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Pauline G.
46 abonnés
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3,5
Publiée le 20 janvier 2015
Coldwater est dérangeant, c'est certain, ce qui était apparemment le but visé par Vincent Grashaw. On peut donc dire que de ce côté-là, c'est réussi. Partant de là, les violences physique comme morale du film sont justifiées et la mise en scène brute des scènes les plus agressives colle parfaitement à cette intention en renforçant encore le trait. Mais ce qui est dérangeant aussi, mais dans le mauvais sens cette fois, c'est qu'on finit par ne plus savoir où se situe la frontière entre le réalisme et la surenchère tellement c'est sanglant. Et le jeu de P. J. Boudousqué, qui semble profiter de sa ressemblance avec Ryan Gosling pour en reproduire les attitudes, vient agrémenter les doutes qu'on peut émettre quant à l'authenticité de la démarche. D'autant plus que les acteurs secondaires ne sont rien de plus que des faire-valoir au final. Le réalisateur cherche-t-il à dénoncer quelque chose d'abominable en nous le faisant péter en pleine poire où cherche-t-il le sensationnalisme histoire d'incarner (ça vaut pour lui comme pour son acteur principal) une "révélation" comme c'est écrit sur l'affiche ?
De manière générale, le film de prison a toujours été une expérience sensorielle éprouvante pour le spectateur et le cinéma en a fait un genre très rapidement. De L’Evadé d’Alcatraz de Don Siegel à Midnight Express d’Alan Parker en passant par la série Oz de Tom Fontana, il y a un véritable intérêt des producteurs pour ces films huis-clos qui permettent de mettre en avant une hiérarchie interne qui se révèle souvent être une métaphore des faiblesses de la société en général. C’est aussi et souvent l’occasion de dénoncer les conditions d’enfermement qui n’aident en rien en les prisonniers à se réinsérer dans la société. En 2011, trois films sont sortis sur ce thème carcéral et pour la plupart récompensés et bien appréciés par la critique : Cellule 211 de Daniel Monzon, Un Prophète de Jacques Audiard et Dog Pound de Kim Chapiron. Au sein-même de la thématique film de prison, on retrouve le sous-genre film carcéral pour mineurs qui a marqué les esprits avec des films comme Scum d’Alan Clarke ou Dog Pound de Kim Chapiron (son remake inavoué). Réalisé par Vincent Grashaw, dont c’est le premier long-métrage mais qui a auparavant produit et joué un rôle dans Bellflower d’Evan Glodell, Coldwater est un film qui traite des centres de rééducations de la même manière que le film carcéral classique. Vincent Grashaw avait toutes les cartes en main pour réaliser un film choc aux thématiques difficiles, faisant preuve d’une vraie volonté à dénoncer les conditions d’enfermement pour mineurs aux Etats-Unis. La déception est d’autant plus grande que le réalisateur ait préféré réaliser un long métrage qui développe tous les clichés et poncifs du genre, et ne fait que se complaire dans du pathos sans cesse rabâché par le biais de flashbacks incessants.
Comme dans "Dog Pound" le film décrit le milieu carcéral pour jeunes délinquants avec violence et dénonce des pratiques qui vont les transformer en animaux. En plus de l'aspect description d'un milieu, le réalisateur rajoute des éléments de thriller bénéfiques qui virent carrément au western durant les dernières minutes. Mais entre le scenario et la mise en scène, le film présente quelques lacunes et empêche l'ensemble d’être d'une totale cohérence. On retient tout de même un film remplie de rage qui révèle un acteur charismatique qui s’avère être le sosie parfait de Ryan Gosling.
Film très correct mais ce genre de film réaliste qui aborde des sujets de société façon très réaliste, qu'en dire? On est invité à observer une réalité sociale qui ne peut que susciter l'indignation, et après?...
Dès les premiers instants du film, nous suivons les débuts de brad dans un centre de redressement pour adolescent aux Etats-Unis. Ce jeune, au caractère bien trempé, ne va cesser d’être cassé afin de devenir un modèle aux yeux de la société. Sa descente aux enfer est inexorable, dans un monde où le système ne peut être contesté. Dès lors, Brad comprend, à ses dépens, que si il veut survivre, il n’a d’autre alternative que de suivre les règles, mais pour combien de temps ? Le jeune Brad nous fait penser à ce bon vieux Ryan Gosling, tant au niveau de son jeu d’acteur que dans ses mimiques. Ce long métrage a été réalisé afin de décrier les méthodes des camps de redressement aux Etats-Unis. Le spectateur est mis mal à l’aise tout au long du film, à l’aide d’une musique angoissante. Effectivement, la caméra est positionnée de faite que le spectateur se trouve plongé dans la peau d’un détenu. Au final, ce long métrage manque de rythme, on s’ennuie rapidement et l’atmosphère est rapidement pesante. Si vous appréciez les réalisations sur les prisonniers, ce film vous donnera une vision encore méconnue de ces camps d’entrainement ; sinon vous risquez de décrocher rapidement.
