Christiane F. - Wir Kinder vom Bahnhof Zoo viens d'office entrée dans la catégorie de film m'ayans filé des frissons d'horreurs ! Pourtant, à contrario de ce que j'imaginais, l'histoire ne démarre pas dans du trash à outrance. Au contraire, il y'a toute une échelle à descendre pour en arriver là ... Toute la suggestion n'a encore que plus de poids.
Coté mise en scène, le film est incroyable. L'esthétique déployé par Uli Edel fracasse le cadre, transcende son rythme, échelonne une décadence qui retourne les tripes et clairement, la caméra choisit son partit. spoiler: Des dizaines de séquences me viennent en tête. En exemple, la scène ou Christiane découvre Detlev au lit avec " son client " mais aussi la conversation qu'elle a avec Babsi, celle qui les amènent à " décrocher ou crever ". J'ai d'ailleurs été immensément confus et bouleversé par le choc de cet échange, de la dureté qui les assaillent, elles ne que 14 ans ! Comment ne pas avoir froid dans le dos ? Le concert de Bowie et les scènes antérieur au Club ont aussi de quoi marqués notre rétine et affirme toute l'imagerie de ce film qui en a sous le coude.
Un mot rapide pour sa distribution, Fantastique. Natja Brunckhorst signe là une prestation inoubliable, de celle qui vous marque au fer rouge, qui vous poursuit toujours. Comment oublier Christiane ? Ces compagnons sont touts aussi inspirés, la jeunesse qui fous le camp et sombre dans cette mort agonisante qu'est l'héroïne achève de terminer et consolider l'importance d'un tel film.
Adapté d’un récit autobiographique, la descente aux enfers jeune ado prise dans la spirale de la came dans le Berlin-Ouest underground des années 70. Un film choc et dérangeant à l’ambiance très glauque, appuyé par une mise en scène d’un effroyable réalisme, porté par l’interprétation saisissante de la jeune Natja Brunckhorst, et rythmé par la BO de David Bowie issue de sa période berlinoise (qui fera même une apparition dans ce film pour une scène de concert euphorisante, bien la seule de ce film !). 4,25
Âpre et sans fard, cette peinture de la jeunesse berlinoise des 70's plongée dans la drogue et le désœuvrement est éblouissante d'efficacité, exposant crûment les ravages d'une époque, sans juger ni embellir le destin de ses personnages. Par sa photographie glaciale, sa musique de choix et ses jeunes acteurs brillamment dirigés, ce film percutant reste parfaitement d'actualité.
C'est un très beau film qui représente la prostitution et la drogue et surtout pourquoi il ne faut jamais essayé Je vous conseille d'avoir 12ans pour voir le film en cas d'ame sensible Attention : N'essayez jamais la drogue
Une descente aux enfers intéressantes d'une jeunesse berlinoise perdue. Mais depuis, on a fait beaucoup mieux (je pense bien évidemment à Requiem for a Dream). Les personnages ne sont pas assez fouillés et le film souffre de longueurs. C'est glauque (ne nous méprenons pas, je trouve que c'est un point positif du film) mais ca manque clairement de dynamisme. Vous l'aurez compris, le film est très imparfait mais mérite tout de même d'être vu.
Que c'est mal joué ! Que c'est pas crédible une seule seconde... Au bout de dix minutes, je me suis cru dans un très mauvais remake de '' la boum'' . La gamine et son clone sont pitoyables tellement ils font semblant. Quand je pense que quand il est sorti, on m'a interdit de le voir, j'ai de la compassion pour feu ma mère...
Un film difficile par son sujet évidemment. Une jeunesse errante et prête à toutes les tentations. On voit peu d'adultes ici. Ils sont absents mais c'est parce que les jeunes croient vouloir grandir eux-mêmes. Un constat amer et dur.
C'est les années 80 à Berlin ouest. Le mur de Berlin. L'île de Berlin ouest. Les familles dans des immeubles locatifs. La jeune femmes de treize ans qui commence déjà sortir en boite de nuit. La belle blonde qui se laisse à se faire influencer. La drogue. La drogue à cette longue déchéance.
Le livre était dissuasif, il constituait une révélation a l époque, il m avait marqué à sa lecture. C est un témoignage poignant d une descente en enfer d une jeune allemande qui touche à la drogue dans les années 80. Il décrit les rouages puis cheminement jusqu'à la chute. Tellement commun ... Bien joué et réalisé, le film - même édulcoré par rapport au livre - reste suffisamment éducatif et également dissuasif presque 40 ans plus tard ...
Moi, Christiane F. ..13 ans, droguée et prostituée est un film qui a marqué toute une génération en explorant les descentes aux enfers et les dérives des jeunes allemands qui tombait dans la drogue. Film très fort psychologiquement il parvient à retranscrire de très belles émotions aux travers de ses jeunes personnages très bien interprétés. spoiler: Obligé de se prostituer pour payer sa consommation de drogue Christiane sombre dans les travers de la pédophilie accompagné par son petit-ami Detlev. Les scènes de prostitutions, bien que non-montrées à l'écran peuvent être très dures spoiler: comme celle de la voiture dans laquelle monte Christiane et où elle découvre son premier client ou encore celle de la gare, où elle avoue ses pratiques à Detlev. Une fin toute en émotion pour un beau film au message fort bien que parfois un peu long et lent, sans oublier la mauvaise qualité des plans. Mais pour rattraper ses petites erreurs nous avons le droit à une magnifique b.o (Heroes) signée par le grand David Bowie, présent dans le film lors d'un concert. A ne pas oublier le très bel instrumental "Sense of Doubt" également signé Bowie.
