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al111
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4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Terry Gilliam est un artiste, il se met en danger, il met en danger ses personnages, le spectateur. Il ose tout, le fabuleux et le grotesque, le romantisme et la brutalité des situations, il peut être énorme dans une scène et d'une finesse incomparable dans une autre. C'est incontestablement un très grand réalisateur. Il a ici construit son film autour du personnage d'une petite fille confrontée aux horreurs de la vie, signant un récit d'une noirceur étonnante, brisant les tabous de l'enfance l'un après l'autre, aux limites de l'épouvante. La mise en images apporte le contraste nécessaire, haute en couleurs, en angles improbables, en lumières d'un autre monde... Parfois, c'est un peu trop : trop de malheur, trop d'énormités, jeu outré, effets grandiloquents. Mais c'est tout de même un spectacle d'une grande créativité, d'une audace constante, jamais consensuel. Jodelle Ferland, vue dans Silent Hill, incarne le personnage de la petite fille avec beaucoup de nuances, comme une grande actrice. Au final, il manque peut-être un brin d'émotion, une possible identification aux personnages. Ce n'est pas le meilleur de Terry Gilliam, mais c'est un vrai film d'auteur, au contraire du calamiteux poids lourd qu'était "les frères Grimm".
Terry Gilliam a perdu sa magie qui est remplacée par une hystérie contaminant aussi bien ses personnages que sa camera . Le film devient assez insupportable au bout d'une heure tant cette frénésie se montre fatiguante et lourde à digérer pour les yeux. Après tous les problèmes que Gilliam a rencontré, il laisse resortir sa colère et filme plus avec sa rage qu'avec son talent. C'est d'autant plus dommage que les acteurs sont excellents notament la petite Jodelle Ferland qui est vraiment bluffante.
La petite Jeliza-Rose s’est inventé un monde peuplé de sorcières, de trésors et de têtes de poupées. Ses parents aussi rêvent, mais eux s’aident d’héroïne. Jeliza-Rose s’en moque. Elle est bien trop petite : elle n’en a aucunement besoin. Terry Gilliam nous invite dans l’imaginaire d’une enfant pour qui un rien peut former le début d’une histoire. Et tandis qu’autour, les divers ratés de la société sont à l’œuvre, on goûte avec elle au monde de la candeur. Le réalisateur n’évite aucun piège, dérives scato, messages ambigus. Chaque fois il revient à l’œil innocent de l’enfant ; et on se reproche alors (avec méfiance quand même) d’avoir pensé à mal. Dire que sept ans auparavant, il réalisait Las Vegas parano. Le malheur vient du scénario, sans direction, une suite de scènes sympathiques, Jeliza-Rose et la vilaine fée, Jeliza-Rose et le mannequin de cire, Jeliza-Rose fait péter papa. Et au bout d’un moment, on regarde la montre. C’est dommage, une atmosphère si bien rendue.
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0,5
Publiée le 16 mars 2021
Comme tous les films de Terry Gilliam jusqu'à celui ci. Tideland tente de traiter du choc entre les mondes de la fantaisie et de la réalité. Dans ce cas il s'agit de la manière dont l'innocence et l'imagination d'une jeune fille la protègent du monde infernal dans lequel elle est jetée par des adultes émotionnellement blessés. C'est une idée qui aurait pu marcher malheureusement le film ne fonctionne pas. De brèves scènes d'une laideur grotesque encadrent une histoire stupéfiante apparemment sans fin où il ne se passe pratiquement rien. Aucune tension ne s'installe dans l'intrigue et à part la jeune fille elle-même aucun des autres personnages n'est un tant soit peu intéressant. Le sentiment d'émerveillement et de fantaisie dont un film comme celui-ci a besoin pour captiver le spectateur est tout simplement absent. Vous savez que le film est en difficulté lorsque Gilliam rajoute un prologue où il regarde directement dans la caméra et supplie les spectateurs de regarder le film à travers les yeux d'un enfant. Si le film fonctionnait vraiment il n'aurait pas besoin de recourir à une telle supplique pour le spectateur n'est ce pas...
Un film dérangeant, malsain mais tout de même émouvant qui m'a fait un peu penser a "Alice aux pays des merveilles". J'ai trouvé les décors super, si le scénario aurait été plus élaboré ce serait sans doute un chef-d'oeuvre. L'actrice Jodelle Ferland est vraiment adorable (on l'a retrouve plus tard dans Silent Hill, La Cabane dans les bois et The Secret). Quant aux autres acteurs, ils sont tout aussi bien, très spéciaux et rendent l'ambiance du film encore plus étrange.