Au coeur de l'enfer!Un film au antipode des clichés à l'eau de rose,c'est la merde comme ils disent et ça va loin très loin dans la folie!Des flashbacks tout au long du film nous entraine dans la vie du protagoniste principale et j'ai trouvé ça très bien!On comprends au fur et à mesure les choses et on a mal pour les jeunes qui sont dans ce camp de redressement!4/5
Un film coup de poing très dur et réaliste, un peu dans le même genre que "Dog Pound" et tout aussi bon! Dans le rôle principal, une révélation! P.J. Boudousqué qui va sans aucun doute avoir une carrière du tonnerre dans le cinéma, il a été excellent et en plus il a un air de Ryan Gosling! Mais tous les acteurs fait une très bonne performance dans ce film! Je le conseil vivement, surtout si vous avez aimez "Dog Pound", impossible de décrocher!
Coldwater...de Vincent Grashaw. Le pitch ? Une parenthèse (2 ans quand même) dans la vie de Brad, interné dans un camp de redressement à la demande de sa mère. Un de ces camps dirigé par un ancien marine alcoolique, secondé par un pseudo infirmier junkie, et d’anciens élèves sado-maso. Au menu, humiliations, sévices, tortures physiques et psychologiques, tentatives de suicide, tout les clichés que l’on peut trouver dans ce genre de film. J’attendais beaucoup de Coldwater après une bande-annonce très efficace, mais malheureusement mes espoirs sont vite retombés, et ce au bout de trente minutes. Ca a le mérite de dénoncer ces camps où il semblerait que des dizaines de gamins aient trouvé la mort depuis les années 80, car ces centres sont de véritables enceintes inviolables où règne une omerta de plomb. C’est un premier film certes, qui fut difficile à monter, et l’on sent bien que Vincent Grashaw a du mal à lâcher sa caméra pour aller à l’essentiel. Le film est maladroit, un peu bancal, mal monté, la fin est interminable, presque illisible par moments, et l’on assiste une fois encore, en spectateurs impuissants, à l’enfoncement de portes ouvertes du style : les ados en difficultés deviennent de véritables bêtes suite à ce genre d’internement. Woaw ! Quel scoop ! Je vous passe les flashbacks explicatifs qui ne servent pas à grand chose car on se fiche pas mal du passé du personnage. L’essentiel se trouve dans le camp, pas ailleurs. J’ai également un bémol sur le personnage principal incarné par PJ Boudousqué, pas très charismatique, ni très bon comédien, qui ne m’a pas séduit du tout. Grosse déception. Allez voir Blue Ruin ou mieux encore Les poings contre les murs, histoire de rester dans un univers carcéral.
Ce premier film de Vincent Grashaw, drame relatant d'un sujet fort et méconnu de l'Amérique, possède un scénario sombre, prenant, violent et remarquablement bien écrit, une superbe image et est interprété par d'excellents jeunes comédiens. Une révélation !
Ce film coup de poing dénonce avec force la renonciation parentale et la violence des "camps de redressement pour jeunes" aux Etats-Unis : un sujet rarement abordé et prenant. Même si le film est parfois maladroit et souvent violent, il est porté par la rage de ses jeunes interprètes et il interpelle.
Un acteur prometteur ne peut à lui seul sauver un scénario désastreux auquel les rebondissements finaux arrivent à peine à donner de l'intérêt. En étant trop exagéré, le film qui voulait alerter sur les dangers de l'absence de règlementation dans les maisons de redressement américaines passe à côté de l'objectif et devient un thriller tout juste passable.
(...) Réalisé par Vincent Grashaw, dont c’est le premier long-métrage mais qui a auparavant produit et joué un rôle dans Bellflower d’Evan Glodell, Coldwater est un film qui traite des centres de rééducations de la même manière que le film carcéral classique. Vincent Grashaw avait toutes les cartes en main pour réaliser un film choc aux thématiques difficiles, faisant preuve d’une vraie volonté à dénoncer les conditions d’enfermement pour mineurs aux Etats-Unis. La déception est d’autant plus grande que le réalisateur ait préféré réaliser un long métrage qui développe tous les clichés et poncifs du genre, et ne fait que se complaire dans du pathos sans cesse rabâché par le biais de flashbacks incessants (...)
"Coldwater" est un film au sujet original : les camps de redressement pour adolescents aux États-Unis. L'histoire est prenante, l'ambiance est lourde et malsaine et le casting est très bien trouvé. Bien que délinquants, on s'attache à ces jeunes, surtout au personnage principal joué par le charismatique P.J. Boudousqué (acteur à suivre). On reçoit en pleine face toute cette violence verbale et physique, l'horreur quotidienne que subisse les pensionnaires du camps.
Un puissant coup dans la gueule des centres de redressement. Un film qui dérange heurte et interroge sur les méthodes éducationnelles. De quoi laisser des parents en puissante introspection et remise en question. Une chronique dure brillamment interprétée par de jeunes talents investis dans la démonstration du calvaire d'une certaine délinquance juvénile soumisse à l'arbitraire... P.J. Boudousqué remarquable et dans son rôle principal d'une parfaite crédibilité contribue à la dramatique soutenue et permanente d'un film méritant les honneurs...