Portrait d’une jeune berlinoise dans l’Allemagne des années 70. Elle s’appelle Christiane, elle a 13ans, elle vit mal le divorce de ses parents et va sombrer peu à peu dans les affres de la drogue. Inévitablement, elle finira par devenir accro et sans argent, elle n’aura d’autre choix que de recourir à la prostitution pour subvenir à ses besoins de camée.
Le film d’Uli Edel (La bande à Baader - 2008) est l’adaptation de l’ouvrage (devenu best-seller) "Christiane F. - Wir Kinder vom Bahnhof Zoo", écrit par deux journalistes allemands (Kai Hermann & Horst Rieck), qui dressaient le portait de la vraie Christiane Felscherinow.
Le film raconte le parcours toxique et effroyable d’une jeune adolescente devenue toxicomane. Un portrait comme il en existe toujours aujourd’hui, avec des ados en perte de repère, succombant aux sirènes du danger et l’excitation de « la première fois » (drogue, alcool, …). On suit Christiane dans sa lente descente aux enfers, sortant en cachette en boîtes de nuit, s’initiant aux drogues (cannabis, puis LSD avant de virer dans le glauque avec l’héroïne et les échanges de seringues entre camés). Bien évidemment, arrive le moment fatidique où, lorsqu’il n’y a plus d’argent pour se shooter, les jeunes n’ont d’autre choix que de se livrer à la prostitution et Christiane n’y échappera pas (ça commence par une branlette dans la voiture d’un particulier, jusqu’à un rapport sexuel pour le suivant, avant de virer vers le sado-maso par la suite). A 13ans, elle enchaîne les drogues, les rencontres tarifés et va jusqu’à transformer les toilettes de la gare de Berlin Zoologischer Garten en salle de shoot (on a rarement été aussi mal à l’aise de voir des ados se piquer les veines).
Aucune complaisance sera de mise ici, Uli Edel n’y va pas avec le dos de la cuillère, ne nous ménage pas et nous balance toutes ces horreurs au visage. Filmé de façon quasi documentaire, le film est effroyable, Natja Brunckhorst (14ans lors du tournage) est criante de vérité, voir bluffante. Sa transformation est glaciale, physiquement & psychiquement, la jeune et ravissante ado devient une camée livide et blafarde. Une plongée au cœur d’un Berlin abominable, mais contrebalancé par l’envoutante musique et « participation » de David Bowie lors d’une séquence tournée à l’occasion de l’un de ses concerts à Berlin et son indémodable "Heroes-Helden".
Aussi nihiliste et désincarné que pouvait l’être Der Fan (1982) d’Eckhart Schmidt, autre production glaçante du cinéma ouest-allemand. Le film ne vous laissera pas indifférent et mériterait d’être montrer dans toutes les écoles du pays, comme « film de prévention » contre la drogue et la prostitution.
A noter enfin qu’il existe une mini-série télévisée éponyme (disponible sur Amazon Prime) et dans le même registre mais en beaucoup moins percutant et réalisé sans réel talent, il y a aussi À 16 ans dans l'enfer d'Amsterdam (1984) de Rino Di Silvestro, sorte de rip-off transalpin.
Terrible histoire. Film prenant ! À montrer à tous les jeunes adolescents pour les tenir eloigner le plus possible de ce fléau ! L'héroïne circule toujours et continue à faire des ravages !
Un film allemand de 1981 qui adapte le livre éponyme des journalistes Kai Hermann et Horst Rieck qui écrivent la biographie de Christiane Felscherinow, après l'avoir rencontrée. Un film de 2h, accompagné par la musique de David Bowie, qui y apparaît. Après la génération hippie des années 70, voici qu'arrive la génération désabusée des années 80. Le sida n’est pas encore là, la chute du mur n’a pas encore eu lieu, récit d’une descente aux enfers d’une bande d’ados de Berlin-Ouest à l’aube des années 80. Une bonne adaptation, fidèle, dont la glauquerie redoutée n’est pas un obstacle au film. Un film impressionnant, car il n'a pas vieilli.
Le film n’a pas mentionner les raisons qui ont poussés Christiane a devenir une droguée (son enfance y inclu son papa qui ne la traitait pas bien, sa maman qui l’a laissé trainer partout et qui n’a pas pu la limiter) tout ce qui c’est passer avant quelle devienne droguée. En gros il montre explicitement la vie d’une ado droguée ce qui peux servir de bonne leçon aux ados qui le regarde, mais sans montrer les raisons qui pousse les enfants a se comporter de cette manière, donc sans montrer les fautes que les parents peuvent commettre en élèvent leurs enfants.