Ce film est un Chef-d’Œuvre ! Et il ne faut pas forcément être fan du cinéma de Gilliam pour apprécier Tideland, moi-même n'ai pas trop aimé Las Vegas Parano (même si j'ai cependant adoré les Monty Python). Et ne faites pas l'erreur d'hésiter à voir Tideland à cause des avis mitigés (erreur que j'ai faite) ! Tideland vaut assurément le détour ; Gilliam a dit qu'il espérait que les spectateurs seront "surpris, déroutés, séduits, émus", qu'il y aurait des "rires et des émotions" ; et bien je peux vous assurer que Tideland à bien tout ça ! C'est le Cinéma que j'aime ! L'univers dans lequel nous sommes transportés est tellement inquiétant et fabuleux à la fois, on ne ressort pas indemne de ce film, c'est impossible.
Film iconoclaste et légèrement (euphémisme) "space". Terry Gilliam fait du Terry Gilliam mais à outrance quitte à atteindre l'overdose. Le postulat de départ peut être intéressant : l'histoire est celle de la petite Jeliza-Rose (Jodelle Ferland) qui, après la mort de sa mère, part s'installer dans une vieille ferme avec son père, Noah (Jeff Bridges), un rocker héroïnomane. Pour s'échapper à la solitude de sa nouvelle maison, Jeliza-Rose s'évade dans un monde imaginaire et fait la rencontre de personnage atypique. Malheureusement, Tideland tombe dans un grand foutraque et un délire difficile à suivre, on s'accroche, et le mot est faible, pour suivre l'histoire et arriver jusqu'à la fin du film. Est-ce pour autant que Tideland est mauvais ? On ne peut nier que le film possède des qualités comme une ambiance particulière, des acteurs ou actrices dans le ton. Mais, pour ma part, la sauce n'a pas pris. Je n'ai pas été embarqué dans cet univers et attendu avec impatience le générique de fin.
On n'avait jamais vu Terry Gilliam aussi vicieux et tordu ! Le cinéaste insuffle ici toute la poésie qui manquait à "Les Frères Grimm" et, en prouvant qu'il est toujours l'un des meilleurs dans les décors et la mise en scène, parvient à créer un très bon film. Une œuvre extrêmement dérangeante tout de même, aux parfums de nécrophilie et de pédophilie, donc pas forcément accessible du premier coup – je l'avais même détestée au premier visionnage. L'histoire elle-même est un peu vaine, ce qui empêche de faire de "Tideland" un chef-d’œuvre, mais le film reste un essai tout à fait honorable dans la carrière du réalisateur.
un film ou l'epouvantable des adultes croise l'innocence des enfants et se transforme en reve eveillé , drole par moments , derangeant par d'autres on en sort assez mitigés.Cependant la prestation de la petite fille est juste epoustouflante
L'histoire d'une petite fille qui, pour s'évader de son atroce réalité s'invente une vie fantasmagorique avec ses poupées. 1 étoile quand même pour le choix de Jodelle Ferland, même si c'est assez illogique de ma part car je trouve que ce rôle ne lui convient pas du tout. Elle est beacoup plus enigmatique et des rôles cynique lui vont terriblement mieux !
Un film comme celui-là ne pouvait que sortir de l'esprit biscornu de Terry Gilliam ; surtout quand on voit sa filmographie.
Tideland est un film poétiquement glauque et morbide. Si vous n'aimez pas les films ultra-décalés qui dérangent, un bon conseil : Ne le regardez pas, vous n'en sortirez pas indemne. C'est ultra-bizarre et dérangeant mais malgré ce côté mortifère qui plane constamment, c'est un film très humain. Jodelle Ferland est impressionnante de maturité et de candeur innocente. Alice n'est pas au Pays des Merveilles mais réussi constamment à voir du beau là ou il n'y a que crasse et misère. Elle passe d'une famille dysfonctionnelle à une autre mais évolue plutôt dans son univers onirique qui lui porte l'espoir que la réalité lui a enlevé. Et l'espoir réel revient quand la bête est morte . . . Terry Gilliam nous livre une oeuvre forte sortie de son univers dérangé qui bizarrement transpire la réalité la plus crue du Monde des défavorisés et des laissés pour compte, abandonnés par la Société et survivant tels des zombies dans les profondeurs et les contrées inconnues du Monde Civilisé. C'est cruel mais réel. La Vérité du Monde fait mal.
Un film étrange qui retrace bien l'univers du livre dont il fait l'adaptation (je conseille tout de même de lire le livre plutôt que de voir le film!). Une sorte d'alice aux Pays des Merveilles pour adules... assez "glauque"...
Je déteste les films surréalistes, surtout quand on est sensé rentrer dedans mais que nulle immersion ne se produit. La petite Jodelle Ferland m'a déçue, elle surjoue comme c'est pas permis... En même temps je la plains, ca ne devait pas être facile de jouer une gamine cinglée, dirigée par un Terry Gilliam qui a perdu sa crédibilité. Je mets une étoile pour la photographie qui est tres réussie, mais il faut vraiment être sous acides pour apprécier ce film.