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Un visiteur
4,0
Publiée le 26 janvier 2010
Panique à Needle Park, de Jerry Schatzberg avec Al Pacino et Kitty Winn, est une plongée dramatique dans l'enfer de la drogue dans le New York des 70's. Bobby et Helen s'aiment, mais lui est un junkie, et elle ne va pas tarder à le devenir. Quel avenir pour leur amour? C'est ce que l'on suit dans ce film remarquable, tourné dans les rues de New York. Sur un scénario assez linéaire et prévisible, Schatzberg signe un film d'une très grande puissance, s'appuyant sur une réalisation sobre, réaliste, pour s'approcher un maximum de ses personnages. Ceux-ci sont assez complexes pour être passionnant. Al Pacino est un Bobby effrayant dans ses accès de colère mais touchant dans son amour pour Helen. Cette dernière est merveilleusement interprétée par Kitty Winn, sublime de sensibilité et de profondeur. Un film très marqué 70's (tant mieux!), une plongée sans concession dans les bas-fonds new-yorkais, deux acteurs remarquables, un film à voir absolument.
Second film pour le réalisateur Jerry Schatzberg et l’acteur Al Pacino, tous deux démarrant une carrière prometteuse, comme en témoigne ce premier film ensemble (ils se retrouveront pour l’éblouissant L'Epouvantail - 1973). Dans Panique à Needle Park (1971), on y fait la connaissance de Bobby, qui tombe sous le charme de la discrète Helen, en pleine dépression. Il va lui redonner goût à la vie, mais sans s’en rendre compte, il va aussi lui donner goût à la drogue. Ils habitent Needle Park, un des nombreux quartiers New-Yorkais, haut lieu de la drogue ou dépravation et désespoir ne font qu’un. Tous deux s’aiment mais face à la dure réalité de la vie, leur idylle ne peut perdurer. Le monde dans lequel ils évoluent n‘est pas propice à une vie de couple bien sous tous rapports, petit à petit, s’en qu’ils s’en rendent compte, ils plongent au cœur d’une spirale infernale qui ne pourra déboucher que sur une fin sans issue. Ancien photographe (de mode essentiellement), tout juste reconverti au cinéma, Jerry Schatzberg fait preuve de beaucoup d’audaces et de talents avec son œuvre, hyper réaliste, on n’en décroche jamais, on est au cœur du problème, au cœur de ce couple si beau et pourtant si complexe et déstructuré. Le duo formé par Al Pacino & Kitty Winn (de jeunes acteurs débutants à l’époque !) est magnifique, touchant et troublant à la fois. Jerry Schatzberg révèle aux yeux de tous deux jeunes acteurs pleins de talents, dont Al Pacino que l’on ne présente plus (et Oscarisé en 1992, seulement !) et Kitty Winn (qui décrocha pour ce film, le Prix d’Interprétation Féminine au Festival de Cannes).
Aujourd'hui même si le film semble un peu long par moments on s'aperçoit que concernant le sujet principal, la drogue, le scénario n'a pas pris une ride et qu'il n'a pas à rougir de la comparaison face aux productions récentes. En plus les interprétations superbes de Al pacino et Kitty Winn ajoutent une dose d'humanité absente dans beaucoup de films du genre.
Le couple d'acteur est excellent et le sujet bien traité mais le film est d'un ennui abyssal et paraît interminable. Si vous devez voir des films contre la drogue regardz plutôt les chefs d'oeuvres "requiem for a dream" ou "trainspotting".
Un film précurseur en 1971 les films sur la toxicomanie (ou alors sous l'angle de la délinquance) ne devaient pas être légion. Chaque plan du film est empreint de désespoir, un portrait d'un couple de paumés magnifiques. Al Pacino se révèle au grand public et l'atmosphère des rues de New York est très bien restituée.
Ce qui est captivant avec les films traitant du sujet de la drogue, c'est qu'ils impliquent presque toujours un enjeu majeur : celui de savoir si les personnages en proie à la dépendance vont s'en tirer ou non. Panique à Needle Park ne déroge pas à la règle. Par le biais d'une structure elliptique et d'une photographie lugubre, Jerry Schatzberg traduit parfaitement l'univers misérable et impitoyable des camés. Al Pacino est incroyable dans ses accès d'humeur, mais c'est surtout Kitty Winn qui lui vole la vedette ( et même si Pacino est très bon, il n'a pas la prestance d'un Robert De Niro ). L'absence de musique est, dans un certain sens, regrettable, même si cette dernière n'était pas totalement nécessaire. Un très bon film qui a le mérite de nous présenter les camés comme des gens inspirant avant tout à une vie meilleure ( Darren Aronofski a magistralement repris le concept avec Requiem for a Dream ). Panique à Needle Park fut l'occasion de révéler Jerry Schatzberg et Al Pacino : une référence.
Jamais une telle intensité n'avait été atteinte avant ce film dans la description du New-York post-apocalyptique des années 1970-1980. Le film est tellement fort, tellement puissant qu'il balaie tout sur son passage, même le mythique "Taxi Driver" pourtant lui aussi ahurissant, et pose Schatzberg comme LE metteur en scène urbain de la côte est.
Un film fort sur les ravages de la drogue, sur la terrible dépendance qu'elle occasionne, sur la souffrance de ces hommes et de ces femmes réduits à l'état d'épaves.
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4,5
Publiée le 16 mars 2020
Portrait sans concession, mais tout de même rempli d'espoir, d'une gènèration de jeunes paumès! Comme toujours Jerry Schatzberg, qui signe ici son meilleur film, choisit ses hèros parmi les dèclassès en les faisant èvoluer à New York, dans le quartier de Needle Park...la place de la seringue! Le seul endroit en plein centre ville où les Blancs obtenait de l'hèroïne sans aller à Harlem! Pour son deuxième long, Schatzberg s'installe et laisse les choses se faire! Aucune figuration, juste des acteurs qui sont libres d'en faire! Al Pacino, dèjà grand et imposant, crève littèralement l'ècran dans les rues de New York! A ses côtès, Kitty Winn est d'une justesse qui nous secoue! On a l'impression que ces deux jeunes droguès qui s'aiment existent vraiment! Les regards, l'atmosphère, les galères, la peur, le dèsespoir en disent beaucoup sur l'histoire! Proche au possible du documentaire, "The Panic in Needle Park" est dèfinitivement une oeuvre saisissante sur l'enfer de la drogue! Beaucoup diront la plus vraie et la plus dure de toutes...