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Arthur Bradol
1 abonné
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3,0
Publiée le 27 janvier 2026
J'ai regardé cette oeuvre de Al Pacino aujourd'hui et je dois dire qu'elle ne m'a pas énormément impactée. Le sujet est poignant et prenant, cependant j'ai eu du mal à contempler et prendre la mesure de l'ampleur des effets de l'addiction à l'héroïne. C'est comme si ce film banalisé cette situation, comme si à force de voir les personnages sombrer on ne ressentait plus de pitié ou de peine pour eux.
Bref, il fut compliqué de m'impliquer pleinement dans cette oeuvre. Certes les acteurs sont excellents, notamment Al Pacino qui me surprend encore un peu plus. Mais la tournure de l'intrigue aurait pu être plus poignante, à la Macadam Boy ou Poison de Billy Wilder. On ressent ce message sur l'amour et sur l'importance d'être aimé et d'être entouré. On nous montre parfaitement les bienfaits et méfaits de cela, comme l'acceptation d'une situation délicate ou encore l'impossibilité de changer et d'avoir un regard nouveau sur le monde. C'est deux personnages sont bloqués dans une relation qui certes leur permet de survivre dans un tel environnement, mais cette appartenance condamne aussi l'amélioration, condamne la paix et la joie intérieure.
Je n'aurai pas grand chose d'autres à dire, car oui bien sûr pleins de sujets extrêmement importants sont évoqués, mais la manière dont ils sont imbriqués dans l'intrigue me laisse songeur. Il y a pas cet impact nécessaire pour que je ressorte bouleversé du visionnage.
Le film colle à ses personnages comme une seringue à la peau. Al Pacino, déjà incandescent au tout début de sa carrière, crève littéralement l’écran. Mais le scénario, à force de répéter les mêmes errances et rechutes, finit par tourner un peu en rond. Reste une œuvre brute, poisseuse, témoin d’une époque et d’une descente sans issue.
Je pense aux spectateurs de 1971 qui ont eu la chance de voir éclore en direct un des plus grands acteurs de l’histoire du cinéma, Monsieur Al Pacino. Il est déjà excellent dans ce film et forme un tandem de choc avec Kitty Winn.
Un film marquée par ce vide, ce manque de drogue, d’affection, d’amour ou bien d’air comme le premier plan du film dans le métro peut le suggérer. Dans ce New York post années 60 et des années hippies, tous ces personnages sont livrés à eux-même sombrant chacun dans l’addiction à l’héroïne, n’arrivant presque plus à respirer, ils sont en manque d’oxygène, en manque de vie.
Super boulot de réal, donnant lieu à une immersion totale dans le milieu et de nombreuses séquences marquantes. Par contre plus jamais de gros plan avec des seringues piquant les bras et ses veines, j’en ai eu ma dose.
J'avoue que je suis assez déçue par ce film... alors certes Al Pacino est incroyable comme d'habitude car il incarne ce personnage de toxico avec brio mais le film en lui même m'a assez ennuyé.. en fait je crois que je n'aime pas les années 70 dans le cinéma car je trouve les scènes longues, les dialogues pas très intéressant et les scénarios fort maigrelets mais bon ça n'est que mon avis... mais bon je suis quand même contente de l'avoir vu rien que pour mon Al adoré !
Le New York crado et sordide des années 80, des acteurs convaincants, c'est réaliste certes, mais le film dans son ensemble est d'un ennui, c'est creux, interminable, et je ne pense pas qu'il va rester dans ma mémoire.
