Jarhead - la fin de l'innocence
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555 critiques spectateurs

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Philcroc
Philcroc

87 abonnés 128 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2020
Pas mal car ce fil a deux mérites Celui de bien relater ce qu'a été cette guerre éclair et disproportionnée qu'à été celle du Golfe où l'on ne voyait de près quasiment aucun ennemi sauf mort et calciné et aussi de nous montrer la guerre vue de l'intérieur avec les États d'âme, les petages de plomb de ces marines le plus souvent frustrés de ne pas avoir à combattre...
Renaud  de Montbas
Renaud de Montbas

37 abonnés 683 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2020
Pour la quadrilogie "jarhead" j'ai tout fait dans le désordre. Je suis tombé par hasard sur le 4 "law of return" nullissime, puis j'ai regardé le 3 un nanar à peine regardable et d'un ridicule absolu, je suis remonté au 2 et là j'ai eu un vrai bon film de guerre classique et efficace mais avec ce 1er opus "la fin de l'innocence" c'est l'apothéose. Un grand film de et sur la guerre à classer aux côtés de "full metal jacket", "platoon" etc....parfait de bout en bout ! 5 / 5 sans hésiter
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2012
Sam Mendes nous met ici dans une position assez inconfortable : tout comme les personnages, on attend en vain et en s'ennuyant que l'action arrive avant de retrouver son sens moral et de se dire que la guerre et les batailles n'ont rien de bon.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2012
Jarhead, que l’on peut traduire par «tête de fiole», c’est le surnom que se donne entre eux les Marines. En 1990, Anthony Swofford, fils d’un vétéran du Vietnam, s’engage dans l’U.S. Marines Corp. Il est confronté aux brimades des fameux sergents instructeurs, déjà vus dans «Le maître de guerre» ou dans «Full Metal Jacket», et au bizutage de ses camarades. D’un niveau intellectuel un peu supérieur (il lit «L’Etranger», de Camus !) à celui de ses camarades –ce n’est pas dur…-, il est retenu pour devenir tireur d’élite. Convoyés en Arabie Saoudite à bord des 747 de la TWA comme de vulgaires V.R.P., les marines vont planter leurs tentes au milieu de nulle part, en plein désert. Là, l’entraînement continue, les tenues NBC en plus.

Avec l’éloignement et l’attente, l’ennui s’installe, ainsi que le doute ; le doute sur la fidélité des conjointes, le doute sur le sens de leur présence, le doute sur l’image renvoyée au pays.
Et quand la guerre commence enfin, le seul feu qu’ils ont à essuyer, c’est celui de leur propre aviation. Sinon, tel Fabrice à la bataille de Waterloo, ils vont errer entre les images de la mémoire de cette guerre : les carcasses calcinées des voitures de civils –et de leurs passagers carbonisés-, les puits de pétroles en feu noircissant le ciel en plein jour, la garde républicaine irakienne noyée sous un tapis de bombes…

L’histoire d’un pays aussi jeune se confond avec l’histoire de son cinéma. Plus que le Vietnam lui-même, c’est son traitement par Hollywood qui sert de référence constante : une salle entière de Marines hurle comme au Superbowl en voyant les hélicos attaquer le village dans «Apocalypse Now», la vision de «Voyage au bout de l’Enfer» s’avère pleine de surprises…
Et quand des hélicoptères passent au-dessus d’eux avec la musique des Doors, un soldat se plaint : «Encore la musique du Vietnam ! Ils pourraient trouver quelque chose pour nous !»

«Jarhead» est le film miroir de «Full Metal Jacket». Il est découpé comme lui en trois parties : l’instruction, l’attente et le combat. Mais là où ces trois parties étaient équilibrées chez Kubrick, elles sont d’inégale longueur chez Mendes, l’attente occupant l’essentiel du film. Ce film est à l’image de cette guerre décousue, et se présente plus comme une suite de tableaux que sous la forme d’une narration fluide.

On retrouve le sens de la dérision de Mendes dans de nombreuses scènes : Swoff sonnant le clairon avec sa bouche, le réveillon de Noël interrompu par un feu d’artifice involontaire, les marines en petite tenue et bonnet rouge et blanc (mesdemoiselles, les fesses de Jake Gyllenhaal !) se précipitant avec leurs M-16 pour en découdre….

