très violent ce film "glauque" laisse tout simplement le spectateur sans voix, acclamé pendant 5mn dans la salle du festival... très peu distribué en France :(, si il passe dans votre ville : n'hésitez pas!
On voit rarement des films hongrois et là on est dans une atmosphère prenante, avec une histoire peu commune, ce qui donne je trouve un film assez moyen au final par le manque d'actions: il se passe toujours à peu près la meme chose.
Je met 4 étoiles parce que ce film a vraiment été une bonne surprise. le metro de budapest est vraiment lunaire, les controlleurs sont excellents, les passagers hongrois ont pas l'air commodes (lol) vraiment j'ai été emballé, un peu de poésie quoi
Plus qu'une simple évocation de l'univers peu commun des contrôleurs de métro, Kontroll nous plonge au cœur du métro de Budapest, quelques dizaines de pieds sous terre, dans un monde que l'on croit connaitre à force de va-et-vient quotidiens mais dont on oublie que sous la première couche de vernis un peu glauque et lugubre se cache un véritable monde à part entière... C'est d'ailleurs bien le problème dont souffre le héros Bucsu, qui se retrouve prisonnier de cet univers souterrain sans trop savoir pourquoi. Un film rafraichissant donc, servi par une palette de personnages aussi attachants qu'intrigants et par une mise en scène qui sait habilement jouer avec les effets de lumière qu'offre l'environnement du métro, de ses couloirs innombrables et de ses escalators interminables, le tout habillé par une bande originale électro "underground" (au sens propre), ajustement parfait aux images. Un très bon aperçu de ce que peut donner le cinéma hongrois aujourd'hui. On en redemande.