Pour les camés, la panique n'est pas la peur. Elle est ce stade de l'addiction où quand la dope vient à manquer, ils sont prêts à tout pour avoir leur dose. Alors, "Panique à Needle Park", vraiment une histoire d'amour ? Oui, mais sans l'être vraiment. Il faut voir ce film comme il l'a toujours été : comme une peinture sans fards d'une société américaine du début des années 70 qui était alors complètement à la dérive, entraînant avec elle sa jeunesse dans une spirale infernale. Ça n'a jamais été dit, du moins pas que je m'en souvienne, mais Schatzberg réalisait un vrai coup de maître. Parce que tout en donnant à son film une allure très abrupte (et parfois presque documentaire), il arrivait à donner quelque chose d'à la fois triste et gai, à la fois beau et laid, à la fois nihiliste et optimiste, à la fois tendre et cruel. Tout ça sonne vrai, tout simplement. Et n'importe quel film se voulant être vraiment réaliste alternera toujours le blanc et le noir, y compris avec les sujets qui ne s'y prêtent pas. C'était le premier rôle de Pacino, qui déployait déjà son jeu puissant. Le début d'une grande carrière que tout le monde connaît.
Jerry Schatzberg venait du documentaire et ce film en a les aspects par bien des côtés. Pacino débutait, et c'est d'ailleurs en montrant des extraits de ce film à des producteurs, que Coppola a réussi à engager Pacino pour "The Godfather" en 72. L'univers des toxicomanes est sordide et on sent bien qu’aucun échappatoire n'est possible. En 73, Schatzberg donnera un autre rôle magnifique à Pacino dans "The Scarecrow" !
Panique a needle park est un film de Jerry Schatzberg sortit au début des années 70. À cette époque où la criminalisation de la drogue commençait à faire ses effets, mais surtout peu avant l’épisode épidémique qu’allait connaître les États-Unis. Si le film prend un peu de temps à démarrer, je crois que j’apprécie particulièrement le rythme et l’intelligence de ce film. Notamment, par rapport à d’autres films contemporains qui traitent de la drogue. Les deux personnages ne sont pas que des victimes et pas que des drogués, ils existent en dehors de ces considérations et c’est ce qui les rend si multidimensionnels par rapport à d’autres personnages de fiction toxicomanes. Je trouve que le film est un pari risqué, parce que justement, il refuse de prendre ce parti-pris de condamner et damner ces personnages, ils les laissent respirer et vivre sans en faire un étendard pour des principes moraux. (ce qui est facilité par le superbe jeu d’Al Pacino et Kitty Winn qui arrive à faire ressortir cette alchimie). Il refuse aussi cette dialectique insupportable face à ce genre de sujet qui réduit l’addiction à une longue spirale infernale (Requiem for a dream) ou qui présente la rédemption du personnage comme unique porte de sortie. La réalité est bien plus nuancée, et est souvent très compliquée, en refusant ce type de dialectique, je pense que le film est justement de proposer un film bien plus discursif et déroutant qu’on pourrait l’attendre. Ce film peut rendre mal à l’aise par son réalisme, car il ne se refuse à rien pour présenter les côtés les plus néfastes de l’addiction et ses usages et de ses conséquences. Toutefois, il faut admettre que cela peut parfois donner un côté un peu documentaire au film. Ainsi, le film sait faire évoluer ses personnages, qu’il rend aussi bien acteurs que prédéterminés dans leurs addictions. Au-delà de cet aspect, je trouve que ce film a aussi très intéressant sur les relations et la vie. J’apprécie cette vision de l’altérité qui la propose comme une évolution vacillante plutôt qu’une fin en soit. En somme, très bon film que je vous conseille sincèrement.
En optant pour un ton documentaire via une mise en scène très épurée voire absente le réalisateur nous coupe de la réalité potentielle de ces personnages pourtant dépeints avec un lucide réalisme, n'entraînant guère de réactions au long de leurs péripéties héroïnomanes malgré les prestations impeccables d'un casting mené par un fort charismatique Al Pacino. Une mise en lumière osée pour l'époque mais surpassée depuis.