Mais les ruptures de tons sont fréquentes, et la poésie et la gravité ne sont jamais loin : un cheval couvert de pétrole surgit de l’obscurité, les marines laissant des traces de pas blondes dans le sable noirci, jusqu’à l’irruption d’un vétéran du Vietnam qui monte dans le bus lors de la parade du retour de ces héros qui n’ont pas tiré un coup de feu, et qui leur renvoie l’image ravagé de ce qu’ils deviendront peut-être… Malgré quelques longueurs (filmer l’ennui sans être ennuyant n’est pas simple !), «Jarhead» est un film intelligent qui porte indéniablement la patte d’un grand réalisateur, et dont certaines scènes s’inscrivent dans la continuité des Coppola, Cimino et Kubrick.
http://www.critiquesclunysiennes.com/
surfnblue
surfnblue

85 abonnés 1 856 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 février 2015
Certains peuvent aimer, pas moi. Un film sur la guerre avec une caméra qui lui tourne souvent le dos. On ne la voit pas. On reste sur les personnages, leurs états-d'âmes, leurs parcours. C'est un peu lent, introspectif, et surtout, ca pioche trop aux autres films.
rooky
rooky

57 abonnés 522 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2012
Un film sur une guerre des nerfs. Dénonciateur sur un ton parfois humoristique. Jake y est espiègle et Jamie irréprochable.
Le temps est long pour les protagonistes mais pas pour le spectateur auquel lui sont servies quelques situations cocasses et d'autres plus prenantes. La photographie est sublime par moment.
Un récit captivant.
Maxime M.
Maxime M.

54 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2012
Ce film est si profond et dénonce tant de choses qu'on en sort troublé, et on pense à tous ces héros morts seulement à des fins économiques. La distribution est absolument parfaite, Sam Mendes fait maintenant partie des grands réalisateurs.
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 juillet 2018
On peut percevoir dans “Jarhead“ une évocation de l’engagement des Marines, recrutés par dépit parfois et sans réelles exigences intellectuelles souvent, et réfléchir sur leur sort, leur utilité ou leur utilisation à des fins de défense ou de patriotisme. Ou encore une évocation de la vie quotidienne militaire sur un camp ou dans un champ de guerre, ici celle en Irak bien plus silencieuse qu’active, mais ici filmée sous le signe de l’ennui et de l'attente.... Comme on aurait pu croire que S.Mendes, qui avait précédemment brillé avec “American Beauty“ et “Les Sentiers de la Perdition“, apporterait une touche de subtilité pour évoquer tout ce qui a pu être dit précédemment. A part ce sujet de cette Guerre sans action et l’idée de filmer l’ennui de ses soldats, il n’y a pas beaucoup de sujets à sauver dans ce film, qui noie ses propos par la puérile attitude, très riche en testostérone, de ses protagonistes. Parfois drôle, souvent lourd et sans intérêt, l’inaction de ces soldats empêtrés dans le désert, transmettent leur ennui par une violence verbale et physique vaine et sans écho. La réalisation rythmée et les jolis plans de puits de pétrole en feu de S.Mendes ne suffisent pas à trouver ce film intéressant, même si les 30 dernières minutes plus sérieuses tentent de rattraper un long début stérile. Si “Rien dans le bocal“ est une expression qui n’a pas été créée pour ce film, il est certain qu’elle semble adequate pour décrire les « héros » de “Jarhead“ et du ressenti très premier degré de ce film. Dommage que S.Mendes est bâclé le message subtil d'un second degré bien plus ambitieux.
ptitmayo
ptitmayo

44 abonnés 969 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 juillet 2017
"Jahread" veut dénoncer la bêtise de la première guerre en Irak sur tous les plans, et c'est assez réussi à ce niveau-là spoiler: (l'entraînement des marines, l'absence d'ennemis, la folie mentale qui s'empare des soldats, l'horreur étouffante du pétrole, les épreuves sans intérêt dans le désert, la corvée de chiottes immonde, l'hydratation permanente, la pilule inutile contre le gaz de Saddam Hussein, le retour glorieux au pays alors que les soldats n'ont rien fait, les marines qui se font arroser par leurs collègues de l'aviation, le gars qui n'a jamais tiré une balle, la guerre qui se finit simplement par une grosse frappe aérienne, le soldat qui meurt après rentré d'Irak, etc...)
, le scénario n'hésitant pas à utiliser le registre de l'humour pour dépeindre une situation ubuesque. Hélas, Sam Mendès est piégé à la fois par l'ombre de l'excellent "Full Metal Jacket" qui plane pendant toute la première demi-heure et par son concept initial de description de l'ennui qui finit par... ennuyer, tellement on ressent ce que les soldats ressentent. Toutefois, le grand problème du film se trouve surtout dans ses dialogues calamiteux et affligeants de médiocrité, faisant passer les soldats pour des gosses de 8 ans. Le sergent Siek représente à lui tout seul la catastrophe de l'écriture, avec des répliques bas de gamme et une prestation hautement caricaturale de Jamie Foxx, qui va inutilement à fond dans le cliché parodique. Autre souci, il y a une totale absence de vision politique de l'intrigue, le film critique mais n'offre aucun point de vue au niveau des politiques et de l'administration américaine, aussi invisible que l'ennemi. Côté casting, Peter Sarsgaard vole la vedette à un Jake Gyllenhaal trop effacé et un Jamie Foxx insupportable. Au final, "Jahread" démarre fort mais cale dans sa seconde partie. La description pointue du quotidien des marines s'oppose à la nullité phénoménale des dialogues, l'humour comme dénonciation de l'hérésie de cette guerre s'oppose à l'absence de politique et le jeu navrant de Jamie Foxx entache la prestation magistrale de Peter Sarsgaard.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 avril 2011
Un très beau film mené avec brio par Jake Gyllenhaal, un film qui vaut le détour vraiment
Glouyie
Glouyie