1970, New York, Sherman Square baptisé Needle Park par les toxicomanes du coin. Dans cette foule d’hommes et de femmes perdus, jonglant entre la vie et la mort, il y a un jeune couple, Bobby & Helen, des laissés pour compte, vagabondant dans les rues, cherchant leur prochaine dose. Dans cette lente descente aux enfers, la caméra de Schaztberg n’est jamais intrusive, posé devant les personnages t’elle une spectatrice, un long-métrage se voulant avant tout comme un documentaire, où l’on suit leur quotidien difficile. Al Pacino y est magnétique et Kitty Winn saisissante, essayant de s’accrocher l’un à l'autre, lié par l’héroïne.
En appuyant son propos, le réalisateur a opté pour une réalisation directe et franche, aucune bande originale ni musique durant le film, laissant les bruits environnants d’une ville grouillante de vie. "Panique à Needle Park" est une œuvre intimiste, reflétant le ravage de la drogue dur pendant les années 60/70, jamais provocant le film nous montre une ville et une société en pleine décadence.
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4,0
Publiée le 27 avril 2021
Panique à Needle Park n'est pas pour les personnes aux nerfs sensibles. Son réalisme cru est à couper le souffle parfois presque accablant. Il s'attache à montrer les effets de la toxicomanie sur les couples et y parvient et c'est aussi la raison de son intemporalité et de sa valeur artistique. Al Pacino et Kitty Winn qui jouent les deux personnages principaux Bobby et Helen sont très réalistes lorsqu'ils montrent les hauts et surtout les bas de la vie d'un toxicomane. En particulier la façon dont ils font parfois passer leur besoin de drogue avant les besoins des autres. La première fois que j'ai vu le film j'avais 15 ans. Il était projeté à mon école et il m'a fait une très forte impression en particulier sa description de la vie misérable d'un toxicomane. Je peux donc entre autres le recommander comme un film de prévention pour les jeunes d'aujourd'hui...
Une plongée totale et sans concession dans l'enfer de la toxicomanie, où l'on suit les malheurs de deux paumés ( Kitty Winn et Al Pacino tous deux excellents).
New-york des années 70, la gueule de bois après l'euphorie "peace and love" de Woodstock. Un nouveau réalisateur filme au plus près la faune accro à l'héroïne, dans les appartements sordides du haut de Manhattan. Il déniche une nouvelle actrice Kitty Winn, qui méritera largement son prix d'interprétation à Cannes, au vu de sa très convaincante composition de la compagne d'un jeune dealer, joué par un nouvel acteur qui va exploser à partir de ce film. Al Pacino est monté sur des ressorts, plaisante, jure, castagne, menace et finalement cède à l'emprise grandissante de la drogue, dans un combat perdu d'avance :tenir le manque ou obtenir la came. A n'importe quel prix. Aucune musique n'accompagne des images répétitives et intolérables des piqûres faussement libératrices. Schatzberg nous épargne la violence physique de la fin tragique d'une overdose, ou d'un règlement de compte entre dealers. Maisspoiler: l'obligation de balancer aux flics est-elle une issue moins violente? Le spectateur ressort sonné, on se requinque en disant que c'était une certaine époque. Bullshit.
Premier grand film d'Al Pacino donc à voir, l'histoire traite de l'univers de la drogue sans fioriture dans les années 70. Thème bien traité et un Al Pacino touchant et juste.
30 ans avant "Requiem for a Dream", Jerry Schatzberg réalise l'un des premiers films qui aborde de manière crue l'addiction aux drogues. "The Panic in Needle Park" est ainsi une chronique autour de deux junkies, qui s'efforcent de survivre contre les pénuries de drogues, avec de petites magouilles en tous genres. L'utilisation d'ellipses et de non dits renforce l'aspect déglingué des personnages, mais fait aussi apparaître quelques lenteurs qui peuvent décontenancer le spectateur. Néanmoins, Schatzberg parvient à rendre touchant ses deux être misérables, oscillant entre des plans posés et une caméra tremblotante quand il le faut. Kitty Winn et Al Pacino (inconnu à l'époque) jouent quant à eux un tandem poignant et réaliste.