20 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2020
Pas d'action mais de l'émotion, une superbe photographie de Deakins et une superbe bande son signée Newman. J'ai passé un bon moment.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2010
Un film sur la guerre étonnant,car à hauteur humaine,bien plus psychologique qu'actif.Sam Mendes a pris le risque de filmer l'ennui,le désoueuvrement,l'attente,de soldats gonflés à bloc dans le désert,durant la Guerre du Golfe."Jarhead" a le mérite de rendre complètement ubuesque,cruel la situation dans laquelle ces Marines se trouvent.Ils sont à la guerre sans la faire.Paradoxe qui les rend un peu cinglés,d'un machisme primaire,mais avec la sensation de partager tous la même galère.Le film entier s'axe sur la vision subjective de Swofford,recruté en tant que tireur d'élite fougueux et impertinent,auquel Jake Gyllenhall donne une belle épaisseur mentale.Jamie Foxx est tout aussi convaincant.La photographie,désaturée,est magnifique,mais à bichonner son cadre et son image,Mendes délaisse un peu l'émotif,et perd de sa superbe lors d'un dernier tiers en nette baisse de régime.La bande-son rock et les facéties des soldats sont divertissant,alors que le message est d'une rare éloquence,appuyé par un scénario culotté,car anti-spectaculaire.Un film à multiples facettes,qui reste dans la nuance,mais déconcertera beaucoup qui en attendent autre chose qu'un pamphlet anti-républicain.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2015
Sam Mendes a pris pour habitude de nous offrir du cinéma de qualité, et ce n'est pas avec ce "Jarhead - la fin de l'innocence" qu'il va nous prouver le contraire. Emmené par l'excellent Jake Gyllenhaal, le quotidien au sein de cette base militaire se laissera facilement apprécier tout en égayant notre soif de découverte. L'attente se fait longue pour ces Marines, dans ce long-métrage où les liens humains viennent à se tisser sous des heures d'entraînement et de détente, laissant ainsi la fraternité et la réalité du terrain opérer. Une approche différente du genre qui trouvera pourtant autant d'entrain que dans les habituelles fusillades au cœur du combat.
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 janvier 2012
Une excellente 1ere partie bourrée d'humour et de détails mais une 2e partie nettement moins rythmée. Mais, le sujet du film étant l'excitation des soldats avant le combat puis la désillusion de ne jamais voir l'ennemi, peut être est-ce fait expres! Sinon, le casting est impeccable avec un Jake Gyllenhal impeccable, un Jamie Foxx habité, un Peter Sarsgaard surprenant mais aussi Chris Cooper et Dennis Haysbert. Certaines scènes sont hallucinantes comme la troupe avançant sous la pluie de pétrole ou le soldat qui pête un cable parce qu'il ne peut pas sniper un ennemi! Un film qui permet malgré tout de comprendre le traumatisme des vétérans de guerre.
Miamsolo
Miamsolo

232 abonnés 1 467 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 décembre 2012
Pour son troisième long-métrage, Sam Mendes s'attaque au film de guerre. Ne vous attendez pas à voir des scènes de tir ou des scènes d'action, Mendes a préféré déployer son talent pour raconter une histoire de militaires, comment des amitiés se forment, ainsi que les tensions quand une riposte éclate. Dans le rôle principal d'Anthony Swofford, nous retrouvons Jake Gyllenhaal, qui commence à devenir de plus en plus important pour le cinéma. J'ai trouvé cette histoire sur les militaires très intéressante. On a souvent droit aux films de guerre classiques, mais pour une fois qu'un réalisateur nous offre quelque chose de plus original, en l'occurrence l'approche subjective d'Anthony Swofford. D'ailleurs, ce long-métrage est l'adaptation de son livre. Ils 'agit d'une histoire vraie. Dommage cependant que la fin soit en dents de scie. Il y a des hauts comme des bas, mais ce sont surtout les longueurs que nous retenons, ce qui est dommage, car Mendes avait réussi à éveiller notre curiosité pendant tout le reste du film. Ça n'en reste pas moins un bon film de guerre qui nous en montre plus sur les marines dans leurs bases et leur état psychologique.
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